L'AUTORITE DANS LA FAMILLE !

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Re: L'AUTORITE DANS LA FAMILLE !

Message  Diane le Sam 17 Avr 2010 - 17:19

COMMENT CONCILIER L'AUTORITE DU MARI ET L'INDEPENDANCE MORALE DE CHACUN DES EPOUX.



La famille est une société. Pour être bien gouvernée, il ne faut pas qu'elle connaisse les divisions intestines. Il importe donc que celui qui commande ne se laisse pas troubler par les difficultés de la vie et garde le calme qui lui permettra de tenir ferme le gouvernail sans se laisser troubler par le vent ou la tempête. Il lui faut être fort physiquement et moralement pour que son titre de protecteur ne soit pas un vain mot. C'est sur la force du chef que repose la sécurité de la famille. Après avoir écarté les dangers qui la menacent, le chef doit lui procurer, par son travail, tout ce qui est nécessaire à son entretien. Que deviendrait la femme, absorbée par les devoirs de la maternité, si elle ne pouvait se reposer en toute confiance sur le travail de l'homme ?

Ce rôle de défenseur et de protecteur de la famille ne se peut allier à l'inquiétude et au trouble qui naissent naturellement de la faiblesse. L'homme doit donc posséder une raison calme qui lui permette de prévoir les dangers pour les affronter sans crainte et sans hésitation. Cette qualité, poussée à l'extrême, donne parfois à l'homme une apparence un peu rigide que la femme est tentée de prendre pour de l'indifférence ou de l'égoïsme. S'il est des hommes qui glissent facilement à un égoïsme calculateur il ne faut pourtant pas les confondre avec ceux qui cachent, derrière une froide raison, un amour ardent et sincère pour ceux qu'ils sont chargés de protéger et de conduire. Les marques de tendresse données par un homme sont souvent en proportion inverse de son dévouement. Pour savoir ce que vaut le cœur d'un homme, il faut considérer ses efforts, son travail, sa volonté de protection.



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Re: L'AUTORITE DANS LA FAMILLE !

Message  Diane le Dim 18 Avr 2010 - 16:46

COMMENT CONCILIER. L'AUTORITE DU MARI ET L'INDEPENDANCE MORALE DE CHACUN DES EPOUX.

**

Pour que son autorité ne se change pas en tyrannie ou en faiblesse, l'homme doit s'être habitué, pendant ses années de jeunesse, à dominer ses puissances sensibles. Cet apprentissage se confond avec la lutte contre les passions, avec la formation de l'esprit pour raisonner juste, avec les habitudes de travail. Si tant de ménages sont désunis, ce n'est pas que l'homme commande trop ou pas assez, c'est le plus souvent qu'il ne sait pas commander. Il a vécu ses années de jeunesse sans se préparer à son rôle de chef obéissant à ses caprices et donnant libre cours à ses désirs.

L'inconduite des jeunes gens a pour résultat naturel de fausser en eux l'exercice de l'autorité en les rendant impuissants à se dominer. L'exercice de l'autorité sur les autres exige l'exercice de l'autorité sur soi-même. Celui-là comprendra les dangers qui menacent les êtres faibles qui auront eu à combattre ses propres tentations.

Ceux qui s'analysent pour se mieux con naître sont à même de découvrir les meilleures méthodes de correction et d'amendement pour les autres ; ceux qui s'efforcent de comprendre le prochain pour le mieux aimer, commandent avec plus de clairvoyance et de bonté.

La femme, encore qu'elle ait les mêmes capacités de conscience morale que l'homme, connaît des tentations subtiles qui viennent de sa nature particulièrement sensible et aimante. Par sa sensibilité, elle perd facilement l'équilibre moral et pour peu qu'à l'émotion vienne s'ajouter un sentiment d'amour ou de haine, elle se laisse entraîner à des jugements
d'autant plus faux ou excessifs que sa passion est plus forte. C'est alors que l'autorité masculine peut s'exercer utilement. Elle canalise et calme la sensibilité féminine et rectifie d'autant plus facilement les jugements de la femme que l'amour porte celle-ci à une plus grande confiance.

La femme qui n'a pas su canaliser ses sentiments dans une affection forte et définitive, s'égare et se trouble facilement, Elle ne se sent à l'aise que quand elle peut s'appuyer sur une volonté masculine capable de partager ses soucis et de rectifier à l'occasion les erreurs de son imagination. Mais toute sa vie morale est en danger pour peu que l'homme auquel elle se donne ne possède pas les qualités qui justifient sa confiance. Combien de femmes se sont perdues parce qu'elles se sont égarées en amour. Tourmentées et inquiètes, elles n'ont plus connu que la tyrannie de leurs caprices et de leur sensibilité.




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Re: L'AUTORITE DANS LA FAMILLE !

Message  ROBERT. le Lun 19 Avr 2010 - 0:15

Que deviendrait la femme, absorbée par les devoirs de la maternité, si elle ne pouvait se reposer en toute confiance sur le travail de l'homme ?

On se croirait au XIXe... et pourtant on devrait observer les mêmes comportements au XXIe Sad

Je vois déjà les enragés monter aux barricades...

Tant mieux s'ils y montent: voilà un signe que la Vérité est enseignée.. cheers

Merci Diane... I love you

ROBERT.

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Re: L'AUTORITE DANS LA FAMILLE !

Message  Catherine le Lun 19 Avr 2010 - 11:05

Chère Diane,

Je viens juste de prendre connaissance de ce dossier...un grand merci, c'est très intéressant, et très utile pour contrer certains abus sur l'autorité paternelle! cheers

Catherine

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Re: L'AUTORITE DANS LA FAMILLE !

Message  Diane le Lun 19 Avr 2010 - 17:00

Catherine a écrit:Chère Diane,

Je viens juste de prendre connaissance de ce dossier...un grand merci, c'est très intéressant, et très utile pour contrer certains abus sur l'autorité paternelle! cheers

Bonjour Catherine Wink

Plusieurs hommes abusent de leur autorité pour battre leur femme et leurs enfants, c’est scandaleux!

J’en connais plusieurs qui pensent que c’est comme ça qu’on exerce son autorité dans la famille!

Avec ce dossier, on voit à quel point ces hommes sont à côté de la plaque!

En fait, leur attitude n’est pas chrétienne du tout!

Par contre, plusieurs prêtres en direction spirituelle conseillaient à la femme de tout endurer sans rien dire. Ya pas à dire, ce n’est pas étonnant qu’ils aient tous viré de bord avec V2. Ce n’était certainement pas un conseil rempli de sagesse et vraiment chrétien!

Diane

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Re: L'AUTORITE DANS LA FAMILLE !

Message  Catherine le Mar 20 Avr 2010 - 10:57

Diane a écrit:
Par contre, plusieurs prêtres en direction spirituelle conseillaient à la femme de tout endurer sans rien dire. Ya pas à dire, ce n’est pas étonnant qu’ils aient tous viré de bord avec V2. Ce n’était certainement pas un conseil rempli de sagesse et vraiment chrétien!

La femme mariée a un double devoir: celui d'épouse, et celui de mère.
S'il est vrai qu'elle doit être soumise à son époux, elle a aussi des devoirs envers ses enfants. Normalement, dans une famille unie où règne l'esprit chrétien, le père et la mère pourvoient ensemble au bien des enfants.
Mais si par malheur le père est injuste envers les enfants, n'est-ce pas justement à elle de défendre leurs intérêts ? Je pense donc que parfois (dans ces cas malheureux seulement bien sûr, et non pas dans tout ce qui est neutre, ou bon) elle doit s'opposer à son mari pour ne pas manquer à son devoir de mère.

Aimer quelqu'un, ce n'est surement pas accepter tout ce qu'il veut si ce qu'il veut est mal ou injuste!!!
Aimer quelqu'un, c'est justement le guider (s'il n'y est pas) dans les voies de la justice et de la charité!!!

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Re: L'AUTORITE DANS LA FAMILLE !

Message  Diane le Mar 20 Avr 2010 - 17:46

Bravo! Chère Catherine, il est doux pour le cœur de te lire et de constater que tu possèdes l'Esprit chrétien.

Que de dons reçus de la part de Dieu! Tu es jeune et tu possèdes déjà beaucoup de sagesse.

Dans la Sainte ’Église, il y a Sainte Rita qui a endurée que son marie l’a frappe pour le salut de celui-ci. Mais quand il y a des enfants en jeux, ce n’est certes pas le bon exemple à leurs données!

Dieu ne veut pas que les hommes frappe leur femme et leurs enfants, ça va contre la charité et contre la morale de l’Église !

À part quelques exceptions comme Sainte Rita (Il y en a que deux dans l’Église) la femme ne doit pas endurer un tel martyre et ça pour le bien des enfants!

Voici un petit apperçu de la vie de Sainte Rita !




Petite vie de Sainte Rita de Cascia

Rita naquit au mois de mai 1381, à Roccaporena, près de Cascia (Ombrie). Sa naissance porte déjà le cachet du surnaturel : des abeilles mystérieuses, voltigeant autour de son berceau, pénétraient dans sa bouche entr'ouverte et en ressortaient sans lui faire aucun mal. Par ce miracle, Dieu voulut sans doute préconiser en Rita cette vertu de douceur dont elle devait être par la suite le vivant et sublime modèle. En effet, mariée par ses parents à un jeune homme du pays, sa vie conjugale fut un vrai martyr à cause du caractère violent et brutal de son mari. Mais avec une douceur et une patience héroïques, Rita parvient à le convertir.


En 1416, son mari fut tué. Rita pardonna généreusement, et s'efforça encore d'éloigner de ses deux enfants tout sentiment de vengeance jusqu'à demander à Dieu le sacrifice de leur vie plutôt que de les voir un jour homicides. L'héroïque prière fut exaucée.


Restée seule, Rita se consacra entièrement à Dieu qui, d'une façon miraculeuse, la fit entrer dans le couvent des Augustines de Cascia, où elle passa 40 ans dans l'exercice héroïque de toutes les vertus. Le Jeudi Saint de 1441, pendant une extase, Rita fut miraculeusement blessée au front par une épine du Christ devant lequel elle priait.

Le 22 mai 1457, comblée de mérites, Dieu l'appela à Lui. A sa mort, une lumière merveilleuse inonda sa cellule, une odeur ineffable se répandit dans le couvent, et son âme fut vue, auréolée de gloire, monter au Ciel. Elle fut proclamée Bienheureuse en 1737, et canonisée au mois de mai 1900. Aujourd'hui, la dévotion à Sainte Rita est universelle et ses grâces sont innombrables. Elle est invoquée surtout dans les cas désespérés. Son corps, miraculeusement conservé, repose dans son Sanctuaire de Cascia, en Italie.


On voit bien par cette petite histoire, que frappé sa femme est un abus d’autorité et cela ne rentre pas du tout dans les plans de Dieu puisque sainte Rita à du lui pardonner, et s'efforça d'éloigner de ses deux enfants tout sentiment de vengeance.

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Re: L'AUTORITE DANS LA FAMILLE !

Message  Diane le Mer 21 Avr 2010 - 15:35

COMMENT CONCILIER L'AUTORITE DU MARI ET L'INDEPENDANCE MORALE DE CHACUN DES EPOUX.


**

Le besoin de s'appuyer sur une volonté ferme est tellement puissant chez la femme que si elle est mariée à un être faible et incapable, elle s'exaspère de l'impuissance de celui-ci. Elle éprouve comme un besoin maladif de l'exciter jusqu'à le faire sortir de sa placidité habituelle. Peut-être n'a-t-on pas cherché suffisamment à expliquer le cas tragique de la femme qui semble ne retrouver l'équilibre de sa sensibilité que si elle est battue.

Les humoristes s'en sont amusés, alors qu'une psychologie un peu pénétrante les eût vraisemblablement amenés avoir dans cette malheureuse la victime d'un mari sans autorité. L'absence de volonté chez celui qu'elles considèrent comme leur protecteur naturel les énerve. Elles s'agitent et le provoquent jusqu'à ce qu'il ait témoigné, même par la violence, de sa force et de sa volonté masculine. Elles retrouvent alors le calme de leur sensibilité exaspérée.

Ces excès, provoqués par l'incapacité de l'homme à protéger la femme, prouvent que la nature féminine s'excite dans la mesure où l'homme manque de l'autorité morale qu'il devrait exercer par le seul fait de sa présence.

Quand la femme est protégée par une volonté tranquille et forte, par une raison sage et prudente, elle s'épanouit et connaît la paix intime du cœur et de la sensibilité. Quand le mari n'est pas un homme, la femme lui en veut.




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Re: L'AUTORITE DANS LA FAMILLE !

Message  Diane le Jeu 22 Avr 2010 - 18:12

***



L'absence d'autorité chez le mari peut avoir d'autres conséquences fâcheuses, li peut arriver que la femme soit dans l'obligation de prendre les rênes du gouvernement et de commander à la place du chef défaillant. Mais pour une femme qui sait allier les qualités de l'homme à celles de son sexe, combien glissent au déséquilibre mental du fait d'avoir assumé une tâche contraire à leurs aptitudes. Elles abusent souvent de l'autorité qu'elles prétendent assumer. Elles se laissent emporter par leur humeur, influencer par leurs sympathies ou leurs antipathies et agissent car caprice plutôt que par raison. Leur autorité devient tyrannie et multiplie les souffrances de ceux sur qui elle s'exerce.

La femme obligée de gouverner éprouve pour son mari plus de mépris que de pitié. C'est que l'amour conjugal ne ressemble en rien à l'amour maternel. Alors que celui-ci est mêlé de pitié pour un être faible et sans défense, celui-là suppose le respect et l'admiration. Comment la femme pourrait-elle aimer celui qui s'est montré inférieur à la tâche naturellement dévolue à son sexe? La femme ne peut aimer un homme qu'à la condition de découvrir en lui la force qui la protège et la soutient ; la sagesse qui la garantit contre les excès possibles de sa propre sensibilité.




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Re: L'AUTORITE DANS LA FAMILLE !

Message  ROBERT. le Jeu 22 Avr 2010 - 21:06

.
Je trouve que cet abbé fait une analyse assez poussée, et avec une très fine psychologie sur les tempéraments et caractères distincts de l’homme et de la femme, les répercussions sur la famille, les enfants, etc.

Il est vrai que la Foi donne des compréhensions, des distinctions, des analyses qui ne peuvent exister sans celle-ci…

De quoi fermer la bouche à ceux qui disent qu’il "faut avoir passé par là", en avoir "fait l’expérience" pour savoir de quoi on parle et comment en parler…

Merci Diane et continuez ce fil très intéressant… même pour ceux qui seraient célibataires...
.

ROBERT.

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Re: L'AUTORITE DANS LA FAMILLE !

Message  Diane le Ven 23 Avr 2010 - 16:04

Bonjour mon très cher Robert, Very Happy

ROBERT. a écrit:.


De quoi fermer la bouche à ceux qui disent qu’il "faut avoir passé par là", en avoir "fait l’expérience" pour savoir de quoi on parle et comment en parler…
.

Vous avez bien raison, il n'y a rien de plus faux que cette maxime !

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Re: L'AUTORITE DANS LA FAMILLE !

Message  Diane le Sam 24 Avr 2010 - 16:55

*
**


Le fait que l'autorité du mari s'exerce pratiquement sans contrôle peut provoquer de graves abus et faire de nombreuses victimes. Qui dira les drames cruels provenant des violences ou des erreurs du mari, imposant sa volonté arbitraire et tyrannique, sous pré. texte qu'il est le chef ? Les remèdes apportés par le Code sont pratiquement inopérants. La déchéance paternelle ne peut être obtenue que dans des cas exceptionnels et toujours après que le mal a été fait.

Le plus souvent les larmes de la femme sont les seuls témoins des souffrances provoquées par le mari. Sous prétexte que le Code lui confère le droit de commander, l'homme en conclut qu'il est maître chez lui au point que personne, pas même sa femme, n'a le droit de critique ou de contrôle.

C'est la raison du plus fort. Ces excès dans l'omnipotence ont pour conséquence fatale de ruiner l'amour. L'autorité brutale engendre la crainte, arrête les effusions, paralyse le dévouement et dessèche le cœur. L'autorité n'est éclairée, et, dans un sens, légitime, qu'autant qu'elle est tempérée par un amour sincère et délicat, par la constante préoccupation de ne pas blesser la délicatesse féminine.



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Re: L'AUTORITE DANS LA FAMILLE !

Message  Diane le Mar 27 Avr 2010 - 17:37


* «*



Pour ne pas tomber dans l'abus ou l'erreur, l'autorité doit connaître très exactement ses devoirs. Le premier est de ne rien faire qui soit contraire aux droits de la femme et des enfants, ce qui suppose une connaissance exacte et consciencieuse de ces mêmes droits. Ils se résument en un seul : le droit à la protection du père et de l'époux, c'est-à-dire que l'homme en tant que père est tenu de ne rien faire qui puisse nuire au développement normal de la personnalité de l'enfant et de tout faire pour que cette personnalité reçoive les appuis et les conseils nécessaires à son développement ; en tant que mari, il doit non seulement respecter la liberté morale de sa femme, mais lui apporter, avec l'aide matérielle, l'appui d'une affection forte et éclairée.

Le mot « conjoint » exprime cette union des cœurs sans laquelle l'exercice de l'autorité n'est qu'une odieuse contrainte. Ce n'est qu'après s'être mis d'accord avec celle que le langage populaire qualifie pittoresquement, mais très justement de « moitié », que son autorité s'exercera sans gêne et sans obstacle.

Si le chef doit être « père » dans tous les domaines où s'exerce son autorité, à plus forte raison dans le domaine de la famille où il est pratiquement impossible de se représenter l'autorité autrement que comme une « paternité ». Etre père c'est comprendre les légitimes aspirations de l'inférieur, c'est le soutenir de son amour et de sa vaillance, c'est l'aider à mettre en valeur ses propres facultés. Nous rejoignons ainsi les conclusions déjà rencontrées : à savoir que l'amour repose avant tout sur les forces morales et désintéressées.




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Re: L'AUTORITE DANS LA FAMILLE !

Message  Diane le Mer 28 Avr 2010 - 16:32

* «*


La fonction de chef ne confère par elle-même aucune supériorité morale au mari ; elle augmente seulement ses responsabilités. Elle ne peut jamais lui faire oublier que la femme étant moralement son égale, il ne doit jamais la traiter en inférieure. Il doit, au contraire, s'inspirer de ses avis et de ses pensées, surtout quand elle le dépasse par la profondeur de ses aspirations morales et spirituelles.

Le rôle de la femme, plus effacé en apparence que celui du mari, n'en est pas moins souvent plus profond et plus efficace. Il relève de l'amour, lequel exerce sur l'humanité une influence autrement pénétrante que l'autorité. N'est-ce pas à la femme qu'incombe, pour la plus grande part, la charge de répandre au foyer la vie morale et religieuse, en inspirant à tous l'esprit d'union et de concorde ?

Par l'amour qu'elle inspire à son mari, ne contribue-t-elle pas à le former à son rôle de chef et à lui inspirer ses décisions ? Pour peu qu'elle sache unir la finesse féminine à une affection sincère, elle agira sur sa volonté sans affaiblir son autorité. Elle sera, dans le plus noble sens du terme, l'inspiratrice.

L'amour a souvent des intuitions qui dépassent infiniment les connaissances logiques de la raison raisonnante. Mais si elle prétend s'imposer avec arrogance et orgueil, elle éveillera les susceptibilités au lieu de les apaiser, et le mari, atteint dans son prestige et son amour-propre masculins, réagira avec excès ou abdiquera : deux maux également dangereux pour la concorde familiale. C'est souvent par l'influence discrète de la femme que le mari apprend à commander ; mais encore faut-il que cette influence s'exerce sans presque que le mari en prenne conscience ;

car s'il est des maris assez humbles pour réclamer les conseils de leur femme, il en est d'autres, imbus de leur dignité d'homme, qui ne supportent pas qu'une femme paraisse les conseiller et les guider. La femme habile saura faire prévaloir ses conseils en laissant croire au mari qu'il les a découverts. Ainsi se complètent le rôle de l'homme et celui de la femme pour le plus grand bien de la bonne entente conjugale.



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Re: L'AUTORITE DANS LA FAMILLE !

Message  Diane le Jeu 29 Avr 2010 - 17:07

* **


Par son travail au dehors, l'homme est exposé à des tentations particulières, Ce n'est pas, comme on l'a répété faussement, que la nature masculine soit plus encline au mal ; c'est bien-plutôt que ses conditions d'existence l'exposent davantage. Ce sont les circonstances de la vie masculine qui expliquent, sans les justifier, ses égarements. L'homme qui a vécu à l'ombre et sous la protection du foyer, dans le calme des relations familiales, ne connaît guère plus de tentations que la femme. Cette observation se vérifie dans les campagnes où ont été conservées les mœurs patriarcales.

Mais dans les villes, il en est tout autrement. Les tentations y sont multipliées à plaisir. Excité par les spectacles de la rue ou du théâtre, par des lectures malsaines et troublantes, l'homme intoxiqué ne résiste plus aux tentations qui le sollicitent et ramène au foyer des troubles qui en compromettent l'harmonie. Il est inquiet et irascible et perd le sens du commandement. La femme aura souvent à compter avec ces excitations du dehors. Elle y apportera le remède nécessaire, par une tendresse d'autant plus attentive que les tentations auront été plus violentes. On peut dire que c'est à la femme que Dieu a confié la mission de faire l'éducation de l'homme pour tout ce qui regarde les sentiments.

Vestale de l'amour elle saura déployer les charmes et les qualités qui garderont l'homme contre lui-même. Par sa patience, sa persévérance et sa douceur, elle obligera l'homme à comparer les faux attraits d'un amour passager avec les joies profondes d'un amour sincère et durable.

On peut sans exagération déclarer que par sa puissance d'amour et de dévouement, la femme occupe au foyer une place au moins égale, sinon supérieure à celle de l'homme, car la question reste entière de savoir si la famille repose davantage sur l'autorité que sur le dévouement.



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Re: L'AUTORITE DANS LA FAMILLE !

Message  Diane le Ven 30 Avr 2010 - 17:51

* **



Résumons-nous. L'homme a reçu de la nature des aptitudes spéciales qui en font le protecteur de la femme et de la famille. Mais les prérogatives qui le constituent chef ne lui confèrent point une autorité absolue et arbitraire. Ce chef est un père et un époux qui doit aider, soutenir et diriger. Sa vocation exige sagesse et prudence, et non point force et violence. L'autorité ne donne pas à l'homme une supériorité morale sur la femme. Celle-ci reçoit du fait de sa vocation particulière, des lumières et des intuitions avec lesquelles le mari doit compter, s'il ne veut pas agir en tyran aveugle et en dominateur.

LA BONNE ENTENTE DES EPOUX ET LA MORALE CONJUGALE


La bonne entente des époux est irréalisable s'ils ne sont pas décidés à pratiquer la même morale conjugale. Cette morale pose à la conscience des chrétiens des problèmes que nous n'avons pas le droit de passer sous silence. Nous les aborderons donc avec franchise et discrétion.

Ce chapitre est destiné aux époux qui se font une haute idée de leur vocation et sont décidés à préférer le sacrifice aux plaisirs passagers de la passion. Ceux qui voient dans le mariage une association qui autorise tous les caprices des sens, ne nous comprendront pas.


À suivre...

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Re: L'AUTORITE DANS LA FAMILLE !

Message  Catherine le Ven 30 Avr 2010 - 21:31

Ma chère Diane,

Encore une fois un grand merci pour cette lecture très intéressante, chaque jour j'enregistre ce que tu as mis en ligne et au fur et à mesure je l'imprime pour le lire.... Merci beaucoup! sunny

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Re: L'AUTORITE DANS LA FAMILLE !

Message  ROBERT. le Ven 30 Avr 2010 - 22:28

.

Très intéressant et très instructif dossier en effet.. Wink

ROBERT.

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Re: L'AUTORITE DANS LA FAMILLE !

Message  Diane le Sam 1 Mai 2010 - 16:20

Catherine a écrit:Ma chère Diane,

Encore une fois un grand merci pour cette lecture très intéressante, chaque jour j'enregistre ce que tu as mis en ligne et au fur et à mesure je l'imprime pour le lire.... Merci beaucoup! sunny

Ma chère Catherine, Wink

Je suis très heureuse que ce petit livre puisse aider les jeunes couples à mieux vivre leur vie conjugale!

Dieu en soit béni!

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Re: L'AUTORITE DANS LA FAMILLE !

Message  Diane le Sam 1 Mai 2010 - 16:23

LA BONNE ENTENTE CONJUGALE ( suite )


Le but premier du mariage est de continuer l'œuvre de Dieu par la procréation des enfants. Les époux sont donc tenus d'accepter les enfants que Dieu confie à leur sollicitude, à moins que des raisons graves ne les obligent à en restreindre le nombre. Encore ne peuvent-ils le faire qu'en s'imposant le dur sacrifice de la continence volontaire.

Cette loi apparaît à un grand nombre comme une exagération intolérable. Elle aurait été inventée par une Eglise dirigée par des prêtres voués au célibat et, par conséquent, incapables de comprendre les exigences de l'amour conjugal.

Cette fausse opinion demande à être réfutée. Ce ne sont pas les prêtres, mais la seule loi naturelle qui défend de rien faire contre les conséquences de l'acte conjugal. Le but premier de l'union de l'homme et de la femme est la procréation des enfants. Personnelle peut contredire cette évidence. L'être humain n'échappe pas à la loi qui régit les règnes inférieurs et s'il est une différence entre ces règnes et l'humanité, elle consiste en ce que l'homme est tenu, parce qu'il est doué de raison et de moralité, de diriger des instincts auxquels les êtres inférieurs s'abandonnent sans les dominer.

Cette remarque n'implique pas que l'homme soit en droit de supprimer les conséquences de l'union sexuelle tout en en gardant les satisfactions. Lors même qu'il estime que la naissance d'un enfant serait un malheur et doit être évitée, il n'est pas libre de fausser les lois de la nature. Si la moralité exige que les enfants naissent dans les meilleures conditions possibles, si les parents sont tenus de prévoir l'avenir moral et social de leurs enfants, les époux ont strictement le droit d'en limiter le nombre.

Mais il n'en faut pas conclure que cette limitation ait pour conséquence de leur permettre de frauder la nature et de garder les joies de l'union conjugale tout en en supprimant les effets naturels. Autant déclarer que les lois morales sont étrangères à la vie sexuelle ou que l'instinct sexuel échappe aux prises de la volonté. S'il était démontré que l'homme est esclave de ses instincts et que c'est agir contre les lois naturelles que de l'inviter à en être le maître, la morale serait un vain mot ou une odieuse supercherie.



À suivre...

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Re: L'AUTORITE DANS LA FAMILLE !

Message  Diane le Lun 3 Mai 2010 - 16:49

**


Mais nous avons un trop vif sentiment des difficultés soulevées par le problème sexuel, pour prétendre qu'il suffit d'affirmer la loi pour que l'homme soit en mesure d'y obéir. Les entraînements de la nature et la faiblesse de la volonté sont tels que ce n'est que péniblement et par des efforts constamment répétés qu'il s'élève progressivement à la perfection. Mais si difficile que soit le chemin, les époux ne doivent pas moins avoir constamment devant les yeux le sommet vers lequel doivent tendre leurs efforts. Dans la lutte généreuse contre leurs passions, ne doivent-ils pas d'ailleurs compter sur le secours de Dieu?

Les fautes contre la chasteté n'ont pas toutes la même gravité. Ceux qui, en dehors du mariage, cherchent le plaisir en supprimant les responsabilités de la vie sexuelle, commettent une faute sans atténuation. Mais les époux qui s'aiment, s'ils n'ont pas toujours le courage de résister aux entraînements de leur amour mutuel quand les difficultés de la vie les obligent à restreindre le nombre de leurs enfants, ne sauraient être jugés avec la même sévérité. Si la morale ignore les compromis, elle n'en connaît pas moins des degrés dans la culpabilité.

Les faiblesses d'un amour légitime ne sont en rien comparables aux licences d'une passion égoïste. Les difficultés qui accompagnent hélas ! trop souvent l'éducation d'une famille nombreuse, si elles ne justifient en rien des actes contraires à la morale, n'en sont pas moins des circonstances qui en atténuent la gravité. Mais pour justifier leurs faiblesses, certains font valoir que si la procréation est le but premier et essentiel du mariage, son but humain est de mettre un frein aux passions et de permettre aux époux de se témoigner leur légitime affection. N'en faut-il pas conclure que les époux qui acceptent l'union conjugale pour calmer leurs passions ou pour se témoigner leur mutuelle affection tout en refusant les enfants, ne font rien que de légitime et de conforme à l'un des buts prévus par la morale conjugale ?

Cette conclusion s'imposerait si les différents buts du mariage étaient d'égale importance.



À suivre...

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Re: L'AUTORITE DANS LA FAMILLE !

Message  Diane le Mar 4 Mai 2010 - 17:13

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Mais le fait que la morale classe ces buts en but principal et en buts secondaires, prouve que ceux-ci ne peuvent être satisfaits que s'ils ne vont pas à détruire le premier. Pour qu'un acte garde sa valeur morale il faut avant tout qu'il ne soit pas détourné de son but principal et naturel.

Expliquons-nous par un exemple : la morale défend de mentir. But principal : ne pas offenser Dieu, but humain : maintenir la confiance entre les hommes. Faut-il conclure de l'existence de ce but secondaire qu'il sera permis de mentir sous prétexte d'éviter des conflits ou des difficultés entre les hommes ? Ce serait la ruine des principes sur lesquels repose la morale. Les circonstances peuvent atténuer la culpabilité de celui qui ment ; elles ne la suppriment pas. De même il est possible que l'amour des époux, leur volonté d'éviter certains maux, atténuent leur faute ; elles ne changent pas la valeur de l'acte.

Pour envisager le problème dans sa complexité, il conviendrait donc, après avoir affirmé les principes, de compter avec les circonstances et le degré de force morale de chacun. Souvenons-nous de la parole de saint Paul : « Je vous ai donné du lait à boire, non de la nourriture solide, car vous n'en étiez pas capables et vous ne l'êtes pas même à présent, parce que vous êtes encore charnels (1). »

Si la loi conjugale est dure, nous verrons cependant, par l'analyse de la nature humaine, qu'elle n'est pas au-dessus des forces humaines, surtout pour ceux qui puisent près de Dieu les secours spirituels qui élève et fortifie la volonté.

(1) I. Cor. III,2 .


À suivre...

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Re: L'AUTORITE DANS LA FAMILLE !

Message  Diane le Jeu 6 Mai 2010 - 16:17


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Seuls ceux qui se représentent l'idéal conjugal dans toute sa splendeur sont capables de faire les efforts nécessaires à l'observation de la loi morale. Aux autres cette loi apparaîtra toujours comme une oppression. C'est se préparer aux sacrifices exigés par une nombreuse famille ou par les exigences de la continence, que de considérer le mariage comme une vocation divine. Dès lors que des jeunes gens voient, par avance, dans le mariage un mandat qui leur sera un jour confié par Dieu, ils s'y préparent dans le recueillement et la domination de leurs désirs. Ils fortifient leur volonté contre les caprices de la passion afin que jamais elle ne les entraîne hors de la voie droite. Une fois mariés, ils confient à Dieu les puissances qui s'éveillent dans leur cœur et dans leurs sens afin que le Créateur en dispose selon son bon plaisir.

Ils dominent les excès possibles de la passion pour permettre aux sentiments spirituels de se développer librement. Ils s'imposent une loi de tempérance qui, en fortifiant leur volonté, les prépare aux sacrifices de la loi morale. Bien loin de considérer l'union des corps comme l'unique et principal témoignage de l'amour, ils cherchent dans le dévouement et dans leur volonté commune de perfection le lien principal des cœurs et des volontés. Ils s'appliquent aux œuvres de détachement parce qu'ils savent que le plus grand obstacle à l'amour est l'amour de soi et la satisfaction inconsidérée des passions inférieures. Ils en viennent ainsi progressi¬vement à une union plus spirituelle qui leur facilite la pratique de la morale conjugale.

Une des raisons qui expliquent l'indifférence d'un grand nombre en face des préceptes de la morale sexuelle, est que celle-ci ne tombe pas sous le coup des sanctions légales. L'homme est ainsi fait qu'il oublie facilement les exigences de la conscience pour peu que ses défaillances restent socialement impunies. Tel qui évite avec la plus grande circonspection les actes qui pourraient le conduire devant les tribunaux, se laisse facilement entraîner à des fautes graves contre Dieu et contre sa propre dignité, dès lors qu'il est assuré de l'impunité, tout au moins dans ce monde.




À suivre...

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Re: L'AUTORITE DANS LA FAMILLE !

Message  Diane le Ven 7 Mai 2010 - 16:12

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Les relations conjugales échappant au contrôle, l'homme et la femme glissent facilement aux pratiques les plus immorales parce qu'ils n'ont pas à craindre le verdict de l'opinion ou celui de la loi. De là, chez un grand nombre, une inconscience d'autant plus difficile à combattre qu'ils sont moins éclairés sur leur vocation et leur devoir.

Le fait qu'un acte échappe pratiquement au contrôle de la société n'en supprime cependant pas la valeur morale. Et c'est à faire comprendre cette vérité élémentaire aux consciences engourdies, que se doivent employer les moralistes et les confessions religieuses. Le relèvement de la morale et les lumières de la conscience sont étroitement coordonnés.


*


Une autre raison des difficultés que rencontrent les époux dans la pratique de la loi conjugale est l'absence d'éducation du sentiment chez les jeunes gens. Non seulement la plupart des parents ne forment pas la volonté des enfants en les habituant à dominer leurs désirs, même au prix d'un sacrifice — ce qui serait la préparation la plus efficace aux obligations de la chasteté conjugale — mais ils se refusent à leur expliquer que tout n'est pas permis dans le mariage. Cette absence totale de direction empêche la volonté de se préparer aux luttes futures et laisse la conscience dans l'ignorance de ses devoirs.

Si iJon songe que les tendances morales se forment lentement par l'accumulation progressive des efforts de chaque génération, on comprend la faiblesse de nos contemporains sur le terrain spécial qui nous occupe. La lutte pour la pureté et la continence se trouve contrariée par le silence et les déplorables habitudes des générations antérieures. Le problème sexuel n'étant posé par personne, l'opinion générale autorisant l'inconduite des jeunes, la plupart des époux eux-mêmes ne se considérant pas comme liés par la loi conjugale, les jeunes générations sont victimes d'habitudes qui, en s'ajoutant à des hérédités souvent morbides, pèsent lourdement sur leur volonté et les laissent sans défense en face des tentations.



À suivre...

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Re: L'AUTORITE DANS LA FAMILLE !

Message  Diane le Sam 8 Mai 2010 - 18:22

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Nous ne jetterons donc pas l'anathème sur les époux de bonne volonté qui ne sont pas encore capables de pratiquer la loi dans toute sa perfection. Mais ce que nous sommes en droit d'exiger de leur loyauté, c'est de ne pas nier la loi elle-même et de ne pas abandonner tout effort sous prétexte que la perfection est au-dessus de leurs forces. Ceux-là seulement s'engagent dans la voie du progrès qui croit au succès de leurs efforts et à l'efficacité de la grâce divine.

Ne perdons pas de vue la distinction essentielle que nous avons indiquée plus haut entre les époux qui se refusent à avoir des enfants et ceux qui s'efforcent vers l'idéal sans parvenir d'un coup à le pratiquer dans son intégrité. Il est des époux qui ont une sincère volonté de sanctification mutuelle et désirent ardemment fonder une famille aussi nombreuse que possible ;

mais les exigences de la vie matérielle, la bonne entente conjugale, la santé de la femme, l'éducation des enfants posent devant leur conscience des problèmes complexes et douloureux qui ne peuvent être résolus que par une sincère volonté du plus parfait. Parmi ceux qui tombent, il ne faut pas confondre ceux qui reconnaissent la loi et se repentent d'y avoir contrevenu ; et ceux qui se refusent à la reconnaître pour se livrer sans scrupule an péché. Ceux-là ajoutent au péché de faiblesse, le péché de malice.



À suivre...

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Re: L'AUTORITE DANS LA FAMILLE !

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