Réflexions chrétiennes

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Réflexions chrétiennes

Message  Sandrine le Mar 26 Aoû 2008 - 16:36

Livre de piété des jeunes filles et des mères chrétiennes , Manuel complet pour le pensionnat et la famille, 1903

PRELIMINAIRES


C'est l'avis de tous les saints et de tous les docteurs, que la Méditation est le moyen par excellence, de parvenir à " faire le bien et éviter le mal " ; or, nous dit la Sagesse éternelle, "faire le bien et éviter le mal, c'est là tout ce qu'on demande à l'homme." Les mêmes saints ne sont pas moins unanimes à déclarer que nul autre moyen ne peut suppléer à celui-là. Sous une forme ou sous une autre, il faut qu'on médite; il le faut, non seulement pour progresser dans la vertu, mais même pour faire son salut.

Le Pape Benoît XIV a accordé une indulgence plénière, une fois par mois, aux conditions ordinaires, aux personnes qui font au moins un quart d'heure de méditation chaque jour.



Dernière édition par Gratis pro Deo le Mar 26 Aoû 2008 - 22:51, édité 1 fois

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Message  Sandrine le Mar 26 Aoû 2008 - 16:49

1.NOTRE FIN DERNIERE


Pourquoi suis-je sur cette terre ? Est-ce pour mener une vie douce et oisive ? Est-ce pour accorder à mes yeux, à mes oreilles, à tous mes sens, ce qu'ils désirent ? Est-ce pour briller et ensuite faire parler de moi dans le monde ? Non, la foi me le dit, ce n'est pour rien de semblable.
Je suis créé pour Dieu. De même que le soleil est placé au firmament pour éclairer les hommes, ainsi je suis placé sur cette terre pour aimer et servir Dieu. De gré ou de force je dois procurer sa gloire; si ce n'est pas de bon coeur, comme son enfant, ce sera malgré moi, comme son esclave. En refusant de vivre sous l'empire de sa bonté et de mériter la récompense du Ciel, je tombe sous l'empire de sa justice et je me prépare les peines de l'enfer; il n'y a pas de milieu.
Me suis-je comporté jusqu'ici comme une créature qui n'est que pour Dieu ? N'ai-je pas plutôt agi pour le monde et pour moi-même ? Me suis-je uniquement préoccupé de plaire à Dieu ou n'ai-je pas plutôt recherché les applaudissements des personnes qui m'entourent ? Il est trop vrai, Seigneur, j'ai été l'esclave de ma vanité et de ma sensualité; je vous ai oublié et méconnu pour un honteux plaisir. Mais je veux réparer le passé et vivre désormais pour vous seul. "Vous êtes mon Seigneur et mon Dieu"; toutes mes pensées, toutes mes actions seront pour vous.


Dernière édition par Gratis pro Deo le Jeu 28 Aoû 2008 - 14:53, édité 1 fois

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Message  Sandrine le Mar 26 Aoû 2008 - 22:50

2. L'AFFAIRE DU SALUT


Mon affaire capitale en ce monde, c'est le salut de mon âme. C'est d'abord une affaire personnelle. Je ne puis charger personne du soin de faire mon salut. Dieu, lui-même, qui m'a créé sans moi, ne me sauvera pas sans moi: ma coopération est indispensable.
C'est une affaire unique et irréparable. Si je suis sauvé, tout est gagné; si je suis damné, tout est perdu. Quand bien même je serai éprouvé par la maladie, par le chagrin, réduit à la plus extrême misère, tous ces maux ne sont rien, si je fais mon salut. Par contre, quand bien même je serais comblé de délices pendant cette vie, et je jouirais de tous les biens imaginales, nul malheur ne pourrait être comparé à mon malheur, si je ne faisais pas mon salut. Temps, études, argent, veilles, sueurs, dès que mon âme est perdue, tout est perdu.
Où en suis-je donc sous ce rapport ? N'est-il pas vrai que je pense à tout et que j'oublie mon âme ? A voir le peu de soin que j'en prends, ne semblerait-il pas qu'elle ne soit point à moi, ou plutôt que je n'aie point d'âme ? Dans les choses matérielles, la moindre perte m'afflige ; et je suis peu touché de cette perte souveraine, qui est sans ressource. Qui pourtant répondra pour moi au tribunal de Dieu, si j'ai mérité la damnation ? Ah ! Seigneur, je le reconnais, j'ai été aveugle et insensé ; mais, tandis qu'il en est temps encore, je veux songer à mon salut, y songer sérieusement et tout sacrifier à cette grande et unique affaire.

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Message  Sandrine le Mer 27 Aoû 2008 - 22:05

3. IL FAUT ETRE TOUJOURS PRET A PARAITRE DEVANT DIEU


Une foule de personnes redoutent la pensée de la mort et écartent tout ce qui pourrait leur en rappeler le souvenir. Ce serait raisonnable si cette pratique devait reculer la mort elle-même ou nous préserver de ses atteintes; mais, puisque nous pouvons devenir ses victimes au moment où nous y pensons le moins et qu'il est de toute nécessité de nous trouver prêts au moment où elle nous frappera, n'est-il pas au contraire souverainement sage de penser souvent à la mort ?
Faisons-nous donc une loi de nous demander de temps en temps si nous sommes en état de paraître devant Dieu. Ne disons pas : "J'y penserai à la retraite, à la mission"; non, car nous ignorons même s'il y aura encore une retraite, une mission pour nous . Quand il s'agit du salut, prenons le parti le plus sûr; soyons toujours prêts.
Qu'est-ce qui nous donnera joie et sécurité au moment de la mort ? La fidélité constante que nous aurons eue à éviter le péché, les moindres péchés. Oh ! si nous comprenions bien nos intérêts, comme nous serions humbles, dociles, mortifiés, fidèles à tous nos devoirs ! Comme nous nous dirions : je veux n'avoir rien sur la conscience à l'heure de la mort !

Résolutions : Désormais, et spécialement aujourd'hui, quand ma nature voudra s'accorder du bien-être, je la dompterai en pensant à la mort. Si j'éprouve la démangeaison de dire un mot peu charitable, je me réprimerai pour n'en être point troublé à la mort. Dans toutes mes actions je me dirai : il faut te comporter comme si tu devais mourir aussitôt après.

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Message  Sandrine le Jeu 28 Aoû 2008 - 15:12

4. LE SOUVENIR DE LA MORT


« Ô mort, dit un pieux auteur, que tes arrêts sont sages ! Tu nous apprends à juger équitablement; tu nous donnes de précieuses leçons sur la valeur des biens terrestres, qui demeurent en deçà du tombeau et n'ont rien à faire au delà.
Tu nous rends spécialement attentifs à ce qu'il y a de meilleur, de plus noble en nous; à ce qu'il y a d'impérissable, c'est-à-dire à l'âme qui ne meurt pas, et qui brave le tombeau.
Tu nous guéris de l'attachement désordonné aux personnes et aux objets de ce monde : tu nous détaches de la fortune, des honneurs et du luxe, des plaisirs et des jouissances matérielles. Oui, il faut que la séparation se fasse un jour; pourquoi donc nouer, entretenir, resserrer des liens qui devront être rompus avec tant d'amertume ?
Ô mort, tu nous avertis de veiller; car tu t'approches comme le voleur pendant les ténèbres de la nuit, et tu enlèves sans distinction d'âge, d'état ou de mérite, ceux que le Seigneur t'a dit d'effacer du nombre des vivants.
Ô mort, tes arrêts sont consolants ! Tu viens montrer à l'homme qui souffre, à celui qui se dévoue et se mortifie, la fin de ses peines et le commencement de sa récompense .
Ô mort, sois la bienvenue, car tu es l'entrée du repos, le seuil du bonheur, le signal de la délivrance. Tu mets fin à toutes les épreuves et à la plus grande des misères de ce monde, le danger d'offenser Dieu.
Du fond de cette vallée de larmes, tu nous conduis à Jésus . Tu ranimes le pèlerin fatigué et tu couronnes ses efforts. A l'infortuné que la douleur accable, tu montres le ciel.»

Croyez-vous que si vous étiez fidèle à vous souvenir de ces grandes vérités au moment de la tentation, vous y succomberiez aussi facilement ? Ne serait-ce pas un bouclier contre l'ennemi ? Méditez encore ces paroles du B. Curé d'Ars : « Nous ne sommes sur la terre que pour un tout petit moment. Nous marchons à grands pas vers l'éternité. La mort arrive, et après ?...Ah! si les pauvres damnés avaient le temps que nous perdons, quel bon usage ils en feraient !...»

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Message  Sandrine le Jeu 28 Aoû 2008 - 15:33

5. QUELS SERONT NOS SENTIMENTS AU LIT DE LA MORT


Considérez la personne pieuse au lit de la mort. Elle est calme et paisible. Dieu la visite par sa grâce; la sainte Vierge lui prodigue ses secours. Elle se souvient d'avoir commis beaucoup de fautes, mais une voix intérieure lui dit qu'elles sont pardonnées. Elle sait qu'elle va quitter sa famille, mais elle contemple le Père céleste qui lui tend les bras comme à son enfant bien-aimé et il ne lui coûte nullement d'abandonner cette terre d'exil.

Considérez maintenant en face de la mort, la personne qui a mené une vie tiède. Elle est inquiète et troublée. Toutes les fautes qu'elle a commises se présentent à son esprit : les a-t-elle confessées avec contrition, avec ferme propos ? Sa conscience lui laisse des doutes à cet égard. Puis elle songe à tant de bonnes oeuvres qu'elle a négligées, à tant d'imperfections qui ont accompagné le peu qu'elle en a faites. Oh ! si elle avait à recommencer, que ne sacrifierait-elle pas pour le ciel ! mais il est trop tard, et cette pensée lui perce le coeur.

Considérez enfin sur son lit de mort celle qui sait être coupable. Le désespoir, l'angoisse, la terreur l'accompagnent. Tout dans sa vie la glace d'épouvante; elle voit avec la dernière évidence qu'elle a péché souvent, qu'elle a péché gravement; la confiance seule en la miséricorde divine pourrait lui rendre un peu de paix ; mais cette confiance, elle ne l'a pas ; le démon lui livre les plus terribles assauts, craignant que sa proie ne vienne à lui échapper. Bientôt l'agonie arrive ; elle va s'endormir de son dernier sommeil... Mon Dieu, que le réveil sera horrible !

A laquelle de ces trois personnes voulez-vous ressembler lorsque Dieu vous appellera à lui ? Telle vie, telle mort.

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Message  Sandrine le Ven 29 Aoû 2008 - 11:31

6. LA MORT SPIRITUELLE


La mort de Lazare est une image frappante des divers états par lesquels passe le chrétien avant d'arriver à la mort spirituelle, lorsqu'il tombe dans un si grand malheur.
Lazare a commencé par un état de langueur. Qu'était-il avant cela ? Un jeune homme à la fleur de l'âge et peut-être d'une brillante santé. Qu'était cette jeune fille avant l'entrée dans le monde ? Une jeune fille édifiante, fervente peut-être. Au pensionnat, elle était régulière et avait horreur des fautes légères. Plus tard, elle est devenue tiède, elle est tombée dans la langueur : voilà l'origine du mal.
De la langueur, Lazare est passé à un état de léthargie. "Notre ami Lazare sommeille." Cette jeune personne est passée de la tiédeur à l'habitude du péché véniel, laquelle engendre une sorte de léthargie de l'âme. Plus de remords de conscience, plus de crainte de Dieu. Les exercices de piété étant délaissés, elle n'est plus rentrée en elle-même; elle est devenue indifférente et insensible à tout ce qui regarde son salut.
Au sommeil succède la mort. "Lazare est mort !" Cette tiédeur ne pouvait durer bien longtemps sans exposer la pauvre enfant à quelque catastrophe. La limite du péché véniel et du péché mortel, elle l'a franchie un jour d'étourdissement au milieu du monde, soit que le démon l'aveuglât, soit que ses passions fussent plus violentes. On peut appliquer alors à cette infortunée cette parole de la Sainte Ecriture : " Vous semblez vivre, mais en réalité vous êtes morte."
Après la mort, la corruption. " Seigneur, disait à Jésus Madeleine, en parlant de Lazare, il exhale déjà l'odeur du tombeau." Le coeur de la jeune égarée se change bientôt en un bourbier infect. Quel effroi elle éprouverait si elle voulait comparer son état actuel à cette radieuse innocence qui faisait son bonheur au couvent ! Mais elle s'étourdit de plus en plus et se garde bien de faire ces comparaisons.
Mon Dieu, qu'il est à craindre qu'elle ne se réveille un jour en enfer !

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Message  Sandrine le Mer 3 Sep 2008 - 15:07

7. LE JUGEMENT PARTICULIER


Représentons-nous ce qui se passera au jugement particulier . Que verra, par exemple, cette personne qui a aimé le monde lorsque, subitement, au moment même où son dernier soupir aura séparé son âme de son corps, elle se trouvera transportée au tribunal de Dieu ? Le tableau de toute sa vie se déroule sous ses yeux : l'immense multitude de ses actions lui apparaît avec chacune de leurs circonstances. Pas une pensée, pas une intention qui ne soit mise à nu. Telle elle a été, telle absolument elle se verra alors, avec autant de fidélité que le miroir retrace l'image placée devant lui.

Et que dira-t-elle ? Que répondra-t-elle aux reproches du Souverain Juge ? Plus de règles fausses et d'interprétations complaisantes; plus de prétextes frivoles pour justifier les négligences et les manquements; tout sera jugé en conformité avec les maximes de l'Evangile et les devoirs qui nous ont été imposés. L'exemple des personnes relâchées, leurs conseils, la faiblesse de notre volonté, la séduction des créatures, tout ce qui nous sert aujourd'hui d'excuse ne sera plus rien pour nous en ce moment, ou servira même à notre condamnation.

A qui la coupable aura-t-elle recours pour éviter les châtiments qui l'attendent ? Au sang de Jésus-Christ ? Mais ce sang, qu'elle a profané peut-être, crie vengeance contre elle. Aux Saints, à la Sainte Vierge ? Ils ne seront point présents à ce jugement; et y fussent-ils, ils ne pourraient que se joindre à Jésus-Christ et faire triompher la justice. L'infortunée restera seule, seule avec sa pauvre vie de péchés !

Vous qui lisez, moi qui écris, nous devons concevoir la même frayeur. Ne pas penser à ce jugement, ce serait une folie; mais folie plus grande encore d'y penser et de ne pas se mettre tout de bon en état de le soutenir !

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Re: Réflexions chrétiennes

Message  Sandrine le Jeu 11 Sep 2008 - 23:01

8. LE JUGEMENT DERNIER



Le pécheur y sera couvert de confusion. Il arrive quelquefois sur la terre qu'on rougit de déclarer ses fautes au tribunal de la pénitence; on a honte de les faire connaître au représentant de Jésus-Christ. Que sera-ce lorsqu'elles apparaîtront aux yeux de tout l'univers ? La jeune fille qui aura été esclave de ses passions mauvaises connaîtra ce supplice. Ses parents, aux regards desquels elle se dérobait si soigneusement pour faire le mal, ses maîtresses, ses compagnes qu'elle trompait par des dehors hypocrites, verront à découvert les plus énormes péchés de sa vie. Rien ne pourra la soustraire à cette manifestation si humiliante.

Le pécheur frémira de rage contre lui-même. En ce jour des vengeances divines, il se verra comparé avec l'infidèle et le sauvage qui n'auront point reçu la lumière de l'Evangile et qui cependant seront trouvés moins coupables que lui. Tandis que les justes, bénis de Dieu et tout éclatants de gloire, recevront la récompense de leurs vertus, il verra les portes de l'enfer s'ouvrir devant lui et la légion des esprits infernaux s'apprêter à l'y faire descendre. Alors il reconnaîtra son erreur; il s'arrachera les cheveux et se frappera la poitrine avec désespoir. Mais ses regrets seront stériles.

Le pécheur entendra prononcer la sentence de sa condamnation. "Jamais, disait saint Jérôme, je ne me figure entendre cette trompette fatale : "Levez-vous, morts, venez pour être jugés," sans que mes cheveux se dressent sur ma tête et que je me sente glacé d'effroi." Combien cependant n'est-il pas plus formidable l'arrêt du souverain Juge : "Allez, maudits, au feu éternel !" Etre rejeté, être maudit de Dieu, être précipité dans l'enfer, et cela pour toujours, quel sort affreux ! Quelle horrible catastrophe !

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Message  Sandrine le Ven 12 Sep 2008 - 23:20

9. LA CRAINTE DE L'ENFER


Saint François Xavier, lorsqu'il parlait du Purgatoire aux fidèles, leur suggérait une réflexion extrêmement salutaire et dont tous les chrétiens devraient faire leur profit. "Vous pensez, disait-il, à vos frères qui souffrent dans un autre monde; vous avez la religieuse ambition de les soulager; c'est très bien; mais pensez d'abord à vous-même. Avant d'entreprendre de retirer des âmes du Purgatoire, commencez par délivrrer la vôtre de l'enfer." Que ce conseil est sage ! Et qu'il importe de le suivre ! Or, pour se préserver de l'enfer, il faut avant tout vivre en état de grâce. C'est le péché qui mène à l'enfer; la fuite du péché nous préservera donc infailliblement de l'abîme éternel. Mort au péché ! Voilà quelle doit-être la devise d'un véritable chrétien.

Telle est la première conséquence de cette grande règle : Je veux avant tout éviter l'enfer. La seconde est celle-ci : Il faut prendre tous les moyens que nous offre l'Eglise pour expier nos péchés passés, pour satisfaire à la justice divine. Dieu veut qu'une dette contractée par une faute volontaire soit acquittée par une expiation qui soit aussi volontaire. Il nous frappe, parce que nous n'avons pas le courage de nous punir nous-même. Quelle folie d'attendre jusqu'après cette vie pour recevoir enfin notre châtiment ! Si au contraire nous nous obligions à faire pénitence, nous aurions, en somme, infiniment moins à souffrir, quand bien même nous exercerions sur notre corps les dernières rigueurs. Disons-nous donc une bonne fois : Je veux régler mes comptes avec Dieu et acquitter toutes mes dettes. Ah ! si mon âme était déjà dans le lieu des supplices et qu'elle pût s'en affranchir comme elle le peut aujourd'hui, avec quel empressement ne le ferait-elle pas ! Eh bien, je vais faire maintenant ce que je voudrais avoir fait alors, et je n'aurai plus d'inquiétudes !

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Re: Réflexions chrétiennes

Message  Sandrine le Jeu 18 Sep 2008 - 16:22

10. LES SUPPLICES DES DAMNES


Une névralgie, une fièvre nous fait beaucoup souffrir ; une brûlure un peu profonde nous fait pousser des cris. Que sera-ce des tourments de l’enfer, dont toutes les maladies imaginables et les supplices les plus cruels ne sauraient même nous donner une idée ? Les damnés seront plongés dans un océan de feu : ils ne sentiront, ils ne respireront que le feu. Le feu les embrasera sans les consumer, pénètrera leurs chairs, circulera dans leurs veines, s’insinuera jusque dans la moelle de leurs os. On les entendra soupirer, gémir, proférer d’horribles blasphèmes en se tordant comme des forcenés. Mais leur fureur sera inutile et leurs larmes raviveront la flamme de leur brasier, au lieu de l’éteindre.

Les damnés ne souffriront pas seulement dans leur corps ; il y aura pour eux un supplice spirituel, plus douloureux encore que le supplice matériel. Un double souvenir se présentera perpétuellement à leur esprit comme un ver rongeur, et les transportera de colère et de rage contre eux-mêmes. D’une part, ils verront la facilité inouïe qu’ils ont eue de se sauver, d’avoir le ciel en partage, et l’abus insensé qu’ils ont fait de la grâce divine ; cette vue sera pour eux un reproche amer et leur causera les regrets les plus cuisants. D’autre part, ils verront la vanité des plaisirs coupables, pour lesquels ils ont sacrifié leur bonheur éternel : ces courts instants de joie trompeuse et empoisonnée, qu’ils doivent expier par une éternité de tortures. « Ah ! se dira le réprouvé, qu’eût-il donc fallu pour éviter cet abîme de maux ? Une bonne confession, un peu d’empire sur moi-même, le courage de rompre une amitié dangereuse ou de braver le respect humain ! Et maintenant mon malheur est irréparable ; Dieu est juste, et je suis puni par ma faute ! » On ne saurait rien imaginer de plus douloureux que ce désespoir.

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Re: Réflexions chrétiennes

Message  Sandrine le Ven 19 Sep 2008 - 18:32

11. L’ETERNITE DES PEINES DE L’ENFER


Les tourments des réprouvés, si rigoureux qu’ils soient, deviendraient plus tolérables s’ils devaient finir un jour. Qu’est-ce qui nous console dans une maladie aiguë ? C’est de penser que bientôt nous en serons délivrés. Un mal dont on n’entrevoit pas le terme jette celui qui le souffre dans un affreux découragement. Le damné, lui, aura éternellement devant les yeux, sans pouvoir en détourner sa pensée, le spectacle de cette interminable série d’années et de siècles, et il sera écrasé sous le poids de cette affreuse éternité : Toujours, toujours, sans jamais finir !
Aucune comparaison, aucune image ne saurait donner en effet une idée de cette durée sans fin. Quand un damné aura répandu autant de larmes qu’il en faudrait pour remplir tous les fleuves et toutes les mers du monde, n’en versât-il qu’une chaque siècle, l’éternité ne fera que commencer . Il devra se remettre à souffrir et à pleurer, et quand il aura versé de nouveau la même quantité de larmes, autant de fois qu’il y a de grains de sable sur les bords de l’océan , de feuilles dans les forêts, d’atomes dans l’air, il ne sera pas plus avancé, tout cela lui sera compté pour rien.
A force d’entendre rappeler ces vérités terribles, il arrive qu’on s’y habitue et qu’elles ne font plus qu’une légère impression. C’est là un bien grand malheur. Que j’y pense ou que je n’y pense pas, que je le veuille ou que je ne le veuille pas, je marche, je cours vers l’éternité, je suis à la porte de mon éternité. Sera-t-elle heureuse ou malheureuse ? C’est à moi de répondre ; il dépend de moi de la faire l’une ou l’autre. Mais si je néglige de m’assurer la première, je n’échapperai pas à la seconde. Non, je ne serai pas si insensé que de risquer mes intérêts éternels.

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Re: Réflexions chrétiennes

Message  Sandrine le Mar 23 Sep 2008 - 15:37

12. REGRETS QUI DESOLENT LES AMES DU PURGATOIRE


Qui n’a pas remarqué, dans les sujets de peine qu’il pouvait avoir, que sa douleur était bien plus cuisante si sa conscience l’obligeait à se dire : « Je souffre cela par ma faute ? » On se console d’un mal qu’on ne pouvait pas empêcher ; mais être condamné à une peine rigoureuse pace qu’on l’a bien voulu, et tandis qu’on pouvait au lieu de cette peine, jouir d’un bonheur immense, c’est là un sujet des regrets les plus amers, d’une inexprimable tristesse. Tel est l’état des âmes du Purgatoire. Comme les damnés en enfer, elles se représentent sans cesse combien il leur était facile d’éviter telle et telle faute, que la justice divine leur fait si sévèrement expier, et elles demeurent inconsolables de les avoir commises. Plus ces fautes étaient légères, mieux elles comprennent la folie qu’elles ont faite en ne cherchant pas à les éviter. Cette vue, disent les saints, les déchire cruellement et ne leur laisse de repos ni jour ni nuit.
Un autre sujet de douleur, entre tous ceux que ressentent les malheureux habitants du Purgatoire, c’est l’oubli, l’abandon dans lequel ils se trouvent. Déjà sur la terre, l’homme est extrêmement sensible à l’ingratitude de ses amis, de ses proches, de tous ceux auxquels il a fait du bien. Lorsque les cœurs sur lesquels il comptait le plus le laissent seul dans l’adversité et s’éloignent à jamais de lui, il en devient inconsolable. Quelle ne doit pas être après cela la douleur des âmes du Purgatoire en voyant que, malgré les protestations de la plus inviolable amitié, on ne conserve bientôt plus d’elles aucun souvenir ! Rien ne peut les distraire de cette pensée, qui ajoute un nouveau tourment à tous ceux qu’elles endurent.
Prions beaucoup pour les morts, sans faire grand fonds, pour nous-mêmes, sur les prières des vivants lorsque Dieu nous aura appelés à lui.

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Re: Réflexions chrétiennes

Message  Sandrine le Mer 24 Sep 2008 - 15:22

13. LE BONHEUR DU CIEL


Le voyageur pense souvent au terme de son voyage pour s’encourager ; le soldat au foyer paternel, où il espère rentrer bientôt. Il est sage de les imiter en élevant souvent notre esprit et notre cœur vers le ciel, où une si belle récompense nous est réservée. Alors, si le travail nous épouvante encore, l’espoir de cette récompense nous rendra du courage.
Au ciel, il n’y aura plus ni méchants, ni impies pour nous tourmenter et nous persécuter. Nous n’aurons plus que des amis et des frères, avec lesquels les relations seront d’une inexprimable douceur.
Au ciel, plus de pauvres : tous les sujets du grand Roi seront riches. Plus d’inquiétude du lendemain, plus de privations. Les trésors de la gloire feront la béatitude des élus.
Au ciel, point d’esclaves ; tous les sujets seront libres, tous seront rois, pour régner avec Jésus-Christ. Et cette liberté sera d’autant plus douce qu’on aura mieux obéi sur la terre.
Au ciel, plus de deuils, ni de pertes de biens, ni de calomnies, ni de contradictions, ni aucune de ces épreuves qui rendent ici-bas la vie si amère. Chacun sera pleinement satisfait et sans aucune crainte de voir s’évanouir ni diminuer son bonheur.
Combien donc ne doit pas nous réjouir la pensée du ciel ! Combien ne sont pas insensés les mondains qui consentent à la perdre pour quelques moments des plus méprisables jouissances ! Conçoit-on le blasphème stupide de cette reine d’Angleterre qui disait : « Que Dieu me donne un règne de quarante ans et je lui laisserai son paradis ! » Hélas ! Que dit-elle à présent ?...
Disons-nous souvent, comme cette mère héroïque à son fils qu’on allait conduire au supplice : « Je t’en prie, regarde le ciel, et que sa vue te donne le courage d’accomplir ton devoir, de rester fidèle à ton Dieu ! »

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Re: Réflexions chrétiennes

Message  Sandrine le Mar 30 Sep 2008 - 20:24

14. EFFETS DESASTREUX DU PECHE MORTEL


Il n’y a qu’un seul vrai malheur en ce monde, c’est le péché, c’est-à-dire, la rupture avec Dieu, la préférence donnée au démon sur Jésus-Christ.
Dieu dit : Faites cela, je vous l’ordonne ; ne faites pas cela, je vous le défends. Nous transgressons ses ordres ; nous méprisons ses défenses : voilà le péché, et voilà le seul véritable malheur.
Nous connaissons les épouvantables effets du péché mortel ; mais il est bon de nous les rappeler souvent ; car, au moment de la tentation, l’esprit infernal s’efforce de brouiller nos idées et de nous faire illusion sur la gravité et les suites de la faute qu’il nous pousse à commettre… Le péché mortel fait perdre à l’âme ses mérites, le fruit de ses pénitences et de ses prières, le droit à l’héritage céleste. Il la rend esclave du démon, l’asservit à ses passions, la livre au trouble et à l’inquiétude. Il lui donne enfin la mort et fait qu’elle devient pour Dieu un objet d’horreur. Que l’âme est donc malheureuse, lorsqu’elle consent, pour une misérable satisfaction, à se jeter dans cet abîme de maux et à risquer son éternité !
Ce matin encore, j’étais enfant de Dieu, agréable à ses yeux, l’objet de ses soins et de sa protection. Il avait sur moi des pensées de paix ; ses anges me souriaient, me regardaient avec complaisance. J’avais amasser des trésors de mérites … Je viens de succomber à une tentation ; et un fantôme de plaisir, qui a passé comme l’éclair, m’a tout ravi. Maintenant Dieu me hait : sa sainteté l’exige. Mon ange gardien pleure et se voile la face ; Satan m’insulte et triomphe… Oh ! quelle chose horrible que le péché !

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Re: Réflexions chrétiennes

Message  Sandrine le Dim 5 Oct 2008 - 17:39


15. CRAINTES QUE DOIT INSPIRER LE PECHE


Quel mal m’est-il arrivé d’avoir péché ? Voilà, malgré les terribles effets du péché, un mot qu’on est exposé à se dire, du moins implicitement, parce qu’on ne voit que l’extérieur des choses. Il faut, pour repousser à tout jamais cette objection diabolique, nous bien convaincre qu’il résulte un mal effroyable, non pas même d’une multitude de péchés, mais d’un seul péché.
Les mauvais anges n’avaient commis qu’un seul péché, et ce seul péché les a précipités dans l’abîme. Encore n’était-ce qu’un péché de pensée. Adam et Eve n’avaient commis qu’un seul péché, et quoique Dieu eût usé de miséricorde à leur égard, les voilà soudain exilés du paradis, condamnés au travail, aux souffrances, à la mort !
Il semble indubitable qu’il se trouve en enfer des damnés qui n’avaient commis qu’un seul péché mortel. Des auteurs sérieux citent le trait d’un jeune chrétien qui avait toujours été un modèle d’innocence et qui, s’étant une seule fois laissé entraîner par un mauvais compagnon, mourut la nuit suivante en état de péché mortel ; il apparut alors à son séducteur et l’accabla de reproches en lui déclarant que ce péché d’un moment lui valait un enfer éternel.
Comprendrai-je maintenant combien le péché est à craindre ? Dieu est patient, mais il est juste. Dieu est patient, mais il a l’éternité pour punir. Oh ! C’est une chose à tout le moins certaine, qu’il y a en enfer un grand nombre de malheureux qui n’ont pas commis autant de péchés que moi ! Dieu n’a-t-il pas résolu de me frapper après le premier péché qu’il m’arrivera de commettre encore ?...

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Message  Sandrine le Ven 10 Oct 2008 - 12:15

16. LA FUITE DU PECHE


Je dois traiter le péché comme un ennemi : c’est entre lui et moi une guerre à mort. Et en effet, je ne saurais avoir de plus grand ennemi que le péché : tout autre ne peut en définitive me causer qu’un dommage passager, temporel ; mais le péché s’attaque à mon âme, qu’il menace de faire périr éternellement, à Dieu lui-même, que je dois aimer plus que ma vie.
Quand on craint un ennemi, on se garde bien d’approcher du lieu où il réside ; on ne lui suppose que de méchants desseins ; s’il s’avance, on lui résiste ; ou si l’on est faible, on cherche à se mettre à l’abri de ses attaques. Est-ce mon attitude en face du péché ?
Cette personne ne traite pas le péché en ennemi, qui n’évite pas les occasions de se rencontrer avec lui, sachant qu’à cause de sa fragilité personnelle, elle ne peut manquer de courir un péril sérieux de succomber. Cette autre personne ne traite pas le péché en ennemi qui accueille les premières avances du démon, repousse mollement la tentation et se complaît dans des pensées, des sentiments qui, sans être positivement des fautes graves, ne laissent pas que de présenter un réel danger.
Ce n’est pas non plus, enfin, traiter le péché en ennemi, que de ne vouloir pas refréner les sens, les tenir sous le joug, en particulier celui de la vue, puisque c’est par les sens que l’ennemi entre dans notre âme.
Ah ! si nous avions une notion exacte du péché, si nous réfléchissions à ses suites, nous ne serions pas si imprudents, nous ne prendrions pas des libertés qui nous exposent à devenir en quelque sorte les bourreaux de Jésus-Christ !

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Message  Sandrine le Dim 12 Oct 2008 - 14:19

17. LA RECHUTE DANS LE PECHE


Le péché est un très grand malheur, qui dépasse tout ce que notre imagination peut se figurer. Il y a néanmoins un malheur bien plus grand encore que le péché : c’est de retomber dans le péché.
Le péché est un monstre qui a causé dans notre âme d’effroyables ravages : comment qualifier la conduite de celui qui se précipite au-devant de ce monstre pour en être une seconde fois la victime ?
Dieu a pardonné au pécheur, et le pécheur déchire, comme en se jouant, l’acte de réconciliation. Il inflige à Dieu de nouveaux outrages ; il perce son cœur d’un trait plus aigu.
C’est être ingrat que de ne pas rendre bienfait pour bienfait ; mais n’est-ce pas le comble de l’ingratitude que de payer l’amour par la haine et de se servir des dons du bienfaiteur comme d’une arme pour lui faire la guerre ? Dans la rechute, le pécheur abuse honteusement de la miséricorde de Dieu pour s’insurger contre Lui et renouveler ses transgressions.
Mais qu’ils sont terribles les maux que se cause à lui-même le pécheur en retombant dans ses anciennes fautes ! Il accumule sur sa tête le poids de la colère divine ; il se remet sous le joug d’un tyran qui le dominera sans pitié ; il fait succéder les tempêtes à un ciel calme et serein ; il vient se replacer sur le bord de l’enfer, d’où la miséricorde divine l’avait arraché.
Mon Dieu, préservez-moi d’un si grand mal ! Que jamais je ne retourne à mes prévarications d’autrefois !

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Message  Sandrine le Ven 17 Oct 2008 - 23:25

18. L’HABITUDE DU PECHE


Il n’y a pas de plus dure chaîne que celle de l’habitude du péché. Sous son influence, le péché devient comme un besoin, une nécessité de la vie. Le mal se commet en nous presque d’une manière continue. Quel horrible état !
Par l’habitude du péché, la raison s’obscurcit de plus en plus ; on en vient à ne faire pour ainsi dire aucune différence entre le bien et le mal. La volonté devient tellement faible, qu’elle n’a plus qu’une ombre de pouvoir. La conscience ne fait entendre sa voix que rarement, ou cette voix n’est guerre importune. La passion commande en souveraine et est aussitôt obéie. On ne se contente plus d’accueillir le mal, on le recherche, on se livre à lui.
Le poison mortel a tout envahi : l’imagination, la mémoire, les sens, il a tout imprégné, tout infecté. C’est comme une mort qui se multiplie des centaines, des milliers de fois. Y a-t-il rien de plus dégradant ? Mais y a-t-il également rien de plus dangereux ? N’est-ce pas avoir déjà un pied en enfer ?
Tout ce qui est vrai de l’habitude du péché mortel ne l’est-il pas, proportion gardée, de celle du péché véniel ? On ne peut en disconvenir après de sérieuses réflexions .
« Seigneur, retirez-moi du bourbier, afin que je n’y demeure pas enfoncé ; ne souffrez pas que le tourbillon me saisisse et m’entraîne », car il me précipiterait jusqu’au fond du gouffre d’où rien ne pourrait plus me faire sortir !

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Message  Sandrine le Sam 18 Oct 2008 - 13:12

19. L’AVEUGLEMENT SPIRITUEL


Qu’elle est touchante la prière qu’adressait à Jésus l’aveugle de Jéricho ! Il connaissait son mal et il avait la ferme confiance que Jésus-Christ pouvait le guérir. On voulait le faire taire, mais lui criait encore plus fort : « Jésus, fils de David, ayez pitié de moi ! »
Cet aveugle devrait me servir de modèle. Moi aussi, je suis frappé d’un aveuglement bien digne de compassion : je suis aveugle pour les choses de la vie éternelle, aveugle sur mes véritables intérêts, aveugle sur les maux sans nombre que le péché me prépare. Et ce qu’il y a de plus triste, c’est que je me fais souvent illusion sur ma cécité. L’aveugle de l’Evangile connaissait son mal ; moi, je m’imagine parfois être très clairvoyant dans mes affaires spirituelles, et je suis plus aveugle que lui.
Que dit-il à Jésus-Christ ? A-t-il recours à d’éloquentes formules de supplication ? Non, il ne connaît qu’un mot, et il le répète continuellement : « Ayez pitié de moi ! » Me plaindrai-je encore de ne pas savoir prier parce qu’il ne me vient pas de belles pensées ? Mon oraison sera toujours bonne si je redis avec foi et espérance la prière de l’aveugle, qui fut plus tard celle d’une pauvre pécheresse devenue une grande sainte : »Vous qui m’avez créée, ayez pitié de moi ! »
La prière de l’aveugle a été immédiatement exaucée. A moi aussi, Dieu dira : « Que voulez-vous que je fasse pour vous ? » et Il comblera mes vœux.
Il y a pourtant des aveugles que Dieu refuse de guérir : ce sont les aveugles volontaires. Ne suis-je pas peut-être de ceux-là ? Si je connais clairement mes devoirs, et que je les néglige ; si je sais, à n’en pas douter, que telles pensées, tels sentiments sont coupables et que malgré cela je les accueille et les entretienne, ne suis-je pas volontairement aveugle ? Le médecin peut-il guérir un malade qui ne veut pas de la guérison ? O mon Dieu, combien cette comparaison doit me donner à réfléchir !....

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Message  Sandrine le Dim 19 Oct 2008 - 18:47

20. LE DELAI DE LA CONVERSION


Peu de personnes sans doute ont besoin de cette conversion proprement dite, qui fait passer l’âme d’un océan de péchés à l’état de grâce ; mais combien ont besoin d’une conversion relative, qui les tire de l’état de langueur, de tiédeur ou de l’habitude du péché véniel, pour les livrer tout de bon à Dieu, à la pratique de la vertu !
Cette conversion, hélas ! On est souvent exposé, comme pour l’autre, à la renvoyer à plus tard ; on croit ne remettre qu’au lendemain ; on se sent disposé à se réformer sérieusement soi-même à telle époque ou dans telle circonstance favorable ; mais en réalité « on remet de jour en jour », et ce délai se prolonge parfois jusqu’à la mort.
Si nous réfléchissions au tort énorme que nous nous causons à nous-mêmes par une telle négligence, nous ne saurions comment qualifier notre folie. Le malade attend-il, pour appeler le médecin et prendre des remèdes, que son mal soit devenu incurable ? Chaque nouveau péché augmente la faiblesse de notre volonté et rend nos chaînes plus difficiles à rompre.
Pourquoi ne raisonnons-nous pas pour nous-mêmes, comme nous le ferions si nous voulions persuader à quelque grand pécheur de revenir à Dieu : « Si je ne me convertis pas aujourd’hui, le pourrai-je demain ? Y aura-t-il un demain pour moi ? Dieu qui m’appelle aujourd’hui au tribunal de sa miséricorde, ne m’appellera-t-il pas demain à celui de sa justice ? »
Seigneur, je veux me mettre à l’œuvre, et dès l’instant même. Pendant cette journée et toute ma vie, je veux me corriger, me réformer, revenir à une vie sincèrement chrétienne.

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Re: Réflexions chrétiennes

Message  Sandrine le Lun 20 Oct 2008 - 10:39

21. CARACTERE DU PECHE VENIEL


Faute vénielle n’est pas faute légère. Comment pourrait-on appeler léger un acte qui offense la Majesté divine et cause un tort considérable à celui qui le fait ? C’est cependant le double résultat du péché véniel.
Tout péché véniel, de propos délibéré, est un mal horrible. Ce n’est que comparativement au péché mortel, mal encore beaucoup plus redoutable, qu’on peut avec justesse lui donner la dénomination de véniel.
Les saints et les théologiens estiment qu’il vaudrait mieux souffrir les peines du purgatoire jusqu’à la fin du monde que de commettre un seul péché véniel.
Est-ce bien ainsi que je l’envisage ? Mes journées au contraire, ne sont-elles pas toutes tissues, pour ainsi dire, de péchés véniels ? Ne m’est-il pas même arrivé quelquefois de commettre un mensonge ou quelque autre faute peu considérable en me disant froidement : « Après tout, ce n’est qu’un péché véniel ? »
Quels sont les péchés véniels que je commets le plus souvent ? Quels moyens dois-je prendre pour n’y plus retomber, spécialement aujourd’hui ?
O mon Dieu, de toute mon âme je vous promets de ne plus commettre une seule faute volontaire. Aidez-moi de votre grâce, afin que chaque jour voie diminuer le nombre de celles que ma fragilité et mon inconstance me font commettre ! « Bienheureux ceux dont le cœur est pur ! »

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Re: Réflexions chrétiennes

Message  Sandrine le Mer 22 Oct 2008 - 12:06


22. LA NEGLIGENCE DANS LES CHOSES SPIRITUELLES


Le chrétien qui est sincèrement dévoué à Dieu ne néglige rien. Il ne néglige pas les imperfections, les légers manquements, parce que sa délicatesse de conscience lui fait entrevoir ce qu’ils ont d’injurieux pour la sainteté divine. A l’encontre des âmes basses qui ne font état que des péchés mortels ou des plus gros péchés véniels, il est sensible à l’offense que font à Dieu les moindres fautes et il les évite soigneusement.
Il ne néglige point les petites pratiques de piété, les dévotions secondaires. Il adopte, au contraire, dans une sage mesure, celles qui sont recommandées par l’Eglise, et s’acquitte avec exactitude des pratiques qu’il s’est imposées. Il fait avec religion le signe de la croix, et récite pieusement les petites prières. Saint Ignace était d’une ferveur séraphique, même pour les moindres oraisons, comme le bénédicité.
Il ne néglige point les petites mortifications, tant intérieures qu’extérieures, car il comprend que ces actes ne sont nullement petits dans leurs résultats, qu’ils humilient d’ailleurs notre nature et nous forment au renoncement demandé par Jésus-Christ.
Il ne néglige pas les petites occasions de pratiquer la vertu. Comme un commerçant qui profite de tout pour s’enrichir et qui voit avec plaisir les moindres bénéfices réalisés, il saisit avidement les occasions de rendre service au prochain, de s’exercer à la patience, au support, etc.
Il ne s’amuse pas à examiner si telle faute est mortelle ou seulement vénielle, si telle négligence est considérable ou non. Il évite tout mal, il accomplit tout bien pour plaire à son Dieu.
La sainteté n’est pas autre chose que la fidélité à tous nos devoirs, petits et grands. Veillons à ne faillir ni aux uns ni aux autres et, Dieu aidant, nous ferons de rapides progrès dans la perfection.

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Re: Réflexions chrétiennes

Message  Sandrine le Jeu 23 Oct 2008 - 14:34

23. POUR QUELLES FAUTES ON SOUFFRE EN PURGATOIRE


Descendez en esprit dans la prison ténébreuse du Purgatoire, placez-vous en présence d’une personne de votre pays, de votre âge, et demandez-lui pour quelles fautes elle souffre de si cruels tourments. Voici vraisemblablement ce qu’elle pourrait vous répondre.
Pour mes distractions en assistant à la sainte messe, en récitant mes prières, en vaquant à mes exercices de piété. Pour mes immortifications pendant les repas ou en dehors des repas. Pour mes jugements téméraires ou quelques propos peu charitables. Pour mes impatiences et ma maussaderie. Pour ma froideur à l’égard du prochain et ma négligence à lui rendre service. Pour un peu de paresse dans l’accomplissement de mes devoirs. Pour mes saillies d’amour-propre, mes sentiments de vanité et de présomption. Pour mon bavardage inutile et mon manque de gravité …
Voilà ce qu’elle aurait à vous répondre ; ou du moins, ses manquements ne seraient guère plus considérables que ceux que nous venons de signaler. Mais vous, que répliqueriez-vous à ce pauvre compatriote, impuissant désormais à adopter des pénitences volontaires pour expier ses fautes ? Ah ! sans doute, il vous faudrait lui avouer que de tels manquements ressemblent à ceux dont vous vous rendez coupable tous les jours ! N’ajouterez-vous pas que vous voulez profiter de la leçon et réformer votre conduite afin de ne pas partager un jour les mêmes supplices ?

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Re: Réflexions chrétiennes

Message  Sandrine le Jeu 23 Oct 2008 - 22:20

24. LE RELACHEMENT


Considérons combien le relâchement est contraire, non seulement à la foi, mais au bon sens. Pourquoi avons-nous servi Dieu avec fidélité pendant les années qui suivirent notre première communion ? Parce que nous avions fortement compris que nous appartenons à Dieu, que notre unique affaire et la source de notre bonheur, c’est de le servir. Eh bien, cette raison qui nous a déterminés alors, ne vaut-elle plus rien aujourd’hui ? Sommes-nous moins dépendants de Dieu, moins redevables à sa charité, moins intéressés à le bien servir ?
Plus nous avançons, plus nous devons au contraire nous appliquer à servir Dieu, précisément parce que nous avançons. C’est encore le bon sens qui le dit. N’y aurait-il pas folie pour un voyageur de s’asseoir au bord de la route et de refuser d’aller plus loin, alors qu’il est en vue du but de son voyage ? Le pilote ne serait-il pas insensé qui, à proximité du port, refuserait de manœuvrer et s’abandonnerait à la merci des flots ? C’est la même chose pour nous. Une partie de notre route est faite ; nous approchons du but. Quelle folie si nous allions tout compromettre par le relâchement ! Peut-être même la mort est-elle tout près ; or, n’est-ce pas quand on doit rendre ses comptes qu’il faut surtout les tenir bien en ordre ?
O mon âme, oublies-tu que le Seigneur ne se lasse jamais de te faire du bien ? Pourquoi te lasserais-tu de le servir ? Puisqu’il n’y a aucun moment où il ne te comble de ses bienfaits, ne sois pas non plus un seul moment sans lui témoigner ta reconnaissance. Puisque Dieu est toujours le même envers toi, reste toujours la même envers lui.

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