LE SYLLABUS base de l'union Catholique !

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Message  Diane le Sam 26 Sep 2009 - 15:42

II
Hors de l'Église, point de salut.



Ainsi l'Eglise catholique se réjouit d'avoir un grand nombre d'enfants, inconnus d'elle, mais connus de Dieu, parmi les hérétiques, les schismatiques, même les infidèles ; matériellement et par les dehors ils sont dans l'hérésie, dans le schisme ou dans l'infidélité ; mais réellement et devant Dieu, à cause de leur bonne foi, ils se trouvent dans la vraie Église et dans la voie du salut.

Saint Augustin, écrivant à plusieurs chefs Donatistes, pour réfuter leurs erreurs, croit pouvoir les saluer du nom de frères très-aimés.

C'est qu'il ne les croit pas obstinés et opiniâtres dans leurs erreurs. Or, dit-il, ceux qui ne soutiennent pas avec opiniâtreté leurs doctrines, si fausses et si perverses qu'elles soient, mais cherchent sincèrement la vérité, décidés à la suivre quand ils la connaîtront, ceux-là ne doivent aucunement être rangés parmi les hérétiques ; surtout s'ils ne sont pas les auteurs de ces fausses doctrines mais s'ils les ont reçues de leurs parents abusés et séduits.

La situation de ces âmes égarées, mais de bonne foi, s'appelle infidélité négative. Elle n'est pas un péché, d'après l'enseignement catholique, et ne place pas en dehors de la voie du salut. Et remarquez-le, la vérité catholique est ici plus tolérante que l'hérésie des Baïus, des Luther et des Calvin, d'après lesquels l'infidélité, quelle qu'elle soit, est un crime damnable, Dieu punissant l'infidèle, lisez celui qui n'a pas la même foi que ces hérétiques, non-seulement du mal qu'il fait sans vouloir le faire, mais encore du bien qu'il s'efforce de faire.


À suivre..

Le R. P. Petitalot sur le Syllabus, 1877,
page 67 et 68

Diane

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Re: LE SYLLABUS base de l'union Catholique !

Message  Diane le Sam 26 Sep 2009 - 16:42

II
Hors de l'Église, point de salut.


Donc la bonne foi, sans justifier les doctrines erronées, excuse ceux qui les professent. Mais ce bénéfice de la bonne foi ne saurait être invoqué par les hommes qui refusent d'éclaircir leurs doutes, quand on leur en offre toutes les facilités. Pour quelque motif qu'ils évitent de s'instruire, qu'ils craignent de perdre la douce tranquillité de leur ignorance, ou de voir leurs intérêts de fortune compromis, ou de déplaire à leurs familles, ou de subir des persécutions, ils sont coupables de rester dans leurs erreurs : chez eux l'ignorance n'est plus invincible, l'infidélité cesse d'être négative, et ils tombent sous le coup de la sentence du divin Maître : Qui non crediderit,condemnabitur.


À suivre..

Le R. P. Petitalot sur le Syllabus, 1877,
page69

Diane

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Re: LE SYLLABUS base de l'union Catholique !

Message  Diane le Dim 27 Sep 2009 - 14:45

III


Même réponse aux patrons du protestantisme. Il n'est, disent-ils, qu'une forme diverse du vrai christianisme; donc, en le professant, l'on peut plaire à Dieu et se sauver.
Que l'on puisse se sauver dans le protestantisme, quand on croit qu'il est la vérité, comme dans toute religion fausse que l'on croit vraie, nous l'avons accordé plus haut : dans ce cas, ce n'est pas la religion qui sauve, c'est la bonne foi des âmes, malgré la fausseté de la religion.

Et parce que les protestants conservent certaines apparences de christianisme, nous convenons volontiers que la bonne foi leur est encore facile, surtout aux ignorants et aux simples. Mais, pour tout homme intelligent, qui compare au catholicisme soit le protestantisme en général, soit une secte particulière de protestantisme, il sera vite démontré que ce n'est pas une simple différence de forme qui nous sépare, mais une différence absolument essentielle.

SUR quoi repose tout le catholicisme? Sur l'autorité infaillible de l'Église, gardienne et interprète de la Révélation divine- Sur quoi repose tout le protestantisme ? Sur la négation de cette autorité publique et infaillible de l’Église, ou, ce qui est la même chose, sur l'interprétation de la Révélation par le sens privé de chacun. Un bon protestant croit seulement ce qu'il veut croire, rejette tout ce qui ne lui plaît pas, et reste bon protestant; un catholique ne peut douter d'un seul dogme défini, sans cesser d être catholique : et vous ne voyez entre l'un et l'autre qu'une différence de forme ?

Moi, j'y vois la même distance que de la terre au ciel.

À suivre..

Le R. P. Petitalot sur le Syllabus, 1877,
page 70 et 71

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Re: LE SYLLABUS base de l'union Catholique !

Message  Diane le Lun 28 Sep 2009 - 15:41

III



Entre nos frères séparés et nous, pour avoir un fond commun de christianisme, force sera de revenir au vieux système protestant des articles fondamentaux et des non fondamentaux. Mais nous condamnons sans réserve cette distinction, parce qu'à nos yeux la parole de Dieu mérite confiance, qu'elle révèle le plus grand des mystères ou le plus simple événement. Mais, pour les protestants eux-mêmes, où sont-ils ces articles fondamentaux reconnus et admis ?

Ou bien il faut leur donner une telle élasticité que les Turcs se trouvent chrétiens ; ou bien il en faut tellement restreindre le nombre qu'il n'en reste pas un seul. La nécessité du baptême, est-ce fondamental ?

La présence réelle de Jésus-Christ dans l'Eucharistie est-ce fondamental ? La confession la vertu et l'existence des autres sacrements l'éternité des peines est-ce fondamental? La divinité de Jésus-Christ, l'inspiration même des Écritures sont-ce des points fondamentaux? Si ces points-là ne sont pas fondamentaux, nommez en donc un seul qui le soit. S ils le sont comment peut-on les nier?


À suivre..

Le R. P. Petitalot sur le Syllabus, 1877,
page71

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Re: LE SYLLABUS base de l'union Catholique !

Message  Diane le Mer 30 Sep 2009 - 15:59

III



Or on peut les nier tous et rester protestant ; et de fait pas un de ces articles qui ne soit rejeté par nombre de protestants. Et si vous condamnez celui qui les rejette, en avez-vous le droit ? N'a-t-il pas, aussi bien que vous, son interprétation privée ? N’est-il pas protestant au môme titre que vous?

Où donc trouverez-vous une doctrine commune aux protestants et aux catholiques, s'il vous est impossible de signaler un article resté commun aux diverses sectes protestantes ?

En un point cependant toutes se réunissent. Toutes haïssent l'Église catholique, toutes rejettent l'autorité infaillible de l'Eglise romaine, et par là même poursuivent la destruction de cette Église. Est-ce en la détruisant qu'elles prétendent ne faire avec elle qu'un seul vrai christianisme ?

Point de vrai christianisme en dehors du catholicisme; point de conciliation possible entre l'Église et une secte quelconque, qui rejette un dogme quelconque, si peu important qu'il paraisse. Toute doctrine tolérante est convaincue d'être l'erreur ; toutes les erreurs sont sœurs et peuvent pactiser ensemble, la vérité est une et ne transige avec aucun mensonge.


À suivre..

Le R. P. Petitalot sur le Syllabus, 1877,
page71 72

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Re: LE SYLLABUS base de l'union Catholique !

Message  Diane le Jeu 1 Oct 2009 - 15:06

III



Gardienne de toutes les vérités révélées, la sainte Église catholique ne peut permettre qu'une seule soit altérée ; elle proscrit nécessairement toute hérésie complète ou partielle. Le crime de toute hérésie est de dire à Dieu : Vous êtes un menteur. L'hérésie totale, qui nie toutes les vérités révélées, dit h Dieu : Vous avez menti toujours ! L'hérésie partielle, qui nie quelques vérités, dit à Dieu: Vous avez menti quelquefois! L'hérésie qui nierait une seule parole divine, dirait encore à Dieu : Vous avez menti une fois !

L'injure reste substantiellement la même, et entre ces trois hérésies la différence est accidentelle. Mais entre l'hérésie la plus restreinte et l'Église catholique, la différence sera toujours et nécessairement essentielle. Car l'Église catholique ne cessera jamais de proclamer Jésus-Christ le témoin fidèle et vrai, Teslis fidelis et verus (Apoc. III, 14). Et si quelqu'un diminue d'une seule parole le livre de ce témoin fidèle et vrai, Dieu le privera de sa part au livre de vie et le chassera de la cité sainte, (Ibid. XXII, 19).



À suivre..

Le R. P. Petitalot sur le Syllabus, 1877,
page 73

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Re: LE SYLLABUS base de l'union Catholique !

Message  Diane le Ven 2 Oct 2009 - 16:06

CHAPITRE IV
DIVERSES SOCIÉTÉS CONDAMNÉES.


Le paragraphe IV du Syllabus, qui porte ce titre : So sialisme. Communisme, Sociétés secrètes, Sociétés bibliques, Sociétés clérico-libérales, ne formule aucune proposition ; il se contente de rappeler que ces pestes furent mainte fois et très-énergiquement réprouvées par le Saint-Siège. Ces réprobations formelles et réitérées avertissent suffisamment les Catholiques, qu'il ne leur est pas permis, sous quelque prétexte que ce soit, de s'enrôler même comme simples soldats dans ces armées diaboliques.


Définissons d'abord ces associations de pestilence, et signalons ensuite les ravages qu'elles exercent parmi les nations.

Les doctrines du Communisme et du Socialisme sont révoltantes an regard même du simple droit naturel. Elles visent à mettre sens dessus dessous la société humaine, avec tous les éléments qui la composent ; elles sont le dernier degré où puissent parvenir les plus brutales passions de la lie du genre humain. Cette fureur s'appelle Socialisme, parce qu'elle se propose de refaire, de détruire de fond en comble, toute société existante ; d'abord la société religieuse, et bientôt après la société civile. Elle s'appelle Communisme, parce qu'elle promet aux niais le partage des biens de ce monde, qui cesseront d'appartenir aux privilégiés de la fortune pour devenir communs à tous les hommes. Elle s'appelle encore Radicalisme, parce qu'elle prétend arracher jusqu’à la dernière racine de l'ordre de choses existant.

Une fois tous les trônes renversés, tous les gouvernements détruits, toutes les religions abolies, surtout la religion catholique très-gênante pour ces belles théories, le monde sera constitué en une république universelle, dont la seule religion sera la religion de l'humanité. Dans cette charmante république tout le monde sera riche, heureux, puissant, maître, servi à souhait ; et aussi, par une conséquence logique, mais sous-entendue, condamné à mourir de faim et de froid, puisque personne n'aura plus besoin de travailler pour nourrir ou vêtir ses semblables. Les Sociétés secrètes sont organisées tout exprès pour mettre à exécution le programme ci-dessus exposé.

Sorties de l'enfer, elles vivent dans les ténèbres, au moins tant qu'elles ne se sentent pas en mesure de braver les pouvoirs publics. Cachant leurs projets subversifs à la foule des simples et des agents subalternes, n'initiant que les hommes dont elles sont sûres, elles attirent dans leurs antres par un semblant de philanthropie, imposent à leurs adeptes des secrets et des serments dont la violation est périlleuse. En un mot, elles n'existent que pour la ruine de l'Église et de la société civile.



À suivre..

Le R. P. Petitalot sur le Syllabus, 1877,
page 75 et 76

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Re: LE SYLLABUS base de l'union Catholique !

Message  Diane le Sam 3 Oct 2009 - 15:56

CHAPITRE IV
DIVERSES SOCIÉTÉS CONDAMNÉES.



Les Sociétés secrètes ont été condamnées par le Souverain Pontife Pie IX dès son avènement au Saint-Siège, et bien souvent depuis. Elles l'avaient été déjà par ses prédécesseurs, notamment par Pie VIII, dans l'Encyclique du 24 mai 1829. Ce pape recommande aux Évêques d'en éloigner la jeunesse, et gémit de voir que., déjà elles l'ont presque entièrement corrompue, lui enlevant la crainte de la religion, la discipline des bonnes mœurs, la sainteté de la pure doctrine;

lui apprenant à fouler aux pieds tous les droits divins et humains : à tel point que les jeunes gens n'ont plus honte d'aucun crime, d'aucune erreur, d'aucune audace; et qu'aux disciples comme aux maîtres on peut appliquer la parole du pape saint Léon le Grand : Ils n'ont pour loi que le mensonge, pour religion que le démon, pour sacrifice que la turpitude .


Le R. P. Petitalot sur le Syllabus, 1877,
page 77

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Re: LE SYLLABUS base de l'union Catholique !

Message  Diane le Dim 4 Oct 2009 - 17:45

CHAPITRE IV
DIVERSES SOCIÉTÉS CONDAMNÉES.



Les sociétés bibliques, moins forcenées que les sociétés secrètes, aboutissent au même but par des chemins détournés. Renouvelant une tactique des anciennes hérésies, elles s'efforcent de semer partout les livres saints, mais traduits dans toutes les langues contre les règles de l'Église, avec des interprétations, des additions et des mutilations, qui en font des livres dangereux et menteurs. Ces bibles altérées sont vendues à vil prix, ou données gratuitement à tous, même aux plus ignorants; les pasteurs protestants en jettent dans les pays infidèles des cargaisons énormes et n'en sont pas moins prodigues en Europe, partout où ils en trouvent l'écoulement, C'est leur manière de propager la foi.

Cette propagation de la foi protestante, nous le constatons avec bonheur, est généralement stérile, surtout lorsqu'on la compare à la propagation catholique, qui ne dispose pas des mômes ressources pécuniaires, mais est soutenue par d'autres dévouements, et reçoit d'autres missions. Chez les peuples catholiques, les sociétés bibliques, grâce à l'argent et surtout aux promesses, glanent par-ci par-là quelques âmes, non pas des plus nobles, mais quelques ambitieux froissés, quelques débauchés, quelques athées qui consentent à se dire protestants, enfin le rebut des catholiques; si bien que ces sociétés soi-disant apostoliques ont pu être appelées par un de leurs propres journaux le balai des jardins du Vatican, qui nettoie ces jardins des immondices.



Le R. P. Petitalot sur le Syllabus, 1877,
page 78

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Re: LE SYLLABUS base de l'union Catholique !

Message  Diane le Mar 6 Oct 2009 - 16:02

CHAPITRE IV
DIVERSES SOCIÉTÉS CONDAMNÉES.


Le vrai danger de cette propagation protestante, c'est qu'elle prépare la voie aux doctrines radicales et socialistes. C'est le pape Pie IX qui fait remarquer, dans l'Encyclique du 8 décembre 1849, une affinité trop réelle entre le protestantisme et le communisme. Les communistes et les socialistes, dit-il, savent très-bien, par l'expérience de tous les siècles, qu'ils n'ont rien à attendre, pour leurs projets pernicieux, de l'approbation ni de la complicité de l'Église catholique, dépositaire de toutes les vérités et gardienne do tous les droits. Que font-ils donc, particulièrement en Italie ?'Ils essaient d'entraîner les peuples au protestantisme qu'ils représentent, pour mieux tromper ces populations catholiques comme une forme diverse du vrai christianisme non moins agréable à Dieu et salutaire aux âmes que la forme catholique. Ils comprennent que le principe du protestantisme le libre examen de chacun dans les Écritures et les questions religieuses après avoir rempli les esprits de toutes les erreurs que chacun s'imagine trouver dans la parole de Dieu ouvre naturellement le chemin aux licences du socialisme et détruit jusqu'aux premières notions du juste et de l'honnête.


Le R. P. Petitalot sur le Syllabus, 1877,
page 78 et 79

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Re: LE SYLLABUS base de l'union Catholique !

Message  Diane le Mer 7 Oct 2009 - 18:26

CHAPITRE IV
DIVERSES SOCIÉTÉS CONDAMNÉES.



Enfin les sociétés clérico-libérales nous sont connues par une page de- l'Encyclique Quanto conficiamur moerore, du 10 août 1863, laquelle les dépeint comme l'un des fléaux de la malheureuse Italie. Certains ecclésiastiques, les uns séculiers, les autres réguliers, oublieux de leur sainte vocation, avaient publié des écrits pernicieux, remplis de fausses doctrines, d'insinuations malveillantes à l'égard du Saint-Siège et de la personne du pape, d'attaques directes contre le pouvoir temporel du Saint-Siège.

Secondant de tout leur pouvoir et avec une rare impudence les pires ennemis de l'Église et du Siège apostolique se séparant de leurs évoques et du pape ces fils coupables se jetaient naturellement entre les bras du Piémont ; et ensuite forts de la faveur et du secours du peines canoniques, ils avaient constitué certaines sociétés dites sociétés clérico-libérales, sociétés de mutuel secours, sociétés d'émancipation du clergé italien, et autres associations animées du même esprit de révolte. Interdits par leurs évêques du sacré ministère, ils ne craignaient pas de devenir intrus, et de célébrer dans plusieurs temples que le gouvernement leur conservait pour leurs offices sacrilèges.

Pie IX condamne fortement ces sociétés détestables, et l'audace criminelle de ceux qui les ont formées. Il avertit ces malheureux ecclésiastiques et les presse instamment de revenir à résipiscence, de penser à leur salut éternel et au jugement rigoureux qu'ils auront à subir. Il exprime le vœu que ces égarés, si nuisibles à l'œuvre de Dieu dont ils étaient chargés, obéissent à ses avertissements paternels, et lui procurent la même consolation que lui apportent chaque jour des membres du clergé soit séculier soit régulier, qui avaient été d'abord séduits, mais qui se repentent de leurs erreurs, viennent se jeter à ses pieds, et implorent avec larmes le pardon de leurs fautes et l'absolution des censures ecclésiastiques qu'ils avaient encourues.


Le R. P. Petitalot sur le Syllabus, 1877,
page 79 et 80

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Re: LE SYLLABUS base de l'union Catholique !

Message  Diane le Jeu 8 Oct 2009 - 16:20

Il


Les doctrines des sociétés secrètes, et en particulier de la franc maçonnerie, dont les autres sont des succursales, ces doctrines, disons-nous, sont en elles-mêmes perverses, abominables ; mais surtout, et c'est ce qui fait trembler, elles sont ou veulent être pratiques. Le socialisme ne se renferme pas dans le domaine des idées, comme un philosophe plus ou moins extravagant ; il veut se faire jour, sans délai, dans la vie réelle. C'est une bête féroce qui a faim, il ne lui suffit pas de rugir, il faut qu'elle dévore. Pour assouvir sa faim, et attirer une proie, elle prend toutes les formes et use de tous les moyens ; portée par nature à la violence, elle connaît néanmoins la ruse, le mensonge et l'hypocrisie.

Devant les multitudes, elle prend des airs de protection et parle de délivrance; elle hurle plus fort que personne : Liberté! Égalité! Fraternité! Les multitudes conçoivent bien quelque frayeur de ses hurlements, et remarquent qu'elle a un appétit formidable. Mais, se disent elles, nous lui jetterons du prêtre et du bourgeois, et ce ne sera pas dommage que ces gens-là soient dévorés.

Devant les hommes du pouvoir, elle se l'ait d'abord rampante, se promettant de se redresser bientôt. Les hommes du pouvoir, la voyant si souple et si rampante, ne l'étranglent pas, comme ils le devraient, pendant qu'elle est petite; ils se croient assez forts pour la museler et assez habiles pour l'apprivoiser. Elle peut nous être utile, sachons nous servir d'elle. Et la bête les laisse faire, disant tout bas : Nous verrons bien ! Elle les accepte pour cornacs, et les suit assez docilement tant qu'ils la conduisent par les chemins qu'elle aime et lui servent toute la pâture qu'elle convoite ; mais pour peu qu'ils lui déplaisent ou l'impatientent, elle leur fait sentir d'un coup de dent ou d'un coup de griffe qu'ils ne sont pas les maîtres. Que sont aujourd'hui la plupart des gouvernements de l'Europe, sinon des cornacs de la révolution ou de la franc-maçonnerie?



e R. P. Petitalot sur le Syllabus, 1877,
page 81 et 82

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Re: LE SYLLABUS base de l'union Catholique !

Message  Diane le Ven 9 Oct 2009 - 16:24

II


Vis-à-vis de la Religion, la bote, avide de sang chrétien, fait semblant d'être dévote et de se mettre à genoux. Plus tenace que le diable son père, elle n'est pas chassée par l'eau bénite. En 1848, les révolutionnaires italiens pressaient Pie IX, moins par des prières que par des menaces, de bénir les drapeaux de l'indépendance. En 1875, les francs-maçons du Brésil mettaient toute leur adresse, non-seulement à tromper leurs compatriotes sincèrement attachés à la foi catholique, mais à surprendre la bonne foi du Pontife de Rome. Les sectaires du Brésil n'ont pas mieux réussi que ceux d'Italie.

Pourra conter les complots, les révolutions, les meurtres, les régicides ou tentatives de régicides, les fourberies, les rapines, les brigandages, les sacrilèges, les parjures, enfin tous les crimes dont la franc-maçonnerie s'est rendue coupable depuis un demi-siècle, il faudrait plus d'encre que n'en gâtent, en dix ans, tous nos journalistes ensemble. Tous les moyens lui sont bons, avons-nous dit; mais elle affectionne singulièrement la torche de l'incendie et le poignard de l'assassinat. Deux épisodes de l'histoire contemporaine établiront suffisamment que la conscience des francs-maçons est libre de tout scrupule.

À suivre...

R. P. Petitalot sur le Syllabus, 1877,
page 83

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Re: LE SYLLABUS base de l'union Catholique !

Message  Diane le Sam 10 Oct 2009 - 16:03

ERREURS RELATIVES A L'ÉGLISE ET A SES DROITS.


Ce chapitre important deviendrait facilement long; chacune des vingt propositions erronées qu'il renferme touche à des questions graves. Essayons, sans trop nous attarder, de ramener ces diverses erreurs à quelques chefs principaux.

Les deux premières nous semblent attaquer directement la constitution de l'Église ; les suivantes, supprimer ou restreindre son pouvoir doctrinal ; quelques-unes, lui refuser tout pouvoir coercitif et toute autorité sur le temporel ; d'autres, lui enlever le droit d'établir des immunités ecclésiastiques ; les dernières, ouvrir toute grande la porte des schismes, en contestant la suprématie de l'Eglise Romaine. Toutes finalement, par des voies différentes, arrivent au même but : soumettre l'Église à l'État, et Dieu à César.


Le R. P. Petitalot sur le Syllabus, 1877,
page 93

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Re: LE SYLLABUS base de l'union Catholique !

Message  Diane le Dim 11 Oct 2009 - 16:17

ERREURS RELATIVES A L'ÉGLISE ET A SES DROITS.


Les deux premières propositions, disons-nous, dénaturent la constitution essentielle de l'Église, et par conséquent menacent son existence, ne lui permettant d'exister quo suivant le bon plaisir de l'Etat (1).


XIX


L'Église n'est pas une vraie société, parfaite et pleinement libre; elle ne jouit pas de droits propres et constants, qui lui auraient été conférés par son divin Fondateur; mais il appartient à la puissance civile de déterminer quels sont les droits de l'Église, et dans quelles limites elle peut les exercer.

XX


La puissance ecclésiastique ne doit pas exercer son autorité sans la permission et le consentement du gouvernement civil.

Quelles arrogantes prétentions ! Voilà donc les pouvoirs humains, qui s'attribuent le droit de réglementer l'Eglise de Dieu, de lui assigner ses droits et ses devoirs, de lui fixer les limites dans lesquelles il lui sera permis de travailler au salut des âmes I Ils veulent la traiter en vassale, ou plutôt en esclave. Mais, pouvoirs de la terre, quels que vous soyez, répondez à cette question : Pour vous déclarer les maîtres de l'Église catholique, en êtes-vous les auteurs?

L'Église est-elle un tribunal établi par vous, avec des offices déterminés par vous ? Est-elle une sorte d'académie, à laquelle vous avez accordé certains privilèges révocables?


(l) Elles sont réprouvées et réfutées dans les quatre Allocutions pontificales suivantes : Smgulari quadam, du 9 décembre 1851 ; Multis gravibusque du 17 décembre 1860 ; — Meminit unusquisque flu 30 septembre 1861 ; — Maaxima quidem, du 9 juin 1862.



Le R. P. Petitalot sur le Syllabus, 1877,
page 94 et 95

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Re: LE SYLLABUS base de l'union Catholique !

Message  Diane le Lun 12 Oct 2009 - 17:40

ERREURS RELATIVES A L'ÉGLISE ET A SES DROITS.


Si vous osez répondre : Oui: l'Eglise est notre création, à la bonne heure ! Nous trouverons motivée votre ingérence dans les affaires ecclésiastiques ; et vous n'aurez plus qu'à nous apprendre le nom du César créateur, qui a inventé le christianisme. Mais, si vous avez la loyauté de convenir que l'Église n'est pas de votre invention, alors de quoi vous mêlez-vous, et de quel nom voulez-vous que nous appelions vos exigences ?

Pour comprendre combien tyranniques sont ces exigences du pouvoir civil, il suffit de se rappeler les droits indéniables qui conviennent au Fondateur de l'Église, et les conditions essentielles dans lesquelles il a fondé son œuvre.

Quel est donc le fondateur de l'Église ? A cette question plus qu'élémentaire, les princes répondent comme leurs sujets : C'est Jésus-Christ, Fils de Dieu. — Quels droits avait-il ? Princes et sujets répondent : Absolument tous les droits, étant Fils de Dieu.— De qui tenait-il cette plénitude de droits et de puissance? Princes et sujets, s'ils sont chrétiens, répondent : Non des hommes, mais de Dieu son Père, qui lui a donné toute puissance au ciel et sur la terre.

Et de fait, mandataire de Dieu, Dieu lui-même, vit-on jamais Jésus-Christ solliciter des puissances humaines et recevoir d'elles un mandat quelconque ? Avant de choisir des disciples et de leur désigner un chef, avant d'instruire le peuple et de prêcher son Évangile, avant de se donner pour le Messie promis et de réclamer l'obéissance due à l'envoyé de Dieu, avant de confirmer sa mission et de prouver sa divinité par d'innombrables miracles, demanda-t-il l'autorisation du Sanhédrin de Jérusalem ou du Sénat de Rome, d'Hérode ou de Tibère, de la Synagogue ou de tout autre pouvoir existant?

Dans les instructions qu'il laisse à ses disciples, leur ordonne-t-il ou môme leur permet-ii d'attendre des princes ou des assemblées leur puissance et leur mission ? Rien de tout cela ; cette puissance, qu'il a reçue de Dieu son Père, il la transmet s ses disciples ; cette mission, qui n'a pas eu d'intermédiaire entre son Père céleste et lui, n'en saurait avoir entre lui et ceux qui continueront son œuvre: COMME MON PÈRE m'a envoyé, ainsi je vous envoie (Saint Jean, xx, 21).


Le R. P. Petitalot sur le Syllabus, 1877,
page 95 et 96

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Re: LE SYLLABUS base de l'union Catholique !

Message  Diane le Mar 13 Oct 2009 - 17:03

ERREURS RELATIVES A L'ÉGLISE ET A SES DROITS.



Rien de plus évident : Le Christ Fils de Dieu, en fondant la Religion qui a pris de lui le nom de chrétienne, établit une société véritable et complète
; spirituelle par son origine, par ses pouvoirs et par sa fin dernière, mais humaine et visible, étant formée d'hommes et non de purs esprits. A cette société religieuse il assure une autonomie complète, lui donnant des chefs et des sujets, des lois et un gouvernement. En un mot, il veut qu'elle ait tous les moyens de se suffire à elle-même, et qu'elle ne dépende d'aucune autre société. Il n'en pouvait être autrement. Le but que se proposait Jésus-Christ exigeait pour sa religion la garantie d'une indépendance absolue.

La Religion ou l'Église qu'il instituait, il voulait qu'elle durât jusqu'à la fin des siècles, et que, franchissant toutes les barrières naturelles, elle appelât dans son sein tous les peuples. Il ne pouvait donc la soumettre aux puissances de la terre, mais devait la munir par lui-même de droits inviolables qu'elle porterait partout avec elle. Si la religion chrétienne avait été sujette aux caprices des pouvoirs humains, loin de s'étendre dans tout l'univers, elle ne serait pas sortie des gorges de la Palestine, où Caïphe et Pilate l'auraient étranglée; loin de durer jusqu'à la consommation des siècles, elle n'aurait pas vécu cinquante ans.

C'est de cette manière que les Apôtres comprennent et remplissent leur mission. Sans aucune autorisation des princes, mais plutôt contre leur défense formelle, ils prêchent l'Évangile, font des miracles, ordonnent des diacres et des évoques, tiennent des conciles et portent des lois. Les menaces, les prisons, les verges et les supplices, rien ne les arrête : Il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes (Act. v, 29,) répondent-ils tranquillement et ils vont leur chemin. Bref ils administrent l'Église comme une société indépendante dont ils sont les chefs et qu'ils savent pourvue de tous les moyens nécessaires à sa conservation à sa défense et à son développement.


Le R. P. Petitalot sur le Syllabus, 1877,
page 97

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Re: LE SYLLABUS base de l'union Catholique !

Message  Diane le Mer 14 Oct 2009 - 16:18

ERREURS RELATIVES A L'ÉGLISE ET A SES DROITS.



Ce que les premiers Apôtres et leurs successeurs immédiats firent sous les empereurs païens et persécuteurs, les pasteurs venus plus tard le firent avec plus d'indépendance encore, lorsque les princes temporels furent devenus chrétiens. Les princes chrétiens, enfants de l'Église par le baptême, sont naturellement les défenseurs et les protecteurs de leur mère, quand elle a besoin de leur secours ;

mais ils ne sont ni ne peuvent être ses maîtres. Qu'ils se gardent bien de croire que le baptême leur donne le droit d'opprimer l'Église ! Il serait odieux qu'elle n'eût pas plus de liberté sous des princes chrétiens que sous les empereurs païens, et qu'elle ne rencontrât pas moins d'opposition chez ses propres fils que chez ses plus cruels ennemis.



Le R. P. Petitalot sur le Syllabus, 1877,
page 97 et 98


Dernière édition par Diane le Jeu 15 Oct 2009 - 16:40, édité 1 fois

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Re: LE SYLLABUS base de l'union Catholique !

Message  Diane le Jeu 15 Oct 2009 - 16:40

I


Ceux qui refusent à l'Eglise l'indépendance nécessaire à sa mission, se montrent peu disposés à admettre ses enseignements infaillibles. De là ces propositions restrictives de son autorité dogmatique (1).

XXI
L'Église n'a pas le pouvoir de définir dogmatiquement, que la religion de l'Église catholique est la seule religion vraie.

XXII
L'obligation, par laquelle les professeurs et écrivains catholiques sont tout à fait liés, se renferme dans les seuls points que le jugement infaillible de l'Église propose à la croyance de tous comme des dogmes de foi.


XXIII

Les Pontifes Romains et les Conciles œcuméniques sont sortis des limites de leur puissance, ont usurpe les droits des Princes, et se sont même trompés dans leurs définitions dogmatiques et morales.



(I) Elles sont réprouvées par l& lettre Apostolique Multiplices inter. du 10 juin 1851, condamnant, comme nous avons déjà dit, les erreurs d'un livre espagnol ; — et par la lettre Tuas libenter, du 21 décembre 1863, adressée à l'archevêque de Munich, et signalant certaines ten-dances des docteurs allemands.




Le R. P. Petitalot sur le Syllabus, 1877,
page 99 et 100

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Re: LE SYLLABUS base de l'union Catholique !

Message  Diane le Ven 16 Oct 2009 - 17:51

Ainsi, d'après les adversaires du Syllabus : L'Église n'aurait pas le droit de définir qu'elle est la seule vraie religion ; les professeurs et les écrivains ne seraient tenus à respecter que les dogmes expressément définis, et dont la négation entraine l'anathème ; l'Église aurait usurpé ies droits des princes ; enfin, elle se serait trompée dans ses définitions dogmatiques et morales, Quatre faussetés manifestes.

A ceux qui ne reconnaissent pas à l'Église le droit de définir que la religion catholique est la seule vraie, nous adresserons deux questions, qui sont deux réponses décisives.

D'abord, d'où leur vient à eux-mêmes le droit de surveiller et de limiter l'enseignement de l'Église de Dieu? L'infaillibilité qu'ils refusent à l'Église, voudraient-ils se l'attribuer? Ils parlent d'empiétement, en voilà un flagrant et considérable, mais il n'est pas le fait de l'Église.

En second lieu, quel empêchement voient-ils à la définition don t-ils ne veulent pas? L'Église, ayant mission de sauver les hommes, a mission de définir toutes les vérités utiles au salut des hommes.

Or, de savoir s'il n'y a qu'une seule vraie religion, et quelle est cette religion uniquement vraie, c'est un point qui doit intéresser, ce nous semble, la conscience et le salut des hommes. Dès lors, pourquoi l'Église ne pourrait-elle le définir dogmatiquement?


Le R. P. Petitalot sur le Syllabus, 1877,
page 100

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Re: LE SYLLABUS base de l'union Catholique !

Message  Diane le Sam 17 Oct 2009 - 20:40

Quelques savants, surtout en Allemagne, voudraient limiter, aux seules définitions de foi expressément formulées et universellement reçues par les catholiques, la soumission absolument obligatoire des intelligences chrétiennes. Cette doctrine est d'autant plus dangereuse qu'elle est plus subtile, et qu'elle semble au premier abord respecter l'autorité infaillible de l'Eglise en matière de dogme. Pour en apercevoir le venin, il est peut-être utile de distinguer trois ordres de vérités.

Il y a les vérités de foi catholique, révélées immédiatement par Dieu, et solennellement définies par l'Église. Exemples : la dualité de natures et l'unité de personne en Jésus-Christ, la maternité divine de la sainte Vierge ou son immaculée Conception. Nier opiniâtrement l'une de ces vérités, c'est tomber dans l'hérésie et se séparer ouvertement de l'Église catholique.

Il y a les vérités de foi divin,, révélées comme les pré-cédentes, contenues dans la sainte Écriture et dans la tradition, admises par les fidèles ; mais non encore définies solennellement par l'Eglise, qui n'a pas vu encore la nécessité de cette définition.

Exemples: l'infaillibilité du Souverain Pontife, avant le concile du Vatican; ou encore, la divinité de Jésus-Christ avant le concile de Nicée : pendant les quatre premiers siècles, aucun décret solennel n'était intervenu pour obliger les fidèles à croire cette vérité dont ils ne doutaient pas ; c'est l'insolente négation d'Arius qui amena l'Eglise à en faire une vérité de foi catholique. — Nier une vérité de foi divine, reconnue comme telle, est un grave péché d'infidélité devant Dieu, mais ne suffit pas à retrancher extérieurement du corps de l'Église.



Le R. P. Petitalot sur le Syllabus, 1877,
page 101

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Re: LE SYLLABUS base de l'union Catholique !

Message  Diane le Dim 18 Oct 2009 - 16:39

Enfin il y a d'autres vérités, en grand nombre, qui ne sont pas définies comme dogmes de foi, et peuvent même n'être pas définissables, n'étant pas révélées en propres termes, mais implicitement contenues dans d'autres vérités expressément révélées. Nous les appelons conclusions théologiques. Elles sont tout à fait certaines, étant des conclusions évidentes légitimement tirées de principes connus par la révélation divine ; mais elles ne sont pas et ne peuvent pas être des articles de foi, et leurs contradictoires ne sont pas des hérésies qui méritent l'anathème.

Ceci posé, il se trouve des hommes qui veulent rester catholiques, mais tout juste assez pour n'être pas hérétiques condamnés. Devant les dogmes définis, reconnus par tous comme vérités de foi catholique, ils s'inclinent; mais devant d'autres doctrines, qui ne sont ni formellement définies comme articles de foi, ni formellement condamnées comme hérésies, ils réservent l'indépendance de leur jugement.

Prenons pour exemple le Syllabus lui-même.
Les quatre-vingts propositions dont il se compose, sont toutes condamnées, mais pas toutes comme hérétiques. Si donc vous êtes avec le Syllabus relativement aux propositions certainement hérétiques, mais contre le Syllabus relativement à d'autres propositions non hérétiques, bien que respectivement fausses, erronées, scandaleuses, dangereuses, impies, proches de l'hérésie, vous usez de cette liberté de penser et d'enseigner que le Souverain Pontife réprouve avec raison dans sa lettre Tuas libenter.

A suivre..

Le R. P. Petitalot sur le Syllabus, 1877,
page 102


Dernière édition par Diane le Mar 20 Oct 2009 - 16:50, édité 1 fois

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Re: LE SYLLABUS base de l'union Catholique !

Message  Diane le Lun 19 Oct 2009 - 18:51

En effet, la définition solennelle d'une vérité de foi, par un concile général ou par le Souverain Pontife parlant ex cathedra, n'est pas la seule manière dont l'Église propose la vérité à ses enfants. II y a sa croyance commune et constante ; il y a l'enseignement général de ses docteurs ; il y a la condamnation des livres dangereux; il y a des décrets pontificaux, qui ne se terminent pas par un anathème, mais infligent à des propositions les notes théologiques qu'elles méritent ; il y a des réponses des Congrégations Romaines, disant au nom et avec l'approbation du Pontife : Telles doctrines ne sont pas sûres, et doivent être rejetées.

Autant de sources de vérités que le vrai catholique respecte. Le vrai catholique sait que toutes les vérités religieuses, de quelque ordre qu'elles soient, entrent dans le domaine de l'infaillibilité de l'Église ; que l'Église ne se trompe pas plus lorsqu'elle déclare une doctrine er-ronée,que lorsqu'elle la déclare formellement hérétique, que cette sainte Église a reçu de Dieu grâce d'état pour nourrir les brebis du Christ d'une saine doctrine, pour les éloigner de tous les pâturages empoisonnés par l'erreur, pour préserver leur foi non-seulement d'une ruine entière mais même du moindre dommage. Le vrai catholique suivra religieusement toutes les règles tracées par l'Église, il s'empressera d'adhérer complètement sans restriction, à toutes les doctrines du Saint-Siège, et d'obéir à tous les décrets doctrinaux moraux ou disciplinaires, rendus par l'autorité du Pontife suprême.

On dit que les Pontifes Romains et les Conciles œcuméniques ont dépassé les limites de leur puissance, et usurpé les droits des princes. A cette accusation générale et vague, inutile de répondre longuement ici ; elle se reproduira bientôt sous une autre forme. Pour le moment, nous prions nos adversaires de vouloir bien s'expliquer, et nous désigner un seul des droits incontestables des princes temporels, qui ait été usurpé par l'Église. S'ils nous portent un défi semblable, et désirent savoir de nous si, à notre avis, les princes n'auraient pas quelquefois usurpé les droits de l'Église, notre réponse ne se fera pas attendre.

On ose ajouter que les Pontifes Romains et les Conciles œcuméniques ont erré en matière de foi et de mœurs. Accusation aussi vague que la précédente, mais encore plus grave. Elle ne peut sortir que d'une bouche hérétique, car pas un catholique ne la proférerait. C'est dire à Jésus-Christ : Vous êtes un menteur ! vous aviez promis à votre Église de rester avec elle jusqu'à la consommation des siècles, de ne pas laisser l'erreur prévaloir contre elle, de lui envoyer l'Esprit de vérité, qui devait la diriger toujours et lui enseigner toute vérité : vous n'avez pas tenu parole, vous n'êtes pas le Fils de Dieu ! Que l'Église, supposition heureusement impossible ! se soit trompée une seule fois dans ses définitions solennelles touchant le dogme et la morale, et c'en est fait: Il n'y a plus d'infaillibilité, plus d'Église catholique, plus de christianisme plus de Jésus-Christ plus de Dieu plus rien.


Le R. P. Petitalot sur le Syllabus, 1877,
page 103 et 104

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Re: LE SYLLABUS base de l'union Catholique !

Message  Diane le Mar 20 Oct 2009 - 17:14

Nous sommes loin d'en avoir fini avec les injustes prétentions du Césarisme, Voici encore des propositions qui refusent à l'Église une place au soleil (1).

XXIV


L'Église n'a pas le pouvoir d'employer la force, ni aucune puissance temporelle directe et indirecte.

XXV


En dehors de la puissance inhérente à la dignité épiscopale, une autre puissance temporelle a été attribuée à l'Église par le sentiment formel ou tacite du pouvoir civil; le pouvoir civil peut donc, quand il lui plait, révoquer cette puissance.

XXVI

L'Église n'a pis le droit nature et légitime d'acquérir et de posséder.

XXVII

Les ministres sacrés de l'Église et le Pontife Romain doivent être absolument exclus de toute administration et de tout domaine des choses temporelles.

Ces doctrines se sont fait jour à diverses époques de l'histoire de l'Église, comme l'observe le pape Pie IX dans l'une des pièces que nous indiquons, et toujours elles ont été condamnées par les Pontifes et par les Conciles. En ce siècle, elles ont été renouvelées par Jean Népomucène Nuytz, professeur à, l'Académie royale de Turin, lequel, bien loin de reconnaître à l'Église certains droits sur les choses temporelles, accorde au contraire à l'Etat je ne sais quelle puissance indirecte sur les choses sacrées. L'ordre est renversé, essayons de le remettre debout.



(I) Elles sont flétries par les Actes Pontificaux suivants: Lettre Apos-tolique Ad Aposotolicae du 22 août 1851 condamnant deux ouvrages, sur le droit canoniquc,du professeur Jean Népomucène Nuytz;— Al-locution Nunguam fore, du 15 décembre 1856 —Allocution Maxima quidem, du 9 juin 1862 ; — Encyclique lncredibili, du 17 septembre 1863, adressée à l'archevêque de Santa-Fé-de-Bogota, et à ses suffra-gants dans la république de la Nouvelle-Grenade, pour déplorer les lois iniques portées par le gouvernement de ce pays.



Le R. P. Petitalot sur le Syllabus, 1877,
page 105 et 106

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Re: LE SYLLABUS base de l'union Catholique !

Message  Diane le Mer 21 Oct 2009 - 16:15

L'Église, société parfaite, possède le pouvoir législatif dans sa plénitude. Notre-Seigneur avait ses raisons, quand il déclarait qu'il avait reçu toute puissance, Omnis patestas data est mihiy pour l'exercer au ciel et sur la terre. Il a pourvu son Eglise de tout ce qu'il savait être nécessaire à sa défense, à sa conservation, à son développement.

Ce pouvoir législatif embrasse le culte extérieur de Dieu, la liturgie, les rites sacrés, la psalmodie, l'administration des sacrements, la forme canonique des élections et l'institution des ministres, les jeûnes, les vœux, les jours de fête, et autres choses semblables-Ce pouvoir législatif est nécessairement coercitif ; c'est à-dire donne nécessairement à l'Église le droit de punir par des peines salutaires les transgresseurs de ses lois. Une loi, qui n'est placée sous la garantie d'aucune sanction, perd toute autorité et toute valeur. Enlever à l'Église le droit d'infliger aux coupables des peines spirituelles ou temporelles, c'est la dépouiller de la puissance législative.

Enfin ce pouvoir législatif de l'Église est nécessairement temporel par quelques côtés. car-il s'exerce dans le temps de cette vie, et sur des sujets qui ne sont pas de purs esprits, mais des hommes. L'État ne commande pas seulement à des corps, mais à des hommes; de môme l'Église ne commande pas seulement à des âmes, mais à des hommes composés d'une âme et d'un corps. Sa puissance comme celle de l'État, atteint la personne tout entière, et par conséquent ne saurait être exclusivement spirituelle.


Le R. P. Petitalot sur le Syllabus, 1877,
page 106 et 107

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Re: LE SYLLABUS base de l'union Catholique !

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