LE SYLLABUS base de l'union Catholique !

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Re: LE SYLLABUS base de l'union Catholique !

Message  Diane le Mar 2 Mar 2010 - 16:32

CHAPITRE X.

ERREURS RELATIVES AU LIBÉRALISME MODERNE.

IlI


Ce qu'on appelle liberté de la presse, c'est une furie, sortie de l'abîme le fer et le feu à la main, capable de couvrir le monde de ruines. Il faut qu'on la saisisse, qu'on lui torde le cou sans pitié, ou du moins qu'on la replonge à coups de verges au fond de ses bouges immondes. L'homme qui fera cette action aura bien mérité dé la religion, de la morale et de la patrie.

Le jugement sévère, mais trop mérité, que nous portons, d'accord avec tous les hommes d'ordre, sur les scandales de la mauvaise presse, ne diminue en rien notre estime, notre respect, notre admiration pour les écrivains de la presse catholique. Oui, nous les vénérons et les admirons, ces combattants intrépides qui défendent pied à pied le terrain des principes, de la doctrine, de la morale et de l'Évangile : Leur plume ne ressemble pas à celle de leurs adversaires ; elle n'est pas le poignard qui tue les âmes, mais l'épée qui combat les bons combats. Les batailles qu'ils livrent sont rudes, souvent perdues d'avance aux yeux des hommes, toujours gagnées devant Dieu. Hommes de conviction et de désintéressement, ou plutôt hommes de foi, j'entends l'Apôtre leur crier : Courage, vaillants soldats de Jésus-Christ!

Soldats de Jésus-Christ, champions de la sainte Église, défenseurs de la justice et de la vérité, ils ne déserteront pas la lutte. Ils resteront fidèles à. ce programme, adopté par l assemblée générale des Catholiques de France, réunis à Paris à la fin de mars 1875:
Proclamer que la liberté également laissée à l'erreur et à la vérité, au bien et au mal, constitue un régime funeste à la liberté religieuse et à la société civile;

Continuer, sans déroger aux principes et en se prémunissant contre les illusions libérales, a se servir résolument de tous les moyens de droit commun, et notamment de la presse, pour défendre les droits de Dieu, les droits de l'Église et leurs propres droits. Puisque le combat est nécessaire, disaient-ils avec raison, nous le soutiendrons vaillamment, avec la bénédiction du Vicaire de Jésus-Christ, sur le terrain où il est engagé, et par l'emploi légitime des armes dont il est fait usage contre nous :

Se souvenir que le principal devoir des publicistes catholiques est aujourd'hui de restaurer dans les idées le droit public chrétien, et que la presse a pour mission essentielle d'être l'écho des infaillibles enseignements du Saint-Siège dans toutes leurs applications à la vie sociale .

Rappeler aux pouvoirs publics, qu'ils ont des devoirs envers la vérité; — protester contre la théorie pernicieuse de la liberté en tout et pour tous ; — enfin, pour assurer l'efficacité de l'action catholique par l'accord de tous dans l'unité des mûmes principes et du même but, ne favoriser d'aucune façon les journaux qui manifestent des tendances contraires à la direction doctrinale de l'Église.



À suivre...


R. P. PETITALOT

Diane

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Re: LE SYLLABUS base de l'union Catholique !

Message  Diane le Mer 3 Mar 2010 - 16:56

CHAPITRE X.

ERREURS RELATIVES AU LIBÉRALISME MODERNE.

IV


Ceux qui engagent le Pontife Romain à.se réconcilier avec le progrès et la civilisation moderne, ou ne s'entendent pas eux-mêmes, ou ne méritent pas qu'on les entende, tant ils font bon marché de l'histoire et du sens commun.

De quel progrès, de quelle civilisation parlent-ils ? Est-ce du progrès moral, de la civilisation religieuse et chrétienne ? Mais cette civilisation qui est la vraie, ce progrès immense, qui a changé la face du globe, à qui devons-nous sinon à Jésus-Christ, à son Église, aux papes ses vicaires parmi les hommes ? Les papes étant les grands promoteurs de ce progrès, n'ont pas à se réconcilier avec lui.

Veut-on parler du progrès intellectuel ?(I) Nous ferons la même réponse : De tout temps l'Église fut mère et nourrice des lettres, des sciences, des arts ; c'est elle qui a sauvé de l'oubli, qui a enseigné, développé, toutes les connaissances utiles: philosophie, dialectique, éloquence, grammaire, arithmétique, physique, astronomie, poésie, architecture, peinture, sculpture.

L'Église, loin de maudire ou de condamner les développements de l'esprit humain, les a toujours favorisés; les papes, c'est de l'histoire, ont été les principaux auteurs du progrès intellectuel : ils n'ont donc pas à se réconcilier avec lui. S'agit-il du progrès matériel, de ces applications de la science aux commodités de la vie humaine, de ces récentes découvertes dont le monde actuel s'enorgueillit avec raison, mais un peu trop ? Sous le rapport du bien-être matériel, nous jouissons de plusieurs facilités qui manquaient à nos aïeux. Le progrès est incontestable, encore qu'il soit loin de procurer aux peuples un bonheur parfait. Car enfin, si nous examinons en face ces perfectionnements si vantés, nous les trouvons bien incomplets et bien insuffisants.


(l) Ceux qui vantent ce progrès intellectuel sont-ils bien surs de ne pas l'exagérer considérablement? Les grands esprits de notre temps sont-ils supérieurs à ceux des temps passés, et même sont-ils plus nombreux? Les écoles primaires, (si notie époque possède un avantage, c'est la diffusion des connaissances élémentaires, car sous le rapport des éludes sérieuses et approfondies» sa supériorité semble fort contestable); les écoles primaires sont-elles plus multipliées, et y a-t-il plus de gens sachant lire et écrire? C'est fort douteux. Nous ne citerons ici qu'un témoignage, peu suspect de partialité cléricale, puisqu'il est emprunté à la Revue des Deux-Mondes. ■— Dans le numéro du 15 janvier 1877, M. Louandre s'exprime en ces termes :

« Nous entendons répéter chaque jour, même par des lettrés, que le moyen âge a systématisé l'ignorance, que le clergé abêtissait les populations pour les dominer, que les nobles ne savaient pas même signer leur nom et qu'ils s'en faisaient honneur Les (recherches de M. de Beaurepaire sur l'instruction publique, dans le diocèse de Rouen, l'Histoire des Ecoles de Montanban du dixième siècle au seizième et quelques autres monographies locales montrent sans parler de Du Boulay et de Crévier,ce qu'il en est de ces assertions. Si les bourgeois et les paysans ne savaient, rien, c'est qu’ils ne voulaient rien apprendre......



À suivre...


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Dernière édition par Diane le Jeu 4 Mar 2010 - 17:39, édité 1 fois

Diane

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Re: LE SYLLABUS base de l'union Catholique !

Message  Diane le Jeu 4 Mar 2010 - 17:38

CHAPITRE X.

ERREURS RELATIVES AU LIBÉRALISME MODERNE.

V


Encore quelques mots sur la délicate question du libéralisme catholique. Ces quelques mots, nous ne les dirons pas de nous même, nous les recevrons avec une soumission entière de la bouche infaillible du Vicaire de Jésus-Christ.

Dans un Bref daté du 6 mars 1873, adressé au cercle Saint-Ambroise de Milan, et qu'on peut lire dans l'Univers du 18 mars de la même année, le pape Pie IX, après avoir flétri une fois de plus les odieux attentats des ennemis de l'Église, décrit en ces termes l'erreur que nous combattons :

« Cependant, et bien que les fils du siècle soient plus habiles que les fils de la lumière, leurs ruses et leurs violences auraient sans doute moins de succès, si un grand nombre, parmi ceux qui portent le nom de catholiques, ne leur tendaient une main amie. Oui, hélas! ils ne manquent pas ceux qui, comme pour marcher d'accord avec nos ennemis, s'efforcent d'établir une alliance entre la lumière et les ténèbres, un accord entre la justice et l'iniquité, au moyen de ces doctrines qu'on appelle catholiques libérales, lesquelles, s'appuyant sur de pernicieux principes, approuvent le pouvoir laïque, quand il envahit les choses spirituelles, et poussent les esprits au respect, ou tout au moins à la tolérance des lois les plus iniques, absolument comme s'il n'était pas écrit que personne ne peut servir deux maîtres.

« Or, ceux-ci sont plus dangereux et plus funestes que les ennemis déclarés, à la fois parce qu'ils secondent leurs efforts sans être remarqués et même sans donner leur avis et parce que, se tenant pour ainsi dire sur la limite des opinions condamnées, ils se donnent l'apparence d'une véritable probité et d'une doctrine sans tache, qui allèche les imprudents amateurs de conciliation et qui trompe les gens honnêtes, lesquels sauraient sans cela s'opposer fermement à une erreur déclarée. De la sorte, ils divisent les esprits, déchirent l'unité et affaiblissent les forces qu'il faudrait réunir pour les tourner toutes ensemble contre l'ennemi.

« Toutefois, vOUS pourrez facilement éviter leurs embûches, si vous avez devant les yeux cet avis divin : C'est par leurs fruits que vous les connaîtrez ; si vous observez qu'ils affichent leur dépit contre tout ce qui marque une obéissance prompte, entière, absolue aux décrets et aux avertissements de ce Saint-Siège; qu'ils n'en parlent que dédaigneusement en l'appelant curie romaine ; qu'ils accusent tous ses actes d'être imprudents ou inopportuns; qu'ils affectent d'appliquer le nom d'ultramontains et de jésuites aux fils de l'Église les plus zélés et les plus obéissants; enfin que, pétris d'orgueil, ils s'estiment plus sages que l'Église, à qui a été faite la promesse d'un secours divin spécial et éternel.

« Pour vous, chers fils, souvenez-vous qu'au Souverain Pontife, qui est le vicaire de Dieu sur terre, il appartient de décider ce qui regarde la foi, les mœurs et le gouvernement de l'Église, selon ce que Jésus-Christ a dit de lui-mêrne : Celui-là disperse qui ne recueille pas avec moi. Faites donc consister votre sagesse dans une obéissance absolue et dans une libre et constante adhésion à cette chaire de Pierre. »




À suivre...


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Re: LE SYLLABUS base de l'union Catholique !

Message  Diane le Ven 5 Mar 2010 - 16:02

CHAPITRE X.

ERREURS RELATIVES AU LIBÉRALISME MODERNE.

V


De ces graves et solennelles paroles, que le Saint-Père répète ou confirme à toute occasion, nous tirerons plusieurs enseignements importants :

Nous apprenons, qu'il existe un libéralisme catholique. Quelques-uns essaient de le nier; c'est le propre de cette erreur, sœur cadette du jansénisme, de fuir, d'être souvent insaisissable, de se dérober môme aux yeux des esprits qui en sont infectés.

—Vous me rangez parmi les catholiques libéraux, si souvent blâmés par le Saint-Siège? Vous avez tort, je ne suis pas des leurs, mon libéralisme n'a rien de répréhensible, et je suis l'un des enfants les plus sincères de l'Église catholique.

— Ainsi s'expriment, pris les uns après les autres, presque tous les libéraux catholiques. Très-peu ont la franchise d'avouer qu'ils le sont, et, devant les dénégations du grand nombre on est tenté de demander : Où est-il donc ce fameux libéralisme catholique? Il existe c'est incontestable. Pic IX l'a signalé improuvé condamné au moins une cinquantaine de fois. Quand le Pasteur suprême crie avec cette force et cette insistance : Au loup ! au loup! c'est que le loup est dans la bergerie.

Nous apprenons, que le libéralisme est une erreur très-dangereuse. Le pape ne craint pas de dire que les catholiques libéraux, à raison môme de leur probité, de leur piété, de leurs aumônes, de leur modération feinte ou sincère, de leurs bonnes œuvres, de leur vie correcte et en apparence tout à fait chrétienne, sont plus dangereux et plus funestes que des ennemis déclarés. Ils font illusion aux autres, et se font illusion à eux-mêmes.

Nous citerons à ce sujet quelques autres paroles du Souverain Pontife. En 1871, lorsque la députation des Catholiques de France lui présentait, à l'occasion du vingt-cinquième anniversaire de son pontificat, une adresse portant plus de deux millions de signatures : « Mes chers enfants, disait-il, il faut que mes paroles vous disent bien ce que j'ai dans mon cœur. Ce qui afflige votre pays et l'empêche de mériter les bénédictions de Dieu, c'est un
mélange de principes. Ce que je crains, ce ne sont pas tous ces misérables delà Commune de Paris, vrais démons de l'enfer qui se promènent sur la terre. Non, ce n'est pas cela ; ce que je crains, c'est cette malheureuse politique, ce libéralisme, catholique, qui est le véritable fléau. Je l'ai dit plus de quarante fois; je vous le répète, à cause de l'amour que je vous porte. »


À suivre...


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Re: LE SYLLABUS base de l'union Catholique !

Message  Diane le Sam 6 Mar 2010 - 16:29

CHAPITRE X.

ERREURS RELATIVES AU LIBÉRALISME MODERNE.

V


Nous apprenons, les vraies tendances du libéralisme catholique, et les signes auxquels il est possible de le reconnaître. Trop d'engouement et d'éloges pour les principes modernes; trop de tendresse et de bienveillance pour certaines libertés jugées plus haut, telles que la liberté des cultes et la liberté de la presse; un penchant vers l'autorité civile, dont on approuve, ou du moins dont on excuse les excès; de l'éloignement pour le Saint-Siège, pour la curie romaine, dont on blâme facilement les actes et les mesures, dont on déclare les décisions inopportunes; l'orgueil de l'esprit et l'attachement à ses idées propres, du vague dans les idées et de l'élasticité dans les principes, une disposition fâcheuse à céder quand il faudrait résister, à se cacher quand il faudrait se montrer, à parler quand il faudrait agir, à promettre sans intention de tenir: à ces traits, on peut reconnaître le libéralisme catholique, ou le catholicisme libéral.

Un évêque du Canada, dans une lettre pastorale adressée à ses diocésains pour les prémunir contre le libéralisme catholique, en donne cette définition qu'on ne trouvera pas flattée :(1)

« Qu'est-ce que le libéralisme catholique ?

« Le libéralisme catholique est un ensemble de doctrines religieuses et sociales qui tendent à affranchir plus ou moins les esprits dans l'ordre spéculatif, et les citoyens dans l'ordre pratique, de la règle que la tradition leur avait partout et toujours imposée.

« Ou bien encore : Qu'est-ce que le libéralisme catholique? qu'est-ce que le catholicisme libéral?

«C'est un sentiment faux et dangereux; c'est un parti remuant, qui conspire de fait contre l'Église et la société civile.

« Un catholique libéral, c'est un homme qui participe à un degré quelconque à ce sentiment, ou à ce parti, ou à cette doctrine, d'autant plus malade qu'il est plus libéral, d'autant moins malade qu'il est plus catholique. »

D'où cette conséquence toute naturelle : Pour se très-bien porter, il faut être simplement catholique, et point du tout libéral.

(1) Mgr Bourget, évêque de Montréal publiée dans l'Univers du 27 mars 1876.

À suivre...


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Re: LE SYLLABUS base de l'union Catholique !

Message  Diane le Dim 7 Mar 2010 - 16:55

CHAPITRE X.

ERREURS RELATIVES AU LIBÉRALISME MODERNE.

V


Nous apprenons enfin, le moyen d'échapper à la contagion du libéralisme. C'est de nous attacher à la chaire de Pierre, et d'avoir l'oreille de notre âme toujours ouverte aux enseignements de Rome. C'est le remède unique, mais souverain, quo le pape ne cesse de recommander. Citons encore deux pièces récentes.

Dans un Bref daté du 18 septembre 1876, adressé à Monseigneur l'évêque des Trois-Rivières au Canada, et publié par l'Univers du 19 décembre 1876, Pie IX félicite les évêques canadiens de leur commune soumission et affection envers le Siège Apostolique ; il ajoute :

« Nous Nous sommes principalement réjoui du soin que vous prenez d'inculquer au peuple la saine doctrine et de lui expliquer ce qui regarde la nature, la constitution, l'autorité, les droits de l'Église, dont on a coutume de pervertir très-subtilement la notion pour tromper les fidèles; et Nous avons du louer le zèle avec lequel vous vous êtes efforcés de prémunir le même peuple contre les astucieuses erreurs du libéralisme dit catholique, d'autant plus dangereuses que, par une apparence extérieure de piété, elles trompent beaucoup d'hommes honnêtes, et que, les portant à s'éloigner de la saine doctrine , nommément dans les questions qui, à première vue, semblent concerner plutôt le pouvoir civil que l'ecclésiastique, elles affaiblissent la foi, rompent l'unité, divisent les forces catholiques et fournissent une aide très-efficace aux ennemis de l'Église, qui enseignent les mômes erreurs, quoique avec plus de développement et d'impudence, et amènent insensiblement les esprits à partager leurs desseins pervers.

« Nous vous félicitons donc, et Nous souhaitons que vous travailliez toujours à dévoiler leurs pièges et à instruire le peuple avec une semblable ardeur, un pareil discernement, et avec celte concorde qui montre à tous votre charité mutuelle, et prouve que chacun de vous ne pense, ne dit et n'enseigne qu'une seule et même chose. Or ceci arrivera de soi-même, si vous vous appliquez à nourrir soigneusement en vous ce dévouement à cette chaire de Pierre, maîtresse de la vérité, que vous professez en termes si forts et si affectueux. »


À suivre...


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Re: LE SYLLABUS base de l'union Catholique !

Message  Diane le Lun 8 Mar 2010 - 17:15


CHAPITRE X.

ERREURS RELATIVES AU LIBÉRALISME MODERNE.

V



Un autre Bref, daté du 11 décembre 1876, reproduit par Y Univers du 21 du môme mois, et adressé à M. l'abbé Vernhet, directeur de l'excellent journal le Peuple de Rodez, n'est pas moins explicite.

Le voici en entier :
PIE IX, PAPE.


Cher fils, salut et bénédiction apostolique.

Plus les erreurs se répandent et leurs effets désastreux se propagent au loin, plus aussi, cher fils, Nous voyons avec plaisir se lever de nouveaux défenseurs de la vérité, qui s'opposent au progrès de ce double fléau, sans tenir compte de leur propre repos et leurs propres intérêts. Lorsque Nous-môme, pour l'instruction de toute l'Église, nous avons proscrit les principales erreurs qui bouleversent de nos jours la société humaine tout entière, nous ne l'avons certes pas fait pour que la lumière demeurât cachée sous le boisseau, mais pour qu'elle éclairât tous ceux qui sont dans la maison.

C'est pourquoi Nous ne pouvons que vous approuver d'avoir entrepris de défendre et d'expliquer les décisions de Notre Syllabus, surtout celles qui condamnent le libéralisme soi-disant catholique, lequel, comptant un grand nombre d'adhérents parmi les hommes honnêtes eux-mêmes, et paraissant s'écarter moins de la vérité, est plus dangereux pour les autres, trompe plus facilement ceux qui ne se tiennent pas sur leurs gardes, et, détruisant insensiblement et d'une manière cachée l'union des esprits, diminue les forces des Catholiques et augmente celles des ennemis.

Beaucoup assurément vous accuseront d'imprudence et diront que votre entreprise est inopportune ; mais, parce que la vérité peut déplaire à beaucoup et irriter ceux qui s'opiniâtrent dans leur erreur, elle ne doit pas être jugée imprudente et inopportune; bien plus, il faut croire qu'elle est d'autant plus prudente et plus opportune que Je mal qu'elle combat est plus grave et plus répandu. Autrement il faudrait prétendre que rien n'est plus imprudent et plus inopportun que la promulgation de l'Évangile, qui eut lieu lorsque la religion, les lois, les mœurs de toutes les nations lui faisaient une opposition directe.

Une lutte de ce genre ne pourra que vous attirer les blâmes, le mépris, les querelles haineuses ; mais Celui qui apporta la vérité à la terre n'a pas prédit autre chose à ses disciples, sinon qu'ils seraient odieux à tous à cause de son nom. Cependant, comme il leur promit en même temps pour leur travaux et leurs épreuves la plus grande récompense, cette récompense ranimant votre activité, continuez à défendre et à propager, pour la gloire de Dieu et le salut des âmes, la doctrine émanée de ce Saint-Siège, en observant toujours les lois de la prudence et de la charité. Entre temps, recevez la bénédiction apostolique, que Nous vous accordons très-affectueusement, cher fils, à vous et à vos collaborateurs, comme gage de la faveur divine et signe de Notre paternelle bienveillance.

Donné à Rome près de Saint-Pierre, le onzième jour de décembre de l'année 1876, de Notre pontificat la trente et unième.

PIE IX, PAPE.

À suivre... pour la conclusion

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Re: LE SYLLABUS base de l'union Catholique !

Message  Diane le Mar 9 Mar 2010 - 17:14

Pour ce qui nous regarde, nous recevons ces paroles du Pontife comme si elles nous étaient adressées à nous-même, et nous renouvelons ici, à la fin de notre travail, la profession de foi que nous faisions en le commençant. Fermement attaché à la chaire de Pierre, sur laquelle est bâtie l'Église do Jésus-Ghrist, soumis d'esprit et de cœur à tous les décrets, à toutes les décisions, à tous les avertissements du Saint-Siège, nous avons essayé d'entendre le Syllabus comme Rome veut qu'on l'entende, de l'interpréter comme Rome veut qu'on l'interprète. Si quelques-unes de nos explications s'éloignaient, contre notre volonté, du véritable sens que le Pontife Romain avait en vue, nous déclarons les rétracter et les rejeter.

Nous faisons consister notre sagesse dans cette obéissance absolue et dans cette constante adhésion à. la pierre fondamentale du christianisme.

FIN

P. PETITALOT

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Re: LE SYLLABUS base de l'union Catholique !

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