Espérance de vie

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Espérance de vie

Message  Sandrine le Ven 7 Mai 2010 - 23:56

Espérance de vie : arnaque ?


A l'heure où l'espérance de vie en augmentation constante aujourd'hui est l'argument de taille pour justifier les découvertes, les avancées et les progrès de la médecine moderne, qu'en est-il réellement ?

Peut-on se fier à ces statistiques qui nous amènent à croire que le progrès médical fait des merveilles sur notre santé et fait baisser de façon impressionnante le taux de mortalité. Tout cela au détriment de nos ancêtres "arriérés" qui vivaient dans une époque "ténébreuse" côtoyant la mort et le malheur à chaque instant.

D'une façon générale, cette idée reçue est admise par la grande majorité des gens. Après tout, quoi de plus naturel que de constater que la médecine moderne, avec ses médicaments et ses vaccins , entre autres, a contribué à un état de santé nettement supérieur à celui de nos ancêtres.

I. Première idée reçue :

"L'espérance de vie à la naissance pour les populations du XVIIe au XVIIIe siècles, est de 25 ans ( en moyenne ) , c'est donc à 25 ans que la plupart des gens mouraient."


Faux ! Selon l'INED ( Institut National d'Etudes Démographiques ), «l'espérance de vie qui indique l'âge moyen au décès est souvent mal interprétée : ce n'est pas à 25 ans que la plupart des gens mouraient.»

[ ce qui est d'ailleurs tout à fait logique en soit : comment la civilisation aurait-elle pu perdurer si la plupart des gens mouraient à 25 ans ? Comment y aurait-il eu autant de familles nombreuses ?]

A partir de 1667, par ordonnance royale, les registres paroissiaux se sont généralisés ce qui a permis aux démographes de faire leurs calculs sur la natalité et la mortalité, d'où la conclusion que l'espérance de vie à la naissance était de l'ordre de 25 ans à cette époque.
Pour schématiser, on admet qu'au Moyen-Âge jusqu'au XVIIe siècle, 1/3 de la population mourait avant sa première année; 1/3 mourait avant 20 ans ( ce qui nous donne une moyenne de 10 ans ); 1/3 mourait entre 20 et 90 ans ( ce qui fait une moyenne de 55 ans ). On arrive à une moyenne générale de ( 0 + 10 + 55 ) / 3 = 22 ans.
Ce calcul très schématique s'approche donc d'une espérance de vie à la naissance de 25 ans environ telle que les démographes ont étudié dans les registres paroissiaux de l'époque.

1/3 mourait entre 20 et 90 ans : il est donc admis que les "vieillards" existaient bel et bien !

L'espérance de vie à la naissance de tel ou tel âge ne signifie nullement que les gens mouraient à cet âge.

Avant 1667, les registres paroissiaux existaient de façon tout à fait aléatoires depuis la fin du XVe siècle, date de leur apparition.
Le seul moyen pour les démographes de calculer l'espérance de vie des gens de cette époque fut l'étude de l'âge des os dans les cimetières ce qui permettait de définir les âges de décès.
C'est après la seconde guerre mondiale qu'on commença à examiner les squelettes. Les résultats de ces études furent confirmés pendant plusieurs décennies. C'est ainsi qu'il est communément admis dans les moeurs que de la préhistoire au XVe siècle, les gens mouraient très jeunes, il n'existait pas de population de vieillards, la mortalité de la petite enfance était énorme ainsi qu'une grande mortalité des femmes jeunes en couches.

II. Deuxième idée reçue :

"La vie de nos ancêtres était très brève."

Faux ! Toujours selon l'INED ( organisme officiel ! ) , il y avait plusieurs incohérences et erreurs dans ces premières études qui ont pourtant contribué à imprimer dans les esprits, encore aujourd'hui, leurs résultats erronés.

1) Première erreur :

On sait aujourd'hui que pour donner un âge à un os, il est impossible d'être précis, il y a une fourchette de 10 ans.

L'INED : « ... par exemple, 40 ans "à 10 ans près", ce qui veut dire que deux fois sur trois, l'âge réel au décès se situe entre 30 et 50 ans. Ou plutôt, quelque part entre 34 et 56 ans, si l'on tient compte du fait que l'incertitude augmente avec l'âge et que les fourchettes ne sont pas symétriques.
Si l'âge estimé d'un sujet est de 34 à 56 ans alors que son âge réel est de 56 ans, l'âge qui lui sera imputé sans fourchette sera de 40 ans. Si , par malchance ( une fois sur six ), le sujet considéré a plus de 56 ans, on lui en donnera de toutes façons 40. On tend ainsi à sous-représenter le haut de la fourchette. D'où la disparition des vieillards .»

2) Deuxième erreur :

Le vieillissement des os ne se fait pas à la même vitesse pour les deux sexes. La manière la plus employée des indications d'âge se fait sur les sutures crâniennes.
Or, si à 20 ans « celles des femmes sont semblables à celles des hommes, leur progression se ralentit par la suite pour les rejoindre seulement dans la vieillesse :



3) Troisième erreur :

« Mais contrairement à ce qu'on a longtemps écrit, le régime démographique des XVIIe et XVIIIe siècles en France, reste l'illustration la plus fidèle de celui des périodes plus anciennes. » INED

Quelques hommes grecs illustres des temps antiques nous en donnent la preuve par leur âge de décès.

A ce stade et en première conclusion, des temps antiques jusqu'au XVIIIe siècle, il n'était pas rare de vivre 70 ou 80 ans. L'espérance de vie en augmentation flagrante de nos jours face à l'espérance de vie très basse de nos ancêtres n'est plus du tout un argument de taille pour justifier les progrès de la médecine moderne.

A contrario, de nos jours, un enfant sur 250 meurt avant 1 an et quasiment personne ne meurt avant 20 ans ( toujours selon les données officielles ). L'essentiel de la population mourant entre 70 et 90 ans, ce qui nous fait une espérance de vie aux alentours de 80 ans, toujours en progression.

Même s'il a été largement démontré que nos ancêtres ne mouraient pas jeunes, il est indéniable de constater que le nombre de personnes âgées de 60 ans et plus va toujours croissant, que le taux de mortalité infantile est moindre et va toujours décroissant.
Toutes ces constatations prouvant l'efficacité "incontestable et incontestée" des progrès de la médecine moderne sur le taux de mortalité de la population d'aujourd'hui.

Une fois encore, les données sont faussées. Plus le taux de mortalité baisse, plus les calculs augmentent l'espérance de vie. Plus le nombre de personnes âgées de plus de 60 ans augmente, plus les chiffres augmenteront en faveur d'une espérance de vie de plus en plus élevée surtout si le taux de mortalité infantile est très faible.
C'est mathématique !

Donc la population mondiale vieillit. Effectivement, le nombre de personnes âgées augmente comme on l'a vu et d'après les chiffres officiels le nombre de jeunes diminue.

A quoi est-ce dû ? à un allongement de la durée de vie pour un nombre sans cesse croissant de personnes ( grâce aux progrès de la médecine ? ) mais c'est aussi du à la diminution de la taille des familles.
Là où nos ancêtres avaient un nombre important de familles nombreuses, nous avons nous en moyenne 2 enfants par foyer ( sans la virgule ! ).

Il me semble évident qu'à nombre important de naissances, le taux de mortalité est supérieur à une société où les enfants ne sont pas légion. Histoire de proportionnalité.
Il faut comparer ce qui est comparable ! Et tout ceci contribue à peser sur la balance dans les calculs de l'espérance de vie.

Mais alors quelles sont les causes de la réduction flagrante de la taille des familles et surtout de la baisse considérable du taux de mortalité infantile ?

D'abord, la révolution sexuelle apparue à la fin des années 60 a largement contribué à faire baisser le taux de natalité.
Cette révolution sexuelle , qui a plusieurs sources , est intimement liée à la révolution scientifique ( grandes évolutions scientifiques depuis le 19e siècle ), sans laquelle les femmes n'auraient jamais pu limiter aussi considérablement les naissances.

Et vivent les progrès de la médecine moderne qui a découvert les contraceptifs ( le préservatif en latex depuis les années 30 ) , le stérilet ( inventé en 1928 ) et les pilules contraceptives ( découvertes début des années 50 ) !

Vient ensuite l'avortement légalisé. D'après les chiffres de l'INED, dans le monde, une grossesse sur quatre est interrompue volontairement, ce qui donne le "modeste" chiffre de 40 millions d'avortements par an. Quarante millions de naissances en moins dans le monde ce qui contribue à largement faire baisser le taux de natalité !

Il y a deux catégories d'IVG : l'avortement pour des raisons non médicales et l'interruption médicale de grossesse. Il serait intéressant de s'arrêter sur l'interruption thérapeutique de grossesse.
En effet, si tous ces petits bébés condamnés d'avance par la science n'avaient pas été tués, n'aurions-nous pas un taux de mortalité infantile plus élevé ?

Ce fait indéniable ne peut que biaiser les calculs. Oui, le taux de mortalité infantile aujourd'hui est très faible mais si l'on y ajoutait les bébés avortés qui présentaient de graves pathologies et qui seraient probablement morts après la naissance ( d'après la science ) , nous aurions des chiffres complètement différents qui s'approcheraient peut-être de ceux de nos ancêtres !

Une troisième catégorie d'avortement vient s'ajouter à la suite des deux premières : l'avortement médicamenteux qui est une interruption de grossesse induite par l'utilisation d'un médicament ou d'une association de médicaments.
Merci à l'avancée spectaculaire des découvertes médicales modernes !

En première conclusion, nous ne pouvons que constater qu'effectivement, grâce aux progrès de la médecine moderne ( contraception, stérilet, pilules, avortements de toutes sortes ) , le taux de mortalité infantile a baissé considérablement, voire même, est quasi inexistant !

Première constatation :


Peut-on se fier , en toute intégrité, au fait que la mortalité infantile est aujourd'hui quasi inexistante si l'on prend en compte toutes les données liées à la naissance, à savoir : la régulation des naissances par le biais des moyens de contraception ainsi que l'avortement lié à une pathologie grave infantile non curable par la science ?

Après les moyens de contraception et l'avortement, nous avons aussi à considérer les nombreuses fausses couches et la stérilité croissante.

On compte pas moins de 15 à 20 % en France de cas de stérilité. C'est énorme.
On constate également une hausse du nombre de fausses couches. Le taux de prématurés a augmenté et particulièrement le taux de grands prématurés. Ce dernier serait autour de 10 à 18 %.(dont 10 à 15 % dans les grossesses après FIV ).

Toujours est-il que dans les statistiques, tous ces facteurs sont occultés ce qui biaise complètement le rapport qu'il y a entre notre siècle et nos ancêtres.

Il nous reste à étudier le nombre croissant de personnes âgées de plus de 60 ans. Certes, cela est du à la médecine moderne.
Mais est-ce si réjouissant que cela ?

« Une augmentation de l'espérance de vie n'entraîne pas nécessairement une augmentation de l'espérance de vie en bonne santé » ( rapports sur la santé, Canada, 1992 )

En effet ! Combien de ces gens sont-ils bien-portants ? N'avons-nous pas un fort pourcentage de personnes âgées assistées ? Il suffit de visiter les nombreuses maisons de retraite et les hôpitaux pour se rendre compte que tout ce petit monde est malade voire impotent pour une grande partie.
Progrès de la médecine moderne ?

Il faut vraiment voir la réalité en face, les soi-disant progrès de cette médecine moderne ne sont qu'un leurre. On arrive à maintenir les malades, on se bat toujours de plus en plus contre la souffrance mais à côté, aide-t-on les gens à bien mourir spirituellement ?
Dans les esprits aujourd'hui, bien mourir, c'est mourir sans souffrance et surtout le plus vieux possible !

La médecine a sa part de grave responsabilité ….

Rien n'est le fruit du hasard. Les forces du Mal œuvrent pour tenter de détruire l'Église mais il en est de même dans tous les domaines. Ils se battent sur tous les fronts pour arriver à leurs fins. C'est évident.

Inachevé

Sandrine

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