La charité

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La charité

Message  Sandrine le Mer 1 Avr 2009 - 11:21

« Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas la charité, je suis un airain qui résonne ou une cymbale qui retentit.
Quand j’aurais le don de prophétie, que je connaîtrais tous les mystères, et que je possèderais toute science ; quand j’aurais même toute la foi, jusqu’à transporter des montagnes, si je n’ai pas la charité, je ne suis rien .
Quand je distribuerais tous mes biens pour la nourriture des pauvres, quand je livrerais mon corps aux flammes, si je n’ai pas la charité, cela ne me sert de rien .

La charité est patiente, elle est pleine de bonté ; la charité n’est point envieuse, la charité ne se vante point, elle ne s’enfle point d’orgueil ; elle n’est point avide d’honneur, elle ne cherche point son intérêt, elle ne s’irrite point, elle ne tient pas compte du mal ; elle ne se réjouit pas de l’injustice, mais elle se réjouit de la vérité ; elle souffre tout, elle croit tout, elle espère tout, elle supporte tout. »


Saint Paul ( I Cor., 13, 1 à 7 )

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Re: La charité

Message  Sandrine le Mer 1 Avr 2009 - 12:08

Dans ces temps douloureux d’apostasie générale et où le mal est à son comble ( enfin…où il semble être à son comble pale ) , j’ai pensé qu’il pouvait être bénéfique et salutaire d’ouvrir un fil consacré à la charité.
La charité est dans toutes les bouches, mais qu’est-elle vraiment ?

En tant que catholiques, nous avons le devoir de montrer l’exemple . Le premier exemple , c’est la charité.

Voici un texte écrit par un moine qui m’a frappée par sa simplicité autant que par sa profondeur. Nous passons souvent à côté de l’essentiel à trop vouloir bien faire . Ce texte est plein d’enseignements . Puisse-t-il vous toucher autant qu’à moi.

Bienveillance de jugement

Mais comment serait-on vraiment charitable envers le prochain si l’on ne commençait par apprendre à le juger avec bienveillance, à suivre avec sympathie ses efforts pour mieux faire, en sachant au besoin fermer les yeux sur ses défaillances, dans un sentiment d’affectueuse bonté ?
Au lieu de se heurter toujours aux côtés désagréables, pourquoi ne pas essayer plutôt de comprendre ce que chacun a de bon, afin de l’aborder par là. Quelle confusion l’on éprouve parfois d’être passé à côté de réelles vertus sans les voir, parce que l’on s’est arrêté à de petits côtés, à la gêne ou à l’agacement que l’on en ressentait. C’est ainsi qu’un léger défaut suffit parfois à dérober à nos yeux de grandes qualités. Des défauts, nous en avons tous : c’est une situation qu’il faut accepter telle qu’elle est , ce sont les conditions dans lesquelles nous avons à nous sanctifier tous ensemble, dans la patience et le support mutuel. Il ne s’agit pas de les nier, mais il ne faudrait pas que ces imperfections nous empêchent de reconnaître, ou même nous fassent mépriser, l’œuvre que la grâce accomplit en chaque âme. « Ne jugez pas quelqu’un du point de vue des vertus que vous voudriez voir en lui, écrit saint Jean de la Croix, pensez qu’il peut être très agréable à Dieu pour des motifs auxquels vous ne songez pas. »

D’ailleurs le meilleur moyen de comprendre les faiblesses d’autrui et d’y compatir, ne serait-ce pas de prendre une plus exacte conscience de nos propres infirmités ? Si nous étions sincèrement humbles, conscients de notre pauvreté, si nous savions nous juger nous-mêmes, il ne nous serait plus possible de porter une appréciation sévère sur autrui, nous sentirions en nous quelque chose qui s’y oppose.
Nos défauts, dit sainte Thérèse d’Avila, doivent être comme un voile sur nos yeux, nous empêchant de voir ceux des autres.


A suivre …

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Re: La charité

Message  Sandrine le Mer 1 Avr 2009 - 12:28

Juger autrui avec bienveillance, ce n’est pas se fermer les yeux pour ne point voir, c’est peut-être au contraire purifier son regard pour le rendre plus clairvoyant. Il ne s’agit pas de se persuader à toute force que le prochain n’a pas les défauts qu’il paraît avoir, mais bien plutôt de comprendre qu’après en avoir soustrait tout ce qui les excuse, il n’en reste pas grand-chose, le plus souvent ; si peu de chose que le mieux serait de faire comme s’ils n’existaient pas, de n’y prêter aucune attention. Tel, par exemple, dont le caractère semble plus difficile à supporter … Ne lui a-t-il pas manqué simplement d’avoir eu sa part de joie pour être plus bienveillant, plus épanoui ? Tel autre, si susceptible, si vite blessé dans son amour-propre, n’a-t-il pas eu à subir des échecs qui lui ont fait sentir ses limites, ses infériorités, trop durement pour que le moindre heurt ne vienne pas rouvrir cette blessure ?

Pour ramener nos appréciations à une juste mesure, il faut d’ailleurs tenir compte non seulement de ce qui excuse le prochain, mais aussi de tout ce qui nous porte nous-même à la sévérité : il est si facile de se laisser aller à juger à travers un sentiment d’agacement ou d’irritation, ou encore à exagérer l’importance d’un défaut qui, s’il n’est pas grave en lui-même, a le tort de s’opposer aux tendances les plus marquées de notre tempérament … ces tendances auxquelles nous tenons d’autant plus qu’en elles s’affirme et s’impose davantage notre personnalité. Pour la même raison, d’ailleurs, elles plaisent moins aux autres, et ils nous sauraient gré de les manifester avec un peu plus de discrétion.

A suivre ...

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Re: La charité

Message  Sandrine le Mer 1 Avr 2009 - 12:35

C’est donc prudence de ne pas se montrer trop empressé de porter des jugements, de blâmer la conduite du prochain ; sinon l’on trouvera toujours quelque chose à critiquer, même chez les meilleurs, ne serait-ce que des façons d’agir ou de penser heurtant celles que nous tenons de notre éducation, du milieu où nous avons vécu.
C’est parce qu’ils l’épiaient ainsi, à la lumière de leurs préjugés, que les pharisiens trouvaient sans cesse, - et parfois peut-être, avec une certaine bonne foi – des choses à reprendre dans le Christ lui-même. Ils n’ont fait qu’agir avec lui comme nous le faisons trop souvent à l’égard du prochain en le considérant d’un œil peu bienveillant, de ce regard du pharisien qui nous fait passer, nous aussi, auprès du Christ présent dans nos frères, sans le reconnaître.

A suivre …

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Re: La charité

Message  Sandrine le Mer 1 Avr 2009 - 13:59

Il est si bon , pourtant, de savoir reconnaître le Christ dans ses frères, d’aimer à se réjouir du bien qui est en eux ! C’est ainsi que l’on s’ouvre à la bienfaisante influence, au rayonnement de ce qu’il y a de bon dans les autres, et l’âme s’épanouit en ce sentiment de très pure charité qui la libère, la pacifie, adoucit tout en elle ; un sentiment dont il suffirait peut-être de connaître la délicate saveur pour renoncer à jamais aux amertumes de la jalousie.

Il faut aimer à voir le bien qui est dans les autres, plus volontiers que le mal : n’est-ce pas ainsi que l’on se rend heureux ou malheureux, en se faisant à soi-même l’atmosphère dans laquelle on vit, par tout ce que l’on sait voir ou ne pas voir autour de soi ?

A suivre ...

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Re: La charité

Message  Sandrine le Mer 1 Avr 2009 - 14:34

Paix et Grâce

La vie spirituelle ne peut s’épanouir que dans une atmosphère de charité
. C’est pourquoi il importe de demeurer en paix avec tous, de ne jamais se résigner à un état de demi-hostilité, ou simplement de froideur, avec qui que ce soit, s’en tenant pour responsable tant que l’on a pas fait tout ce que l’on pouvait pour le faire cesser. Agir autrement, ce serait sortir du courant de la charité ; on ne serait plus entraîné par elle et l’effort vers le bien se trouverait stérilisé, perdrait son efficacité.
Et d’ailleurs, plus souvent qu’on ne le pense, on méconnaîtrait ainsi une bonne volonté toute prête à se manifester. N’arrive-t-il pas qu’un geste un peu vif, une parole d’impatience traduisant seulement une émotion passagère soit un peu trop vite interprétée comme le signe d’une animosité plus durable, dont nous prêtons les sentiments à qui regrette déjà ce mouvement d’humeur et ne demande qu’à le réparer ? Il suffirait de si peu de chose pour l’y encourager, pour l’aider à le faire plus facilement !

A suivre ...



Dernière édition par Gratis pro Deo le Mer 1 Avr 2009 - 14:40, édité 1 fois

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Re: La charité

Message  Sandrine le Mer 1 Avr 2009 - 14:35

Aussi ne faut-il jamais rester sur un incident pénible. Parfois, d’ailleurs, il n ‘y aurait besoin de rien de plus que d’une parole aimable, du moindre signe d’une bonne entente, pour rendre la paix à qui, peut-être, nous croyant irrité, s’inquiétait de ne plus se sentir tout à fait dans la charité.
Car à cela aussi il convient de songer : nous n’avons pas à pratiquer la charité seulement pour nous-même, comme un exercice de perfection personnelle, mais à la pratiquer vraiment pour les autres, avec le souci de leur permettre de vivre dans la paix et dans la joie, de tendre ainsi plus facilement vers Dieu.
Il n’est pas de meilleur moyen d’oublier nos petits soucis personnels, nos susceptibilités, nos froissements, que de les dépasser ainsi en nous élevant à une préoccupation plus haute, en comprenant mieux combien être charitable envers le prochain, c’est l’aider à trouver Dieu.

A suivre ...



Dernière édition par Gratis pro Deo le Mer 1 Avr 2009 - 14:39, édité 1 fois

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Re: La charité

Message  Sandrine le Mer 1 Avr 2009 - 14:37



La charité, d’ailleurs, si elle est bienfaisante à autrui, l’est aussi à nous-même. C’est l’unique source de paix.

La première condition en dehors de laquelle il n’est aucune paix véritable, n’est-ce pas de purifier les pensées de tout ce qui s’oppose à la charité : des mille petites pailles qui s’insinuent facilement dans l’atmosphère intérieure d’une âme trop prompte à prêter attention à ces riens auprès desquels il faudrait passer sans les voir :

« N’accueillez pas un soupçon défavorable à votre frère
, écrit saint Jean de la Croix, car le soupçon enlève la pureté du cœur. »


Il est si facile de se laisser aller, sans même le remarquer, à ces mouvements d’agacement qui n’ont l’air de rien mais qui suffisent à entretenir une acidité intérieure dans laquelle la charité s’étiole et l’âme ne peut s’épanouir.


C’est là d’ailleurs, souvent, pour une bonne part, affaire de bon sens et de bonne humeur : savoir sourire, d’un bon sourire, des travers du prochain, au lieu de s’en irriter toujours ; ne pas s’arrêter à de petites choses ; écarter sans discussion les réactions d’impatience ( ou peut-être simplement s’en humilier, ce qui est déjà les désavouer ), c’est demeurer dans la paix et couper en leur racine même bien des actes ou des paroles par où se traduirait, un jour ou l’autre, cette irritation secrètement, et peut-être inconsciemment, entretenue par mille riens sans cesse renouvelés.

A suivre ...


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Re: La charité

Message  Sandrine le Mer 1 Avr 2009 - 14:38


La charité est le moyen de garder la paix, le moyen aussi de la retrouver, aux heures où on pourrait la croire perdue. Il est des moments où l’on se sent dans l’obscurité ou dans le trouble ; on n’arrive pas à reprendre son équilibre. Qu’une occasion se présente alors d’avoir une attention aimable pour le prochain, et souvent il n’en faudra pas plus pour qu’on se sente apaisé : le contact avec la grâce est retrouvé. Car nulle part il ne peut mieux se trouver que dans un acte d’obéissance au commandement du Christ ; le mettre en pratique, c’est répondre au désir que le Christ lui-même nous a exprimé, le désir cher entre tous auquel un amour sincère se plaît à répondre avec plus d’empressement, avec une fidélité plus délicatement attentive.

Aimez-vous les uns les autres, car c’est le précepte du Seigneur, et pour peu qu’il s’accomplisse, cela suffit : si solum fiat, sufficit.

S’aimer les uns les autres. Aimer pour la seule joie d’aimer : il est bon d’aimer, parce que Dieu est amour et qu’aimer c’est demeurer en lui.
Aimer ainsi le prochain, ce n’est pas l’aimer pour l’amour d’un autre, mais pour ce qu’il y a en lui de plus profond : c’est reconnaître en lui un lien si intime avec Dieu que l’amour du prochain est le lieu même de la divine présence, et qu’il n’en est aucun autre où nous la puissions trouver si nous ne commençons par la chercher là.

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Re: La charité

Message  Catherine le Mer 1 Avr 2009 - 18:46

Gratis pro Deo a écrit:Dans ces temps douloureux d’apostasie générale et où le mal est à son comble ( enfin…où il semble être à son comble pale ) , j’ai pensé qu’il pouvait être bénéfique et salutaire d’ouvrir un fil consacré à la charité.
La charité est dans toutes les bouches, mais qu’est-elle vraiment ?

En tant que catholiques, nous avons le devoir de montrer l’exemple . Le premier exemple , c’est la charité.

Voici un texte écrit par un moine qui m’a frappée par sa simplicité autant que par sa profondeur. Nous passons souvent à côté de l’essentiel à trop vouloir bien faire . Ce texte est plein d’enseignements . Puisse-t-il vous toucher autant qu’à moi.

Chère Gratis pro Deo,

Merci pour cette heureuse initiative... Wink Le texte que tu as posté, et que j'ai lu avec beaucoup d'attention, est magnifique...

Et malheureusement il me fait voir à quel point, souvent, souvent, nous péchons contre la charité...et, le pire, sous couvert de bien...

Tu as mille fois raison, le premier exemple, c'est la charité... La première des choses qui touchent une âme, c'est la douceur et l'humilité (les deux sont inséparables) dont fera preuve son interlocuteur. Il n'y a qu'à lire la vie des saints, on trouvera des exemples à foison.

Catherine

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Re: La charité

Message  Sandrine le Mer 1 Avr 2009 - 23:07

Philothée a écrit:

Chère Gratis pro Deo,

Merci pour cette heureuse initiative... Wink Le texte que tu as posté, et que j'ai lu avec beaucoup d'attention, est magnifique...

Et malheureusement il me fait voir à quel point, souvent, souvent, nous péchons contre la charité...et, le pire, sous couvert de bien...

Tu as mille fois raison, le premier exemple, c'est la charité... La première des choses qui touchent une âme, c'est la douceur et l'humilité (les deux sont inséparables) dont fera preuve son interlocuteur. Il n'y a qu'à lire la vie des saints, on trouvera des exemples à foison.

Les textes qui vont suivre traitent justement de l'humilité et de la patience ...

Humilité et Patience

La charité est miséricordieuse, elle est patiente.
C’est pourquoi elle est source de paix. Celle-ci ne peut s’atteindre en essayant d’écarter les causes d’irritation. Peut-être, devant le trouble que provoquent parfois les plus légères occasions d’impatience, serons-nous tentés de nous demander s’il est possible de s’y soustraire autrement que par la fuite des incidents pénibles qui soulèvent de telles tempêtes. Ce n’est pourtant pas ainsi que l’on parvient à la vraie tranquillité de l’âme. Celle-ci, écrit l’auteur de l’Imitation, « consiste à souffrir humblement, plutôt qu’à ne pas ressentir de contrariétés ». C’est en luttant de son mieux, avec simplicité et persévérance, sans se décourager si les résultats paraissent d’abord répondre bien mal à tant d’efforts, que l’on verra ces troubles s’atténuer. L’âme se pacifiera peu à peu et apprendra à trouver sa joie dans la douceur et la patience, à goûter en elles la saveur secrète de l’humilité, qui s’y trouve cachée.

A suivre ...

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Re: La charité

Message  Sandrine le Mer 1 Avr 2009 - 23:09


Car il y a un lien très intime entre l’humilité et la patience : au fond de chaque mouvement d’irritation ou de colère, il est facile, si l’on y regarde d’un peu près, de découvrir une réaction d’amour-propre froissé. Ce qui coûte, ce n’est pas d’avoir à subir une petite gêne, souvent bien légère, c’est de se la voir imposer par autrui. C’est pourquoi une contrariété est tellement plus sensible lorsqu’elle vient des hommes que si elle venait simplement des évènements : on dispose de nous sans notre consentement ; un autre prétend nous imposer sa volonté, et nous ne l’admettons pas, précisément parce que c’est sa volonté et qu’il la substitue à la nôtre.
C’est une atteinte à notre indépendance, et nulle humiliation ne nous est plus sensible. Nulle, pourtant, ne nous est plus bienfaisante : « Apprends à t’humilier, écrit l’auteur de l’Imitation, et à t’offrir à toute sorte d’indépendance. »

Et sainte Jeanne de Chantal, se demandant à quelles vertus nous pourrons nous exercer avec plus de fruit, répond : « A la souplesse, à l’obéissance, car les plus grands actes d’humilité consistent en la soumission ; c’est la pierre de touche pour reconnaître si la sainteté et l’humilité qui se rencontre aux âmes est vraie » ( tome II, p 319).

C’est pour progresser dans le véritable renoncement, un moyen beaucoup plus efficace que des mortifications en elles-mêmes plus pénibles mais qui ne comporteraient pas cet effort de soumission à autrui ; celui-ci, en effet, atteint notre amour-propre en son centre, en ce point où il importe de frapper pour ébranler le roc ferme et rude de l’attachement à soi-même.

A suivre ...

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Re: La charité

Message  Sandrine le Mer 1 Avr 2009 - 23:11


Car c’est précisément ce qui est en cause : cet orgueil qui ne veut pas céder, c’est lui qui est à l’origine des mouvements d’impatience, et c’est lui encore qui les entretient et qui les envenime. Si le trouble causé par un incident se prolonge, nous maintenant dans une atmosphère d’irritation, c’est que, d’une manière ou d’une autre, notre amour-propre souffre d’une blessure mal fermée.
Il a fallu céder, accepter que les circonstances aient paru nous donner tort, ou qu’autrui ait pu nous imposer sa façon de voir, peut-être tout arbitraire. Nous avons eu le dessous.

Le jour où nous parviendrons à consentir, dans une vraie liberté intérieure, à rester ainsi sur un échec ( et ce n’est pas là faiblesse, mais bien plutôt maîtrise de soi, et qui fait dominer bien des petitesses ) , la patience nous deviendra facile.
Il pourra nous échapper encore des premiers mouvements d’irritation, mais nous serons à l’abri des vrais troubles, ceux qui se prolongent et détruisent la paix de l’âme.

A suivre ...

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Re: La charité

Message  Sandrine le Jeu 2 Avr 2009 - 14:10

Et ce sera le moyen, aussi, de conserver la concorde avec tous, et de couper court rapidement à tout dissentiment. Tout s’arrangerait si aisément, si nous voulions bien agir avec un peu plus de simplicité et d’humilité, ne pas attendre, pour nous réconcilier avec qui nous a offensé, même légèrement, qu’il ait bien reconnu tous ses torts ( ou que nous soyons parvenu à lui prouver que nous sommes dans notre bon droit ), comme s’il n’y avait rien de mieux à faire, pour l’apaiser, que de lui démontrer la vanité de ses griefs …

Le plus sûr moyen de calmer un adversaire irrité, n’est-ce pas, au contraire, de reconnaître ce qu’il y a de bien fondé dans les reproches qu’il nous adresse ? S’expliquer, chercher à arranger les choses ne saurait être efficace que dans la mesure où la part de torts la plus importante est celle que l’on s’attribue à soi-même, laissant à autrui le soin d’avouer à son tour les siens propres après qu’on l’y aura ainsi aidé.

A suivre …

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Re: La charité

Message  Sandrine le Jeu 2 Avr 2009 - 14:12

La première condition de la patience ( et par conséquent de la charité ), c’est donc l’humilité. Mais c’est une vertu difficile ; pour la pratiquer, il faut l’aimer sincèrement. C’est devant Dieu, dans la prière, que se manifeste combien elle est bienfaisante, combien il est bon d’y demeurer, de trouver en elle tout ce qui se peut désirer, et la vraie paix de l’âme.
Car c’est elle qui prépare les voies de la grâce, aplanissant devant elle les obstacles, les points durs et résistants de l’orgueil et de l’égoïsme, de l’affirmation de soi, qui refusent de se plier à une souple docilité à son action.

Pourtant, si l’humilité révèle le meilleur d’elle-même dans la prière, nul ne parviendra à l’aimer vraiment s’il ne l’exerce à lui être fidèle en ces occasions que la charité, et surtout la charité patiente, donne de l’exercer d’une façon discrète, cachée aux yeux de tous, n’attirant pas les éloges, mais consistant à s’effacer, à éviter toute affirmation de soi-même. Telle est l’humilité qu’il faut aimer : cette humilité simple et cachée, la plus pure et la plus vraie ; c’est elle qui nous dépouille le plus profondément de nous-même, et elle seule s’épanouit librement dans la joie de l’amour de Dieu.

A suivre …

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Re: La charité

Message  Sandrine le Jeu 2 Avr 2009 - 14:12

Une âme vraiment humble n’a plus de pensée que pour Dieu. Devant une tentation d’impatience, elle se dit, avec une sincérité entière, qu’il est vain de s’arrêter à ce qui n’atteint qu’elle ; cela ne vaut pas la peine d’y songer davantage, de détourner pour cela de Dieu son regard.

Car tel est le besoin d’une âme aimante : un besoin d’effacement de soi, de totale humilité ; que toute attention à elle-même disparaisse dans le désir d’être tout occupée de celui qu’elle aime.

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Re: La charité

Message  Sandrine le Jeu 2 Avr 2009 - 14:31

Miséricorde

D’une autre manière encore, l’humilité est patiente, et elle est douce : elle sait combien il nous a été pardonné à nous-même, aussi est-elle prompte à l’indulgence.
Loin de vouloir régler avec le prochain un compte de stricte justice, elle songe bien plutôt à ce compte qu’il faut régler avec Dieu : il nous a tant remis, ne devons-nous pas aimer à reconnaître l’abondance de ses miséricordes en pardonnant à notre tour ? Sainte Thérèse d’Avila écrit que l’âme réellement favorisée de Dieu, si elle n’a pas la même force

pour la pratique des autres vertus, l’aura au moins pour celle de pardonner les injures. Je ne puis croire, dit-elle, qu’une âme qui est unie si intimement à la miséricorde infinie, où elle reconnaît son néant et voit combien Dieu lui a pardonné, ne pardonne pas immédiatement avec la plus grande facilité et n’éprouve pas les sentiments les plus charitables pour celui qui l’a injuriée. Elle voit dans les grâces et les faveurs dont Dieu l’a comblée de tels gages d’amour qu’elle se réjouit de trouver l’occasion de lui donner quelque marque de l’amour qu’elle a pour lui ( Chemin de la Perfection, ch. 38 ) .

A suivre …

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Re: La charité

Message  Sandrine le Jeu 2 Avr 2009 - 14:33

Etre indulgent pour les faiblesses d’autrui, c’est agir comme Dieu lui-même agit, en union de pensée avec Lui. Aussi n’est-il pas de meilleur moyen pour apprendre combien Il est prompt au pardon et à la compassion et en quelle humble confiance nous devons vivre en sa présence.

Si nous voyons quelqu’un, après avoir failli, regretter sa faute, et que nous trouvons en lui la bonne volonté et le désir de mieux faire, nous ne voyons plus que cette bonne volonté, même si elle se sent bien faible et mal assurée de triompher ; notre seul désir est de l’aider.
C’est ainsi que Dieu nous considère, en nos multiples chutes quotidiennes si, après chacune, nous reprenons humblement notre effort. C’est ainsi qu’à son exemple nous devons considérer ceux qui auraient eu quelque tort envers nous. Leur faute, même si nous soupçonnons que s’y mêle un peu de malice cachée, demeure, au fond, une faute de faiblesse.
Nous en irriter, ce ne serait pas demeurer en union de sentiment avec Dieu. Celui que nous regarderions ainsi avec colère, il le regarde, lui, avec miséricorde, avec cette divine condescendance qui n’abandonne jamais le pécheur, mais l’entoure des appels de sa grâce, cherchant par mille moyens à l’amener au repentir.

A suivre …

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Re: La charité

Message  Sandrine le Ven 3 Avr 2009 - 10:29

« Dieu est riche en miséricorde et lent à la colère. » Dieu est infiniment parfait, mais sa perfection, bien loin d’être pour nous un sujet de crainte, est au contraire le plus sûr fondement de notre espérance. En effet, plus la justice de Dieu est parfaite, plus elle est miséricordieuse : n’est-ce pas chose plus difficile et délicate d’être compatissant que de pratiquer une rigoureuse sévérité, de comprendre les faiblesses d’autrui et d’y être indulgent que de les condamner selon les lois d’une stricte justice ? Ne voyons-nous pas, d’ailleurs, le Christ, s’il se dresse contre l’endurcissement et l’orgueil des pharisiens, n’avoir que douceur et pardon ( jamais un mot de dureté ) pour les fautes de faiblesse, même les plus graves, envers les pauvres âmes aux prises avec leur humaine fragilité ?

On parle parfois de la sévérité de Dieu, mais n’est-ce pas encore une forme de sa miséricorde ? Ainsi, on le dit plus sévère envers ceux qu’Il aime, mais s’il paraît les châtier plus durement, n’est-ce pas plutôt qu’il s’obstine avec plus de persévérance à leur faire entendre les appels de sa grâce afin de les ramener à Lui ? Car son amour est sans retour. S’il est plus exigeant envers ceux à qui il a le plus donné, ce n’est pas qu’il soit plus prompt à s’irriter de leurs infidélités et à les abandonner à eux-mêmes ; c’est bien au contraire qu’il les poursuit davantage des exigences de son amour sans repentance :

Quant aux grâces dont Dieu nous a comblés, écrit sainte Thérèse d’Avila, elles ne sont pas un motif pour qu’Il nous châtie d’y avoir été infidèles. Elles l’inclinent, au contraire, à nous accorder plus promptement le pardon, car Il nous regarde comme des personnes qui étaient déjà de sa maison, et qui avaient déjà, comme on dit, partagé le pain de sa table. ( Vie par elle-même, ch. 19 ) .

A suivre …

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Re: La charité

Message  Sandrine le Ven 3 Avr 2009 - 10:31

Telles sont les infinies richesses de la divine miséricorde, dont quelque reflet au moins doit briller dans notre attitude envers le prochain.
Il ne suffit pas d’être bon ,la bonté qui donne, c’est celle de tout le monde ; c’est tellement naturel d’aimer à faire du bien, surtout à ceux qui souffrent ou qui sont faibles. On n’est d’ailleurs pas sans éprouver, dans l’exercice de cette bienveillance protectrice, le secret plaisir d’exercer une supériorité. Mais ce qui est plus rare, c’est la bonté qui pardonne ; et pourtant, c’est la vraie bonté, humble, dépouillée de tout retour sur soi, la vraie bonté conquérante, qui finit toujours par avoir le dernier mot, devant laquelle tout obstacle finit par céder.

Savoir pardonner, c’est entrer dans le plan de Dieu et le seconder, car notre pardon attire le sien ; bien plus, c’est le sien qui passe à travers le nôtre, celui-ci n’étant qu’un rejaillissement sur autrui de la miséricorde dont Dieu nous entoure, et qu’Il nous demande de partager avec nos frères. La compensation aux torts que l’on a pu avoir envers nous, ne la trouverons-nous pas ainsi, bien mieux que dans l’humiliation de celui qui nous a blessé, dans la joie de lui pardonner, d’attirer par là sur lui le pardon même de Dieu, et de l’aider à s’ouvrir à cette divine miséricorde, à y croire vraiment, en la lui rendant présente sous une forme sensible, accessible, incarnée dans la nôtre ?

Peut-être Dieu avait-Il prévu que sa grâce irait à cette âme par cette voie ( car Il se plaît, toujours, et simplement parce que c’est là nous donner davantage, à réaliser par nous ses desseins, les faisant dépendre de notre concours ) c’est une attention toute délicate de son amour envers nous, et cela vaut la peine d’oublier, pour y répondre, nos susceptibilités, nos revendications, les laissant se perdre dans l’unique souci d’aider nos frères, de leur être plus étroitement uni dans l’accomplissement de l’œuvre commune.

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Re: La charité

Message  Sandrine le Ven 3 Avr 2009 - 17:05

Don et Pardon

Pour aider le prochain, il faut d’abord lui témoigner indulgence et bonté
. Mais n’y a-t-il pas quelque excès à craindre : n’importe-t-il pas, dirons-nous, que celui qui a mal agi s’en rende compte ; est-ce vraiment lui rendre service que de sembler ignorer ses torts, et ne pourrions-nous utilement les lui faire au moins discrètement sentir ?
Tout d’abord, il suffirait d’être un peu attentif aux autres pour comprendre qu’ils connaissent beaucoup mieux leurs défauts et en sentent le poids bien plus lourdement que nous ne le pensons. Même ceux qui semblent les plus forts sentent leur humaine faiblesse, leurs limites, et en souffrent d’autant plus qu’ils mettent davantage leur point d’honneur dans l’assurance en eux-mêmes, l’affirmation de leur supériorité. Les fautes d’autrui sont moins impunies qu’on ne l’imagine et cela devrait, si nous nous en rendions mieux compte, nous incliner à l’indulgence : le meilleur antidote de l’impatience, c’est la compassion ; c’est elle qui prendrait le dessus si nous pouvions voir combien souligner les manquements des autres, c’est trop souvent toucher imprudemment une plaie à vif, les écraser davantage sous une charge déjà lourde à porter.

D’ailleurs, ne se trouvera-t-il pas toujours quelqu’un pour tenir ce rôle, pour aider le prochain à prendre conscience de ses torts ; et moins facilement, peut-être, pour lui apporter une aide indulgente et compréhensive. Il vaut donc mieux choisir cette seconde tâche, et compter sur d’autres pour se charger, au besoin, de la première, laquelle, d’ailleurs, est pleine d’embûches !

A suivre …

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Re: La charité

Message  Sandrine le Ven 3 Avr 2009 - 17:08

Dieu lui-même ne nous donne-t-il pas ici l’exemple ? Avec quelle prudence agit sa grâce lorsqu’elle nous éclaire sur nos fautes, nous donnant peu à peu la lumière selon ce que nous pouvons porter, sachant patienter, attendre le moment opportun !

N’est-ce pas présomption de vouloir intervenir de son propre mouvement dans une œuvre aussi infiniment délicate ? Il faudrait, pour le faire utilement, agir avec tant de charité, de prudence, de pureté d’intention surtout ; il faudrait être bien sûr de ne pas se laisser entraîner par la passion à quelque excès ou à quelque maladresse. Aussi est-il sage de s’en abstenir dès que se laisse soupçonner, sous le désir de faire sentir à autrui ses torts, une secrète envie de l’obliger à confesser ceux qu’il a envers nous-même. Besoin inavoué de voir celui qui nous a manqué, s’il n’en est pas puni autrement, l’être au moins par la confusion de devoir se reconnaître coupable !

Comment s’étonner, lorsqu’on obéit plus ou moins consciemment à de pareils motifs, d’aboutir à de piètres résultats. Bien loin d’aider les autres à discerner leurs défauts, on ne saurait par de semblables méthodes que leur rendre plus difficile encore cette sincérité envers eux-mêmes ; à moins d’être vraiment très vertueux, ils ne seront que moins portés à reconnaître leurs torts. N’est-il pas déjà moins aisé d’admettre le bien-fondé d’un reproche qui nous est fait, même à bon droit, et en toute charité, que d’avouer spontanément nos erreurs ? A plus forte raison si l’intention de celui qui se croit en droit de nous reprendre apparaît moins pure.

A suivre …

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Re: La charité

Message  Sandrine le Ven 3 Avr 2009 - 22:08


Combien un peu d’indulgente bonté serait un moyen plus efficace pour gagner la bienveillance de tous, même de ceux qui semblent le moins décidés à se rendre ! Car la charité est la vertu la plus immédiatement récompensée ici-bas : le prochain, lui aussi, sait rendre au centuple. Si l’on voulait essayer de s’exercer avec quelque persévérance à la douceur, on serait vite étonné des résultats. Ne suffirait-il pas de se montrer un peu plus bienveillant envers ceux dont l’attitude est moins aimable pour qu’ils sentent le contraste entre leurs façons d’agir et la bonté qu’on leur témoigne ? C’est alors qu’ils se rendraient compte de ce qu’il y a de défectueux dans leurs manières d’être, qu’ils en éprouveraient une véritable confusion, et le désir de se faire pardonner. Ils s’adouciraient d’eux-mêmes. Les loups deviendraient des agneaux. Les résistances qui semblaient impossibles à vaincre céderaient sans effort.

C’est ainsi que l’on aiderait les autres à être bons … et que, peut-être aussi, on découvrirait avec joie qu’ils sont meilleurs qu’on ne le pensait.

A suivre …

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Re: La charité

Message  Sandrine le Ven 3 Avr 2009 - 22:09

Ici, plus que nulle part ailleurs, éclate le contraste entre l’inévitable échec des moyens humains et l’efficacité surnaturelle de la patience, de la douceur, qui sait attendre, espérer sans se lasser, parce qu’elle croit à la bonté, elle veut y croire, envers et contre tout. Confiant à Dieu, dans un acte d’abandon, sa peine des incompréhensions, des échecs qu’elle rencontre dans ses rapports avec autrui, ou telle humiliation qui lui est imposée, elle se sent en assurance. Elle le sait, à travers tout cela, c’est encore Dieu qui l’éprouve et, si elle demeure entre ses mains, en patience et soumission, il la conduira à cette paix véritable qui ne s’atteint pas en imposant nos points de vue, en ayant le dessus sur un adversaire, mais par un triomphe de la seule grâce de Dieu et de sa charité.
Vers cette paix, elle progresse d’autant plus sûrement que, dans cet abandon qui la libère de toute préoccupation personnelle, de tout retour sur elle-même, il lui est plus facile d’agir avec pureté d’intention, d’une façon réellement désintéressée.

A suivre …

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Re: La charité

Message  Sandrine le Ven 3 Avr 2009 - 22:11

N’importe-t-il pas que chacun ait sa part de joie ? la nôtre … plus nous aurons le sentiment de l’avoir trouvée en Dieu, plus nous désirerons faire ce qui est en notre pouvoir pour donner à chacun la sienne. La donner, ou la laisser prendre, même si c’est à nos dépens, et non peut-être sans quelque sans-gêne. Il faut savoir accepter de bon cœur ces petits empiètements, apprendre à s’oublier soi-même pour aider chacun à trouver ce dont il a besoin pour s’épanouir, pour porter plus allègrement le poids de la vie, souvent plus lourd que nous ne le soupçonnons.

Donner de la joie, c’est le meilleur moyen de faire du bien : comme toute vie, la vie spirituelle ne peut s’épanouir que dans la paix et le bonheur. Aider les autres à trouver ce bonheur, c’est les aider à s’approcher de Dieu, à croire à sa charité, qu’on leur rend ainsi plus présente.
Et pour soi-même, il est si bon de sentir que l’on a donné de la joie, surtout à ceux qui en ont peu ! Et c’est à eux qu’il est le plus facile d’en donner : un rien les touche jusqu’au fond du cœur.


L’amour du prochain, étant si proche de l’amour de Dieu, ne peut pas ne pas être comme lui source de très douce joie ; il la répand à profusion partout où il passe.

FIN

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