LE SYLLABUS base de l'union Catholique !

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Message  Diane le Ven 4 Déc 2009 - 18:02

Que signifiait ce mot de liberté, vociféré par les Conventionnels de 93, ou par les communards de 1871 ?...

Liberté d'enseignement, enseignement libre, mots dangereux. Libre signifie le pouvoir de donner une chose et de la retirer ; droit implique la volonté de posséder ce qui est à nous, ce que Dieu nous a donné, et de le garder toujours. L'Église et les familles, revendiquant la faculté d'enseigner, réclament un droit plutôt qu'une liberté.

Un éminent publiciste récemment enlevé parla mort (1) trouvait cette distinction importante, et disait que ce mot d'enseignement libre lui donnait toujours le frisson ; qu'il n'y a pas à proprement parler d'enseignement libre, parce que le maître ne peut être libre d'enseigner tout ce qui lui passe par la tête. Il doit enseigner les sciences et les lettres, non-seulement avec une profonde connaissance de la matière et avec l'ordre et la méthode appropriés, mais aussi dans un esprit de vérité, de justice et de respect envers les grands principes qui sont la base de la société humaine. Il ne doit pas être libre de s'écarter du chemin qui lui est tracé par la religion et la morale, et de pervertir cette chère jeunesse sur laquelle reposent toutes nos espérances.

« Non, comme il n'y a pas la liberté d'empoisonner les rivières, ou de jeter des pierres par les fenêtres, il ne doit pas y avoir liberté de fausser les jeunes intelligences, et d'égarer les jeunes cœurs par des théories qui d'ailleurs ne résistent pas à un examen sérieux. La liberté de mal faire n'existe pas. »


(1)Msr Nardi, discours au Congrès Catholique de Poitiers, en 1875



Le R. P. Petitalot sur le Syllabus, 1877,
page 140 et 141

Diane

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Re: LE SYLLABUS base de l'union Catholique !

Message  Diane le Mer 9 Déc 2009 - 0:35

A l'encontre des propositions ci-dessus traduites, rappelons les vrais principes de la doctrine catholique :

L'Église a un droit exclusif pour tout ce qui regarde l'administration des sacrements, la direction des âmes et l'enseignement de la religion. — Méconnaître le droit exclusif de l'Église, c'est nier effrontément la distinction des deux pouvoirs, c'est réduire le pouvoir spirituel à n'être qu'un instrument ou un jouet entre les mains du pouvoir civil.

Les évêques, établis par l'Esprit-Saint pour régir l'Église, relèveront de la puissance séculière dans l'exercice de la première et de la plus indépendante de leurs charges, dans l'enseignement religieux, dans les instructions pastorales qu'ils adressent à leurs diocèses ! C'est à peine si Néron poussait jusque-là l'intolérance ; du moins les Apôtres, qu'il pouvait tuer, ne lui permettaient pas de leur fermer la bouche, même quand il les tenait enchaînés. Saint Paul, jeté en prison, se réservait le droit de parler et d'écrire, et disait que, malgré les fers qu'il portait, il ne cessait pas d'annoncer librement l'Évangile : Sed verbum Dei non est alligatum (II ad Tim. II. 9).

Encore un peu, et nos Césariens enverraient le sous-préfet ou le garde champêtre s'asseoir dans un confessionnal pour recevoir les aveux des pénitents. Je m'étonne qu'ils n'en viennent pas là, puisqu'ils s'arrogent le droit de juger des dispositions nécessaires à la réception des sacrements. Se peut-il rien de plus odieux et de plus ridicule ?



Le R. P. Petitalot sur le Syllabus, 1877,

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Re: LE SYLLABUS base de l'union Catholique !

Message  Diane le Mer 9 Déc 2009 - 21:07

L'Église ne peut permettre que l'enseignement religieux soit banni des écoles populaires. — Les écoles populaires ont d'autant plus d'importance, que presque tous les citoyens d'une nation y passent et y reçoivent les principes qui dirigeront leur vie. Or la base de cet enseignement populaire, si l'on ne veut pas que l'instruction soit plus nuisible qu'utile, doit être l'enseignement religieux; la religion doit y occuper une place tellement dominante, que les autres connaissances paraissent accessoires.

Il faut que le peuple apprenne, dans ces écoles, à travailler, à obéir, à se contenter de ce que Dieu lui donne, à respecter la propriété d'autrui à voir sans jalousie les richesses et le luxe des classes plus fortunées ; à vivre moralement, honnêtement c'est-à-dire, chrétiennement. Mettez-lui entre les mains le catéchisme comme le meilleur code et le meilleur manuel des droits de l'homme. C'est la religion qui rend le peuple heureux qui le soutient et le console dans ses rudes travaux ; c'est elle en même temps qui assure les propriétés et la vie des citoyens. Si vous formez un peuple sans religion, sans espérance pour la vie future, naturellement il réclamera sa part des jouissances de la vie présente, et, dans un jour d'émeute, vous le retrouverez dans les rues ou sur les barricades.

L'Église a l'intelligence de cette situation. Elle connaît les besoins du peuple, et les moyens de les satisfaire dans la mesure du possible. C'est elle qui a fondé et multiplié, non-seulement les universités pour les jeunes gens des classes élevées, mais aussi les écoles primaires pour les enfants du peuple ; elle a mis dans ces fondations tout son zèle et tout son cœur, elle ne s'en laissera pas expulser : ce serait déserter les grands intérêts de l'humanité et sacrifier les âmes de ses enfants.

Et s'il arrivait, comme le pape Pie IX le dit à l'archevêque de Fribourg-en-Brisgau, s'il arrivait, que certains pays fondassent des écoles totalement soustraites à la direction et à l'influence ecclésiastique, et dans lesquelles la jeunesse serait exposée à perdre la foi, le devoir de l'Église est tout tracé : Non-seulement elle n'épargnerait rien pour procurer à cette malheureuse jeunesse l’éducation chrétienne nécessaire, mais elle déclarerait à tous les fidèles qu'ils ne peuvent en conscience fréquenter ou soutenir ces écoles ennemies de l'Eglise catholique.

Le R. P. Petitalot sur le Syllabus, 1877,

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Re: LE SYLLABUS base de l'union Catholique !

Message  Diane le Dim 13 Déc 2009 - 18:43

Que de gens parmi nous ont des idées peu exactes sur ces importantes questions ! La responsabilité retombe sur les gouvernements qui, sans aucun droit, ont accaparé le monopole de renseignement. Dans les discussions parlementaires qui ont eu lieu en 1874 et 1875, au sujet de la liberté de l'enseignement supérieur, les ennemis de la liberté, faute de meilleur argument, n'ont cessé d'invoquer le droit de l'État. Or, ils savent comme nous que ce droit de l'État est une pure fiction. L'enseignement n'est pas une attribution de l'Etat. Ici le droit de l'État, ou plutôt le devoir des chefs du gouvernement, c'est de sauvegarder les droits qui sont en cause, savoir : le droit de l'Église qui est divin, le droit des parents qui est naturel, le droit des contribuables qui est civil et politique.

Il y a un droit divin, celui de l'Eglise. L'Église a reçu de Dieu le droit d'enseigner toutes les nation,, et de leur apprendre toute vérité, toutes les choses qu'elles doivent observer, comme parle l'Évangile. Ce droit de l'Église, tout gouvernement catholique doit le reconnaître et le respecter.

Ce droit est entier, universel, sans restriction ; car l'Eglise doit préserver ses enfants de toute erreur religieuse ou morale, et des erreurs de ce genre peuvent se mêler à tout enseignement. L'Église a donc le droit de surveiller tout enseignement. Elle est de droit divin juge des doctrines, gardienne de la morale et dépositaire de la science.

Un autre droit, qui est naturel, doit entré ici en ligne de compte, c'est celui des familles. L'enseignement de l'enfance et de la jeunesse est une charge de la paternité et de la maternité ; les instituteurs, autres que les parents, ne sont que les suppléants des parents. Nous ne supposons pas qu'on veuille nous ramener à ces beaux temps de l'ancienne Sparte, où le nouveau-né, propriété de l'État, était enlevé à ses parents, examiné par des magistrats qui décidaient s'il devait vivre ou mourir, puis, dans le cas où sa constitution promettait un citoyen valide, confié à des maîtres qui lui apprenaient, avec le métier des armes, l'oubli de tout sentiment naturel.

La France ne retombera pas dans cette barbarie, elle est trop imbue des principes du christianisme. La famille reste chez nous la première école ; et si les parents ne peuvent eux-mêmes compléter l'éducation et l'instruction de leurs enfants, c'est pour eux un devoir de conscience et de religion de choisir scrupuleusement les maîtres qu'ils substitueront en leur lieu et place.

Comme tout cela convient bien à notre temps !



Le R. P. Petitalot sur le Syllabus, 1877,

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Re: LE SYLLABUS base de l'union Catholique !

Message  ROBERT. le Lun 14 Déc 2009 - 0:46

Diane a écrit:
(...) L'Église ne peut permettre que l'enseignement religieux soit banni des écoles populaires.
Et s'il arrivait, comme le pape Pie IX le dit à l'archevêque de Fribourg-en-Brisgau, s'il arrivait, que certains pays fondassent des écoles totalement soustraites à la direction et à l'influence ecclésiastique, et dans lesquelles la jeunesse serait exposée à perdre la foi, le devoir de l'Église est tout tracé : Non-seulement elle n'épargnerait rien pour procurer à cette malheureuse jeunesse l’éducation chrétienne nécessaire, mais elle déclarerait à tous les fidèles qu'ils ne peuvent en conscience fréquenter ou soutenir ces écoles ennemies de l'Eglise catholique.

(...) Comme tout cela convient bien à notre temps ! (...]
Le R. P. Petitalot sur le Syllabus, 1877,


C'était vrai en 1877 Sad ... Qu'est-ce que le Père Petitalot crierait du haut des toîts aujourd'hui avec la charte FM des droits de l'homme, avec les cours "d'éthique et culture religieuse", entre autres... affraid

Pauvre Père ! Sad Même s'il n'est plus là, il faut dénoncer cette situation de toutes nos forces... VIVE

LE CHRIST-ROI ...

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Re: LE SYLLABUS base de l'union Catholique !

Message  Diane le Mar 15 Déc 2009 - 18:52

Arrivons aux erreurs qui s'attaquent directement à la dignité épiscopale. Elles sont formulées dans ces trois propositions du Syllabus :

XLIX

L'autorité civile peut empêcher que les Évêques et les peuples fidèles communiquent librement entre eux et avec le Pontife Romain.

L

L'autorité laïque a d'elle-même le droit de présenter les évêques, et peut exiger d'eux qu'ils prennent l'administration des diocèses avant d'avoir reçu du Saint-Siège l'institution canonique et les lettres apostoliques.
LI

Il y a plus : le Gouvernement laïque a le droit de déposer les évêques de l'exercice du ministère pastoral, et il ne doit obéissance au Pontife Romain ni pour l'érection des évêchés ni pour l'institution des évêques.

Autant d'assertions schismatiques, odieuses, oppressives de l'Église et des consciences.



Le R. P. Petitalot sur le Syllabus, 1877,

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Re: LE SYLLABUS base de l'union Catholique !

Message  Diane le Ven 18 Déc 2009 - 18:42

Le droit d'ériger les diocèses et d'instituer les évêques appartient exclusivement à la puissance ecclésiastique. — Conséquence logique de la constitution de l'Eglise, de son indépendance et de sa souveraineté au spirituel. Faut-il le répéter une fois de plus ? L'Église estime société parfaite, qui s'administre et choisit ses chefs, sans que le pouvoir civil ait rien à y voir.

La juridiction épiscopale vient de Jésus-Christ et non des pouvoirs terrestres; Comme mon Père m'a envoyé, ainsi je vous envoie, La mission de Jésus-Christ venait-elle d'Hérode ou de Tibère ?

Sur l'ordre du Sauveur, les Apôtres, sans nul égard au consentement ou à l'opposition des magistrats, créèrent des évêchés et des évêques dans les pays et dans les villes où ils le jugèrent convenable. Saint Paul fait son disciple Timothée évêque d'Éphèse, son disciple Tite évêque de Crète, son disciple Denys l'Aréopagite évêque d'Athènes. Saint Jean confie à son disciple Polycarpe l'église de Smyrne, et ainsi font tous les Apôtres, en vertu de l'autorité qu'ils ont reçue de Jésus-Christ.


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Re: LE SYLLABUS base de l'union Catholique !

Message  Diane le Sam 26 Déc 2009 - 18:14

1-( suite)L'autorité séculière, agissant en dehors de l'autorité ecclésiastique, ne peut ni ériger des diocèses, ni nommer des évêques, ni les instituer, ni donner à des évêques déjà consacrés un territoire quelconque ou un pouvoir quelconque, ni étendre ou restreindre et encore moins supprimer la juridiction des vrais évêques en communion avec l'Église. La raison de toutes ces infirmités radicales du pouvoir civil, c'est que les actes susnommés sont des actes de juridiction ecclésiastique ; or le pouvoir civil, réduit à ses forces, ne jouit d'aucune juridiction dans l'Eglise de Dieu. Un prince séculier ne peut pas plus faire un évêché ou un évêque, qu'il ne pourrait validement dire la sainte messe ou absoudre les chrétiens de leurs péchés.

Dans l'Église, c'est au pape seul, en sa qualité de pasteur suprême, qu'appartient ce droit divin d'instituer les évêques. — Le sens de la proposition est celui-ci : Tout évêque, qui tient sa mission du pape, jouit d'une vraie juridiction dans le diocèse qui lui est, assigné; au contraire, un évoque qui ne serait pas envoyé par le pape, immédiatement ou médiatement, serait dépourvu de toute juridiction.

Nous disons, immédiatement ou médiatement, pour prévenir l'objection tirée de l'histoire. Pendant plusieurs siècles, tous les évêques ne furent pas établis et confirmés immédiatement par le Pontife de Rome; cela eût pris trop de temps et occasionné trop de difficultés matérielles. D'après la discipline longtemps en vigueur, le métropolitain confirmait les évêques de la province, et le primat ou le patriarche confirmait les métropolitains. Mais le métropolitain et le patriarche, autorités intermédiaires, restaient soumis à l'autorité souveraine de l'évêque de Rome;

et s'ils n'avaient pas suivi les règles canoniques, leur conduite et leurs jugements étaient examinés en cour de Rome. Ils exerçaient donc, par dé- légation du pape et sous son contrôle, une partie de son autorité qu'il leur accordait pour le bien de l'Église, mais qu'il se réservait de leur retirer au besoin. Et ainsi là main toute-puissante du pape était toujours levée, sur les pasteurs comme sur les brebis, bénissant ces pasteurs et les affermissant sur leurs sièges, ou au contraire les frappant et les expulsant s'ils n'étaient pas entrés parla porte.


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Re: LE SYLLABUS base de l'union Catholique !

Message  ROBERT. le Dim 27 Déc 2009 - 1:16

Diane a écrit:1-( suite)L'autorité séculière, agissant en dehors de l'autorité ecclésiastique, ne peut ni ériger des diocèses, ni nommer des évêques, ni les instituer, ni donner à des évêques déjà consacrés un territoire quelconque ou un pouvoir quelconque, ni étendre ou restreindre et encore moins supprimer la juridiction des vrais évêques en communion avec l'Église. La raison de toutes ces infirmités radicales du pouvoir civil, c'est que les actes susnommés sont des actes de juridiction ecclésiastique ; or le pouvoir civil, réduit à ses forces, ne jouit d'aucune juridiction dans l'Eglise de Dieu. Un prince séculier ne peut pas plus faire un évêché ou un évêque, qu'il ne pourrait validement dire la sainte messe ou absoudre les chrétiens de leurs péchés.

Dans l'Église, c'est au pape seul, en sa qualité de pasteur suprême, qu'appartient ce droit divin d'instituer les évêques. — Le sens de la proposition est celui-ci : Tout évêque, qui tient sa mission du pape, jouit d'une vraie juridiction dans le diocèse qui lui est, assigné; au contraire, un évoque qui ne serait pas envoyé par le pape, immédiatement ou médiatement, serait dépourvu de toute juridiction.

Nous disons, immédiatement ou médiatement, pour prévenir l'objection tirée de l'histoire. Pendant plusieurs siècles, tous les évêques ne furent pas établis et confirmés immédiatement par le Pontife de Rome; cela eût pris trop de temps et occasionné trop de difficultés matérielles. D'après la discipline longtemps en vigueur, le métropolitain confirmait les évêques de la province, et le primat ou le patriarche confirmait les métropolitains. Mais le métropolitain et le patriarche, autorités intermédiaires, restaient soumis à l'autorité souveraine de l'évêque de Rome;

et s'ils n'avaient pas suivi les règles canoniques, leur conduite et leurs jugements étaient examinés en cour de Rome. Ils exerçaient donc, par dé- légation du pape et sous son contrôle, une partie de son autorité qu'il leur accordait pour le bien de l'Église, mais qu'il se réservait de leur retirer au besoin. Et ainsi là main toute-puissante du pape était toujours levée, sur les pasteurs comme sur les brebis, bénissant ces pasteurs et les affermissant sur leurs sièges, ou au contraire les frappant et les expulsant s'ils n'étaient pas entrés parla porte.


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Les ennemis de l'Église essaient toutes sortes d'arguments fallacieux pour La détruire... Mais le R.P. Petitalot veille et détruit un à un leurs supposés arguments... cheers

.

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Re: LE SYLLABUS base de l'union Catholique !

Message  Diane le Lun 28 Déc 2009 - 18:04

De fait, d'après la discipline actuelle, quelque soit le mode dénomination, le pape se réserve l'institution immédiate de tous les évoques du monde. —Les communications, devenues plus faciles et plus rapides, permettent au Souverain Pontife d'user en ce point de sa divine prérogative.

Nous disons, quel que soit le mode de nomination, ou d'élection ; car il ne faut pas confondre l'élection, ou nomination, ou présentation du sujet, avec l'institution canonique. Souvent le pape accorde aux villes, ou au clergé, ou aux évoques de la province, ou au gouvernement civil le droit de désigner, ou, si l'on veut, de nommer les évêques, c'est-à-dire de présenter au Siège Apostolique des hommes jugés dignes de l'épiscopat.

Ainsi, conformément au Concordat de 1801, le gouvernement français a le droit de nommer, c'est-à-dire, de présenter les évêques ; et quand ses choix sont bons, le Saint-Siège, toujours ami de la paix et scrupuleux observateur des conventions, ne manque pas de les ratifier, en donnant l'institution canonique aux élus du gouvernement. Mais, qu'on ne s'y trompe pas, ce qui fait l'évêque, ce n'est pas la nomination par le gouvernement, c'est l'institution canonique c'est-à-dire la confirmation par le pape. Tant qu'un ecclésiastique n'est nommé que par le gouvernement il ne peut exercer aucune juridiction dans son futur diocèse, il n'est pas encore évêque ; et si sa nomination n'était pas agréée à Rome (le cas s'est présenté une ou deux fois dans les dernières années de l'Empire), cet ecclésiastique, malgré le bon vouloir du gouvernement, n'aurait pas le droit de ceindre la mitre et de porter la crosse.

Le troupeau tout entier est confié à Pierre, pasteur suprême; c'est à lui de le paître, et de le faire paître par les pasteurs de son choix ; et tous les pasteurs demeurent sous la houlette du pasteur suprême. C'est donc, de la part des gouvernements hostiles, une tentative schismatique et injuste, d'empêcher ou de gêner les communications entre le pape et les évêques, entre le pape et les fidèles. C'est encore une tentative injuste, schismatique et de nul effet, de vouloir imposer aux populations des évêques que le Pontife Romain rejette; le pouvoir laïque peut bien, par la force, ouvrir le bercail aux loups, mais y introduire de vrais pasteurs, jamais. Voyez ces deux ou trois évêques vieux-catholiques, maintenus par un pouvoir persécuteur au milieu de populations indignées et scandalisées; les appellerez-vous pasteurs, ces intrus, ces schismatiques, ces excommuniés? Non, laissez-leur l'appellation flétrissante que saint Paul leur jette à la face : Lupi rapaces, non parcentes gregi (Actes, xx, 29).


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Re: LE SYLLABUS base de l'union Catholique !

Message  Diane le Mar 29 Déc 2009 - 18:07

IV


Trois Évangélistes nous parlent d'un jeune homme, qui, s'approchant de Jésus fléchissant le genou, lui demande: Bon Maître, que dois-je faire pour obtenir la vie éternelle? — Si vous voulez entrer dans la vie, répond le Sauveur, observez les commandements. Et il énumère les grands préceptes du décalogue. —Le jeune homme reprend.: Maître, tous ces préceptes, je les ai observés depuis mon enfance. — A ces mots, Jésus l'ayant regardé, l'aima, et lui dit : Une chose vous manque; si vous voulez être parfait, allez, vendez tout ce que vous possédez, distribuez-en le prix aux pauvres, vous aurez un trésor dans les cieux; et venez, suivez-moi (S. Math, XIX; S. Marc, x; S. Luc, XVIII).

Dans ce dialogue entre Jésus et cet adolescent aimé de lui, l'Église a toujours vu l'indication des deux grandes voies par lesquelles nous allons à Dieu. La première, celle des commandements, est nécessaire au salut et constitue la vie chrétienne : Si vous voulez entrer dans la vie, observez les commandements. La seconde, celle des conseils, n’est point obligatoire, mais libre; elle constitue la vie religieuse, qui est la perfection de la vie chrétienne : Si vous voulez être parfait, allez, etc.

Ainsi, dans l'état religieux, ceux qui sont aimés de Jésus et répondent mieux à cette divine dilection que le jeune homme de l'Évangile, font profession d'observer non-seulement les préceptes de rigueur, mais encore les conseils de surérogation; et pour comprendre dans leur vie l'ensemble des conseils évangéliques, ils émettent les trois vœux qui les renferment tous : Par le vœu de pauvreté, ils renoncent aux biens de la terre ; par le vœu de chasteté, ils renoncent aux plaisirs môme légitimes de la chair;

par le vœu d obéissance, ils renoncent à la direction de leur vie en immolant leur propre volonté. Rejetant les trois concupiscences qui règnent sur le monde, ne se réservant rien, ils se donnent entièrement à Dieu; et Dieu respire avec délices l'odeur de ce volontaire holocauste.


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Re: LE SYLLABUS base de l'union Catholique !

Message  Diane le Mer 30 Déc 2009 - 17:43

D'après cette notion de l'état religieux; conçoit-on rien de plus intérieur, rien de moins terrestre, rien de plus spirituel, en un mot rien de plus religieux, et par conséquent rien qui appartienne plus proprement et plus essentiellement au pouvoir spirituel? Le pouvoir civil manifeste donc sa volonté de tout envahir et de tout usurper, lorsqu'il formule, au sujet de l'état religieux, des prétentions comme celles-ci :

LII


Le Gouvernement peut, de son propre droit, changer l'âge fixé par l'Église pour la profession religieuse tant des femmes que des hommes, et enjoindre à tout les familles religieuses de n'admettre personne aux vœux solennels sans sa permission,

LIII


Il faut abroger les lois qui protègent l'état des familles religieuses, leurs droits et leurs fonctions. Bien plus, le gouvernement civil peut prêter secours à tous ceux qui veulent quitter la vie religieuse qu'ils avaient embrassée et enfreindre leurs vœux solennels. Il peut pareillement supprimer tout à fait ces mômes familles religieuses, aussi bien que les églises collégiales et les bénéfices simples, même de droit de patronage, attribuer et soumettre leurs biens et leurs revenus à l'administration et à la discrétion de la puissance civile.

Opprimer les Congrégations religieuses, les tracasser de mille manières, les dépouiller de leurs revenus et de leurs biens, les supprimer et les chasser, c’est de droit commun chez les gouvernements anticatholiques, principalement chez les plus chauds partisans des libertés religieuses. Voyez un peu ces libérâtres d'Allemagne et de Suisse, dont l'Europe apprécie les exploits. Mais ce droit commun des pouvoirs persécuteurs, est la violation impudente de tous les vrais droits.

C'est la violation du droit de Dieu, qui n'aurait plus la faculté de se réserver ces âmes choisies, qu'il appelle à lui dans son amour, qu'il conduit dans la solitude pour leur parler au cœur; avec lesquelles il fait un pacte, leur promettant le centuple en ce monde et plus tard la vie éternelle, à condition qu'elles l'aimeront et le serviront comme de fidèles épouses.

C'est la violation du droit incontestable de l'Eglise. Car de quoi s'agit-il ici ? d'interpréter la sainte Écriture, de prononcer sur les conseils évangéliques, d'examiner si tel genre de vie tend par sa nature à la glorification divine et à la perfection des âmes, de sanctionner l'alliance entre Dieu et ces âmes, de déterminer la matière et l'étendue des vœux de religion. Si ces choses-là ne sont pas spirituelles, où seront sur la terre les choses spirituelles relevant de l'autorité spirituelle de l'Église?


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Re: LE SYLLABUS base de l'union Catholique !

Message  Diane le Mar 5 Jan 2010 - 17:53

C'est la violation du droit naturel des citoyens. Dans tout pays civilisé, les citoyens de toute classe, tant qu'ils ne troublent pas l'ordre public, ont la liberté de leur logement, la liberté de leur nourriture, la liberté de leur costume, la liberté de leur temps, de leurs habitudes et de leurs plaisirs .Pourquoi ces libertés nous seraient-elles refusées, à nous citoyens qui sommes religieux ?

Notre crime serait-il de nous réunir, d'habiter et de vivre ensemble, de former une compagnie ou une communauté? Mais l'association est permise partout, permise aux compagnies d'assurances ou de chemins de fer, permise aux capitalistes, aux industriels et aux négociants; permise même aux comédiens, aux femmes de mauvaise vie et aux francs-maçons. Notre association est-elle frappée d'ostracisme, par le seul motif qu'elle est religieuse?

Alors, c'est la religion que vous poursuivez dans sa partie la plus vive la plus parfaite et la plus militante; votre haine est satanique ne la déguisez pas et ne cachez pas vos violences sous le masque de l'hypocrisie. Est-ce pour vous emparer de nos biens, que vous nous proscrivez?

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Re: LE SYLLABUS base de l'union Catholique !

Message  Diane le Mer 6 Jan 2010 - 17:07

Ces biens, relativement minimes, nous servent non-seulement à vivre nous-mêmes, mais aussi à secourir les pauvres et à soutenir une foule d'œuvres vraiment philanthropiques, que nous appelons dans notre langage chrétien des œuvres charitables ;

mais enfin ces biens et ces revenus, qu'ils soient grands ou petits, quel droit avez-vous d'y porter la main? L'un des vôtres a énoncé cette maxime qui vous fait trembler pour les propriétés qui sont vôtres : La propriété, c'est le vol ; admettriez-vous cette maxime aussi modifiée : la propriété religieuse, c'est le vol ? et croiriez-vous que vous pouvez, sans devenir voleur, annexer cette propriété à la vôtre ? Faites, si cela vous plaît, les peuples sauront vous conserver l'épithète que vous méritez.

Ajoutons que ces violences, exercées contre des citoyens inoffensifs, tournent toujours au détriment delà société civile. Proscrire les ordres religieux du milieu d'un peuple, c'est priver ce peuple de ses principaux bienfaiteurs, au point de vue moral, intellectuel et même matériel. Ce sont les moines de toute règle et de tout habit, qui ont défriché, cultivé et civilisé l'Europe; et aujourd'hui comme par le passé, les religieux de toutes congrégations sont les vrais bienfaiteurs et les meilleurs amis des peuples : essaims d'apôtres pour la prédication évangélique, légions d'instituteurs qui obtiennent dans tous les concours une supériorité écrasante sur les instituteurs laïques, pépinières de dames de charité, de sœurs hospitalières et de gardes-malades.

Oh ! que le monde est ingrat envers ces milliers d'hommes si dévoués et de si admirables femmes ! Que deviendrait, disait un jour Notre-Seigneur à sainte Thérèse, que deviendrait le monde, s'il n'y avait plus de religieuse!


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Re: LE SYLLABUS base de l'union Catholique !

Message  Diane le Jeu 7 Jan 2010 - 17:08

Mais que le monde se rassure. Si indigne qu'il en soit, il aura toujours à son service des religieux et des religieuses. L'état religieux, comme le sacerdoce catholique, durera autant que l'Église, autant que le monde; comme le sacerdoce, il est d'institution divine. Non pas que le Christ ait fondé immédiatement par lui-même un ordre religieux ; mais il a fait connaître à son Église sa volonté formelle sur ce point, en lui indiquant ses divines préférences pour la vie religieuse et en lui recommandant la pratique des trois vœux qui font l'essence de la vie religieuse. Or, l Église n'oubliera jamais cette recommandation de son divin fondateur ; et toujours Épouse féconde, elle ne cessera jamais d'enfanter à Jésus-Christ des âmes entièrement dévouées, heureuses d'embrasser pour lui une vie de pauvreté, de chasteté et d'obéissance.

Ainsi l'état religieux, dans sa substance, est indéfectible comme l'Église ; aucun ordre religieux n'est nécessaire à l'Église, mais il est nécessaire qu'elle ait toujours des religieux dans son sein. Quand les circonstances le demandent, le Souverain Pontife peut supprimer telle ou telle famille religieuse, comme à une époque Clément XIV supprima la Compagnie de Jésus ; mais supprimer la vie religieuse, nulle puissance ne le peut, pas même la puissance souveraine au pape, parce que c' est une institution divine. D ailleurs l'Église de Jésus-Christ n'a pas envie de couper les branches les plus fécondes de l'arbre planté ici-bas par Jésus-Christ.


Le R. P. Petitalot sur le Syllabus, 1877,

Je me demande si cela vaut la peine de continuer ce dossier le R. P. Petitalot est loin de la réalité d'aujourd'hui!!!

Diane

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Re: LE SYLLABUS base de l'union Catholique !

Message  Diane le Ven 8 Jan 2010 - 16:46

Nous aimons à le redire, le monde aura beau haïr les religieux et les religieuses, les persécuter, les piller et les supprimer, il en trouvera toujours pour éclairer ses ignorances, pour fermer ses blessures, consoler ses tristesses et soulager ses misères. Les ordres religieux ressemblent aux chênes de nos forêts : à mesure que nous en abattons, Dieu en fait pousser d'autres.

V

Pour que nous ayons épuisé la discussion de l’erreur relative aux rapports de l'Église et de l'État, il nous reste ces deux courtes propositions, grosses de conséquences funestes.

LIV
Non-seulement les rois et les princes sont exempts de la juridiction de l'Église, mais même, quand il s'agit de trancher des questions de juridiction, ils sont supérieurs à l'Église.

LV
L'Église doit être séparée de l'Etat, et l'État séparé de l'Église.



Le R. P. Petitalot sur le Syllabus, 1877,

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Re: LE SYLLABUS base de l'union Catholique !

Message  gabrielle le Ven 8 Jan 2010 - 17:15

Or, l Église n'oubliera jamais cette recommandation de son divin fondateur ; et toujours Épouse féconde, elle ne cessera jamais d'enfanter à Jésus-Christ des âmes entièrement dévouées, heureuses d'embrasser pour lui une vie de pauvreté, de chasteté et d'obéissance.

Ainsi l'état religieux, dans sa substance, est indéfectible comme l'Église ; aucun ordre religieux n'est nécessaire à l'Église, mais il est nécessaire qu'elle ait toujours des religieux dans son sein

Oui, l'eau a coulé sous les ponts depuis...

Je pense que ce qu'il faut retenir est que cet état, ne nécessite pas une cadre fixe. Des âmes religieuses, il y en aura jusqu'à la fin des temps, mais elles ne seront pas nécessairement dans des monastères, c'est pour cela que le Père Petitalot parle "dans sa substance"

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Re: LE SYLLABUS base de l'union Catholique !

Message  Diane le Ven 8 Jan 2010 - 18:57

gabrielle a écrit:

Oui, l'eau a coulé sous les ponts depuis...


L'eau a débordé des ponts et a tué des millions d'âmes!

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Re: LE SYLLABUS base de l'union Catholique !

Message  Catherine le Ven 8 Jan 2010 - 19:08

gabrielle a écrit:
Je pense que ce qu'il faut retenir est que cet état, ne nécessite pas une cadre fixe. Des âmes religieuses, il y en aura jusqu'à la fin des temps, mais elles ne seront pas nécessairement dans des monastères, c'est pour cela que le Père Petitalot parle "dans sa substance"

Tout à fait! Il y a, encore aujourd'hui, j'en suis convaincue, des vocations religieuses! Evidemment, dans la pratique, ça se traduit par un célibat dans le monde, mais pourtant combien ces âmes sont nécessaires!

J'avais lu (de mémoire, j'espère que je ne dis pas de bêtises) dans un livre sur Sainte Philomène, qu'au XIXème siècle en Italie s'était créé un "ordre religieux" assez particulier: simplement des jeunes filles qui avaient la vocation mais qui la vivaient chacune indépendamment dans leur famille, sous le patronnage de Sainte Philomène.

Un peu comme les premières chrétiennes, en fait...

Par contre, la vocation de prêtre, évidemment, là.... Crying or Very sad

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Re: LE SYLLABUS base de l'union Catholique !

Message  Diane le Ven 8 Jan 2010 - 19:11

Catherine a écrit:
Par contre, la vocation de prêtre, évidemment, là.... Crying or Very sad

Il doit certainement en rester des prêtres à travers le monde !

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Re: LE SYLLABUS base de l'union Catholique !

Message  Catherine le Ven 8 Jan 2010 - 19:14

Diane a écrit:
Catherine a écrit:
Par contre, la vocation de prêtre, évidemment, là.... Crying or Very sad

Il doit certainement en rester des prêtres à travers le monde !

Peut-être, mais un jeune homme qui aurait aujourd'hui la vocation de prêtre, vers quel séminaire s'adresser Question

Mais bon, Dieu donne-t-il une vocation qui n'est pas réalisable? Personnellement je ne crois pas!

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Re: LE SYLLABUS base de l'union Catholique !

Message  Diane le Ven 8 Jan 2010 - 20:52

Catherine a écrit:

Mais bon, Dieu donne-t-il une vocation qui n'est pas réalisable? Personnellement je ne crois pas!

Je pense que oui, mais ceux qui sont appelés à cette vocation doivent la sacrifier à la gloire de Dieu pour rester fidèles à la Vérité.

Dieu sonde tout simplement leur amour!

Ceux qui sont appelés à la prêtrise doivent sacrifier leur aspiration la plus légitime.

Diane

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Re: LE SYLLABUS base de l'union Catholique !

Message  Catherine le Ven 8 Jan 2010 - 21:34

Diane a écrit:
Catherine a écrit:

Mais bon, Dieu donne-t-il une vocation qui n'est pas réalisable? Personnellement je ne crois pas!

Je pense que oui, mais ceux qui sont appelés à cette vocation doivent la sacrifier à la gloire de Dieu pour rester fidèles à la Vérité.

Dieu sonde tout simplement leur amour!

Ceux qui sont appelés à la prêtrise doivent sacrifier leur aspiration la plus légitime.

Merci Diane! Je n'avais jamais vu les choses sous cet angle, mais effectivement je suis d'accord avec vous, c'est sans doute comme cela que ça s'explique!

Catherine

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Re: LE SYLLABUS base de l'union Catholique !

Message  gabrielle le Sam 9 Jan 2010 - 0:57

A ce propos, les parents de Sainte Thérèse avaient une vocation religieuse,

Le père voulait devenir Chartreux et la mère cloitrée, la seule chose qui fit obstacle : leur santé fragile...

Alors, ils se marièrent mais ni un ni l'autre n'oubliera jamais cet appel de Dieu sacrifié... Dieu leur rendra au centuple en leur donnant 5 filles religieuses dont un canonisée, les 4 autres mortes en odeur de sainteté ainsi qu'eux même, qui avaient une âme religieuse et toute consacrée à Dieu et ce dans le monde.

Sainte Thérèse disait que Dieu réalise tous les désirs saints, le jeune homme qui entend l'appel à la prêtrise et qui par fidélité y renonce tout en vivant une vie consacré à Dieu, recevra de Dieu la récompense du prêtre et en plus du martyr.

En fait, nous ne faisons pas exception à cela.

Dieu place dans nos coeurs le désirs de le recevoir sacramentellement, et pourtant nous ne pouvons pas, mais notre désir lui suffit pour qu'il déverse ne nous les grâces de la communion.

En quelque part les vocations s'est pareil

gabrielle

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Re: LE SYLLABUS base de l'union Catholique !

Message  ROBERT. le Sam 9 Jan 2010 - 2:54

Diane a écrit:
Catherine a écrit:

Mais bon, Dieu donne-t-il une vocation qui n'est pas réalisable? Personnellement je ne crois pas!

Je pense que oui, mais ceux qui sont appelés à cette vocation doivent la sacrifier à la gloire de Dieu pour rester fidèles à la Vérité.

Dieu sonde tout simplement leur amour!

Ceux qui sont appelés à la prêtrise doivent sacrifier leur aspiration la plus légitime.


D'AC avec vous Diane..

ROBERT.

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Re: LE SYLLABUS base de l'union Catholique !

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