Miel de pissenlit

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Re: Miel de pissenlit

Message  ROBERT. le Sam 4 Sep 2010 - 2:52

Roger a écrit:Tiens ! je viens de lire cela sur TE DEUM, posté par Monique dans Spiritualité, liturgie et vie des saints :




Monique Aujourd'hui à 1:21
LA SURVIVANCE DES ŒUVRES



Spoiler:
Au fond de toutes nos illusions gît toujours quelque chose de positif. Nos désirs qui s'égarent et vont à de chiméues (chimériques) objets, procèdent d'instincts vrais, déposés par Dieu au fond de nos consciences.

Ainsi, cette conviction invincible que nous ne mourrons pas, et qui se traduit par une si grande insouciance pratique à l'égard de notre mort, n'est rien autre que la persuasion intime de notre âme, qui a conscience de sa propre immortalité. Nous ne nous abusons point sur le fond, en nous croyant immortels : nous le sommes vraiment quant à notre personnalité, qui nous le crie d'ailleurs avec une force contre laquelle ne peut rien l'effrayante éloquence de la mort.

Toute notre erreur consiste seulement à changer l'objet de cette immortalité, et à considérer l'apanage de notre âme comme la fortune de notre corps, à croire celui-ci impérissable, parce que celle-là sent qu'elle vivra toujours.

Il y a plus : l'âme, immortelle dans sa substance, prétend encore à l'immortalité de ses œuvres. Avec cette invincible énergie de tout ce qui procède des profondeurs mêmes de la nature, elle veut, d'instinct, voir éternellement subsister ce qu'elle crée. Quiconque sent au fond de soi-même quelque génie, c'est-à-dire quiconque croit à son âme et vit par elle, ne peut pas se résigner à voir périr ce qu'il engendre, et rêve les acclamations de la postérité. Nous voudrions tous signer les frêles œuvres de notre esprit, avec le mot célèbre que le poète Horace écrivait à la dernière page de son livre : « J'ai élevé un monument plus indestructible que le bronze » (1).

Quoi donc! nous sommes par la pensée supérieurs à toute la création, et nous pourrions consentir à voir, sans sécher de jalousie, les chênes impassibles dont les années sont des siècles, et les rochers stupides pour qui les siècles sont des heures ? A quoi bon alors notre âme aurait-elle reçu de Dieu cette flamme : la pensée ; cette royale couronne : la liberté ; cette divine ivresse : le sentiment, si rien, au milieu de cette aveugle et brutale matière, ne doit être aussi éphémère qu'une pensée, aussi fugace qu'un vouloir, aussi vite envolé qu'une vibration de notre cœur !



(1) Hor. Od.


Extrait: ''LE LENDEMAIN DE LA VIE''
L'ABBÉ HENRY BOLO
PARIS, 1892.

_________________


http://messe.forumactif.org/spiritualite-liturgie-et-vie-des-saints-f8/la-survivance-des-ouvres-t2101.htm


Le Bon Dieu arrange bien les choses: je voulais lire le fil de Monique sur TE DEUM; l'idée me sort de l'esprit et voilà que je viens méditer devant vos spectaculaires images et me retrouve devant le fil...

Merci Roger.
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ROBERT.

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