La parole du Pape

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La parole du Pape

Message  Sandrine le Jeu 29 Sep 2011 - 15:24

La parole du Pape

[...] Je crois utile de vous dire dans quel esprit et avec quels sentiments vous devez accueillir les communications pontificales.
Je réclame d'abord pour la parole du Pape une religieuse déférence, un profond respect.

Jamais on ne s'est tant préoccupé du Pape que depuis quelque temps, surtout dans notre pays [ France ]. Son nom est sur toutes les lèvres. Les manifestations de sa pensée agitent les conseils des souverains, inquiètent les maîtres du monde, remplissent les feuilles publiques, deviennent le thème habituel des conversations.
On parle de lui; mais nous savons et vous savez aussi qu'on n'en parle pas toujours avec déférence. Que de gens sans foi, sans religion, lui jettent l'injure au visage, incriminent ses actes, condamnent ses décisions, à cela rien d'étonnant : on n'attend pas autre chose de ceux qui, de parti pris, font une guerre sans merci à l'Église et veulent l'anéantir : mais ce qui est étrange, c'est de voir des chrétiens, même parmi ceux qui sont bien réputés, faire chorus avec les ennemis les plus acharnés de la Papauté. Eh bien ! oui, il en est qui permettent de citer le Pape à leur barre, de critiquer sa conduite, de discuter ses directions, de le juger sévèrement, de dire qu'il n'a pas l'intelligence des temps et qu'il n'entend rien à gouverner l'Église.

Nous sommes loin du respect qui s'impose en présence du Pape. Le bon, le vrai chrétien se rappelle que le Pape est le représentant visible de Jésus-Christ, son chargé d'affaires dans le monde, qu'il est le chef suprême dans l'Église ; il se dit que le Pape est le personnage le plus considérable, la plus haute autorité morale qui soit sur terre, et alors il s'incline devant sa dignité sans égale, il ne parle de lui qu'avec respect, il s'abstient de toute appréciation malveillante, il accueille ses enseignements, sans jamais les discuter, il se reprocherait comme une faute de les critiquer, d'en parler à la légère, à plus forte raison de les censurer.

Avec le respect pour la parole du Pape, je demande la soumission la plus entière.


Oui ou non , le Pape est-il le successeur de celui à qui Jésus-Christ a confié le gouvernement de son Église? Oui ou non, le Pape est-il le Pasteur suprême, notre chef spirituel, le guide infaillible, le directeur souverain des consciences chrétiennes ? Oui ou non, le Pape est-il assisté d'En-haut pour nous tracer nos devoirs ? Si oui, et ce n'est pas douteux, notre ligne de conduite est toute indiquée : nous devons obéir à ses décisions, nous ranger à son avis. Il a grâce d'état personnellement pour nous régir; il voit les choses de plus haut que nous. Au surplus, quand il prend une décision qui intéresse le gouvernement de l'Église, il s'entoure de toutes les lumières, il consulte, il fait étudier la question à fond par des hommes compétents, et quand la solution lui apparaît bien nette, il la proclame avec toute l'autorité dont il est revêtu, et le devoir de tout chrétien sérieux est de l'accepter avec une parfaite docilité.

[...]

Que nous reste-t-il à faire à nous prêtres et fidèles, c'est de nous soumettre aux décisions du Pape et de laisser, pour ce qu'elles valent, nos opinions personnelles.

La crise religieuse que nous traversons aura eu pour résultat de mettre en relief la haute personnalité du Pape. On disait avec une sorte de dédain : le Pape ? nous ne le connaissons pas, nous l'ignorons. On le connaît maintenant, on ne l'ignore plus, on sait ce qu'il est et on ne peut nier la puissance de sa parole.
Le Pape est discuté, contredit, comme Jésus-Christ : in signum cui contradicetur.
Ah ! nous savons bien pourquoi on l'incrimine. Il est pourtant bien innoffensif le doux Pontife, emmuré dans son Vatican, d'où il ne sirt jamais; il n'a ni armée, ni canons, ni forteresse pour relever son prestige et défendre ses droits; mais il est la survivance de Jésus-Christ, le chef de l'Eglise, et voilà pourquoi les incroyants déchaînent leur fureur contre sa personne.

[...]

Le Pape est le représentant d'une religion qui gêne et condamne les passions; il est le dépositaire suprême d'une autorité qu'ils repoussent; il est le promoteur de vertus qu'ils n'ont pas le courage de pratiquer : voilà la grande raison des coalitions haineuses qui se forment contre lui.

Mes frères, la conduite des ennemis du Pape nous dicte la nôtre.
Le Pape est notre chef spirituel : plus il est persécuté, plus il est contredit, plus nous devons révérer son autorité, plus nous devons lui donner des témoignages de respect et d'obéissance.
Ainsi soit-il.

Abbé L. Bauleret

"Le Dimanche paroissial" , XXIV, mars 1909, p 309, extrait d'un sermon

Sandrine

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