Réflexions chrétiennes

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Message  Sandrine le Ven 24 Oct 2008 - 13:06

25. LES MAUVAISES COMPAGNIES


Les mauvaises compagnies ont damné plus de chrétiens que tous les saints ensemble n’ont jamais pu en sauver. Si on ouvrait l’enfer, à peine trouverait-on une âme qui ne dît : « Telle ou telle personne est cause de ma damnation. » Quel reproche horrible et combien il doit vous donner à réfléchir ! Combien surtout il doit vous inspirer une vive et continuelle crainte de fréquenter des compagnons vicieux, de contracter amitié avec eux !
Ne vous rassurez pas sur votre vertu, sur votre ferme détermination de résister aux conseils de ces amis si dangereux. Quelques précautions que l’on prenne, il est presque impossible de s’entretenir avec eux sans offenser Dieu et même sans se pervertir. Un mot, qui nous surprend à l’improviste, suffit pour inoculer le venin dans notre cœur. Et, tandis qu’il faut si peu de chose pour nous entraîner, les plus héroïques efforts sont nécessaires ensuite pour nous retirer de l’abîme, où ce premier pas risque de nous plonger sans retour.
Ne fréquentez même pas ceux de vos compagnons qui ont une foi faible, un esprit mondain, léger et frivole. De telles personnes peuvent n’être pas encore mauvaises, mais elles sont bien près de le devenir. Combien d’enfants, d’abord soumis et réguliers, ont perdu au contact de ces âmes molles et sensuelles les sentiments chrétiens qu’on s’était efforcé de leur inspirer ! Soyez donc sur vos gardes et défiez-vous de ces faux amis. Vous les connaîtrez lorsque, après une première conversation avec eux, vous vous sentirez moins disposé à prier, à travailler, ou en proie à des émotions et des rêveries que vous n’éprouviez pas . Faites-vous une loi de rompre avec tout compagnon ou ami dont les discours ou les manières alarmeraient votre conscience.

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Message  Sandrine le Dim 26 Oct 2008 - 13:25


26. LES REUNIONS MONDAINES


Un des plus grands dangers pour la vertu, ce sont les réunions mondaines. Qu’y voit-on ? Presque uniquement des choses frivoles et séduisantes. Qu’y entend-on ? Des paroles vaines, légères, médisantes, des chants qui font tressaillir et qui enivrent. Tout captive les sens et concourt à les fasciner, à éblouir l’imagination, à amollir le cœur. On ne s’y préoccupe que de l’éclat des parures, de la beauté des formes ; on n’y estime que ce qui brille selon le monde, et le reste est méprisé.
Ce n’est encore là pourtant que le moindre danger. Peu à peu on prend le goût des vanités au milieu desquelles on se trouve. Si l’on a de la piété, elle perd sa chaleur et devient languissante ; l’innocence elle-même y est trop souvent mise à l’épreuve. Quelle folie donc, pour une personne chrétienne, de demander à être conduite à ces réunions, à ces fêtes, et surtout au bal, au spectacle ! Quelle témérité d’affronter les redoutables périls qui s’y rencontrent ! Tout autre est la manière d’agir d’une personne jalouse de conserver sa vertu. Si on lui propose de semblables réunions, elle prie, elle supplie qu’on la dispense de s’y rendre ; elle ne cède qu’à une sorte de violence, et alors elle est protégée par le triple rempart de la modestie, de la prière et d’une sainte frayeur.
Figurez-vous une personne, appelée subitement à paraître au tribunal de Dieu avec le costume du plaisir, alors qu’elle vient de s’étourdir pendant plusieurs heures dans une joie malsaine : cette pensée vous dira quelle opinion il faut avoir de pareils amusements. Vous le saurez également en voyant au lit de la mort une personne qui s’en est toujours éloignée. « Que je suis heureuse, disait Mlle Thérèse du Parc à une ancienne compagne qui la voyait pour la dernière fois, que je suis heureuse de ne pas m’être livrée au goût naturel que j’avais pour le monde ! Il m’en a bien coûté, mais comme les illusions tombent au moment de la mort ! »

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Message  Sandrine le Mar 28 Oct 2008 - 19:02


27. LE DANGER DE PLAIRE AU MONDE


Une personne, en sa qualité de chrétienne, est tenue d’éviter soigneusement les défauts que condamne l’Evangile ; il en est un, entre tous, qui doit faire l’objet spécial et constant de son attention : ce défaut si redoutable, c’est la vanité.
Rien de plus injuste dans une créature que la vanité : rien de plus injurieux à Dieu ; rien de plus funeste pour nous-même . Si je cherche à m’attirer l’estime et les louanges du monde, ou c’est pour des qualités que je n’ai pas, et alors il y a en cela une sorte de vol ; ou c’est pour des qualités que j’ai réellement, et alors je méconnais l’auteur de tout bien, car, dit Saint Paul, qu’avez-vous que vous n’ayez reçu ? Et si vous avez reçu ce que vous possédez, pourquoi vous en glorifier, comme si vous le teniez en propre ? Par la vanité, nous faisons donc injure à Dieu, à qui seul revient toute gloire. Nous nous faisons en même temps un grand tort à nous-même, car d’un sujet de mérite la vanité fait un sujet de condamnation.
Défiez-vous avec un soin extrême, si vous voulez rester vertueux, de cette tendance à la vanité, de ce désir de plaire, et qui vous pousse à chercher les louanges et les compliments. La personne qui se préoccupe de ne laisser dans l’ombre aucun des avantages qu’elle croit avoir, qui consacre chaque jour un temps considérable à ses ajustements, qui s’étudie à marcher avec élégance, observe son attitude, son maintien, son langage, compose ses mouvements, se met à la torture pour se costumer d’une manière irréprochable, cette personne est bien près de trahir le bon Dieu !

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Message  Sandrine le Mer 29 Oct 2008 - 12:30


28. LE SOIN EXAGERE DE LA TOILETTE


Nous vivons dans un siècle où le luxe domine et entraîne à des excès. Ceux de la toilette sont les plus fréquents parmi les femmes. On commence par un peu de vanité dans la mise, et bientôt l’amour de la parure devient une passion effrénée, qui conduit hélas ! à des abîmes.
Cette passion n’est pas seulement contraire à la religion, elle l’est même à la raison. Pourquoi tel vêtement plutôt que tel autre ? Pourquoi se surcharger d’ornements qui ne sont qu’une vile matière ? Est-ce que l’éclat ou la richesse d’une étoffe augmente le mérite de la personne qui la porte ? S’il y a un mérite, il est pour le fabricant qui a confectionné cette étoffe ou pour la couturière qui a taillé cette robe. Non, le mérite ne saurait être que dans l’âme, dans la vertu. Le faire consister dans les objets extérieurs, c’est faire preuve de bien peu de jugement.
Cela ne veut pas dire qu’on doive se vêtir sans avoir nul souci de sa condition ni des usages. Il est bon de ne pas se singulariser ; s’il ne faut pas être esclave de la mode, il est sage de ne pas l’éviter avec une sorte d’affectation lorsqu’elle n’est pas répréhensible. On doit agir en un mot avec simplicité et modestie.
Ne donnez pas un temps considérable à votre toilette. Il n’est pas nécessaire, pour être habillé convenablement, de passer une heure devant une glace où l’on se contemple toujours avec une certaine complaisance. Soyez prompte dans vos arrangements ; rappelez-vous qu’un jour Dieu vous demandera compte de tous les moments perdus de votre vie.

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Message  Sandrine le Mer 29 Oct 2008 - 22:58

29. LES CONVERSATIONS MONDAINES


Les conversations du monde offrent un double danger : danger de la légèreté et danger de la médisance. Celui de la légèreté d’abord, car on n’y parle que de choses vaines et futiles. Il s’agit sans cesse de parties de plaisir, de livres amusants, de théâtre, de danse, de toilette, d’un chapeau, d’une robe, en un mot de puérilités et de niaiseries. De tout cela on fait des questions sérieuses. On en parle pendant des heures.
En second lieu, il y a le danger de la médisance. On parle des autres à tort et à travers ; on critique, on blâme, on tourne en ridicule … Pour le simple plaisir de faire de l’esprit, on épuise sur de pauvres absents sa veine de malignité et de sarcasmes. Qui sait même s’il ne se mêle pas à tout cela un peu de calomnie !
Il vous suffira de réfléchir quelques instants aux vérités de l’Evangile pour comprendre combien ces conversations sont coupables et indignes d’un chrétien. Que les vôtres soient graves et réservées. Sans doute il ne faut pas d’affectation ni de tristesse ; mais la gaieté peut très bien exclure la dissipation et la légèreté. Ne vous permettez pas de juger les autres et d’en parler d’une manière défavorable. Vous plairait-il qu’on parlât mal de vous, qu’on s’amusât à vos dépens ? Rappelez-vous donc la grande maxime « de ne pas faire à autrui ce que nous ne voudrions pas qu’il nous fit. »
Mon Dieu, pendant toute cette journée, je veillerai sur mes conversations pour ne rien dire qui puisse vous offenser.

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Message  Sandrine le Sam 1 Nov 2008 - 15:48

30. LE SCANDALE


Le scandale est une parole, un acte, ou même l’omission d’un devoir, qui porte ou qui est capable de porter le prochain à offenser Dieu. Ce péché est bien grave. Une personne qui scandalise les autres s’oppose, autant qu’il est en elle, aux desseins de la miséricorde divine en livrant au démon des âmes qui ont coûté le sang de Jésus-Christ. Ces chansons légères, ces discours équivoques, ces médisances, ces mauvais exemples donnent la mort, peut-être, à des âmes innocentes : scandaliser, c’est être le bourreau des âmes et faire pour ainsi dire par là la guerre à Dieu lui-même.
Le scandale est un abîme de péchés . Il passe de vous à vos amis ; de ceux-ci à d’autres : nul ne sait où il s’arrêtera. Tous les péchés qui se commettent à la suite de votre premier péché sont sans doute imputables à leurs auteurs ; mais ils ne le sont pas moins à vous ; vous leur avez enseigné à faire le mal, et vous répondrez de leurs fautes. Voilà pourquoi Jésus-Christ a dit : « Il vaudrait mieux être jeté au fond de la mer que de scandaliser le moindre des enfants de Dieu. » Quel sujet d’effroi au lit de la mort que le souvenir des scandales que vous aurez donnés, que la pensée de ces âmes plongées déjà en enfer à cause de vos mauvais exemples et criant vengeance contre vous !
Réfléchissez à ces vérités, lorsque vous êtes tentés de faire ou de dire quelque chose de répréhensible en présence de votre entourage. Si votre orgueil se soulève à la suite d’une réprimande et vous pousse à la révolte, à l’insoumission ; si votre colère s’allume en entendant une parole blessante et menace d’éclater publiquement, dites-vous aussitôt : « Je vais scandaliser mon prochain », et que cette pensée vous retienne. Non, vous n’aurez pas le courage, après y avoir réfléchi, de jouer le rôle de Satan auprès de vos amis et d’assumer sur vous-même une si effrayante responsabilité.


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Message  Sandrine le Mar 14 Avr 2009 - 14:47

31. LE BON EXEMPLE


Autant le scandale est funeste au prochain, autant le bon exemple lui est utile. Le plus grand service que vous puissiez rendre à votre entourage, c’est de contribuer à leur salut ; et vous n’avez aucun moyen de contribuer à leur salut qui soit plus efficace que le bon exemple. C’est là une prédication muette, mais d’une éloquence entraînante ; c’est un feu vivifiant qui échauffe ceux qui en approchent. Sans doute, il ne faut pas faire le bien par ostentation, mais il ne faut non plus négliger aucune occasion d’édifier le prochain, en vue de plaire à Notre-Seigneur.
Le bon exemple suffit seul à transformer une maison d’éducation, une famille, une paroisse. Cette enfant timide, qui manque d’initiative ; cette espiègle, que la légèreté entraîne ; tous ces caractères effacés, sans énergie, sans courage, qu’attendent-ils pour se décider à entrer dans la bonne voie ? Le stimulant de l’exemple. Si ces jeunes filles voient la plupart de leurs compagnes, les plus âgées surtout, respectueuses, soumises, obligeantes, elles le seront également ; si elles les voient manquer au devoir et n’agir que par caprice, elles tomberont dans les mêmes fautes. Dans un pensionnat, quelques élèves pieuses donnent le branle à toute une classe, et il y a alors une admirable émulation pour le bien. Dans le monde, quelques chrétiens zélés obtiennent bien vite sur leur entourage une influence prépondérante. Voilà la force de l’exemple et les merveilles qu’il opère.
Le bon exemple est souvent une obligation à un titre spécial, à savoir pour réparer le tort qu’on a fait précédemment au prochain en lui donnant de mauvais exemples. Cette raison ne peut manquer de faire impression sur toute personne qui désire mettre sa conscience en règle et n’avoir rien à se reprocher devant Dieu. Ayons donc soin de parler, d’agir de telle sorte que tout en nous devienne pour le prochain un encouragement à faire le bien.
« Que chacun de vous, disait saint Paul, soit un sujet d’édification pour autrui … Donnez en toutes choses l’exemple des bonnes œuvres , … abstenez-vous de tout ce qui, par l’apparence du mal, pourrait tourner au détriment du prochain. »

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Re: Réflexions chrétiennes

Message  ROBERT. le Mar 14 Avr 2009 - 20:08

Gratis pro Deo a écrit:
31. LE BON EXEMPLE


Autant le scandale est funeste au prochain, autant le bon exemple lui est utile. Le plus grand service que vous puissiez rendre à votre entourage, c’est de contribuer à leur salut ; et vous n’avez aucun moyen de contribuer à leur salut qui soit plus efficace que le bon exemple. C’est là une prédication muette, mais d’une éloquence entraînante ; c’est un feu vivifiant qui échauffe ceux qui en approchent. Sans doute, il ne faut pas faire le bien par ostentation, mais il ne faut non plus négliger aucune occasion d’édifier le prochain, en vue de plaire à Notre-Seigneur.
Le bon exemple suffit seul à transformer une maison d’éducation, une famille, une paroisse. Cette enfant timide, qui manque d’initiative ; cette espiègle, que la légèreté entraîne ; tous ces caractères effacés, sans énergie, sans courage, qu’attendent-ils pour se décider à entrer dans la bonne voie ? Le stimulant de l’exemple. Si ces jeunes filles voient la plupart de leurs compagnes, les plus âgées surtout, respectueuses, soumises, obligeantes, elles le seront également ; si elles les voient manquer au devoir et n’agir que par caprice, elles tomberont dans les mêmes fautes. Dans un pensionnat, quelques élèves pieuses donnent le branle à toute une classe, et il y a alors une admirable émulation pour le bien. Dans le monde, quelques chrétiens zélés obtiennent bien vite sur leur entourage une influence prépondérante. Voilà la force de l’exemple et les merveilles qu’il opère.
Le bon exemple est souvent une obligation à un titre spécial, à savoir pour réparer le tort qu’on a fait précédemment au prochain en lui donnant de mauvais exemples. Cette raison ne peut manquer de faire impression sur toute personne qui désire mettre sa conscience en règle et n’avoir rien à se reprocher devant Dieu. Ayons donc soin de parler, d’agir de telle sorte que tout en nous devienne pour le prochain un encouragement à faire le bien.
« Que chacun de vous, disait saint Paul, soit un sujet d’édification pour autrui … Donnez en toutes choses l’exemple des bonnes œuvres , … abstenez-vous de tout ce qui, par l’apparence du mal, pourrait tourner au détriment du prochain. »

Il ne faut pas se décourager de prêcher par le bon exemple... Continuez, par votre bon exemple, à prêcher le bon exemple...
Comme un saint, dont je ne me souviens plus nom, et qui disait: LE BIEN NE FAIT PAS DE BRUIT ET LE BRUIT NE FAIT PAS DE BIEN...

ROBERT.

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Re: Réflexions chrétiennes

Message  Sandrine le Mar 14 Avr 2009 - 20:27

thomas in petto a écrit:

Il ne faut pas se décourager de prêcher par le bon exemple... Continuez, par votre bon exemple, à prêcher le bon exemple...
Comme un saint, dont je ne me souviens plus nom, et qui disait: LE BIEN NE FAIT PAS DE BRUIT ET LE BRUIT NE FAIT PAS DE BIEN...
C'est François de Sales qui a dit cette phrase, cher ami : « Le bien ne fait pas de bruit, le bruit ne fait pas de bien »

Citation que je connais bien pour l'avoir répétée maintes et maintes fois à mes enfants !Very Happy ... et que je n'ai pas fini de répéter ! flower

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Re: Réflexions chrétiennes

Message  Sandrine le Mer 15 Avr 2009 - 14:24

32. LA LECTURE DES ROMANS


Que faut-il penser de la lecture des romans honnêtes ? Quoi qu’on puisse en dire dans certains milieux, elle exerce immanquablement une influence pernicieuse sur l’esprit des personnes qui s’y livrent. L’intelligence d’abord se fausse dans ces lectures, où tout est fantastique et entaché d’exagérations. L’imagination se surexcite et s’abandonne à mille funestes rêveries. Combien de personnes, à la suite de ces lectures, se sont forgé un idéal impossible, se persuadant que toutes les chimères qu’on leur racontait dans ces pages mensongères allaient se réaliser à leur endroit ! Et alors elles sont allées de déception en déception ; la tristesse s’est emparée d’elles ; le dégoût les a saisies ; leur vie s’est consumée en d’inutiles regrets.
Ces livres sont funestes surtout pour le cœur. On y représente les passions sous des dehors séduisants ; on en fait des peintures qui provoquent des émotions factices et malsaines. Le cœur peut bien résister d’abord, mais insensiblement il se laisse prendre au piège ; adieu l’énergie, la volonté, les sentiments nobles, les aspirations vertueuses. Tout sombre dans le même naufrage.
Et puis, quelle perte de temps ! On n’a plus d’attrait pour aucune occupation sérieuse, on néglige le devoir. Le goût du luxe, l’amour de la parure, le désir d’aller dans le monde prennent la place de la piété et des affections de la famille.
Ne dites pas pour vous excuser : « Ce livre, ce feuilleton n’est pas mauvais » ; s’il est romanesque, il n’est pas digne de vous, il ne peut que vous nuire : repoussez-le ! « Parmi tant de romans publiés de nos jours, écrit un contemporain, je ne sais s’il en est un sur cent dont un personnage sage puisse dire : « Le but en est bon, et aucun des détours par lesquels il y mène ne peut égarer l’imagination, la foi ni les mœurs. »
Mais j’ose affirmer que tous les autres sembleront très propres à gâter l’esprit et le cœur de la jeunesse. »

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Re: Réflexions chrétiennes

Message  Sandrine le Jeu 16 Avr 2009 - 20:03

33. L’OISIVETE


Pour bien des personnes, le désoeuvrement peut facilement devenir un danger ; aussi, doivent-elles, pour triompher des tentations de paresse, réfléchir souvent sur la nécessité indispensable du travail, d’un travail sérieux et suivi.
Nous connaissons la grande loi du travail. Perdre le temps, rester inoccupé, c’est assurément y être infidèle. Mais que de périls dans cette oisiveté ! Elle tue la piété ; elle amollit le caractère, elle fait perdre à l’esprit sa pénétration, au sentiment sa générosité ; elle ouvre la porte à la curiosité, aux pensées malsaines, à la convoitise ; elle conduit aux excès dans le boire et le manger, aux divertissements futiles ; elle nous rend lâche, inconstant, maussade ; elle prépare les plus tristes chutes.
« L’oisiveté corrompt le cœur et enseigne beaucoup le mal » dit l’Esprit-Saint, qui nous décrit de la manière la plus frappante les maux sans nombre que nous attire la paresse.
Ne faut-il pas assimiler à cette déplorable manie de ne rien faire, celle de faire des riens ? Perdre le temps en allées et venues inutiles, en visites d’agrément, en conversations, en amusements, n’est-ce pas à peu près aussi funeste pour l’âme que de rester mollement assis dans un fauteuil, au coin de son feu ?
Vous qui voulez sérieusement garder votre innocence, ne soyez jamais oisif ! Etudiez, lisez, livrez-vous à un travail manuel, mais que le démon ne vous trouve jamais inoccupé !

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Re: Réflexions chrétiennes

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