Luernos ...

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Luernos ...

Message  Sandrine le Lun 1 Mar 2010 - 13:18

Et voilà le titre du nouveau sujet de Luernos sur GDF ...

PAS DE FOI SANS PRIERE PAS DE PRIERE SANS MESSE


Comme ça, c'est vite torché Rolling Eyes

On le voit pas venir ! Very Happy

http://gestadei.bb-fr.com/religion-doctrine-apologetique-f3/pas-de-foi-sans-priere-pas-de-priere-sans-messe-t3248.htm
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Re: Luernos ...

Message  gabrielle le Lun 1 Mar 2010 - 15:31

Pour Luernos...

Est-ce que la foi exige que le monde entier assiste à la messe?

Est-ce que la foi exige que VOUS assistiez à la messe?

Est-ce que la foi exige une assistance à la messe, mais au fait de quelle messe parlez-vous... ?

Vous inversez, Dieu dit "Allez, enseignez toute les nations et baptisez-les.."

La Doctrine passe avant les sacrements.

Vains sont les sacrements si la doctrine catholique ne les précède.

Dieu à dit dans les Saintes Écritures que le Sacrifice sera abolit...jugez-vous que lorsque cette abolition sera universelle, la foi aura cesser d'exister sur la terre, donc l'Église militante aura disparue, donc Notre-Seigneur aura failli à sa promesse?

Entre vous et moi, dites donc au lecteurs de GDF, à quel prix l'abbé de Nantes a soutenu cela...

Vous l'ignorez... et bien! le prix que De Nantes versa fut de trente deniers,,, juste ce qu'il faut pour obtenir une adoption légale de Judas Iscariote.

Ces paroles résonnent encore à mes oreilles, pour les plus saints la messe catholique, pour les autres la messe de Paul VI est suffisante.

Le monde est vaste Lueros, vous jugez selon votre petite lunette....

Au fait les martyrs de la Révolution, ceux qui n'allaient pas chez les jureurs, n'avons donc pas en eux
La Messe, dont l'oeuvre opère par son opération, objective, donne, elle seule, la présence objective et réelle de Dieu dans l'âme,
la présence de Dieu.

La lettre tue et l'esprit vivifie...
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Re: Luernos ...

Message  Sandrine le Mar 2 Mar 2010 - 18:14

Mon petit doigt me dit que Luernos ne répondra jamais à ces questions fort pertinentes ... Rolling Eyes

Je ne sais pas pourquoi ... Very Happy
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Re: Luernos ...

Message  Sandrine le Mer 3 Mar 2010 - 15:30

De Stercore a écrit à la suite de Luernos :
Il est vrai que toutes les grâces viennent de l'autel


Mais encore ? Shocked

Pour faire très court ...


EXEMPLE parmi tant d'autres ...

Comment est-ce que Dieu nous sanctifie ?
Dieu nous sanctifie, c'est-à-dire nous rend saints par sa grâce.
Ce mot grâce désigne, en général, un don gratuit qui nous vient de sa pure bonté, sans aucun mérite de notre part.

- Quand Dieu créa l'homme, ce fut une grâce ; car il pouvait se dispenser de le créer.

- Quand après lui avoir donné un corps et une âme favorisée de tous les dons de la nature, il y surajouta la justice et la sainteté originelle, ce fut une nouvelle grâce ;

- Enfin il le destina au bonheur de voir et de posséder le Ciel, ce fut une grâce d'un ordre plus éminent encore. [...]

Catéchisme expliqué par Mgr Cauly p 263 à 270

Questions : les japonais, privés de sacrements durant environ 300 ans, ne pouvaient donc recevoir AUCUNE grâce ? En clair, le bon Dieu les a abandonnés et ils étaient condamnés à l'Enfer ?

Une conversion peut-elle s'opérer sans la grâce du bon Dieu ?

« Dieu ne souffre pas que nous soyons tentés au delà de nos forces. » ( I Cor., X, 13. ) : n'est-ce pas la grâce suffisante pour persévérer ?

A moins que je ne comprenne rien, là faudra m'expliquer de long en large ....
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Re: Luernos ...

Message  Sandrine le Mer 3 Mar 2010 - 15:33

Qu'est-ce que la grâce actuelle ?
La grâce actuelle est un secours du moment par lequel Dieu nous excite et nous aide à éviter le mal et à faire le bien.
Ce secours divin, qui nous est donné en temps opportun, est une lumière pour notre intelligence, une excitation donnée à notre volonté, un bon mouvement enfin, qui nous aide [...]

Catéchisme expliqué par Mgr Cauly p 263 à 270
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Re: Luernos ...

Message  Diane le Mer 3 Mar 2010 - 17:56

Faux, archi faux, avant le Pape Saint Pie X, les enfants n’avaient pas le droit de communier avant l’âge de 10 ou 11 ans comment faisait-ils pour recevoir des grâces?

De plus, avant ce temps nous avions le droit de communier que rarement. On ne pouvait donc pas recevoir de grâce les autres jours, franchement où avez-vous été cherché cette notion, il me semble que vous faite confusion entre la grâce sacramentelle et les grâces actuelles.
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Re: Luernos ...

Message  Sandrine le Jeu 4 Mar 2010 - 13:26

Luernos a écrit:

de stercore a écrit:
Il est vrai que toutes les grâces viennent de l'autel.

Cependant, éventuellement, on obtient plus par la prière que par la célébration d'une messe.

Permettez-moi de rappeler un fait historique, peu connu, de la vie de Sainte Colette que nous fêterons samedi prochain, 6 mars.

A Roanne, un couple de criminels odieux, condamné à la pendaison, refusait tout ministère du prêtre. Sainte Colette, sollicitée, s'enferma dans un oratoire et récita le MISERERE; alors ce couple pervers et impénitent se convertit avec effusion de larmes et passa d'une vie monstrueuse à la Vie Éternelle.

de stercore


Cher de Stercore, votre observation et votre objection seront fort éclairantes !

Bien sûr que toutes les grâces viennent de l'Autel de la Nouvelle Alliance.
Le R.P. Réginald Garrigou-Lagrange définit la grâce actuelle
ainsi :
Citation:




La nécessité de la grâce actuelle

Déjà dans l’ordre naturel nul agent créé n’agit ou n’opère sans le concours de Dieu, premier moteur des corps et des esprits. En ce sens, saint Paul dit, dans son discours à l’Aréopage : « Dieu n’est pas loin de chacun de nous, car c’est en lui que nous avons la vie, le mouvement et l’être » (Act. Apost., XVII, 28).

A plus forte raison, dans l’ordre surnaturel, pour produire les actes des vertus infuses et des dons, nous avons besoin d’une motion divine, qu’on appelle la grâce actuelle



.Il en tire la déduction suivante :
Citation:
C’est pourquoi il faut toujours prier. La nécessité de la prière est fondée sur la nécessité de la grâce actuelle.A part la première grâce qui nous est accordée gratuitement sans que nous priions, puisqu’elle est le principe même de la prière, c’est une vérité certaine que la prière est le moyen normal, efficace et universel par lequel Dieu veut que nous obtenions toutes les grâces actuelles dont nous avons besoin
.
Plus loin il rappelle la distinction parmi elles entre leur caractère de grâce suffisante, et de grâce efficace, qui est d'ailleurs contenue dans la première.

La première grâce de lumière, qui produit efficacement en nous une bonne pensée, est suffisante par rapport au bon consentement, en ce sens qu’elle nous donne non pas cet acte, mais le pouvoir de le produire. Seulement si nous résistons à cette bonne pensée, nous nous privons de la grâce actuelle qui nous aurait efficacement portés au bon consentement. La résistance tombe sur la grâce suffisante comme la grêle sur un arbre en fleur qui promettait beaucoup de fruits ; les fleurs sont détruites et les fruits ne se formeront pas. La grâce efficace nous est offerte dans la grâce suffisante, comme le fruit dans la fleur ; encore faut-il que la fleur ne soit pas détruite, pour que le fruit nous soit donné. Si nous ne résistons pas à la grâce suffisante, la grâce actuelle efficace nous est donnée


L'exemple que vous citez et relatif à la conversion de grands pécheurs, procède de cette nature de la Grâce.
Ceci ceci participe du régime de gestion; en quelque sorte, des dons gratuits que donne Dieu au cours de la vie, et à tout homme d'ailleurs.
Cependant la finalité ultime de la Création, de la Révélation, de l'incarnation rédemptrice, et enfin de l'Eglise, c'est que Dieu demeure habituellement dans ses disciples, et eux en lui, comme NSJC vivait avec ses premiers disciples.
Et cela est la finalité, indépendemment des grâces actuelles, suffisantes et efficaces que Sa Majesté leur dispensera à son gré à ses enfants adoptifs, comme à ceux qui ne sont que ses créatures car non baptisés.
Vous parliez donc Cher De Stercore, de l'obtention des grâces actuelles par le truchement de la Messe.
Mon propos est plus large en ce sens qu'il concerne la grâce habituelle qui est l'essence de l'identité conférée par le Baptême retrempé dans le Sacrifice de la Messe, et il est plus étroit, car il explique la nécessité de la Messe aussi grande que celle du Baptême pour faire la Volonté de Notre Seigneur, notre Divin Maître et Juge. [/b]

Il y a deux ans environ j'avais ouvert cette question sur le forum, avec Francis et Chaussis notamment, et j'avoue qu'il a fallu que je me repenche tout récemment pour mieux la comprendre selon la Loi Notre Seigneur, si souvent confiée dans l'Evangile écrit sur la bouche de Saint Jean, et qui est devenue la "Loi" de l'Eglise, de l'enseignement de laquelle je n'entends être qu'un modeste mais fidèle et zélé écho.
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Re: Luernos ...

Message  Sandrine le Jeu 4 Mar 2010 - 13:31

Luernos a écrit :

Attention:
Ces remarques seraient à lire avant celles publiées au dessus, et ont été rajoutées ici pour permettre à chacun de mieux assimiler l'essence du Dépôt de la Foi, avant que de pouvoir comprendre la Foi du fidèle qui s'y applique, en quelque époque que ce soit, la tendance au millénarisme étant condamnée par Notre Mère la Sainte Eglise.

En conséquence et par parenthèse, les objections qui m'ont été faites et les questions qui me sont posées sur un autre forum sont évidemment hors sujet.


LA DOCTRINE DE FOI EST COMMUNIQUEE PAR LA SAINTE MESSE A LA VERTU DE FOI

I.- la doctrine eucharistique de Foi à laquelle la vertu de foi se rapporte:


a)Afin de pouvoir efficacement en rendre compte, nous devrions nous interroger sans cesse pourquoi la doctrine Catholique de la Foi est véritablement exclusive parmi les systèmes de pensée. C'est qu'elle n'est ni anecdotique ni abstraite, elle ne sépare pas un monde intellectuel d'un côté d'une praxis de l'autre, un corps d'un esprit ou d'une âme, un esprit d'une lettre...Elle affirme de façon exceptionnelle que Jésus-Christ marchant sur les routes de Palestine était un être singulier, unissant indissociablement, et à l'image d'un empereur déguisé en mendiant, la nature humaine et la nature divine .

b)De même, et non seulement en stricte conformité avec les commandements qu'il nous a laissés, mais au sein de ses Nouvelles Normes surnaturelles, (Alliance Nouvelle), - lesquelles ne ne sont pas des idées plus ou moins imaginaires, - il nous a révélé la doctrine de l'Eucharistie au prix de Son Précieux Sang. Aux termes du Sacrifice eucharistique, il replonge chaque baptisé maculé de la tache originelle, qui doit mourir en union avec son Sauveur offert en Sacrifice, et qui doit vivre dans l'ordre Divin en union avec Lui, qui « le remet debout » dans sa Résurrection.

c) Et la finalité de ce rite pratiqué est, elle-même, aussi indissociable de sa Doctrine de « faire cela en mémoire de moi »qui l'exige, que le pain, de la faim, que la nature humaine de Notre Seigneur que de sa nature Divine. L'Incarnation n'était pas anecdotique comme le racontent les ariens, elle n'était pas une fantaisie esthétique comme l'assurent les idéalistes et les néos-cathares. L'eucharistie donne et répand, seule, concrètement – et jusqu' « au jour et à l'heure que nul de connait », (Mt, 25,25) - , Notre-Seigneur dans l'humanité (Bossuet).



1. d)Sainte Thérèse d'Avila, démontre le réalisme surnaturel au chapitre 34 du chemin de la Perfection, d'une manière catégorique. En effet, la vertu de l'oraison mentale ne consiste pas à changer la nature de la vie chrétienne comme l'imagine un vain peuple, mais au contraire à éclaircir cette dernière, qui se vit d'ordinaire dans la pénombre d'une médiocrité qui en masque l'essence et donc la définition claire et intelligible pour les Fidèles.

Or parce que les merveilles que ce pain sacré opère en ceux qui le reçoivent dignement sont assez connuës, je ne veux pas en rapporter plusieurs autres de cette mesme personne, que je n' ay pû ignorer, et que je sçay estre fort véritables. Nostre seigneur luy avoit donné une foy si vive, que lors qu' elle entendoit dire à quelqu' un qu' il auroit souhaité d' estre venu au monde dans le temps que Jesus-Christ nostre sauveur et tout nostre bien conversoit avec les hommes, elle en rioit en elle-mesme, parce que croyant joüir aussi véritablement de sa présence dans la tres-sainte eucharistie qu' elle auroit pû faire alors, elle ne comprenoit pas qu' on pûst désirer davantage. Je sçay aussi de cette personne, que durant plusieurs années, quoy quelle ne fust pas fort parfaite, elle croyoit aussi certainement lors qu' elle communioit que nostre seigneur entroit chez-elle, comme si elle l' eust vû de ses propres yeux, et s' efforçoit d' exciter sa foy, afin qu' estant tres-persuadée que ce roy de gloire venoit dans son ame, quoy qu' elle fust indigne de l' y recevoir, elle se des-occupast de toutes les choses extérieures autant qu' il luy estoit possible pour y entrer aussi avec luy. Elle taschoit de recueillir en elle-mesme tous ses sens pour leur faire connoistre en quelque sorte le bien qu' elle possédoit, ou pour mieux dire afin qu' ils ne luy servissent point d' obstacle pour le connoistre. Ainsi elle se considéroit comme estant aux pieds de Jésus-Christ, où elle pleuroit avec la Madelaine de mesme que si elle l' eut vû des yeux du corps dans la maison du pharisien : et quoy qu' elle ne sentist pas une grande devotion, sa foy luy disant dans son coeur qu' elle estoit tres-heureuse d' estre-là, elle s' y entretenoit avec son epoux. Car si nous ne voulons nous-mesmes nous aveugler et renoncer à la lumière de la foy, nous ne pouvons pas douter que Dieu ne soit alors au-dedans de nous, parce que ce n' est pas une simple représentation de nostre pensée, comme quand nous considérons nostre seigneur en la croix et en d' autres mysteres de sa passion où nous nous représentons ce qui s' est passé ; mais c' est une chose présente, et une vérité indubitable, qui fait que nous n' avons point besoin de sortir de nous pour aller bien loin chercher Jésus-Christ, puis que nous sçavons qu' il demeure en nous jusques à ce que les accidens du pain soient consumez par la chaleur naturelle.
II.-

II.- LA VERTU EUCHARISTIQUE DE FOI EST LE CANAL DE COMMUNICATION CREE ET INCREE DE DIEU TRINITAIRE [/size]


a) Ce caractère eucharistique non exclusif mais essentiel de la Doctrine de la Révélation dessine donc, sur le plan ontologique, la Porte Etroite que le Berger nous demande d'emprunteur. Si telle théorie, ou telle idéologie religieuse, philosophique ou politique se transmet par tradition sociale, par influence psychologique, par communion intellectuelle, par attrait affectif, etc, Notre-Seigneur, et Son Eglise jusqu'en 1958, nous enseignent qu'une Vie intrinsèquement Transcendante, doit impérativement sous peine de mort être transmise par voie de rites sacramentels, et par excellence par le Sacrifice du du Christ Souverain Prêtre. En outre, cette Vie qui est toute Surnaturelle sous ce rapport, est en même temps naturelle dans, et par, l'opération de communication, c'est-à-dire par l'effet du caractère eucharistique de la vertu de Foi que nous avons indiqué plus haut.

b) Elle donne cet accès d'une manière durable, et par la grâce dite « sanctifiante » , à la Vie Trinitaire. Qu'est-ce donc que la grâce sanctifiante ? Quatre réalités sont à considérer pour la comprendre: [/size], lesquelles sont exprimées par voie d'analogie famliale.
Le Donateur ou l'Adoptant est Notre-Père (Adoptif), [/size]
Le donataire ou l'enfant adopté est l'Enfant qu'il a choisis d'adopter en le plongeant dans sa mort et en lui conférant la Nouvelle Identité de sa Résurrection d'entre les morts, qui est celle de l'Enfant Adopté.[/size]
L'acte de donation ou d'adoption, Acte gratuit sans contrepartie demandée autre que le consentement. [/size]
l'objet de la donation ou de l'adoption: l'entrée dans la Famille Trinitaire, l'ordre Divin qui « informe », comme le logiciel informerait l'ordinateur. [/size]
Durant sa vie terrestre notre Seigneur a été vu, entendu, touché, entouré, suivi, etc. par ses disciples. Or rien de substantiellement différent ne change après sa Résurrection, grâce à la Sainte Messe qu'il a instituée afin de maintenir cette présence physique unie à sa présence transformante pour ces disciples d'aujourd'hui, qui sont encore « ceux qui, littéralement, marchent derrière lui. » [/size]

c) Concrètement et sur le modèle éternel laissé par NSJC durant sa vie terrestre, Le Messe fonde en conséquence, autorise, confère et maintient la vertu de Foi Théologale, don surnaturel donné par Dieu. Cette vertu transfigure les pauvres haillons de la nature simplement psychique de toute croyance naturelle : opinion, fantasme, scepticisme, inclination, intuition, épanchement affectif, « inspiration » para-pathologique... Par Le Sacrifice Eucharistique, le Divin Suzerain la revêt de l'armure étincelante décrite par Saint Paul. C'est celle du Soldat du Christ, uni à l'oblation de son Maître, qui a pour essence d'attester et de défendre au prix de sa vie de « vieil homme » , la certitude raisonnée d'une vérité extérieure et transcendante à la modeste conscience psychologique du Fidèle qui est en l'auteur soumis au Don Divin gratuit de la Vertu de Foi.[/size]
2.

3. d) Ainsi que le démontrent en pratique les attestations de saints comme le Saint curé d'Ars, de docteurs et ou de contemplatifs comme l'auteur de l'Imitation, la seule l'Eucharistie fait survivre, exister, croître, et triompher la vie adoptive de Foi, les rapports de filiation entre le père adoptif et son enfant, le compagnonnage des Apôtres, le mariage intérieur illustrée notamment par une Sainte Thérèse d'Avila, . [/size]
4.

Puisons quelques remarques catholiques appuyant cela, au sein des écrits de l'abbé de Nantes.
« En ceci que tout don de soi, toute rencontre d’âmes ici-bas requiert, sous quelque mode que ce soit et il en existe bien des sortes, une union et communication corporelle, gestes, regards, paroles, toucher... Le Sacrement du Corps du Christ est donc la rencontre vivante du disciple, ou de l’Église réunie en communauté de foi et de vie baptismales, avec le Fils de Dieu Jésus-Christ par la médiation de sa chair, c’est-à-dire dans la Présence restaurée, retrouvée, de son être humain vivant, se donnant pleinement aux siens sous la forme singulière d’une manducation spirituelle bienfaisante et plus expressive que toute autre œuvre de chair dans un acte d’amour humain. (...)

En quoi cela dépasse-t-il notre expérience ?
En ceci que nul don humain naturel n’approche fût-ce de loin le réalisme de cette Présence totale dans la chair et sa sublimité. Le mode de communion, celui de la manducation, nous paraît à la fois comme le sommet auquel aspire l’amour, et le geste impossible que l’amour serait fou d’imaginer un seul instant. Dans la ligne de la nature, mais au-delà de ses limites et de ses lois. (...)
La matière de cet échange, de cette communication et partage fraternel, n’est plus ni l’eau, ni l’huile, ni le pain ni le vin – comme on l’a trop dit, entraînés par l’analogie des autres sacrements, c’est le Corps du Seigneur devenu le pain de ce repas, et son Sang le vin de cette fête. (...) En effet, qu’est-ce qui permet la rencontre sacramentelle, qu’est-ce que la matière de ce sacrement ? C’est le Corps du Christ, et non un pain qui n’existe plus. En quoi consiste la rencontre sacramentelle ? Non en la manducation d’un pain qui a disparu et donc pas davantage de ses apparences, mais du Corps du Christ par le fidèle, d’une chair d’homme par l’homme. » (revue de la CRC, numéros 116 et 120)
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Re: Luernos ...

Message  gabrielle le Sam 6 Mar 2010 - 16:28

Après relecture, je trouve que ce qui manque à votre texte Luernos, sont certains aspects de la théologie que vous n'abordez pas.

Votre titre ( provocateur?) manque de justesse.

Vous ne tenez dans votre analyse, aucun compte de la situation dans laquelle des âmes peuvent se trouver. Or, la théologie en tient compte.

LA NÉCESSITÉ DES SACREMENTS

Est nécessaire ce qui ne peut pas ne pas être (S. Th., 1, 82, 1 : Necesse est, quod non potest non esse), soit en raison d'un principe interne (par exemple l'existence de Dieu) soit en raison d'un principe externe. Ce dernier peut être une cause finale ou une cause efficace. La nécessité imposée par la cause finale (necessitas finis) consiste en ce fait qu'on ne peut atteindre un but sans l'emploi d'un moyen déterminé (par exemple la nourriture pour l'entretien de la vie humaine) ou du moins qu'on ne peut pas l'atteindre aussi facilement (par exemple les moyens de transport pour faire un voyage). La nécessité imposée par la cause efficace oblige à une action déterminée (necessitas coactionis). Au sens large, un haut degré de convenance est aussi désigné comme une nécessité (necessitas convenientiae vel congruentiae) (S. Th., I, 82, 1).

De la part de Dieu

Dieu peut communiquer la grâce aussi sans les sacrements. Sententia certa.

Dieu peut, dans sa toute-puissance, communiquer la grâce d'une manière purement spirituelle. L'institution des sacrements n'était donc pas pour lui absolument nécessaire. S. Th., III, 72, 6 ad 1 : virtus divina non est alligata sacramentis. Mais, étant donnée la nature sensible et spirituelle de l'homme, elle était cependant convenable à un haut degré (necessitas convenientiae vel congruentiae). La nature de l'Église, société religieuse visible, exige aussi des signes religieux visibles (notae quaedam et symbola, quibus fidèles internoscerentur; Catéchisme Romain, 11, 1, 9, 4). Les sacrements sont propres aussi à favoriser la vie vertueuse chrétienne (humilité à cause de la dépendance d'éléments sensibles, foi et espérance à cause du gage visible, amour du prochain à cause de l'appartenance à un seul corps mystique) (cfr S. Th., III, 61, 1; S. c. G. IV, 56; Cat. Rom., 11, 1, 9).

De la part de l'homme

Les sacrements de la Loi nouvelle sont nécessaires aux hommes pour le salut. De fide.

Comme le Christ a institué les sacrements et y a joint la communication de la grâce, ils nous sont nécessaires pour obtenir le salut (necessitate medii), bien qu'ils ne le soient pas tous pour chacun. La réception réelle peut, en cas de nécessité, être remplacée par le désir du sacrement (votum sacramenti).

Les sacrements sont les moyens fixés par Dieu pour obtenir le salut éternel. Trois d'entre eux sont si nécessaires dans la voie ordinaire du salut que, sans leur réception, le salut ne peut être obtenu : pour chaque personne le baptême et, après un péché grave, la pénitence, pour l'ensemble de l'Église le sacrement de l'ordre. Les autres sacrements sont nécessaires en ce sens que, sans eux, le salut ne peut pas être obtenu aussi facilement; en effet la confirmation est le complément du baptême, l'extrême-onction, le complément de la pénitence, le mariage la base de la conservation de la communauté de l'Église, l'Eucharistie le but de tous les sacrements (cfr S. Th., III, 65, 3 et 4).


Ceci étant rectifier, dans l'impossibilité morale ou physique de recevoir les sacrements, votre titre devient inadéquat.

N'y-a-t-il pas eu dans l'histoire de l'Église des cas où des saints ( ermites , victimes de persécution) n'ont pas reçu les sacrements, et leur salut fut accordé par Dieu à la confession de la foi ou au mode de vie pénitentielle qu'ils avaient choisis?

Celui qui volontairement refuse par mépris ou infidélité les sacrements de la Sainte Église Catholique , celui-là à moins d'une intervention divine (miracle) tout à fait spéciale ne peux se sauver.

Il me semble, que les notions sur la grâce, sont un peu confuses, ( à moins que je saissise mal votre démarche) notamment sur la vertu de Foi

J'y reviendrai, il me faut vérifier quelques éléments.
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Re: Luernos ...

Message  Carolus.Magnus.Imperator. le Dim 7 Mar 2010 - 23:28

Sandrine a écrit:Et voilà le titre du nouveau sujet de Luernos sur GDF ...

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Dommage que N.S.J.C. n'ait pas dit : quand je reviendrai trouverai-je encore la messe plutôt que lorsque je reviendrai trouverai-je encore le foi ...

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Re: Luernos ...

Message  Carolus.Magnus.Imperator. le Dim 7 Mar 2010 - 23:44

Également, il faudra conclure que les Japonais n'avaient pas la foi pendant les 200 (ou 300 ?) ans où ils avaient été privé de prêtre ...

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Re: Luernos ...

Message  gabrielle le Lun 8 Mar 2010 - 0:43

La réception réelle peut, en cas de nécessité, être remplacée par le désir du sacrement (votum sacramenti).

Cette proposition est De Fide...

mais il est étrange que jamais personne ne la cite...

et qu'on ait inventé l'inverse... en cas de nécessité...on prend les sacrements de n'importe qui sans juridiction!
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Re: Luernos ...

Message  gabrielle le Mer 17 Mar 2010 - 17:06

Eucharistie.

Pour les adultes la réception de l'Eucharistie est nécessaire au salut d'une nécessité de précepte. (Sententia certa)

Le commandement divin, contenu dans les paroles de l'institution, est expressément formulé dans le discours de la promesse ( Jean, VI, 52), où la perception du corps et du sang du Christ est présentée comme nécessaire à la possession de la vie éternelle. L'Église a précisé le commandement positif divin , en prescrivant, au 4e concile du Latran (1215) et au concile de Trente, la réception annuelle au temps de Pâques, comme un minimum ( D 437, 891; cic 859) L'obligation commence dès que le fidèles est arrivé à l'âge de raison, c'est-à-dire vers la septième année, au-dessus ou en dessous (D 2137)

Il n'y a pas de nécessité de moyen absolue, mais nécessité morale ou relative. Un chrétien qui néglige volontairement assez longtemps la réception de la sainte communion ne pourra pas, à la longue, conserver l'état de grâce ( cfr Jean, VI,53) Du fait que l'Eucharistie a pour fin la nourriture de l'âme, il résulte que, sans elle, la vie surnaturelle, à la longue , ne peut pas être conservée.

Notre bon Luernos, n'a sans doute pas vu ces points.

A moins de nous dire que l'Église nous commande de recevoir des sacrememts illicites, avec référence a l'appui...

Je constate, que nous sommes souvent accusé de décourager les autres, mais on ne se gêne pas dans le café d'en face de tenter de nous décourager en sapant des notions élémentaires.

A moins que dans la boule de cristal les gens peuvent juger que nous sommes de mauvaise foi...
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