Soumission au Saint-Siège.

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Soumission au Saint-Siège.

Message  Catherine le Sam 1 Nov 2008 - 17:06

Mgr de Ségur, le Souverain Pontife.
Le grand saint Alphonse de Liguori, non moins grand par son humilité que par ses immenses travaux, donna dans le cours de sa longue vie de 89 ans d'incomparables exemples de cette soumission pratique au Saint-Siège. Il avait lutté avec toute l'énergie de la foi et du désespoir contre la conspiration du voltairianisme et de la diplomatie qui poussait le Pape Clément XIV à supprimer la Sainte Compagnie de Jésus. Et cependant, quand il reçut le Bref de suppression, après être resté quelque temps en silence, il se contenta de dire: "Volonté du Pape, Volonté de Dieu!" et l'on n'entendit plus de sa bouche une seule parole qui manifestât sa peine intérieure.

Dans une autre occasion, où son honneur était personnellemnet en jeu, il ne montra ni moins d'obéissance, ni moins de courage. Agé de 85 ans, brisé par la vieillesse, par les infirmités, par soixante années de travaux apostoliques, le saint évêque fut si indignement calomnié à Rome que le Pape Pie VI, trompé par de faux rapports, le destitua de sa charge de Supérieur de la Congrégation des Rédemptoristes qu'il avait fondé, et l'exclût même de cette pieuse Congrégation. Saint Alphonse, paralytique, allait se faire porter à l'église pour entendre la messe et y communier, quand il apprit cette terrible nouvelle. Après un premier moment de stupeur, adorant aussitôt la Volonté de Dieu dans celle de son Vicaire, il dit en s'inclinant profondément: "Je ne veux que Dieu seul. Il suffit que la grâce de mon Dieu ne me manque pas. Le Pape le veut ainsi, que Dieu soit loué." Il n'en dit pas davantage et alla paisiblement recevoir le Seigneur...
Quelque temps après, comme ses missionnaires, qui connaissaient l'innocence de leur saint fondateur, et s'indignaient de le voir si injustement persécuté, lui demandaient conseil sur ce qu'ils devaient faire, il leur répondit tout simplement: "Obéissez au pape, obéissez purement, sans interpréter la Volonté du pape à votre manière." Dans une maladie, étant pris de délire, il parlait sans cesse de ses chagrins. S'en étant aperçu, il réprima sur le champ cette explosion de la nature, disant à haute voix: "Le Pape le veut, Dieu le veut, moi aussi."
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Re: Soumission au Saint-Siège.

Message  Eric le Sam 1 Nov 2008 - 17:40

Nous voyons bien, ici, toute l'excellence et la bonté de Saint Alphonse ...
«Volontà del Papa, volontà di Dio !» La volonté du Pape EST la volonté de Dieu !
(Saint Alphonse de Liguori, (1696-1788) Docteur de l’Eglise)

... sa soumission parfaite à l'autorité (légitime) voulue par Dieu et tenue de Lui !!!

La doctrine catholique nous enseigne :
Catholicus non est, qui cum Romana Ecclesia in fidei doctrina discordat

Saint Alphonse nous confirme :
«Cependant, si Dieu permettait qu’un pape devienne notoirement hérétique et rebelle, il cesserait par le fait même d’être pape, et le Siège Apostolique serait vacant» (Saint Alphonse de Liguori, docteur de l’Église, Vérité de la foi)

Que Dieu est bon de nous avoir donné de telles lumières afin de nous guider dans l'époque ténébreuse que nous vivons ...
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Re: Soumission au Saint-Siège.

Message  Sandrine le Lun 3 Nov 2008 - 0:07

Ad Patres a écrit:
Nous voyons bien, ici, toute l'excellence et la bonté de Saint Alphonse ...

«Volontà del Papa, volontà di Dio !» La volonté du Pape EST la volonté de Dieu !
(Saint Alphonse de Liguori, (1696-1788) Docteur de l’Eglise)



... sa soumission parfaite à l'autorité (légitime) voulue par Dieu et tenue de Lui !!!

Saint Alphonse de Liguori :
« Je suis prêt à verser mon sang pour défendre la suprématie infaillible du Pape.»

Saint Charles Borromée écrivait :
« Souvenez-vous que le saint Père nous représente Dieu sur la terre, et que se soustraire à son obéissance, c'est désobéir aux ordres de Dieu.»
Toutes les fois que ce saint Archevêque nommait le Pape ou entendait prononcer son nom, il se découvrait par respect; quand on lui présentait quelque Bref apostolique, il le recevait la tête nue, et le baisait avec une profonde vénération.
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Re: Soumission au Saint-Siège.

Message  Sandrine le Lun 3 Nov 2008 - 0:18

Voici un extrait de texte sur la "dévotion au Pape" dans un livre de piété pour jeunes filles, ouvrage honoré de la bénédiction de Sa Sainteté Pie IX :

Ce que vous devez faire c'est :
1) de prier tous les jours pour le Souverain Pontife.
2) De le défendre de tout votre pouvoir ; et pour cela, au pensionnat, écoutez religieusement les notions précises, exactes, qu'on vous donne, sur sa dignité, ses prérogatives, son pouvoir; - plus tard, interdisez-vous rigoureusement toute lecture qui, sous un semblant de respect hypocrite, essayerait de soulever des objections dans votre esprit.
[...] Résumons ces quelques lignes : de même qu'on ne peut être chrétien sans avoir de la dévotion envers la Sainte Vierge, parce qu'elle est la Mère de Jésus-Christ, de même on ne peut être chrétien sans avoir un amour dévoué envers le Pape, parce qu'il est le Vicaire et le représentant de Jésus-Christ.
Aimer le Pape, c'est aimer l'Eglise, c'est aimer Jésus-Christ, c'est aimer le bon Dieu.
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Re: Soumission au Saint-Siège.

Message  Sandrine le Lun 3 Nov 2008 - 13:30

Tout ceci rejoint parfaitement le discours de Saint Pie X, discours absolument magnifique pour qui aime le Pape :

« Quand on aime le Pape, on ne discute pas au sujet des mesures ou des ordres qu’il donne ; on ne recherche pas jusqu’où doit aller l’obéissance, et quelles sont les choses dans lesquelles on doit obéir. Quand on aime le Pape, on n’objecte pas qu’il n’a pas parlé assez clairement, comme s’il était obligé de répéter à l’oreille de chacun ses volontés clairement exprimées, tant de fois, non seulement de vive voix, mais encore par des lettres et d’autres documents publics ; on ne met pas en doute ses ordres, sous le prétexte, si facile pour celui qui ne veut pas obéir, que ce n’est pas le Pape qui commande, mais ceux qui l’entourent. On ne limite pas le champ où son autorité peut et doit s’exercer. On ne préfère pas à l’autorité du Pape celle d’autres personnes, si doctes soient-elles, qui ne sont pas du même avis que le Pape : car, si elles ont la science, elles n’ont pas la sainteté, parce que celui qui est saint ne peut être en dissentiment avec le Pape.»
(Saint Pie X, discours aux prêtres de l’union apostolique, 18 Nov.1912)
Que rajouter de plus à ces paroles sans équivoque ... a fortiori de la bouche d'un Pape et qui plus est d'un saint.
D'ailleurs certains écrits de saints sur l'obéissance due au Pape viennent appuyer ce discours.
Si vous en avez quelques-uns, n'hésitez pas à venir les poster ...
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Re: Soumission au Saint-Siège.

Message  Catherine le Lun 3 Nov 2008 - 15:54

Saint François de Sales - Introduction à la vie dévote - III, ch11. De l'obéissance.

Il y a deux sortes d’obéissance: l’une nécessaire, et l’autre volontaire. Par la nécessaire, vous devez humblement obéir à vos supérieurs ecclésiastiques, comme au pape et à l’évêque, au curé et à ceux qui sont commis de leur part; vous devez obéir à vos supérieurs politiques, c’est-à-dire à votre prince et aux magistrats qu’il a établis sur votre pays; vous devez enfin obéir à vos supérieurs domestiques, c’est-à-dire à votre père, mère, maître, maîtresse. Or cette obéissance s’appelle nécessaire, parce que nul ne se peut exempter du devoir d’obéir à ces supérieurs-là, Dieu les ayant mis en autorité de commander et gouverner, chacun en ce qu’ils ont en charge sur nous. Faites donc leurs commandements, et cela est de nécessité; mais pour être parfaite, suivez encore leurs conseils et même leurs désirs et inclinations, en tant que la charité et prudence vous le permettra.
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Re: Soumission au Saint-Siège.

Message  Catherine le Ven 7 Nov 2008 - 11:10

A ce sujet de la soumission au Saint-Siège, il est intéressant de noter que dans la Compagnie de Jésus (les Jésuites) les Profès font le voeu de l'obéissance absolue au Pape:

Les petits Bollandistes, 31 juillet, Saint Ignace de Loyola:
...des Profès, qui font, outre les trois voeux ordinaires, le quatrième voeu de l'obéissance absolue au Pape...


On est loin des lefèbvristes qui choisissent eux-même ce en quoi il faut obéir et ce en quoi il faut désobéir à leur "pape"!!!
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Re: Soumission au Saint-Siège.

Message  Sandrine le Ven 7 Nov 2008 - 11:59

Philothée a écrit:

On est loin des lefèbvristes qui choisissent eux-même ce en quoi il faut obéir et ce en quoi il faut désobéir à leur "pape"!!!
C'est ce qu'on appelle plus communément la "religion à la carte". On fait son petit menu, ce qui nous arrange le plus ... le moins ennuyeux ... le plus facile ... le reste, on jette ... et on applique le tout pour la plus grande gloire de ... Question de qui au fait ??? scratch

Catéchisme du Concile de Trente:
[...] Le pouvoir religieux ne saurait se contenter d'une soumission extérieure, il lui faut une soumission complète, une soumission intérieure, une soumission de l'esprit et du coeur. Or, l'homme ne saurait être condamné à plier de la sorte devant un pouvoir qui ne commanderait point avec l'infaillibilité la plus entière. Concluons donc que, si Dieu a voulu faire de l'Eglise une société religieuse, Il a dû lui conférer, au plus haut degré, la prérogative de l'infaillibilité.[...]
Redisons-le donc, oui, il est bien vrai que l'Esprit Saint plane sur l'Eglise et qu'il lui communique une assistance surnaturelle de tous les jours; oui, il est bien vrai encore que Dieu ne pouvait rien négliger pour conserver intacte la vérité au milieu des hommes, et que quand il aurait fallu, pour atteindre ce but, le miracle le plus grand, le plus extraordinaire, le plus étrange, le plus inouï, ce miracle aurait eu lieu. Mais aussi hâtons-nous d'ajouter que jusque dans son élément humain, l'Eglise a toujours été admirablement appropriée à sa tâche et à son rôle, et que son infaillibilité ne doit plus être une énormité qui nous étonne et qui nous choque. [...]
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Re: Soumission au Saint-Siège.

Message  Catherine le Lun 8 Nov 2010 - 19:40

J'ai l'impression que certains gagneraient à relire ceci:


Catherine a écrit:Mgr de Ségur, le Souverain Pontife.
Le grand saint Alphonse de Liguori, non moins grand par son humilité que par ses immenses travaux, donna dans le cours de sa longue vie de 89 ans d'incomparables exemples de cette soumission pratique au Saint-Siège. Il avait lutté avec toute l'énergie de la foi et du désespoir contre la conspiration du voltairianisme et de la diplomatie qui poussait le Pape Clément XIV à supprimer la Sainte Compagnie de Jésus. Et cependant, quand il reçut le Bref de suppression, après être resté quelque temps en silence, il se contenta de dire: "Volonté du Pape, Volonté de Dieu!" et l'on n'entendit plus de sa bouche une seule parole qui manifestât sa peine intérieure.

Dans une autre occasion, où son honneur était personnellemnet en jeu, il ne montra ni moins d'obéissance, ni moins de courage. Agé de 85 ans, brisé par la vieillesse, par les infirmités, par soixante années de travaux apostoliques, le saint évêque fut si indignement calomnié à Rome que le Pape Pie VI, trompé par de faux rapports, le destitua de sa charge de Supérieur de la Congrégation des Rédemptoristes qu'il avait fondé, et l'exclût même de cette pieuse Congrégation. Saint Alphonse, paralytique, allait se faire porter à l'église pour entendre la messe et y communier, quand il apprit cette terrible nouvelle. Après un premier moment de stupeur, adorant aussitôt la Volonté de Dieu dans celle de son Vicaire, il dit en s'inclinant profondément: "Je ne veux que Dieu seul. Il suffit que la grâce de mon Dieu ne me manque pas. Le Pape le veut ainsi, que Dieu soit loué." Il n'en dit pas davantage et alla paisiblement recevoir le Seigneur...
Quelque temps après, comme ses missionnaires, qui connaissaient l'innocence de leur saint fondateur, et s'indignaient de le voir si injustement persécuté, lui demandaient conseil sur ce qu'ils devaient faire, il leur répondit tout simplement:"Obéissez au pape, obéissez purement, sans interpréter la Volonté du pape à votre manière." Dans une maladie, étant pris de délire, il parlait sans cesse de ses chagrins. S'en étant aperçu, il réprima sur le champ cette explosion de la nature, disant à haute voix: "Le Pape le veut, Dieu le veut, moi aussi."

Depuis quand un simple laïc peut-il se permettre de baver sur les Souverains Pontifes et de les critiquer, de remettre en cause leurs décisions!!!????

D'ailleurs, ce n'est même pas une question de laïc ou pas laïc, "le Pape n'est jugé par personne",c'est pourtant trés clair! Rolling Eyes

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Re: Soumission au Saint-Siège.

Message  Catherine le Lun 8 Nov 2010 - 19:48

L'obéissance au Pape, ce n'est pas seulement en acte, c'est aussi en esprit!

Un esprit de soumission au Saint-Siège, en toutes circonstances...

Pour des choses qui se sont passées il y a des centaines d'années, évidemment bien souvent en actes il n'y a plus rien à faire.

Par contre, soumettre son propre jugement, sa propre volonté, sa propre idée, en tous temps et en toutes circonstances à celui du Saint-Siège, cela me semble la base de cet amour et de cette obéissance que nous lui devons.

Ecoutons un peu (citation donnée par Eric sur le fil Citations sur l'infaillibilité)

« Il n’est personne qui puisse entrer dans la vie éternelle s’il n’est obéissant. Sans l’obéissance on reste dehors car l’obéissance est la clef, avec laquelle fut ouverte la porte qui avait été fermée par la désobéissance d’Adam. (…) Comme tu sais, Il (le doux Verbe d’amour, mon Fils unique) établit Son vicaire, le Christ sur terre, (le pape) à qui tous vous êtes tenus d’obéir jusqu’à la mort. Qui se sépare de son obédience est en état de damnation, comme je te l’ai dit en un autre endroit. »
(Extrait des enseignements de Dieu, à Ste Catherine de Sienne, à propos du pape)
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Re: Soumission au Saint-Siège.

Message  Catherine le Lun 8 Nov 2010 - 19:57

Et même en ce qui n'est pas du domaine de l'infaillibilité positive de l'Eglise (doctrine sur la foi et les moeurs) il y a toujours l'infaillibilité négative de l'Eglise, comme l'explique Mgr Cauly:

Catéchisme expliqué de Mgr Cauly, IXème article du Symbole des Apôtres, Je crois à la Sainte Eglise catholique, p.84/85/86/87

II. - Enseignement de l'Église.

Le pouvoir d'enseigner est confié aux pasteurs. — Sources de l’enseignement : 1° Ecriture sainte; 2° Tradition ; 3°Conciles. — Infaillibilité 1° de l’Eglise en général; 2° du Pape en particulier.

À qui le pouvoir d'enseigner a-t-il été confié par Notre-Seigneur Jésus-Christ?
Le pouvoir d'enseigner a été confié par Notre-Seigneur Jésus-Christ à saint Pierre et aux Apôtres, et en leur personne au Pape, successeur de saint Pierre, et aux Évêques, successeurs des Apôtres.
Aux Apôtres réunis, - Pierre étant à leur tête, - Notre-Seigneur a dit : « Allez, enseignez toutes les nations... Apprenez-leur à garder tout ce que je vous ai moi-même confié... Voici que je suis avec vous jusqu'à la consommation des siècles, » (S. Matth., xxviii)
A saint Pierre en particulier, Jésus-Christ a dit « Pais mes agneaux , pais, mes brebis » (S. Jean,XXI), c'est-à-dire enseigne et fais vivre de la vérité tout mon troupeau, l'Église entière, fidèles et pasteurs,
Ce pouvoir d'enseignement s'est transmis au Pape et aux Évêques, puisqu'il devait durer jusqu'à la consommation des siècles. Ce sont eux qui continuent d'être les maîtres de l'enseignement, qui sont seuls juges de la doctrine, qui l'expliquent et la préservent de toute erreur. Toutefois ils s'associent, dans la mission d'instruire les fidèles, des auxiliaires qui sont les Prêtres. Et ce corps réuni des pasteurs forme ce qu'on appelle l'Église enseignante,- tandis que les fidèles sont l'Église enseignée.

68— Où l'Église puise-t-elle son enseignement ?
1°Dans l'Écriture sainte, dont nous avons fait connaître les principaux livres, soit de l'Ancien , soit du Nouveau Testament. C'est là que se trouve la parole de Dieu écrite, là. que sont renfermées les vérités révélées de Dieu et que les pasteurs doivent transmettre aux fidèles.
2° Dans la Tradition : on appelle ainsi la parole de Dieu, qui est venue des Apôtres jusqu'à nous sans être écrite, mais transmise d'abord de vive voix.
3° Dans les Conciles. On donne ce nom aux grandes assemblées de l'Église enseignante. Le concile est appelé général ou oecuménique, quand il représente l’Eglise universelle, que tous les 'évêques y ont été con- voqués, et qu'il se tient sous l'autorité et avec la sanction du Pape, national, quand il réunit les évêques d'une nation sous la présidence d'un délégué du Pape provincial, quand il se compose des Évêques d'une province ecclésiastique, sous la présidence d'un Patriarche, d'un Métropolitain ou Archevêque.
Les décisions des Conciles, et principalement des Conciles généraux, deviennent la matière de l'enseignement de l'Église.

69. — Comment l'intégrité et l'exactitude de l'enseignement sont-elles garanties dans l'Église?
Elles sont garanties par le privilège de l'infaillibilité. On entend par ce mot la prérogative que Jésus- Christ a donnée à son Église de ne pouvoir se tromper dans l'enseignement de la vérité religieuse. Cette infaillibilité implique deux choses :
1° une assistance divine qui préserve l'Église de toute erreur : c'est ce qu'on appelle infaillibilité négative;
et 2° -le pouvoir de formuler des décisions dogmatiques ou morales, obligatoires pour tous les chrétiens : c'est ce qu'on nomme l'infaillibilité positive.

Le privilège de l'infaillibilité résulte de la promesse formelle de Notre-Seigneur : "Voici, dit-il, que je suis avec vous jusqu'à la consommation des siècles.,» (S. Matth., xxvin, 20.) Là où est Jésus-Christ, là est l’autorité : là ne saurait exister l'erreur.

Remarquons toutefois que cette promesse ne concerne que la religion, et par conséquent l'Église n'est infaillible que dans les questions de foi, de mœurs ou de discipline générale.

70. —En qui repose le privilège del’infaillibilité ?
Il repose 1° dans l'Église en général, et 2° dans le Pape en particulier.
I. L'Église en général est infaillible ; la promesse que nous venons de rappeler s'adressait au collège. des Apôtres, ayant Pierre à leur tête. En conséquence, ce privilège passe , non pas à chaque Évêque personnellement, mais en général au corps des Évêques, ayant à leur tête le souverain Pontife. D'où il résulte qu'un Évêque peut se tromper en matière de foi ; mais la totalité des Évêques , jamais. C'est pourquoi l'Église est infaillible : 1° dans le sens positif, quand, réunie en Concile général , sous l'autorité du Pape, elle décide qu'une doctrine concernant la foi ou les moeurs doit être crue et acceptée par toute l'Église et 2° dans le sens négatif, quand, sans être réunie en Concile, mais tout en restant dispersée, elle se trouve enseignant d'un commun accord, et en union avec le souverain Pontife, une question de foi ou de morale. En effet, Jésus-Christ a promis d'être avec son Église « tous les jours », et non pas seulement quand elle serait réunie. Il la préserve donc de l'erreur, même à l'état de dispersion , sans que toutefois, l'Église puisse formuler de définition dogmatique ou morale en l'absence du Pape qui est son chef, la source de son infaillibilité positive, l'organe principal et essentiel de ses définitions.
II. Indépendamment de l'infaillibilité donnée à l'Église en général, le Pape possède personnellement le même privilège de l'infaillibilité, lorsqu'il parle, comme on dit , ex cathedra, c'est-à-dire lorsque remplissant sa charge de Pasteur et de Docteur de tous les chrétiens, en vertu de sa suprême autorité apostolique, il formule, pour toute l'Église, une décision concernant la foi et les moeurs.
Ce privilège de l'infaillibilité personnelle du Pape résulte de promesses spéciales qui ont été faites à saint Pierre, et, dans sa personne, à. ses successeurs. Notre-Seigneur lui a dit : « Tu es Pierre , et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes de l'enfer ne prévaudront pas contre elle. » (S. Matth.,XVII.) Si Pierre venait à enseigner l’erreur, c'est l'enfer qui prévaudrait contre la vérité, ce qui est contraire à la promesse divine. Il lui a dit encore : « J'ai prié pour toi, afin que ta foi ne vienne jamais à défaillir. Une fois converti, affermis tes frères. » Luc, XXII) Or la prière de Notre- Seigneur est efficace ; il en résulte que Pierre, chargé d'affermir les autres, ne tombera pas dans l'erreur.
Enfin , par trois fois, Jésus-Christ lui a dit : « Pais mes agneaux, pais mes brebis. » (S. Jean, xxi.) Or, si saint Pierre , ou son successeur, venait à enseigner l'erreur, il ne serait`plus le guide du troupeau ; mais c'est lui qui devrait être ramené dans la vérité : ce serait l'inverse de ce qui doit être.
Tels sont les témoignages sur lesquels s'appuyait le Concile général du Vatican, quand, le 18 juillet 1870, invoquant sur ce point l'antique tradition, il a fait de l'infaillibilité pontificale un article de foi, que les chrétiens doivent admettre sous peine de tomber dans l'hérésie.

CONCLUSION PRATIQUE
Jésus-Christ a dit à ses Apôtres et à leurs successeurs : Qui vous écoute, m'écoute ; qui vous méprise, me méprise. » En obéissant aux pasteurs de l'Église, le chrétien est donc sûr de ne pas se tromper : c'est à Jésus-Christ qu'il obéit. S'il venait, au contraire, à mépriser les enseignements de l'Église, il devrait redouter les jugements de Jésus-Christ lui-même.

Béni soit le Sauveur Jésus de nous avoir donné une double garantie de certitude : l'Église et le Pape ; une double autorité pour nous maintenir dans la vraie foi : le Concile et la Chaire infaillible du Pontife romain !

Sainte Église romaine, mère des Églises et mère de tous les fidèles, Église choisie de Dieu pour unir ses enfants dans la même foi et dans la même charité, nous tiendrons toujours à ton unité par le fond de nos entrailles. Si je t'oublie , Église romaine, puissé-je m'oublier moi-même « Que ma langue se sèche et demeure immobile dans ma bouche si tu n'es pas toujours la première dans mon souvenir, si je ne te mets pas, au commencement de tous mes cantiques de réjouissance! » (Bossuet.)
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Re: Soumission au Saint-Siège.

Message  gabrielle le Lun 8 Nov 2010 - 20:02

Très bons documents
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Re: Soumission au Saint-Siège.

Message  Catherine le Lun 8 Nov 2010 - 20:15

gabrielle a écrit:Très bons documents

Ma chère Gabrielle I love you , puisque tu es là, peux-tu, si tu veux bien dévellopper un peu plus ce que tu écrivais sur Te Deum:

Le point que je concède à Gérard, c'est qu'un pape dans ce genre de choses peut se tromper et arriver à une mauvaise conclusion...il peut flancher sous des pressions etc.. mais inutile pour cela de le dénigrer et de s'en prendre vertement à lui, il reste qu'il fut le Souverain Pontife et que nous lui devons respect. Des historiens peuvent faire fausse route, par besoin non plus de les pendre haut et court sur la place publique ni de présumer de leur intentions...
.

Je veux dire, dans le cadre d'un concile oecuménique, comme c'est le cas pour la condamnation des Templiers....

Dans ce cadre là, (concile, et bulleabrogeant l'Ordre) le pape peut-il arriver une conclusion injuste, mauvaise, etc.... Question
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Re: Soumission au Saint-Siège.

Message  Eric le Jeu 2 Juin 2011 - 17:15

Voici, pour compléter un peu ce fil, deux très belles citations concernant l'obéissance et la soumission due au Saint-Siège :

Personne ne se trouve et personne ne demeure dans cette unique Église du Christ, à moins de reconnaître et d'accepter, avec obéissance, l'autorité et la puissance de Pierre et de ses légitimes successeurs.

Pie XI, Mortalium animos, 1928

Que parmi vous il n'y ait pas de place pour l'orgueil du libre examen, qui relève de la mentalité hétérodoxe plus que de l'esprit catholique, et selon lequel les individus n'hésitent pas à peser au poids de leur jugement propre même ce qui vient du Siège Apostolique.

Pie XII, déclaration aux jésuites réunis en Congrès à Rome, 10 septembre 1958
.... pour ceux qui s'imaginent avoir "un droit de chicane" face aux décisions et aux jugements du Siège Apostolique !
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Re: Soumission au Saint-Siège.

Message  gabrielle le Sam 4 Juin 2011 - 20:55

Catherine a écrit:
gabrielle a écrit:Très bons documents

Ma chère Gabrielle I love you , puisque tu es là, peux-tu, si tu veux bien dévellopper un peu plus ce que tu écrivais sur Te Deum:

Le point que je concède à Gérard, c'est qu'un pape dans ce genre de choses peut se tromper et arriver à une mauvaise conclusion...il peut flancher sous des pressions etc.. mais inutile pour cela de le dénigrer et de s'en prendre vertement à lui, il reste qu'il fut le Souverain Pontife et que nous lui devons respect. Des historiens peuvent faire fausse route, par besoin non plus de les pendre haut et court sur la place publique ni de présumer de leur intentions...
.

Je veux dire, dans le cadre d'un concile oecuménique, comme c'est le cas pour la condamnation des Templiers....

Dans ce cadre là, (concile, et bulleabrogeant l'Ordre) le pape peut-il arriver une conclusion injuste, mauvaise, etc.... Question

Embarassed plus en retard que cela, tu meurs.

Je voulais dire, que des choses non-infaillibles, ( politique etc...) le pape peut se tromper, mais cela n'autorise personne à le juger ou critiquer.

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Re: Soumission au Saint-Siège.

Message  Catherine le Sam 4 Juin 2011 - 23:35

Merci Gabrielle! Wink
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Re: Soumission au Saint-Siège.

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