Teilhard l'apostat

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Teilhard l'apostat

Message  gabrielle le Jeu 29 Oct 2009 - 19:13

« L'homme, suivi de son compagnon, marchait dans le désert, quand la Chose fondit sur lui.

De loin, elle lui était apparue, toute petite, glissant sur le sable, pas plus grande que la paume d'un enfant, — une ombre blonde et fuyante semblable à un vol hésitant de cailles, au petit jour, sur la mer bleue, ou à un nuage de moustiques dansant le soir dans le soleil, ou à un tourbillon de poussière courant à midi sur la plaine, La Chose semblait ne passe se soucier des deux voyageurs. Elle rodait capricieusement dans la solitude. Mais soudain, affermissant sa course, elle vint droit sur eux, comme une flèche

Ce qui venait était le cœur mouvant d'une immense subtilité.

L'Homme tomba la face contre terre, mit les mains sur son visage, et attendit.

Et, en même. temps, l'angoisse d'un danger surhumain l'opprima, le sentiment confus que la Force abattue
sur lui était ambiguë et trouble, essence combinée de tout le Ma! avec tout le Bien.

— Tu avais besoin de moi pour grandir ; et moi je t'attendais pour que tu me sanctifies.

— Depuis toujours tu me désirais sans le savoir; — et moi je t'attirais.

— Maintenant je suis sur toi pour la vie ou pour la mort. Impossible pour toi de reculer : — de retourner aux satisfactions communes et à l'adoration tranquille. Celui qui m'a vue une fois ne peut plus m'oublier : Il se damne avec moi ou me sauve avec lui.

— Viens-tu ?

— O divine et puissante, quel est ton nom ? Parle.

— Je suis le feu qui brûle et l'eau qui renverse, — l'amour qui initie et la vérité qui passe. Tout ce qui s'impose et ce qui se renouvelle, tout ce qui déchaîne et tout ce qui unit : Force, Expérience, Progrès, — la Matière, c'est Moi. »

TEILHARD DE CHARDIN, « Hymne à l'Univers »


Teilhard l'apostat
René Valnève
Forts dans la Foi
1971


à suivre

gabrielle

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Re: Teilhard l'apostat

Message  Invité le Jeu 29 Oct 2009 - 21:22

"la Force abattue sur lui était ambiguë et trouble, essence combinée de tout le Mal avec tout le Bien."

" Celui qui m'a vue une fois ne peut plus m'oublier : Il se damne avec moi ou me sauve avec lui"

"Je suis...l'amour qui initie et la vérité qui passe"

Pas difficile de connaître l'identité du dieu de Theillard !


Bon, y' a déjà Robert qui cherche mais à nous tous, ce sera bien facile de trouver la condamnation de Pie XII !

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Re: Teilhard l'apostat

Message  ROBERT. le Ven 30 Oct 2009 - 21:25

.

Merci Gabrielle d'avoir mis ce fil en ligne...

ROBERT.

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Re: Teilhard l'apostat

Message  Invité le Ven 30 Oct 2009 - 23:26

Apparemment, les oeuvres de Teilhard ont surtout paru à partir de sa mort survenue en 1955.

L'Evolution promue par un ecclésiastique et ainsi, largement répandue dans les milieux ecclésiastiques, a été un élément très important de l'Apostasie générale.

En effet, il est beaucoup plus efficace, pour faire apostasier, de ne pas dire que Dieu n'existe pas mais de dire plus habilement, plus sataniquement que le monde s'est fait sans lui, en accordant éventuellement à Dieu d'avoir assisté ébahi à cette "divine" évolution.

Ainsi, l'homme et Dieu sont étrangers l'un à l'autre et l'homme ne doit plus rien à Dieu...et ceux qui veulent continuer de croire en Dieu d'une autre manière sont laissés en paix.

L'astuce perverse, c'est de ne pas toucher à Dieu sous l'angle théologique ou religieux mais de faire une démonstration scientifique (Scientifiquement fausse évidemment) pour prouver que Dieu n'est qu'un étranger à notre âme.

Or, cette démonstration est imposée par les programmes de tous les Etats maçons à de jeunes enfants qui, naturellement ont toutes les bonnes raisons de croire que leur instituteur est là pour les aider à comprendre ce qu'ils ne peuvent pas comprendre seuls. Ils sont portés à croire aussi ce que dit le maître ou la maitresse parce que leur parents leur demande de les écouter et donc de les croire. Et, ainsi, par ce biais, qui ne peut que leur sembler bon, leur âme est mortellement touchée sur le rôle de Dieu et par suite sur son identité.

Nous retrouvons alors ces enfants quand ils sont adultes et si vous leur parler du vrai Dieu de ce qu'il est, de ses droits, ils vous regardent comme un extra terrestre. Vous êtes celui qui n'a pas compris la place que Dieu a réellement.

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Re: Teilhard l'apostat

Message  gabrielle le Sam 31 Oct 2009 - 16:43

Est apostat le baptisé qui abandonne entièrement la foi chrétienne. Par exemple en devenant athée, en rejetant la Révélation surnaturelle, en passant à l'Islam, à l'Hindouisme ou au Bouddhisme, etc.

Ou encore, en admettant les principes de base du modernisme-progressisme. Saint Pie X déclarait le 27 mai 1914 que la tentative de « concilier la foi avec l'esprit moderne ne mène pas seulement à l'affaiblissement mais à la perte totale de la foi ». Et pour cause : le modernisme (dont le progressisme n'est que la suite virulente) prétend que le Christianisme, tout comme les autres religions, est un produit du sentiment religieux naturel à l'homme (ce rêve s'appelle immanentisme), qu'il évolue donc avec l'homme et ne comporte ni principes immuables ni obligation morale absolue. Avec une telle idéologie on doit refuser tout ce qui dépasse l'homme, y compris Dieu et notre Révélation. Résultat, on verse dans le culte de l'homme et de ses instincts, dans une religiosité sentimentale, ou dans le froid positivisme sous diverses formes : scientiste, techniciste, social, psychologique ; bref, on s'égare de bien des manières.

A noter que beaucoup ne voient pas l'esprit réel du système moderniste-progressiste, dont les fauteurs s'appliquent du reste à le répandre de façon habilement dosée et dissimulée (à l'exemple des patrons du communisme). De là vient que beaucoup, même haut placés dans l'Eglise, se laissent peu à peu gagner et, vrais badauds, servent à divers degrés l'idéologie subversive de la foi catholique. Rappelons-nous l'avertissement de Notre-Seigneur : tel sera le pouvoir de fascination des faux christs et des faux prophètes qu'ils induiraient en erreur, si c'était possible, les élus eux-mêmes. 1

Traiter quelqu'un d'apostat est chose grave. On n'éprouve aucun plaisir à le faire ; mais l'amour de la vérité et le souci de protéger les chrétiens peuvent l'exiger. Qu'on se rappelle les vigoureuses mises en garde de Jésus contre les scribes et les pharisiens. Saint Paul dénonça aussi des disciples qui s'étaient écartés de la vérité jusqu'à faire naufrage dans la foi et menaçaient celle de certains frères. Terrible, il écrivit : « Je les ai livrés à Satan pour qu'ils apprennent à ne pas blasphémer. 2 L'irénisme hypocrite peut s'effaroucher de cette rigueur, Jésus n'en déclare pas moins qu'on doit dénoncer certaines fautes à l'Eglise et que si le coupable s'obstine, il n'y a plus qu'à le considérer comme un païen et un publicain, c'est-à-dire un homme qui n'appartient plus à l'Eglise 3. Ces textes et toute la pratique traditionnelle condamnent absolument toute espèce de neutralisme qui voudrait ériger en principe qu il
ne faut plus condamner.

Naturellement, l'accusation d'apostasie requiert d'être établie solidement ; ce qu'on fera en produisant des textes qui ne parlent que trop éloquemment4.-





(1) Marc XI11-22.
(2) I Timothée I, 19/20 ; II Timothée II, 16, 18.
(3) Matthieu XVIII, 17.

(4) Le travail est facilité par un certain nombre d'études critiques de l'idéologie teilhardienne, laquelle a d'ailleurs beaucoup perdu de sa vogue ; le temps n'est plus loin, semble-t-il, où l'on se demandera comment elle a pu être l'objet de l'engouement qu'elle a connu durant la dernière quinzaine d'années. On se servira spécialement ici de l'Etude critiqoe faite avec une grande probité par le R, P. Philippe de la Triniité, o. c. d., l'un des meilleurs connaisseurs du sujet. Philosophe et théologien, le R. Père analyse patiemment les articulations qui commandent l'idéologie de T..., et avec le souci d'appuyer ses dires sur des textes précis lus dans leur contexte et cités non en zig-zag mais en respectant la succession chronologique des écrits. Grâce à son armature intellectuelle, le mirage du style ne l'éblouit pas ; il domine son homme et sait marquer ce qui heurte la raison et la doctrine catholique ; il le fait d'ailleurs loyalement et sereinement (on lui a même reproché d'être «trop bon pour T... »).

Des 4 volumes qui composent cette «étude critique», savoir : Foi au Christ-Universel, Vision cosmique et christique (les 2 aux éditions de La Table Ronde), Pour et Confie T. de Ch. (aux édit. S. Michel, 53-Saint-Céneré), Catéchèse évolutive (à paraître bientôt), le premier intéresse principalement ici, parce qu'il présente « .l'intuition fondamentale » de Teilhard, « celle de l'évolution spiritualisante de la Matéria Matrix jusqu'au, point Oméga, qui est le Christ en sa plénitude » (p. 83). Pour faciliter la consultation on indiquera les pages de ce volume avec ses références aux écrits du Père T... ; sous le sigle EtG (Ecrits du temps de guerre) ; les Lettres à Léontine Zanta (Desclée de Brouwer, 1965 ; sigle LeZ) seront aussi fréquemment citées, parce qu'elles sont très éclairantes.

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Re: Teilhard l'apostat

Message  gabrielle le Dim 1 Nov 2009 - 20:37

Une aberration


Marie-Joseph Pierre Teilhard de Chardin naquit en 1881 près de Clermont-Ferrand, et mourut subitement à New-York le 10 avril 1955. Sa mère, Berthe-Adèle de Dompierre d'Hornoy, descendait de Marguerite-Catherine Arouet, sœur de Voltaire,

Il écrivait le 14 octobre 1916 : « J' avais toujours eu une âme naturellement panthéiste. J'en éprouvais les aspirations invincibles, natives ; mais sans oser les utiliser libremen, parce que je ne savais pas les concilier avec ma foi. Depuis (...) je puis dire que j'ai trouvé (...) l'inaltérable paix. »

Il explique : « Je vis au sein d'un Elément unique, Centre et détail de Tout, Amour personnel et Puissance cosmique.

Pour l'atteindre et me fondre en Lui, j'ai l'Univers tout entier devant moi (...). Plus j'en prendrai ma part, plus je pèserai sur toute la surface du Réel , plus aussi j'atteindrai le Christ et me serrerai contre Lui
5 ».


(5) p.. 56, 57, EtG, p, 105, 106 ; voir LeZ, 26-5-1923.

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Re: Teilhard l'apostat

Message  Invité le Dim 1 Nov 2009 - 23:30

Gabrielle a cité Teillhard :

Code:
« Je vis au sein d'un Elément unique, Centre et détail de Tout, Amour personnel et Puissance cosmique.
Pour l'atteindre et me fondre en Lui, j'ai l'Univers tout entier devant moi (...). Plus j'en prendrai ma part, plus je pèserai sur toute la surface du Réel , plus aussi j'atteindrai le Christ et me serrerai contre Lui 5 ».

Ce n'est pas le panthéisme qui interpelle chez Teillhard. En effet, croire que tout le créé constitue l' "ensemble Dieu" est une vieille hérésie ressassée au cours des âges. Quelque part, si l'on refuse par notre impiété qu'il y ait un Dieu qui a tout créé, on doit bien reconnaître que la création est bien ce qu'il y a de plus grand et de plus merveilleux et qu'elle dépasse notre science et notre imagination.

Ce qui fait froid dans le dos chez Theillard et chez tous les modernos y compris Chez Ratzi, c'est cette détermination sacrilège d'aller chercher le Christ, (c'est à dire Dieu dans sa plus grande miséricorde pour nous) afin de le mêler à leur composé infernal, à leur péché contre l'Esprit.

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Re: Teilhard l'apostat

Message  ROBERT. le Lun 2 Nov 2009 - 2:28

Voici donc un extrait du discours du Grand-Maître Jacques Mitterand à l'Assemblée Générale du Grand Orient de France, tenue à Paris, du 3 au 7 septembre 1962.

«Au nom de l'œcuménisme, les catholiques ne restent pas fidèles comme nous, les francs-maçons, à leur passé pour en tirer leçon, ils s'efforcent de rénover leur religion ...


« Écoutez bien : un jour, un savant s'est levé de leurs rangs, un authentique savant, Teilhard de Chardin. Il a commis, sans s'en douter peut-être, le crime de Lucifer qu'à Rome on a tant reproché aux francs-maçons : dans le phénomène de « l'homonisation » et, pour reprendre la formule de Teilhard, dans la « Noosphère », c'est-à-dire dans cette masse de consciences qui entourent le globe, c'est l'homme qui est au premier plan. Quand la conscience atteint son apogée, au point « Oméga », dit Teilhard, alors c'est sûrement l'homme tel que nous le désirons, libre dans sa chair et dans son esprit. Ainsi, Teilhard a mis l'homme sur l'autel et, adorant l'homme, il n'a pu adorer Dieu.

« Rome l'a senti, qui, par toutes les puissances rétrogradés groupées dans son sein, a condamné Teilhard.


« Mais, me dit-on, à quoi a servi cette condamnation ? Écoutez : de son vivant, Teilhard n'a pu publier aucun de ses textes. Ce n'est qu'après sa mort qu'aux éditions du Seuil et chez Grasset, ses livres sont sortis. Imaginez que nous soyons dans un pays comme l'Espagne où l'Église soit toute maîtresse, ni les éditions du Seuil, ni Grasset n'auraient pu sortir les ouvrages de Teilhard de Chardin ...


« Ah ! ils sont là, groupés les uns et les autres, dans leurs reniements successifs, tentant de sauvegarder par la violence toutes les forces du passé pour écraser l'avenir


« Notre mission à nous est de servir l'avenir. Non contents d'être, chez nous, dans nos Temples, la République à couvert nous sommes en même temps la Contre-Église parce que nous sommes les hommes de la vie, les hommes de l'espoir, de la lumière, du progrès, de l'intelligence et de la raison.


« S'il est vrai qu'à l'Occident continue à briller pour nous l'Étoile flamboyante, symbole de nos espérances, nous regardons tous, associés à tous nos FF .•. , monter vers l'Orient le soleil radieux de la Saint-Jean d'été, soleil qui est la force vivifiante des moissons à venir, mais qui, pour nous, Francs-maçons, est source de lumière et de vérité. »
Wiki. (gras de moi.)

ROBERT.

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Re: Teilhard l'apostat

Message  Invité le Lun 2 Nov 2009 - 11:18

Merci Robert de ce document si parlant:

Notez bien et ce n'est pas la première fois que les francs-maçons s'identifie à la République française. Dans toutes les loges pronne le buste de Marianne, symbole de la République comme on peut le voir dans le film de Rivière tourné du temps de Pétain contre la FM.

Il est donc évident que la République française est l'incarnation de la FM sur le pouvoir civil. D'ailleurs, dès le départ, ce pouvoir révolutionnaire s'est toujours flatté de ne pas venir de Dieu mais du peuple...sachant que le peuple n'a pas de volonté et n'a jamais

Voilà ce que dit pIe IX sur la démocratie et il est bien facile de comprendre par ces paroles que la démocratie est un moyen hypocrite et infernal qui a permis à la Francs-maçonnerie de se faire légitimer sous les dehors de l'exercice du pouvoir civil :

·
«Pie IX réprouvait ce vieil adage "Vox populi vox Dei". En effet, dans sa réponse à l'adresse du comité des pèlerinages que lui présenta M de Damas dans les premiers jours de mai 1874 il disait :
"je les bénis encore (les pèlerins) afin de les voir employer au difficile travail d'enlever, s'il était possible, ou du moins d'amoindrir une plaie horrible qui afflige la société humaine et que l'on appelle le suffrage universel. Oui, c'est une plaie destructive de l'ordre social et qui mériterait, à juste titre, d'être appelé le mensonge universel"

· « Que sont certains gouvernements ? Ils sont comme une pyramide au sommet de laquelle il y a quelqu 'un qui dépend d'un conseil, lequel est dépendant d'une assemblée, laquelle n'est même pas maîtresse d'elle-même, car elle est dépendante à son tour de mille démons qui l'ont choisie. Tous du reste sont esclave du péché. L'ange de Dieu les poursuit, et l'épée nue les menaces. »

[...]

Dans Immortale Dei, Léon XIII nous propose cette attitude sans excepté aucun des gouvernements maçonniques qui sévissaient déjà de son temps:

"De cette manière, la suprématie du commandement entraînera l'hommage volontaire du respect des sujets. En effet, si ceux-ci sont une fois bien convaincus que l'autorité des souverains vient de Dieu, ils se sentiront obligés en justice, à accueillir docilement les ordres des princes et à leur prêter obéissance et fidélité, par un sentiment semblable à la piété qu'ont les enfants envers les parents. Que toute âme soit soumise aux puissances plus élevées (3). - Car il n'est pas plus permis de mépriser le pouvoir légitime, quelle que soit la personne en qui il réside, que de résister à la volonté de Dieu ; or, ceux qui lui résistent courent d'eux-mêmes à leur perte. Qui résiste au pouvoir résiste à l'ordre établi par Dieu, et ceux qui lui résistent s'attirent à eux-mêmes la damnation (4). Ainsi donc, secouer l'obéissance et révolutionner la société par le moyen de la sédition, c'est un crime de lèse majesté, non seulement humaine, mais divine."

[...]

[ Dernier avertissement de la modération avant bannissement définitif ]

Faisant suite à un message posté dans le fil sur l'infaillibilité Pontificale, nous ajoutons cette nouvelle clause au règlement de Deo Juvante :

- Une censure s'exercera d'office contre toute attaque gratuite à l'égard des véritables Souverains Pontifes, successeurs de Pierre, postées sur ce forum .

Le premier Siège n'étant jugé par personne, il nous apparait lamentable d'avoir à lire des critiques concernant des mesures prises dans le passé par certains Papes afin de limiter les dégâts et de préserver le troupeau du Seigneur de maux plus grands encore ...
Certaines accusations sont des plus graves car elles visent, par exemple, à faire croire que certains Papes se sont "acoquinés" à une époque avec la FM internationale ...
Or, les Papes ont toujours condamné violemment ces sectes; ces accusations tendent donc à démontrer, si cela était possible, que ces Papes furent de fieffés menteurs !


En conséquence, nous ne pouvons accepter de telles attaques contre l'honneur de la chaire de Pierre et de ses successeurs légitimes.

Aussi, nous prenons la décision suivante :

- Au bout de trois censures, signalées à l'intéressé par MP, le membre en question sera radié de la liste des utilisateurs du forum .

"Vous serez appelés Papistes, cléricaux, rétrogrades, intransigeants. VANTEZ-VOUS EN !"
(Saint Pie X)


L'administration

A bon entendeur !

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Re: Teilhard l'apostat

Message  gabrielle le Lun 2 Nov 2009 - 18:53

Plusieurs réflexions s'imposent devant ces lignes :

1) L'expression « J'avais toujours eu » est précisée ailleurs : « depuis que je me connais » ? ; et encore : « Je n'avais certainement pas plus de six ou sept ans lorsque je commençai à me sentir attire par la Matière, — ou plus exactement par quelque chose qui « luisait » au coeur de la Matière » 7. Les adjectifs « invincibles » « natives » sont évidemment forcés ; il importerait de savoir dans quel sens a joué sur l'enfant l'ambiance familiale,

2) Il s'agit bien, dans la pensée de T..., de panthéisme au sens strict, tel qu'il l'a toujours compris, méconnaissant l'ordre à part de la Révélation surnaturelle et faisant du Christ le point de convergence et de coïncidence de révolution cosmique. Du reste, il admet cette évolution comme un pos-tulat, sans se préoccuper d'en examiner la valeur au triple regard de la science, de la philosophie et de la théologie, T... construit, mais en imagination. Qu'est-ce, par exemple, que ce quelque chose qui « luisait » au cœur (?) de la Matière » ? Qu'est-ce d'ailleurs, concrètement, que la « Matière » prise ainsi en général ?

3) Force est d'avouer que la construction teilhardienne repose uniquement sur les « aspirations » d'un garçon, d'un enfant ; « aspirations » auxquelles il se livre si obstinément qu'il les préfère à sa foi chrétienne. Qu'on en juge :

« Dans le fond, ma tendance naturelle profonde (...) est demeurée absolument inflexible, depuis que je me connais (...). Si (...) j'ai toujours aimé et scruté la Nature, (...) ce n'est pas en savant maïs en «dévot » (...). Science (c'est-à-dire toutes formes d'activtté humaine) et Religion n'ont jamais fait à mes yeux qu'une même chose,l'une et Vautre étant, pour moi, la. poursuite d'un même Objet » 8.
4) S'il s'agissait d'un poète de profession, on lui pardonnerait peut-être ; mais c'est un esprit entêté qui veut substituer au Christianisme sa propre conception religieuse. Aberration énorme :

— Aberration de « demeurer absolument inflexible » sur sa « tendance naturelle », ses « aspirations ». La raison, au lieu d'abdiquer si imprudemment, devait les soumettre à un contrôle précis et les faire examiner par des hommes avisés ; or, semblable à Renan, il gardait à part lui ses ruminations. Henri Brémond, qui l'eut comme élève en seconde au collège de Mongré (Villefranche-sur-Saône), a écrit qu'il était « d'une désespérante sagesse. Les plus rétifs de la classe et les plus lourdauds s'animaient parfois..,, lui jamais ; je n'ai su que longtemps après le secret de cette indifférence apparente. Il avait une autre passion jalouse et absorbante, qui le faisait vivre loin de nous : les pierres »9. Dangereuse eau dormante !

— Aberration dans l'irréel que d'imaginer « un Elément unique, Centre et détail de tout, Amour personnel et Puissance cosmique.. Science et Religion ne faisant qu'une même chose ». L'aspiration panthéiste peut susciter ces expressions, mais rien n'y répond dans le réel. Proprement c'est inconcevable et inimaginable ; il y a là de la déraison, surtout quand on s'y fixe d'une manière « absolument inflexible ». Et quel homme sensé admettra que science et religion sont une même chose, quand tant de savants sont a-religieux et tant d'âmes éminemment religieuses dépourvues de science ?




(6) p. 55, 56. EtG» p. 269, 14-4-1918.
(7) Le Coeur de la Matière, 15 août 1950, cité par Cl. Cuénot, T. de C, p. 6.
(8) p. 55, 56. EtG, p. 269, 270.

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Re: Teilhard l'apostat

Message  gabrielle le Mer 4 Nov 2009 - 17:39

Sans doute Maritain a-t-il raison de voir dans T... « un grand Imaginatif »10 ; mais, doit-on dire, un « Imaginatif » à part : un bâtisseur de mythes ou de chimères. Tel paraît être le genre littéraire dont relève son idéologie. Par malheur, il prend ses constructions pour la réalité ; il les icvêt de prétentions scientifiques, y joignant encore, dit Maritain, « un puissant élan lyrique, qu'il a pris lui-même pour une sorte d'anticipation prophétique »11..

Ses chimères portant sur une conception de l'homme et de la vie religieuse et morale, entraînent, de soi, des conséquences incalculables. On sait comment des sayants, parlant au nom de la méthode scientifique, refusent son idéologie 12

— Aberration impie, car il ravale et amalgame à sa fantasmagorie tout l'univers surnaturel que nous a découvert la Révélation chrétienne. C'est là une profanation du mystère de la Divinité et de celui de l'Incarnation et de l'Eglise.



(10) Cité p. 138, en note.
(11) Le Paysan de la Garonne, p. 390.
(12) Dr. Vernet, La Grande Illusion ; J. Rostand, Figaro Littéraire, 20-4-1957. L, Bounoure, Recherche d'une Doctrine de la vie.

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Re: Teilhard l'apostat

Message  gabrielle le Jeu 5 Nov 2009 - 18:17

De fait, même si l'évolution générale était démontrée — ce qui n'est pas et il s'en faut —, on doit maintenir que pour l'essentiel les réalités de notre monde surnaturel échappent aux lois de notre cosmos. Pascal l'a bien vu, le surnaturel est « d'un autre ordre », alors même qu'il s'insère harmonieusement dans l'humain et qu'il en adopte les conditions temporelles. Il procède du vouloir absolument gratuit de la bienveillance divine, non de la nature physique ni de la société humaine qu'il transcende rigoureusement.

Imaginer Jésus-Christ comme le centre de « coïncidence » et de « synthèse »13 de notre univers surnaturel et du cosmos, et comme le point d'aboutissement de l'énergie évolutive de la matière, est proprement blasphématoire et révoltant pour le sens chrétien.

Pareil attentat, surtout commis par des baptisés, mérite la sévère condamnation de l'Ecriture concernant ceux qui « ravalent la Gloire de Dieu immuable au niveau de l'homme corruptible et des oiseaux et des quadrupèdes et des serpents... Tenir ce langage est folie». Une folie qiie Dieu abomine, et qu'il punit d'ordinaire en abandonnant les coupables à leurs instincts dépravés. Il faut lire le terrible réquisitoire de saint Paul : « C'est pourquoi Dieu les livre à leurs instincts... C'est pourquoi il les livre aux passions ignominieuses. Il les livre à leur sens pervers... » 14. La longue énumération est très actuelle, justifiant le mot de Claudel : « Nous recommençons à vivre la fin du paganisme ».



(13) Voir C. Cuénot, Pierre Teilhard de Chardin, aux mots « Christ»
(14) Romains I, 21/32.
(15) voir aussi Saint Jacques IV, 6; I Corinthiens v, 5

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Re: Teilhard l'apostat

Message  gabrielle le Sam 7 Nov 2009 - 19:15

Guerre au surnaturel


Quiconque s'en prend à la Révélation surnaturelle doit logiquement s'opposer à l'Eglise catholique qui en est la gardienne et la propagatrice de par Dieu son Fondateur. Elle continue la mission même du Fils de Dieu : « Comme le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie »16 , et c'est en vertu de sa toute-puissance souveraine qu'il lui accorde le pouvoir d'enseigner toutes les nations, de les sanctifier et de les conduire dans l'observation des vouloir divins 17 .

1. — « Inflexible » dans l'idéologie qu'il s'est fabriquée, incapable de la « concilier » avec la foi chrétienne qu'il ne comprend plus, T..., émule en cela des impies, méprise grossièrement la doctrine et la piété traditionnelles de l'Eglise. Il écrit en janvier 1918 :

« Pour satisfaire aux interrogations des esprits modernes tourmentés de panthéisme, sommes-nous bien préparés ?... Nous avons, pendant des siècles, scruté et précisé les mystères du Monde surnaturel, (...). Nous avons construit et orné avec sollicitude un Univers de théologie et de piété. Et nous n'avons pas remarqué, absorbés que nous étions dans ce travail d'aménagement ésotérique, que nous devenions rapidement indésirables à la masse des humains, parce que nous paraissions bâtir notre Cité dans les nues. »

Dans le même sens, un an plus tard :

« En comparaison des satisfactions et des désirs que j'éprouve maintenant, ma vie religieuse d'autrefois me parait un enfantillage.

« En vérité, quand, après avoir partagé quelque temps les préoccupations, les espoirs, l'activité qui font vivre le sommet de l'Humanité, on revient à certains cercles de notre religion, on croit rêver, en voyant quels efforts s'y absorbent dans la béatification d'un serviteur de Dieu, dans le succès d'une dévotion, dans l'analyse raffinée et impossible d'un mystère.

« Nous construisons notre demeure dans les nuées, et nous ne voyons pas que la Réalité marche en dehors de nous ».18


Un texte de 1932 est plus catégorique :

« Toute la théorie du Surnaturel (...) s'agite dans un domaine de pensée que la plupart des modernes ont déserté. Il est essentiel de la transporter dans un système de représentations qui soit pour nous intelligible et vivant » 19 .

Lui se propose « en parlant (la langue du panthéisme gnostique) de lui faire exprimer ce que (la théologie) garde et répète. » 20

Ces trois extraits sont d'un homme qui n'a plus le sens de la foi, qui juge les réalités surnaturelles comme un étranger incapable de les saisir. Prenons bien garde à l'avis donné par saint Paul qui souvent se heurta aux intellectuels païens analogues à ceux d'Athènes : « la sagesse de la doctrine révélée est mystérieuse et cachée » ; il faut la foi et l'Esprit de Dieu pour la percevoir, sinon elle est folie. Pour comprendre l'homme, il faut l'esprit de l'homme, c'est-à-dire être à niveau ; de même, pour saisir ce qui est de Dieu dans son mystère, il faut: l'Esprit de Dieu., qu'il nous communique par sa grâce et avec la foi 21



(16) Jean XX, 21.
(17) Mathieu XVIII 18/20
(18) p. 37, 38, EtG., p. 371-372.
(19) cité par de Lubac, «La Prière du P. T. de Ch.», p. 131, n° 4.
(20) à Marguerite Teilhard-Chambon, 17-4-1923.
(21) I Corinthiens I, 18/25 ; II, 6/16

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Re: Teilhard l'apostat

Message  gabrielle le Lun 9 Nov 2009 - 18:34

T... ne comprend plus, déchu qu'il est du niveau de la foi chrétienne. Il parle, au fond, comme les pseudo-philosophes du XVIIIe siècle; comme les libres penseurs ou rationalistes de tous les temps, comme les Athéniens de l'Aréopage entendant l'allocution de saint Paul 22.

Partageant le point de vue de ceux qui « ont déserté » le « domaine de pensée » surnaturel, il ne voit plus dans l' « univers de théologie et de piété» qu'une construction sans base, construction «dans les nues», « travail d'aménagement ésotérique » étranger à la marche de la réalité. La « vie religieuse » qu'on lui enseigna « autrefois » lui « parait un enfantillage ». Du « sommet de l'Humanité » où il se lient, il trouve impensable qu'on se donne tant de peine pour béatifier un chrétien, propager une dévotion, pousser plus avant la réflexion théologique.

Bref, un véritable incroyant, un aveugle... Mais un militant de l'incroyance, qui juge « essentiel de transposer la théorie du Surnaturel dans un système de représentations qui soit pour nous intelligible et vivant ». La doctrine que Jésus déclare être « esprit et vie »,23 n'est plus pour T... qu'une « théorie » inintelligible et morte, un « enfantillage ».

Voilà à quel point et avec quelle superbe il méprise. 2. — La transposition subversive apparaît dans ses Lettres à Léontîne Zanta, cette femme professeur de philosophie qui tient salon et s'active à l'avant-garde du féminisme.

Pour T..., tout se situe dans la perspective évolutionniste: il accepte que le moins donne le plus, nonobstant les différences d' « ordre ». Ainsi, affirme-t-il : « Une seule opération est en voie de se faire au Monde... le dégagement de quelque Réalité spirituelle à travers les efforts de la vie» 24 .

Pas de preuve ; il imagine :

« nous pourrions peut-être, à l'école des mystiques d'Extrême-Orient (...) découvrir enfin un Christ qui ne soit plus seulement un modèle de bonne conduite et d' « humanité », mais bien l'Etre sur-humain qui, en formation depuis toujours au sein du Monde, possède un être capable de tout faire plier, de tout assimiler, par dominaiion vitale. » 25

Ce « Christ », « en formation » dans une évolution qui doit donner du « sur-humain », n'est certes pas celui de la Révélation, vrai Dieu engendré de Dieu qui s'est uni une nature humaine. En 1926 T... annonce que : « le règne de Dieu s'établira par quelque renaissance, quelque « révélation », qui (...) se répandra dans la masse humaine comme de l'eau et comme du feu. (...) L'étincelle jaillira de la conjonction qui se fera, tôt ou tard, dans les consciences, entre Notre-Seigneur et le monde, celui-ci devenant sacré et absolu en Celui-là, au terme du long effort créateur »»26

Pour le faux prophète, c'est l' « effort créateur » de l'évolution qui sacralise. Toujours dans l'absurde, il poursuit :

« ...d'ici un siècle ou deux, l'Humanité sera devenue (...), le terme supérieur de l'Histoire naturelle » ; et je suppose qu'on sera alors d'accord sur ce point que la première condition physique, organique, de son équilibre et de son progrès, est la croyance en Dieu, défini — la foi en Terme absolu du mouvement qui nous entraîne » *

(21) I Corinthiens I, 18/25 ; II, 6/16.
(22) Actes des Apôtres, XVII, 16-34.
(23) Jean VI, 64.
(24) 7-8-1923, p. 57.
(25) 3-10-1923, p. 63.
(26) 28-8-1926, p. 76. (*) 10-1-1927.

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Re: Teilhard l'apostat

Message  Via Crucis le Lun 9 Nov 2009 - 19:06

« nous pourrions peut-être, à l'école des mystiques d'Extrême-Orient (...) découvrir enfin un Christ qui ne soit plus seulement un modèle de bonne conduite et d' « humanité », mais bien l'Etre sur-humain qui, en formation depuis toujours au sein du Monde, possède un être capable de tout faire plier, de tout assimiler, par dominaiion vitale. »

C'est ni plus ni moins ce que prêchent Montini (Populorum Progressio) et Ratzinger dans sa dernière encyclique (je ne me souviens pas du nom Embarassed ): le développement de l'homme intégral !

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Message  gabrielle le Lun 9 Nov 2009 - 19:09

En effet, Chardin est une des bases de Montini et Ratzi. affraid

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Re: Teilhard l'apostat

Message  ROBERT. le Lun 9 Nov 2009 - 20:33

Via Crucis a écrit: (...) le développement de l'homme intégral !

Cette expression m'a toujours frappé chez Montini et Ratz et autres Intrus: comme si le catholicisme n'était pas complet, entier et achevé, comme s'il y manquait un développement maçonnique et ésotérique.. affraid Blasphématoire.. pale

ROBERT.

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Re: Teilhard l'apostat

Message  gabrielle le Mer 11 Nov 2009 - 17:11

Nous sommes dans l'illuminisme. L'équivoque « foi » de T... n'est pas notre foi, ni son « Terme » de l'évolution fatale notre Dieu. Lui-même s'insurge contre la façon traditionnelle de comprendre « l'orthodoxie chrétienne , qu'il nomme « intégrisme », et méprise, le disant « simple et commode, pour les fidèles et pour l'autorité ».

« Mais, prétend-il avec impiété, il exclut implicitement du royaume de Dieu (ou nie, par principe) les énormes potentialités qui s'agitent partout autour de nous, en sociale., morale, philosophie, science, etc. Voilà pourquoi je lui ai déclaré une guerre déffnitive. « En réalité, le vrai idéal chrétien est l « intégralisme », à savoir l'extension à la totalité des ressources contenues dans le Monde des directives chrétiennes. »27
Remarquons cette manière effrontée de refuser la Révélation surnaturelle. Incapable d'en saisir le réalisme historique source de vie éternelle pour l'homme, T... n'y voit plus qu'un « Dogme-cadre » auquel il veut substituer son « Dogme-axe » de l'évolution *.

Dans le même sens, il poursuit quinze mois plus tard : « Je n'ai plus d'autre ligne personnelle de conduite (...) que celle-ci : « croire à l'Esprit », — à l'Esprit, valeur suprême et critère des choses, — à l'Esprit, organisateur vivant et aimant du Monde. » 28 Gardons-nous de donner à ces mots une interprétation catholique, ils en marquent le bouleversement, car, explique T... :

« Maintenant, l' « Esprit » est assez bizarrement devenu pour moi une chose toute réelle, la seule réelle, non pas par suite d'une sorte de « métaphysicisation » (! ?) de la Matière, mais par suite d'une « physicisation » de l'Esprit. Tous tes attributs (...) accumulés sur laMatière, je les vois passer, en se transposant, sur l'Esprit (...), sur le personne,, le différencié, le conscient. La « conscience » (c'est-à-dire la tension d'union et de désir) m'est devenue l' « élément fondamental », l'étoffe même du réel, le véritable « éther » ; et le courant « vers la plus grande conscience » (exprime pour lui) « la dérive universelle » 29 .

Constatons l'absence totale d'esprit critique. Inutile de lui demander pourquoi c'est « devenu » ainsi, comment cela s'est passé, ce qu'est la transposition, T... n'a d'autre base que ses « aspirations ». «Je vois », dit-il. Si bizarres que soient ses chimères, si subversives même de renseignement traditionnel, il les adopte « passionnément ».


(27) 7-5-1927 ; p. 86, 87.
(*) ibid.
(28) 22-8-1928 ; p. 89

(29) 24-1-1929 ; p. 97

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Re: Teilhard l'apostat

Message  gabrielle le Jeu 12 Nov 2009 - 22:29

Encore un exemple :

« Il m'est venu l'idée qu'on pourrait écrire un exposé intitulé : « Le troisième Esprit », — je veux dire l'Esprit de divinisaiion du Monde, opposé à ce qu'on appelle l' « Esprit de Dieu » et l' « esprit du Monde », par une alternative trop simpliste »30.

— « Pour moi (...), j'en arrive à ne plus pouvoir me représenter, même physiquement, le Monde, autrement que sous la forme d'un immense mouvement a esprit ».

— « ... je m'aperçois (...) que l'Esprit ne saurait s'achever qu'en personnalité (ou hyper personnalité). (...) De ce fait, je me trouve ramené à donner le primat (dans l'Univers) à l'âme immortelle et au Christ-ressuscité ; c'est-à-dire que je retrouve exactement la perspective chrétienne, mais entée (comme elle doit l'être) sur une perspective évolutive universelle »
.
(29) 24-1-1929 ; p. 97
(30) 15-4-1929 ; p. 99.
(31) ibid., p. 100.
(32) 23-8-1929 ; p. 205

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Re: Teilhard l'apostat

Message  gabrielle le Ven 13 Nov 2009 - 18:56

C'est faux qu'il « retrouve exactement ta perspective chrétienne » ; il lui a fait subir un « retournement » impie au terme duquel elle n'est qu'un produit de r'évolution. Car il continue :

« La Personne, dès lors, n'est plus une sorte d'absolu (...). Elle est le fruit-lié d'un immense labeur de concentration. Evolution — spiri-tualisation — personnalisation »

L'équation résume son panthéisme matérialiste. A Maxime Gorce, le 4 octobre 1950, il commente :

« L'Humanité est en train de muer. Comment le Christianisme ne devrait-il pas le faire ? (...) : transversalement (si je puis dire) au Dieu traditionnel et transcendant de l'En-Haut, une sorte de Dieu de l'En-Avant surgit pour nous, depuis un siècle, en direction de quelque « ultra-humain ». A mon avis, tout est là. ïl s'agit, pour l'homme, de re-penser Dieu en termes non plus de Cosmos, mais de Cosmogénèse ; un Dieu qui ne s'adore et ne s'atteint qu'à travers l'achèvement d'un Univers qu'il illumine et amorise (...) du dedans. Oui, l'En-Haut et l'En-Avant se synthéiisant dans un Au-Dedans. « ]'en suis convaincu : c'est d'une Christologie nouvelle étendue aux dimensions organiques de notre nouvel Univers que s'apprête à sortir la Religion de demain » .

Sans nul doute, la « transposition » teilhardienne renie complètement le surnaturel :

« Je ne crois pas, dit le franc-maçon M. Lepage, que les théologiens reconnaissent le P. T... comme l'un des leurs; mais il est certain que tous les maçons connaissant bien leur art le salueront comme leur frère en esprit et en venté ».

On sait que les communistes saluent en lui un allié
.

(33) ibid.
(34) p. 223, 224.
(35) Le Spiritualisme, mai 1962.

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Re: Teilhard l'apostat

Message  gabrielle le Sam 14 Nov 2009 - 19:26

Une suffisance d'enfer


1. — A la suffisance évidente de cet homme se mêle un illu-minisme qui sent parfois le déséquilibre.

Ecoutons-le vaticiner :

« La seule chose que je puisse être : une voix qui répète, opportune et importune : que l'Eglise dépérira aussi longtemps qu'elle n'échappera pas au monde factice de théologie verbale, de sacramentalisme quantitatif et de dévotions subtilisées où elle s'enveloppe, pour se réincarner dans les aspirations humaines réelles » 36 .

Blasphémant ainsi avec désinvolture, il se fait le prophète d'une nouvelle Eglise :

« Naturellement, je discerne assez bien ce que cette attitude a de paradoxal ; si j'ai besoin du Christ et de l'Eglise, je dois prendre - le Christ tel que me le présente l'Eglise avec son fardeau de rites, d'administration et de théologie. Voilà ce que vous me direz, et ce que je me suis dit bien des fois. Mais maintenant je ne puis échapper à l'évidence que le moment est venu où le sens chrétien doit « sauver le Christ » des mains des clercs pour que le Monde soit sauvé » »37.
36 LeZ, Introduction, p. 39, de 1929. 37 LeZ, p. 39.

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Re: Teilhard l'apostat

Message  gabrielle le Lun 16 Nov 2009 - 20:41

Ne voit-il pas à quel point il est insensé ? Allant jusqu'au tout, il proclame en 1943 qu'il a trouvé, lui :

« Une Super-Humanité, à la mesure de la Terre ; un Super-Christ, à la mesure de cette Super-Humanité ; une Super-Charité, à la mesure, à la fois du Super-Christ et de la Super-Humanité,,, Voilà, dit-il, ce qu'il m'est impossible, en ce qui me concerne, de ne pas lire en moi-même et autour de moi »
.
Quelle preuve donne T... de son dire « paradoxal » ? Aucune, sinon qu'il lit ces folies en lui-même et autour de lui ! Et c'est par là que, possédant, lui, « le sens chrétien », il doit « sauver le Christ des mains des clercs ». Etienne GILSON relate un petit fait survenu « au cours d'un symposium organisé par l'Université Columbia » aux Etats-Unis, en 1954 :

« A peine (le P. T...) m'eut-il aperçu qu'il vint à ma rencontre, le visage illuminé d'un franc sourire et me dit en posant ses deux mains sur mes bras . « POUVEZ-VOUS ME DIRE QUI NOUS DONNERA ENFIN CE METACHRISTIANISME QUE NOUS ATTENDONS TOUS ? »

«... cette brusque entrée en matière me laissa interloqué. Je crois avoir marmonné quelques paroles confuses, comme, que le Christianisme était déjà beaucoup pour moi, et que j'attendrais d'en avoir vu le bout pour tenter de le dépasser. Le Père vit bien que je n'étais pas en orbite et eut la charité de changer de sujet... »


(38) p. 193, 194 ; Science et Christanisme, p. 196.
(39) Dans seminarium oct-dec. 19655 p. 721

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Re: Teilhard l'apostat

Message  gabrielle le Mer 18 Nov 2009 - 16:54

Puisque T... a perdu l'intelligence du Surnaturel, son Christ ne peut être qu'une parodie blasphématoire de la doctrine catholique, en particulier de la doctrine concernant le Christ Chef du Corps mystique, réalité surnaturelle s'il en fut. Son pseudo-Christ est le « point de convergence Oméga », « co-extensif au Monde » et, de ce fait, subissant (T... dit bien « subir ») un « prodigieux agrandissement ». Il se résume :


« Christ-Oméga, Donc Christ Animateur et Collecteur de toutes les énergies biologiques et spirituelles élaborées par l'Univers. Donc, finalemen,, Christ-Evoluteur » 40 .

Ainsi pense-t-il combler une grave lacune dont il fait part au Père Leroy, son confrère, en 1948 :
« Aucune religion à l'heure présente ne nous présente explicitement, officiellemen,, le Dieu qu'il nous faut. Voilà pourquoi il me parait si primordial, si fondamental, de repenser la Chnstologie et de dé ployer devant le Monde ce que j' appelle le Christ universel »41

Déjà en 1936, il écrivait :

« Ce qui va dominant mon intérêt et mes préoccupations intérieures, (...), c'est l'effort pour établir en moi, et diffuser autour de moi, une religion nouvelle (appelons-la un meilleur Christianisme, si vous voulez) où le Dieu Personnel cesse d'être le grand propriétaire « néolithique » de jadis pour devenir l'âme du Monde que notre stade culturel et religieux appelle »42 .

Ces propos rappellent la Bête de l'Apocalypse, à laquelle le diable départit sa puissance et qui « ouvrit la gueule pour blasphémer Dieu, son saint Nom et sa demeure et les habitants du Ciel» .43

Prophète de ces impiétés, T... se situe lui-même au « sommet de l'Humantté », et sans se rendre compte du ridicule dont il se couvre avec sa folle vantardise, il poursuit son élaboration profanatrice du surnaturel : « il s'agit non pas de superposer le Christ au Monde, mais de panchristiser » l'univers. (...). Le Christ sort de la transformation — il dit aussi « renversement de perspective » — incroyablement grandi (...). Mais est-ce bien encore le Christ de l'Evangile ? Et si ce n'est plus Lui, sur quoi désormais repose ce que nous cherchons à construire ?





(40) p. 194, 196 ; Science et Christianisme., p. 209, 212.
(41) p. 197.
(42) LeZ, 26-1-36, p. 127.
(43) Apocalypse XIV, 1, 10; 2 Thessaloniciens II, 3/5.

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Re: Teilhard l'apostat

Message  gabrielle le Sam 21 Nov 2009 - 19:24

Va-t-il enfin remarquer le caractère chimérique de sa construction ? Bien au contraire :

« Je ne sais si, parmi tant de mes confrères qui me précèdent ou me suivent sur le chemin où j'avance, beaucoup (ou même un seul ! ... cela me semble incroyable) réalisent l'importance du pas que tous sont en train de faire. Mais moi je commence à le distinguer très clair »
.
2. — Conscient d'être unique, il n'a que mépris hautain pour ce qu'il appelle le « monde factice » et le « fardeau de rites? d'administration et de théologie » de l'Eglise traditionnelle. « Aucune force au monde, déclare-t-îl, n'arrivera à modifier la direction ni l'intenstté de toute l'influence dont je suis capable ». Ceux qui s'opposent à lui sont des « esprits obtus et pharisiens » 45.

— Avant même d'avoir lu l'ouvrage si probe de L. Vialleton, " L'Origine des êtres vivants. L'illusion transformiste , il prononce : « Toujours la même critique négative et le même nominaiisme vague, je suppose 46. ...Ce bon Vialleton, un excellent coeur, malgré son esprit un peu court », reprend-il en apprenant sa mort 47

Orgueil luciférien, à ce qu'il semble. C'est avant tout parce qu'il préfère ses folles « aspirations » à la Révélation chrétienne et à l'Eglise,Il écrit le 24 janvier 1929 :

«Il est précieux (...), de se sentir en conformité fondamentale avec l'énorme courant philosopha co-moral dont l'axe est le Christianisme. Mais ceci posé, il me semble que même si, maintenant, tous ces solides étais s'écroulaient, je ne pourrais pas voir autrement que je ne le fais. »


(45) 20-5-1924, LeZ, p. 73.
(46) 14-12-1929, LeZ, p. 109.
(47) 7-2-1930, LeZ, p, 112.

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Re: Teilhard l'apostat

Message  gabrielle le Mer 25 Nov 2009 - 19:40

« Conformité fondamentale » ? Certainement pas ; mais il est victime du mirage verbal par lequel il croit avoir fait entrer le christianisme dans son monisme évolutionniste. Un aveu permet de douter qu'il soit lui-même rassuré sur le tour de passe-passe :

« Cet hiver, j'ai passé par une crise assez forte d'anti-ecclésiasticisme, pour ne pas dire d'anti-christianisme. Et puis ce sursaut se fond maintenant dans un sentiment plus large et plus paisible. »

Il dit comment :

« puisque ma seule règle d'appréciation et de pratique tend à devenir de plus en plus celle-ci : « Croire à l'esprit », ce serait bien injuste de regarder précisément l'Eglise comme la seule chose au Monde qui n'en aurait pas. 48 »

En d'autres termes, il a sacrifié la conscience chrétienne à ses « aspirations » ; plutôt que de douter de lui-même, il a décidément noyé l'Eglise, et donc le Christ, dans ses visions iïluministes. Et, pour se prémunir contre un nouveau « sursaut », il s'entraîne à demeurer logique avec lui-même jusqu'au bout :

« Je tends à croire que la source de la plupart de nos faiblesses est à chercher dans ce fait que nous ne « croyons », ni jusqu'au bout, ni sur assez large : s'arrêter de croire une seconde trop tôt, ou croire à un objet de pas assez, peut suffire à ruiner tout l'édifice que nous construisons 49 » .

Aveu accablant : il atteste le caractère irrationnel de sa pseudo-foi et l'endurcissement de sa volonté. Déjà en 1918 il écrivait : «la fusion des deux amours fondamentaux (de Dieu et du Monde) (s'est) réalisée toute seule, vitalement, dans mon esprit et mes affections » « antérieurement à toutes considérations refléchies 50 » .

— Mais d'autre part, il déclarait à Léontine Zanta, le 3 octobre 1923 : « Aucune certitude, aucun enseignement humain, ne peuvent aller contre la conscience que vous avez de grandir en lumière et en force en suivant la direction que vous avez choisie. Vous avez parfaitement raison de penser que le meilleur critère de la vérité est la puissance à nous rendre cohérents, à l'essai 51».

On ne saurait plus résolument recommander l'affranchissement de toute autorité religieuse. Il émet d'ailleurs le principe : « la passion de chercher et de savoir n'est-elle pas une des expressions les plus vives de la Religion et de la Mystique ? » 52 ... Simple aspect de la sottise qui le fait identifier la science et la religion.

Et Dieu sait s'il a des disciples parmi nos modernistes « toujours en recherche et pour n'arriver jamais 53»



(48) avril 1929.
(49) 15-4-1929, LeZ, p. 101 ; encore le 23-8-1929, LeZ, p. 104.
(50) p. 106; EtG, p. 271-272.
(51) LeZ, p. 61.
(52) 20-3-1932, LeZ, p, 118.
(53) II Timothée III, 7.

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Re: Teilhard l'apostat

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