Les Martyrs

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Message  Diane le Jeu 20 Aoû 2009 - 17:42

SAINT QUENTIN
Martyr
(IIIe siècle)


Saint Quentin fut un de ces jeunes Romains qui, comme saint Crépin et saint Crépinien, vinrent prêcher l'Évangile dans les Gaules et y communiquer le trésor de la foi qu'ils avaient reçu. Amiens fut le centre de son apostolat. Les miracles confirmaient son enseignement; il traçait le signe de la Croix sur les yeux des aveugles, et ils voyaient; il faisait parler les muets, entendre les sourds, marcher les paralytiques. Ces éclatants prodiges excitaient l'admiration des uns et la haine des autres.

Quentin fut bientôt dénoncé à ce monstre de cruauté qui avait nom Rictiovarus, gouverneur romain, et il comparut devant lui: "Comment t'appelles-tu? lui demande le tyran.

– Je m'appelle chrétien. Mon père est sénateur de Rome; j'ai reçu le nom de Quentin.

– Quoi! un homme de pareille noblesse est descendu à de si misérables superstitions!

- La vraie noblesse, c'est de servir Dieu; la religion chrétienne n'est pas une superstition, elle nous élève au bonheur parfait par la connaissance de Dieu le Père tout-puissant et de Son Fils, engendré avant tous les siècles.

– Quitte ces folies et sacrifie aux dieux.

– Jamais. Tes dieux sont des démons; la vraie folie, c'est de les adorer.

– Sacrifie, ou je te tourmenterai jusqu'à la mort.

– Je ne crains rien; tu as tout pouvoir sur mon corps, mais le Christ sauvera mon âme."
Une si généreuse confession est suivie d'une flagellation cruelle; mais Dieu soutient Son martyr, et l'on entend une voix céleste, disant: "Quentin, persévère jusqu'à la fin, Je serai toujours auprès de toi." En même temps, ses bourreaux tombent à la renverse. Jeté dans un sombre cachot, Quentin en est deux fois délivré par un Ange, va prêcher au milieu de la ville, et baptise six cents personnes.

Tous ces prodiges, au lieu de calmer le cruel Rictiovarus, ne servent qu'à allumer sa fureur. Il envoie reprendre le martyr et le fait passer successivement par les supplices des roues, des verges de fer, de l'huile bouillante, de la poix, des torches ardentes: "Juge inhumain, fils du démon, dit Quentin, tes tourments me sont comme un rafraîchissement." Le tyran invente alors un supplice d'une férocité inouïe et fait traverser le corps du martyr, de haut en bas, par deux broches de fer; on lui enfonce des clous entre la chair et les ongles. Enfin l'héroïque Quentin eut la tête tranchée. Les assistants virent son âme s'envoler au Ciel sous la forme d'une blanche colombe.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

Diane

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Message  Diane le Ven 21 Aoû 2009 - 15:55




SAINT BONIFACE, MARTYR.


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Message  Diane le Ven 21 Aoû 2009 - 15:56

SAINT BONIFACE, MARTYR.


Saint BONIFACE, citoyen romain avait eu un mauvais commerce avec une noble dame nommée Aglaé. II conçut une si grande douleur de cette conduite, que, pour en faire pénitence, il se consacra tout entier à rechercher et à ensevelir les corps des martyrs. Dans un voyage, il quitta ses compagnons, et voyant que dans la ville de Tarse on tourmentait par divers supplices plusieurs chrétiens à cause de leur foi, il alla près d'eux, et baisant leurs chaînes, les exhorta vivement à endurer avec constance des tourments dont la douleur devait Jurer si peu, et serait suivie d'un repos éternel. Il fut arrête, et on déchira son corps avec les ongles de fer. On lui enfonça ensuite des roseaux pointus sous les ongles des mains et en diverses parties du corps, et on lui versa du plomb fondu dans la bouche. Au milieu de ces tourments on ne lui entendait dire que ces paroles : « Seigneur Jésus-Cnrist, Fils de Dieu, je vous rends grâces. »

On le jeta ensuite la tête en bas dans une chaudière de poix bouillante. Il en fut retiré sain et sauf. Alors le juge, transporté de colère, ordonna de lui trancher la tête. Au même moment il se fit un grand tremblement de terre, et ce prodige convertit beaucoup d'infidèles à la foi du Seigneur Christ. Le jour suivant, ses compagnons, qui le cherchaient encore, ayant appris qu'il avait souffert le martyre , rachetèrent son corps pour cinq cents pièces d'argent, et, l'ayant embaumé et enveloppé de linceuls, ils le firent porter à Rome. Un Ange ayant fait connaître tout ceci à Aglaé, qui déjà s'était vouée à la pénitence et aux saintes œuvres, elle alla au-devant des saintes reliques, et bâtit une église sous le nom de Boniface, dans laquelle le corps du martyr fut enseveli aux nones de juin. C'est de Tarse en Cilicie que l'âme du martyr était partie pour le ciel la veille des ides de mai, sous les empereurs Dioclétien et Maximien.

Votre retour, ô Boniface, causa aux Esprits célestes une joie supérieure à celle qu'ils ressentaient de la fidélité de quatre-vingt-dix-neuf justes; mais cette allégresse que leur inspirait votre conversion s'accrut encore, lorsqu'ils virent que ce n'était pas seulement un pénitent, mais un martyr, que le ciel acquérait en vous. Recevez les félicitations de la sainte Eglise, qui se glorifie de vos victoires. Rome conserve encore votre dépouille sacrée dans le sanctuaire qui s'élève, au mont Aventin, sur l'emplacement de la demeure de celle qui fut la complice de vos égarements et l'émule de votre pénitence. L'un et l'autre vous attestez la puissance des miséricordes de notre divin Ressuscité, qui vous a rappelés delà mort de l'âme à la vie de la grâce. Saint martyr, prenez pitié des pécheurs que la Pâque n'a pas ramenés aux pieds du Rédempteur.

L’Alleluia a retenti, et leur sommeil de péché n'en a pas été troublé. Priez, ô saint martyr, priez pour leur réveil. Les heures sont comptées ; et qui sait s'il sera donné à ces morts volontaires de voir se lever une autre Pâque ? Nous espérons cependant encore en la miséricorde divine, qui a donné sa mesure en faisant de vous et d'Aglaé deux vases d'élection. Nous prions donc avec vous, ô Boniface, pour la résurrection de nos frères; nous nous faisons de l'espérance une armure, dans cette lutte pacifique contre la divine justice qui aime souvent à être vaincue par la prière. Aidez nos vœux de votre suffrage, et plusieurs de ceux qui sont morts revivront, et ils réjouiront comme vous les saints Anges par leur retour.


http://www.abbaye-saint-benoit.ch/gueranger/anneliturgique/paques/paques02/saints/057.htm

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Message  Diane le Sam 22 Aoû 2009 - 16:10



Martyre de saint Philippe.

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Message  Diane le Sam 22 Aoû 2009 - 16:12



SAINT PHILIPPE et
SAINT JACQUES LE MINEUR
Apôtres
(Ier siècle)


Saint Philippe était de Bethsaïde, en Galilée, patrie de saint Pierre et de saint André. Le Sauveur, dès les premiers jours de Sa vie publique, le rencontra et lui dit: "Suis-Moi!"
Après la Pentecôte, il alla prêcher dans les immenses contrées de l'Asie supérieure; il évangélisa longtemps les Scythes, puis les Galates, les Phrygiens, et c'est dans la ville d'Hiérapolis, en Phrygie, qu'il confirma sa prédication par le témoignage de son sang.
Un jour que le peuple offrait de l'encens à un gros serpent qu'il regardait comme une de ses divinités principales, Philippe, saisi de compassion, se jette à terre et supplie Dieu de délivrer ces malheureux de la tyrannie du serpent infernal. L'affreuse bête expire aussitôt. Le peuple se montrait disposé à accepter la doctrine d'un homme qui opérait de telles merveilles; mais les magistrats et les pontifes s'emparèrent de l'Apôtre, le battirent de verges, le clouèrent à une croix et l'accablèrent de pierres. A sa mort, la terre trembla et plusieurs édifices s'écroulèrent.

Saint Jacques, appelé le Mineur pour le distinguer de Jacques le Majeur, frère de saint Jean, était né à Cana, en Galilée; il était de la tribu de Juda et cousin de Notre-Seigneur selon la chair. La tradition affirme qu'il ressemblait au Sauveur, et que les fidèles aimaient à regarder en lui une vivante image de leur Maître remonté dans le Ciel. Jacques eut un frère, Apôtre comme lui, nommé Jude, et ses deux autres frères, Joseph et Simon, furent disciples de Jésus.

Après la Pentecôte, quand les Apôtres se partagèrent le monde, Jacques se fixa à Jérusalem, pour la conversion spéciale des Juifs. Son autorité était très grande dans l'Église primitive, et, au concile de Jérusalem, c'est lui qui, le premier après saint Pierre, prit la parole. Il nous reste de lui une belle Épître.

Les conversions nombreuses et éclatantes opérées par son ministère lui suscitèrent des ennemis. Les princes des Juifs le firent monter sur la terrasse du temple et lui dirent: "Juste, nous avons confiance en toi; parle et dis-nous la vérité sur Jésus!" Le saint Apôtre s'écria: "Pourquoi m'interrogez-vous sur le Christ? Il siège dans les Cieux à la droite de la Majesté divine, et un jour Il reviendra sur les nuées du Ciel." La foule approuvait ces paroles; mais les chefs, jaloux, précipitèrent le vieillard du haut en bas. Brisé dans sa chute, le martyr trouve encore la force de se mettre à genoux et de prier Dieu pour ses bourreaux, en répétant la parole du Sauveur: "Seigneur, pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font." Un foulon l'étendit mort d'un coup de levier sur la tête.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.


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Message  Diane le Sam 29 Aoû 2009 - 16:39




Le Martyre de Sainte Ursule,

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Message  Diane le Sam 29 Aoû 2009 - 16:40




SAINTE URSULE
Vierge et Martyre
et ses compagnes
Martyres
(+ 383)


Ursule était fille d'un prince écossais. Sa beauté et ses vertus attiraient sur elle tous les regards, mais elle répudia toute alliance humaine pour appartenir à Jésus-Christ. Elle fut embarquée avec un grand nombre de vierges et de femmes chrétiennes, qu'un conquérant romain voulait donner pour épouses à ses soldats. Mais une tempête s'étant élevée, par la permission de Dieu, pendant la traversée, les navires, au lieu d'atteindre l'Armorique, leur destination, allèrent s'échouer jusqu'à l'embouchure du Rhin.

Les Huns, qui ravageaient alors l'Europe, rencontrèrent ces vaisseaux et se préparaient à les piller et à infliger à ces vierges et à ces femmes un déshonneur pire pour elles que la mort. Commandées par Ursule, elles résistent avec héroïsme, si bien que, les sentiments des barbares changeant tout à coup, ils saisissent leurs armes et se précipitent sur cette armée pacifique; bientôt les victimes tombent en foule sous les coups des bourreaux, et leurs âmes s'envolent au Ciel. Le prince des Huns, frappé de la beauté d'Ursule, l'épargne d'abord; il essaye de la consoler de la mort de ses compagnes et lui promet de l'épouser. Ursule repoussant cette parole avec horreur, le barbare la perce d'un coup de flèche. Ainsi tomba cette vierge, que la tradition nous montre comme le chef des onze mille vierges ou femmes amenées par les Romains de la Grande-Bretagne.

Beaucoup d'églises possèdent des reliques de cette armée de martyres; mais aucune n'est aussi richement partagée que la ville de Cologne; car c'est dans cette cité, voisine du lieu du supplice, que les chrétiens de l'endroit portèrent avec dévotion les restes sacrés des saintes martyres. Une magnifique église s'éleva bientôt sur leur tombeau, illustré déjà par des miracles. On y accourait de toutes parts; les jeunes filles surtout venaient en foule recommander à sainte Ursule et à ses compagnes leur virginité.

Un religieux, qui avait pour les saintes martyres une grande dévotion, étant tombé dangereusement malade, vit apparaître près de lui une vierge qui lui dit: "Je suis une de ces vierges que tu honores; en récompense des onze mille Pater que tu as récités pour nous honorer, tu auras notre assistance à l'heure de la mort." La troupe glorieuse vint bientôt, en effet, chercher son âme.

Sainte Ursule est regardée comme le modèle et la patronne des personnes qui s'appliquent à instruire chrétiennement la jeunesse. Plusieurs congrégations de religieuses sont placées sous son invocation.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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Message  Diane le Mer 2 Sep 2009 - 17:21



SAINT POLYCARPE
Évêque et Martyr
(70-167)

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Message  Diane le Mer 2 Sep 2009 - 17:26



SAINT POLYCARPE
Évêque et Martyr
(70-167)


Saint Polycarpe fut un personnage d'une éminente sainteté et d'une très profonde doctrine. Il avait eu le bonheur de connaître plusieurs disciples du Sauveur, et de les entretenir familièrement, surtout l'Apôtre saint Jean, par l'autorité duquel il fut établi évêque de Smyrne.

Homme de grande foi, Polycarpe avait horreur de tout ce qui attaquait la doctrine chrétienne. L'hérétique Marcion s'approcha un jour de lui audacieusement, au moment où Polycarpe détournait la tête pour éviter de le voir, et il lui dit: "Ne me connaissez-vous pas? -- Si, répondit l'évêque, je vous connais pour le fils aîné de Satan." Une telle âme était préparée au martyre.

Le récit de son sacrifice est une des plus belles pages de l'histoire aux premiers siècles. A l'entrée de ce saint vieillard dans l'amphithéâtre, tous les chrétiens présents entendirent une voix mystérieuse qui lui disait: "Courage, Polycarpe, combats en homme de coeur!" Le proconsul lui demanda: "Es-tu Polycarpe? -- Oui, je le suis. -- Aie pitié de tes cheveux blancs, maudis le Christ, et tu seras libre. -- Il y quatre-vingt-six ans que je Le sers et Il ne m'a fait que du bien; comment pourrais-je Le maudire? Il est mon Créateur, mon Roi et mon Sauveur. -- Sais-tu que j'ai des lions et des ours tout prêts à te dévorer? -- Fais-les venir! -- Puisque tu te moques des bêtes féroces, je te ferai brûler. -- Je ne crains que le feu qui brûle les impies et ne s'éteint jamais. Fais venir tes bêtes, allume le feu, je suis prêt à tout." De toutes parts, dans l'amphithéâtre, la foule sanguinaire s'écrie: "Il est digne de mort. Polycarpe aux lions!" Mais les combats des bêtes féroces étaient achevés; on arrêta qu'il serait brûlé vif.

Comme les bourreaux se préparaient à l'attacher sur le bûcher, il leur dit: "C'est inutile, laissez-moi libre, le Ciel m'aidera." Le Saint lève les yeux au Ciel et prie. Tout à coup la flamme l'environne et s'élève par-dessus sa tête, mais sans lui faire aucun mal, pendant qu'un parfum délicieux embaume les spectateurs. A cette vue, les bourreaux lui percent le coeur avec une épée. C'était le 25 avril 167.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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Message  Diane le Sam 5 Sep 2009 - 15:42



SAINT CÔME
et SAINT DAMIEN
Martyrs
(vers 286)

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Re: Les Martyrs

Message  Diane le Sam 5 Sep 2009 - 15:43



SAINT CÔME
et SAINT DAMIEN
Martyrs
(vers 286)


Saint Côme et saint Damien étaient deux frères, venus d'Arabie en Cilicie. On croit qu'ils étaient frères jumeaux. Leur profession de médecin leur fournit l'occasion d'exercer un véritable apostolat; car à travers les corps ils savaient voir les âmes, les toucher, les convertir. La grâce divine vint relever leur science par le don des guérisons miraculeuses: de toutes parts, on accourait à eux pour obtenir la délivrance des maux les plus invétérés et les plus incurables. Le résultat ne trompait jamais leur foi et leur confiance, et il ne se passait pas de jour sans qu'ils eussent opéré quelque cure souvent désespérée.

Auprès d'eux, les aveugles recouvraient la vue, les boiteux marchaient droit, les sourds entendaient, les estropiés étaient guéris. Leur puissance s'étendait même au-delà de ce monde visible, et, à leur voix, les démons abandonnaient leurs victimes. Tout cela, ils le faisaient par pure charité, ne recevant jamais aucune rétribution.

A cette gloire devait se joindre celle du martyre. Un jour on les accusa de séduire le peuple et de faire déserter les temples des dieux. Le préfet leur infligea une si longue et si rude flagellation, que les bourreaux n'en pouvaient plus de fatigue; les deux martyrs bénissaient le Seigneur. À la vue d'une foule immense, ils furent précipités du haut d'un rocher dans les flots; mais un Ange plana au-dessus des eaux et transporta les martyrs au rivage. Les deux martyrs furent jetés dans une fournaise ardente; mais ils s'y promenèrent comme sur des fleurs. Après beaucoup d'autres supplices, le préfet leur fit trancher la tête.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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Message  Diane le Dim 6 Sep 2009 - 17:00



Sainte Eulalie de Barcelone


Une fillette de douze ans, la plus populaire des martyres espagnoles, qui avait peine des souffrances qu'elle voyait infligées aux chrétiens. Elle n'hésita pas à le dire en face du gouverneur qui la fit arrêter et, sur le champ, mettre sur un bûcher et brûlée vive. La nouvelle de ce crime se répandit très vite en Occident. La légende embellit son histoire tellement elle était touchante.

Au 5ème siècle, on la retrouve dans presque tous les sermonnaires et le plus ancien poème en langue d'oïl, la "cantilène de sainte Eulalie", disait d'elle "Bel avret corps, bellezour anima, voldrent la veintre li Deo inimi." Elle avait un beau corps, mais une âme plus belle encore. Voulurent la vaincre les ennemis de Dieu, mais point n'y parvinrent.

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Re: Les Martyrs

Message  Diane le Mar 8 Sep 2009 - 17:35



Martyre de St Jean-Baptiste


Saint Jean-Baptiste, inspiré par l’Esprit de Dieu, se retira au désert pour mieux conserver son innocence et cultiver les dons extraordinaires dont il avait été favorisé. Il y vécut, depuis son enfance jusqu’à trente ans, dans la pénitence, la prière et la contemplation. Sa trentième année, il parut dans le monde pour y prêcher la pénitence et donner le baptême, qui en était le signe, d’où lui est venu le nom de Baptiste ou Baptiseur.

Déjà le Sauveur Lui-même avait reçu le baptême des mains de Jean-Baptiste, et celui-ci avait rendu à l’Agneau de Dieu les plus glorieux témoignages. La vie du Saint Précurseur touchait à son terme ; il ne lui restait plus qu’à sceller de son sang la divinité de sa mission. Hérode, gouverneur de la Galilée, menait une vie irrégulière avec Hérodiade, sa belle-soeur ; saint Jean, à différentes reprises, blâma avec force un pareil scandale ; aussi Hérodiade cherchait-elle l’occasion de se venger.

Depuis trois mois déjà, le courageux défenseur de la vertu était en prison ; mais cette vengeance ne suffisait pas à une femme voluptueuse et cruelle. Un jour qu’Hérode, pour célébrer l’anniversaire de sa naissance, donnait un festin à tous les grands de sa cour, Salomé, fille d’Hérodiade, dansa devant le prince avec tant de grâce, qu’Hérode s’engagea par serment à lui donner tout ce qu’elle demanderait, fût-ce la moitié de son royaume.

La jeune fille sortit et courut raconter à sa mère la promesse dont elle venait d’être l’objet : "Que dois-je demander ? dit-elle à Hérodiade. - Demande la tête de Jean-Baptiste," répond la haineuse femme. Salomé vint aussitôt annoncer à Hérode le choix qu’elle avait fait. Hérode était plus corrompu que cruel ; il regretta sa promesse, il fut attristé de la demande ; mais il mit un fatal point d’honneur à ne pas manquer à sa parole devant toute l’assistance, et il envoya un garde trancher la tête de Jean-Baptiste ; celui-ci vint présenter à la princesse, dans un bassin, la tête du martyr, qu’elle alla aussitôt montrer à sa mère. Quand cette nouvelle fut annoncée à Jésus, qui la connaissait déjà par Sa science divine, Il manifesta une profonde douleur.

Le crime ne resta pas impuni, car Hérode, vaincu par ses ennemis, perdit sa couronne et périt misérablement. La fin d’Hérodiade et de sa fille ne fut pas plus heureuse. Il est à remarquer que la plupart de ceux qui ont joué un rôle odieux, dans l’Évangile, ont subi dès cette vie le châtiment de leur impiété et de leurs crimes.

http://viechretienne.catholique.org/saints/3225-martyre-de-st-jean-baptiste

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Message  Diane le Mer 9 Sep 2009 - 16:56




SAINTE BARBE
Vierge et Martyre
(+ 255)


Sainte Barbe naquit aux environs de Nicomédie. Son père, nommé Dioscore, homme puissant et brutal, très ennemi des chrétiens, s'aperçut qu'elle était chrétienne au moment où elle refusa obstinément un riche mariage. Saisi de fureur, il se précipita sur elle pour la transpercer; mais Barbe s'enfuit en pénétrant, par miracle, à travers un rocher. Peu après, la courageuse vierge, découverte dans la retraite ou elle s'était cachée, fut amenée à Dioscore, qui la conduisit lui-même à Marcien, préteur de la ville.

Barbe fut frappée d'abord à coups de nerfs, et bientôt son corps si tendre ne présenta qu'une plaie sanglante. Jésus la visita la nuit suivante dans son noir cachot, guérit ses plaies et lui promit Son assistance pour de nouveaux combats. Le lendemain, sa fermeté la fit condamner à être déchirée avec des peignes de fer et brûlée avec des torches ardentes. La douce victime endura tout, le sourire sur les lèvres, toute ravie en son Sauveur. Tout à coup, du sein de la foule, une femme nommée Julienne s'écria, à la vue de tant de constance: "Moi aussi, je suis chrétienne!" et elle reçut sans tarder le sanglant Baptême du martyre.

La foule des païens commençait à s'émouvoir d'un si étonnant spectacle. Le juge résolut donc de tenter un supplice plus horrible que tous les autres pour la pudeur de la vierge. Il la fit dépouiller complètement pour lui faire traverser avec ignominie les rues de la ville, pendant que les bourreaux la fouetteraient cruellement. Barbe leva les yeux sur le Seigneur et Le supplia de protéger son corps contre les regards impudiques. Aussitôt un globe de feu descendit du ciel et l'enveloppa d'un vêtement de lumière, qui la rendit invisible à tous les regards. Le juge, saisi de terreur, ordonna de lui trancher la tête. Mais Dioscore, son père, s'écria: "C'est à moi de la frapper!" et saisissant son épée, il tranche la tête de l'innocente victime agenouillée devant lui.

Sainte Barbe est la patronne de tous les corps de métiers qui ont à redouter la foudre ou le feu; on l'invoque aussi contre la mort subite et imprévue.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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Re: Les Martyrs

Message  Diane le Sam 12 Sep 2009 - 18:29



Sainte Dorothée, vierge et martyre


Dom Guéranger, l’Année Liturgique


Aujourd’hui encore, c’est une des plus aimables Épouses du Christ qui vient nous consoler par sa présence ; c’est Dorothée, la vierge naïve et courageuse qui sème les plus gracieux prodiges sur la route qui la conduit au martyre. Notre sainte religion nous offre seule ces admirables scènes, où l’on voit un sexe timide déployer une énergie qui surpasse quelquefois peut-être celle que nous admirons dans les plus vaillants martyrs. On sent que Dieu se plaît à voir briser la tête de son ennemi sous la faiblesse même de ce pied que Satan redoute. L’inimitié que le Seigneur a scellée entre la femme et le serpent, produit dans les annales de l’Église ces luttes sublimes dans lesquelles l’Ange rebelle succombe, avec d’autant plus de honte et de rage, que son vainqueur lui semblait moins digne d’exciter ses alarmes. Il doit savoir maintenant, après tant de rudes expériences, combien est redoutable pour lui la femme chrétienne ; et nous qui comptons tant d’héroïnes parmi les ancêtres de notre grande famille, nous devons en être fiers et chérir leur mémoire. Appuyons-nous donc sur leur constante protection ; elles sont puissantes sur le cœur de l’Époux. Entre toutes, Dorothée occupe un des premiers rangs ; glorifions sa victoire, et méritons son secours.

La Légende que lui a consacrée la Liturgie Romaine étant trop concise, nous empruntons les Leçons plus détaillées du Bréviaire des Frères-Prêcheurs.

Dorothée, vierge de Césarée en Cappadoce, fut arrêtée par ordre d’Apricius, gouverneur de cette province, parce qu’elle confessait le nom de Jésus-Christ, et on la livra à deux sœurs, nommées Crysta et Callista, qui avaient abandonné la foi, afin qu’elles la fissent changer de résolution. Mais ce fut elle au contraire qui fit revenir les deux sœurs à leur ancienne foi ; c’est pourquoi elles furent jetées dans une chaudière, où elles périrent par le feu. Le gouverneur fit étendre Dorothée sur le chevalet ; mais il n’en obtint que ces paroles : « Jamais, dans toute ma vie, je n’ai goûté un bonheur pareil à celui que j’éprouve en ce moment. » Il ordonna donc de brûler des torches ardentes, les flancs de la vierge avec puis de la frapper longtemps au visage, enfin de lui trancher la tête.

Comme on la menait au supplice, elle dit ces paroles : « Recevez mes actions de grâces, ô ami des âmes, qui avez daigné m’appeler aux délices de votre Paradis. » Un certain Théophile, officier du gouverneur, l’entendit, et se moquant de la vierge : Eh bien ! dit-il, épouse du Christ, envoie-moi du jardin de ton époux des pommes ou des roses. » Et Dorothée lui répondit : « Je le ferai certainement » Avant de recevoir le coup de la mort, ayant obtenu la permission de prier quelques instants, un enfant de la plus grande beauté apparut tout à coup devant elle, portant dans un linge trois pommes et trois roses. La sainte lui dit : « Portez, je vous prie, ceci à Théophile. » Elle eut ensuite la tête tranchée, et elle alla se réunir au Christ.

Au moment même où Théophile racontait, en se jouant, à ses compagnons la promesse que Dorothée lui avait faite, voici que l’enfant se présente devant lui portant dans le linge trois pommes des plus belles, et trois roses des plus vermeilles, et lui dit : « Selon ta demande, la très sainte vierge Dorothée t’envoie ceci du jardin de son époux. » Comme on était au mois de février, et que la gelée sévissait sur toute la nature, Théophile fut saisi d’étonnement, et, en recevant ce qu’on lui présentait, il s’écria : « Le Christ est vraiment Dieu. » Cette profession publique de la foi chrétienne l’exposait à un cruel martyre, et il le souffrit courageusement.

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Message  Diane le Dim 20 Sep 2009 - 16:37



SAINT PANTALÉON
Médecin, Martyr
(vers 303)


Saint Pantaléon vivait à Nicomédie. Son père était païen et sa mère chrétienne; celle-ci mourut malheureusement bien trop tôt pour son enfant. Pantaléon, élevé dans la religion de Jésus-Christ, quoique non encore baptisé, subit l'influence de son père et finit par oublier les principes que sa mère lui avait inculqués dans son enfance.

Il s'attacha à l'étude de la médecine et y devint si célèbre, que l'empereur Maximien-Galère le choisit pour son médecin et voulut l'avoir à sa cour. Un prêtre chrétien, nommé Hermolaüs, résolut de ramener à la foi chrétienne un homme qui avait de si brillantes qualités; il s'introduisit dans sa confiance et en vint à lui rappeler les vérités de la religion:

"A quoi, lui dit-il, vous serviront vos connaissances, si vous ignorez la science du salut?"
Hermolaüs, voyant que ses paroles faisaient impression sur Pantaléon, le pressa davantage, et celui-ci lui déclara qu'il y penserait sérieusement. Ces heureuses dispositions s'affermirent par un miracle qu'il opéra en invoquant le nom de Jésus-Christ. Un jour qu'il se promenait dans la campagne, il rencontra un enfant mort, et, tout près de lui une vipère. Il ne douta point que l'enfant n'eût été la victime de ce reptile venimeux. Inspiré par la grâce, il s'adressa, plein de confiance, à Jésus-Christ, et dit: "Enfant, lève-toi, au nom de Jésus-Christ!" Puis, se tournant vers la vipère: "Et toi, méchante bête, reçois le mal que tu as fait." A l'instant l'enfant se relève vivant, et la vipère demeure inerte sur le sol. Pantaléon n'hésita plus à se faire baptiser.

Le salut de son père fut sa première pensée, et il employa tout pour y réussir, la raison, le sentiment, la piété filiale et surtout la prière; il acheva sa conquête par un miracle. Un jour, un aveugle vint le trouver et lui dit: "J'ai depuis longtemps employé sans effet tous les remèdes; on m'a dit que vous êtes très habile médecin; pourriez-vous me secourir? – Je vous guérirai, dit le médecin, si vous vous engagez à devenir chrétien." L'aveugle promit avec joie et fut aussitôt guéri par l'invocation de Jésus-Christ. Son père, témoin de ce miracle, reçut le baptême avec l'aveugle guéri.

Pantaléon devint de plus en plus un apôtre de la foi; à la mort de son père il vendit tous ses biens, les employa en bonnes oeuvres et ne se réserva que le produit de l'exercice de sa profession. Des médecins jaloux le dénoncèrent comme chrétien à l'empereur. Pantaléon fut condamné à divers supplices et fut enfin décapité.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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Re: Les Martyrs

Message  Diane le Mer 23 Sep 2009 - 15:38




Martyre de saint Léger dont on crève les yeux, vers 1200

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Re: Les Martyrs

Message  Diane le Mer 23 Sep 2009 - 15:40

" Martyres" de saint Léger


Des récits de la vie de saint Léger existent, en latin et en langue romane : ils fournissent des informations nombreuses mais parfois discordantes, et avec une forte tendance à l'hagiographie qui donne le beau rôle au martyr. Les dates restent approximatives et les situations politiques embrouillées de l'époque mérovingienne compliquent l'évocation biographique.

D'origine germanique, Léger naît dans une famille riche et noble des bords du Rhin, en Austrasie, vers 615. Il est le fils de Bodilon von Thurgau et de Sigarde de Neustrie, (fille d'Ansoud de Neustrie dit de Dijon) qui deviendra sainte Sigarde : la nièce de saint Léger, Bérhésinde ou Berswinde épousera le duc Etichon-Adalric d'Alsace (leur fille sera sainte Odile) et son frère sera évêque de Poitiers. Le frère de Léger, Warein/Guérin de Poitiers mais aussi puissant seigneur en Bourgogne, subira le martyre en même temps que lui.

À la mort de son père, il est âgé de dix ans quand il est envoyé à Poitiers auprès de son oncle maternel Didon qui occupe la charge d'évêque, pour y étudier. Il y devient à vingt ans diacre puis archidiacre au service du diocèse de Poitiers1 En 650, il prend l'habit monastique à l’abbaye de Saint-Maixent et en est bientôt élu abbé (en 653 ?).

En 656 il est appelé à la cour mérovingienne par la veuve de Clovis II en tant que précepteur des enfants royaux - les futurs Clotaire III, Childéric II et Thierry III/Théodoric - , il est en même temps chargé de responsabilités administratives par la reine régente : il fait ainsi abolir l'esclavage des populations gauloises. ([2])

En 659 (ou 663 selon [3]) il est nommé à la tête de l'évêché d'Autun qu'il dirige fermement en restaurant les remparts de la ville gallo-romaine. Il se mêle aussi de politique discutant d'alliance entre la Burgondie et l'Austrasie, ce qui crée des tensions avec les chefs de la Neustrie. Il conseille ensuite le jeune roi Clotaire III qui meurt à 20 ans en 673. La succession royale est disputée entre ses frères,Thierry et Childeric : Léger soutient Childeric contre Thierry/Théodoric dont le conseiller principal est alors Ebroïn. Childeric l'emporte et destitue son frère qui est relégué dans un monastère comme Ebroïn son appui principal. Léger, conseiller principal du roi, se fait le défenseur des pouvoirs régionaux et ecclésiastiques ce qui entraîne assez vite sa disgrâce d'autant que le roi est agacé par les reproches de Léger à propos de son mariage avec sa trop proche parente. Léger est à son tour envoyé en exil au monastère de Luxeuil.

Childeric est assassiné en 675 et Thierry revient au pouvoir, Léger se rallie à lui mais le conflit avec Ebroïn perdure, celui-ci soutenant cette fois un autre prétendant un certain Clovis. L'opposition politique prend un caractère guerrier et Léger est assiégé en 676 dans son siège épiscopal d'Autun par les troupes d'Ebroïn, ne disposant pas des forces nécessaires, il se rend pour épargner la cité et ses habitants. Ebroïn fait arracher les yeux, puis les lèvres et la langue de son prisonnier qui n'oppose que la prière à la barbarie ; il fait aussi lapider son frère Guérin, puissant seigneur de Vergy dans les Hautes-Côtes de Nuits en Bourgogne, ce qui révèle l'implication des grands nobles de Bourgogne dans le conflit avec Ebroïn qui était politique plus que personnel.

Selon la tradition, Léger survit miraculeusement neuf jours dans la forêt à proximité d'Autun, près de la Pierre de Couhard (l'église de Couhard est dédiée à saint Léger) avant d'être retrouvé par ses proches. Il est ensuite recueilli dans l'abbaye de femmes de Fécamp pendant deux ans où il retrouve miraculeusement la parole.

Ebroïn, rallié maintenant à Thierry et de nouveau maire du palais, décide finalement de faire mettre à mort celui qui est redevenu dangereux pour le pouvoir en représentant les libertés burgondes. Il ordonne de faire disparaître son corps après décapitation : ses sbires agissent le 2 octobre 678 (ou 677 ? [4] ou 679 ? [5]) et ce jour est depuis la fête de saint Léger. Son corps est enterré en pleine forêt entre Arras et Amiens par une dame pieuse : une chapelle a été érigée sur l'emplacement prétendu du martyre, sur la commune de Lucheux (Somme) non loin de Sus-Saint-Léger (Pas-de-Calais), et bientôt des miracles se produisent sur sa tombe. Un concile d'évêques proclame la sainteté du martyr (à Marly-le-Roi ?), lors de la fête de Pâques en 681, bien que sa mise à mort soit politique et non religieuse, mais son refus de la violence en faisait un exemple de chrétienté et sa défense des droits de l'Église comptait dans les luttes de pouvoir en cette époque aux pouvoirs instables.

La renommée de saint Léger grandit et, vers 683, le roi Thierry fait assassiner Ebroïn par ses soldats et demande pardon pour ses manquements à l'égard du saint qu'il fait reconnaître et honorer. La translation de sa dépouille a finalement lieu en 684 à Saint-Maixent-l'École, près de Poitiers : on l'inhume dans une nouvelle église, proche de l'abbatiale, qui lui est dédiée.
Les royaumes de Neustrie, de Burgondie et d'Austrasie sont alors de fait réunis par Thierry III et les derniers rois mérovingiens laissent peu à peu le pouvoir aux mains du maire du palais, appelé à un destin historique, Pépin de Herstal appelé aussi Pépin le jeune.

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Re: Les Martyrs

Message  Diane le Mer 30 Sep 2009 - 18:01



SAINT IRÉNÉE
Évêque et Martyr
(120-202)


Saint Irénée naquit en Asie Mineure et y passa ses premières années. Il eut le bonheur insigne d'être, jeune encore, disciple de l'admirable évêque de Smyrne, Polycarpe. Irénée conçut une telle vénération pour son saint maître, que, non content de se pénétrer de sa doctrine et de son esprit, il modelait sur lui ses actions et jusqu'à son pas et sa démarche. Il fut bientôt fort instruit dans les Saintes Écritures et dans les traditions apostoliques, et déjà l'on pouvait prévoir en lui l'auteur futur de tant de saints ouvrages et surtout de ce travail si remarquable contre les Hérésies, où devaient puiser, comme à une source riche et sûre, tous les savants de l'avenir.

Irénée était l'enfant chéri de Polycarpe; mais il était aussi l'espoir et la joie de toute la chrétienté. Jamais diacre ne s'acquitta de toutes ses fonctions avec tant de zèle. L'ardeur du jeune apôtre s'enflammait de plus en plus à la vue des missionnaires que Polycarpe envoyait dans les Gaules; aussi bientôt il reçut de son maître l'ordre impatiemment désiré d'aller au secours du vieil évêque de Lyon, saint Pothin.

Polycarpe fit, au jour de la séparation, un grand sacrifice; mais il fit aussi une oeuvre féconde. Le bonheur du vénérable évêque des Gaules dépassa toutes ses espérances, quand il reconnut tout le mérite de son jeune auxiliaire. Avec Irénée, l'avenir de l'Église occidentale était sauvé.

Une terrible persécution fit disparaître saint Pothin et un grand nombre de fidèles; les païens avaient cru noyer l'Église lyonnaise dans le sang de ses enfants; mais Irénée restait encore, et, par l'ordre du Pape Éleuthère, il montait bientôt sur le siège épiscopal de Lyon. Ses prières, ses prédications, ses exhortations, ses réprimandes, eurent bientôt reconstitué cette Église dévastée. La paix toutefois n'était que précaire, et la persécution fit couler de nouveau le sang des martyrs. Le temps d'Irénée n'était pas encore venu, son oeuvre n'était que commencée, et Dieu voulait lui donner le temps de l'accomplir.

Quand, en 202, les horreurs de la persécution éclatèrent encore, l'Église de Lyon, toujours en vue, était prête à subir le choc. Irénée, plus que jamais, ranimait la foi de ses enfants et leur montrait le Ciel. Il fut au nombre des premières victimes; c'était la juste récompense due à ses longs travaux. Parmi tous les éloges que lui ont donnés les Saints, citons les titres glorieux de Zélateur du Nouveau Testament, Flambeau de la foi, homme versé dans toutes le sciences.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.


Dernière édition par Diane le Ven 9 Oct 2009 - 20:01, édité 1 fois

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Re: Les Martyrs

Message  Diane le Ven 9 Oct 2009 - 20:01



Sainte Reine, vierge et martyre,


O Sainte Reine, glorieuse vierge et martyre,
Vous voyez à vos pieds un pauvre pécheur
Désireux de quitter les erreurs du siècle,
Pour suivre vos exemples et obtenir votre protection.
Prosternée devant vos ossements sacrés,
Je vous implore pour moi, pour ma famille,
Pour mon pays, pour l’Église.
Faites revivre en nous cette foi
Que votre culte a tant contribué à entretenir
Dans nos contrées.
Oh ! Que cette terre abreuvée de votre sang,
Ne devienne pas inféconde !
Que notre nation n’ait pas le malheur d’oublier
Les Saints qui l’ont faite si chrétienne !
Et vous, glorieuse Reine,
Régnez encore sur nos cœurs,
Afin de faire régner en nous le Christ et sa loi.
Ainsi soit-il

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Re: Les Martyrs

Message  Diane le Sam 10 Oct 2009 - 17:11




Ste Thècle, vierge et martyre


A la même époque que la fête de St Lin, Ste Thècle fut aussi inscrite à la même date au calendrier à Rome (XIème siècle). La dévotion envers cette illustre disciple de St Paul l’a faite honorer en Orient sous le titre de Protomartyre et égale aux Apôtres. Dès le IIème siècle, la légende s’est emparée de sa vie.

(Leçon des Matines (avant 1960)
Neuvième leçon. La vierge Thècle, née à Icône de parents illustres, et initiée par l’Apôtre Paul aux préceptes de la foi, a reçu des saints Pères les louanges les plus magnifiques. A l’âge de dix-huit ans, elle quitta son époux Thamiris. Ses parents l’ayant accusée de professer la foi chrétienne, on la menaça de la jeter dans un brasier ardent déjà préparé, si elle ne renonçait au Christ. S’armant du signe de la croix, elle s’y précipita d’elle-même, mais une pluie survenue tout à coup éteignit le feu. Thècle s’en étant allée à Antioche, fut exposée aux bêtes et attachée à des taureaux que l’on excitait à courir en sens opposé, et jetée enfin dans une fosse remplie de serpents. La grâce de Jésus-Christ la délivra de tous ces tourments. L’ardeur de sa foi et la sainteté de sa vie convertirent au Christ un grand nombre de païens. Revenue dans sa patrie, elle se retira solitaire sur une montagne ; enfin, après s’être illustrée par beaucoup de vertus et de miracles, elle s’en alla au Seigneur, âgée de quatre-vingt-dix ans, et fut ensevelie à Séleucie.

Don Guéranger

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Re: Les Martyrs

Message  Diane le Dim 11 Oct 2009 - 16:36



Maurice et ses compagnons de la Légion thébéenne, martyrs à Agaune, devenu depuis Saint Maurice du Valais, selon le réécit de saint Eucher de Lyon. Ds que Maximien devint empereur d´Occident (286),

il décida d´y exterminer les chrétiens. Pour cela il fit venir de Thbes en Egypte la légion qui s´y trouvait cantonnée. Il n´aurait pu tomber plus mal. Les six mille soldats qui la composaient étaient chrétiens.

Ils refusrent d´exécuter les ordres impériaux. Sur quoi ils furent massacrés jusqu´au dernier.
Telle est du moins la légende de la Légion thébéennene.

Ce qui est vrai sans doute, c´est que le décurion Maurice et plusieurs légionnaires refusrent de prendre part à une cérémonie païenne. Ce pourquoi ils furent exécutés.

Au sicle suivant, une basilique s´élevait à cet endroit.

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Re: Les Martyrs

Message  Diane le Mer 14 Oct 2009 - 17:13



Évêque martyr du VII

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Re: Les Martyrs

Message  Diane le Dim 18 Oct 2009 - 16:54



Sainte-Bibiane Vierge et martyre
________________________________________

Fêtée le 2 décembre dans la liturgie Romaine, Bibiane (Viviane ou Vivienne) est une jeune chrétienne des premiers siècles. Son père (Flavien), sa mère (Dafrose) et sa soeur (Démétrie) souffrirent le martyre avant elle, sous l'empereur Julien l'Apostat.

Seul maître de l'Empire à partir de 361, Julien l'Apostat mourut le 26 juin 363, en livrant bataille contre les Perses. Il avait renié son baptême et, durant son rêgne éphémère, tenté d'anéantir le christianisme en lui substituant une sorte de paganisme rajeuni auquel il n'est pas sûr qu'il croyait. Il rendit leur liberté d'action à toutes les sectes chrétiennes, espérant qu'elles s'entre-détruiraient l'une l'autre, il fit des lois scolaires propres à provoquer l'apostasie des enfants chrétiens, réserva les emplois, civils et militaires aux seuls païens, frappa d'ostracisme tous ceux qui passaient pour professer la religion du Christ. Sans aller jusqu'à porter des édits sanglants contre eux il les rendit tellement odieux qu'on put souvent, çà et là, les torturer et mettre à mort impunément.

Il n'est pas impossible que sainte Bibiane ait été une victime de Julien l'Apostat mais la légende de sa passion accumule des invraisemblances. La tradition rapporte essentiellement qu'en 363, après divers supplices qui ne réussirent pas à l'ébranler, elle fut fouettée jusqu'à la mort avec des fouets garnis de plombs, torture qui l'assimile de plus près au Christ pour lequel elle luttait. Ce qui est certain, c'est que le culte de Viviane était déjà en honneur à Rome au Ve siècle.

Selon la légende, Bibiane (ou Vivienne) fut livrée à une appareilleuse chargée de la débaucher et de la faire apostasier. Comme elle y échouait le préteur Apronien fit attacher Vivienne à une colonne, et des bourreaux la battirent à coups de cordes plombées jusqu'à ce qu'elle succombât.

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Re: Les Martyrs

Message  Diane le Ven 12 Fév 2010 - 18:09


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Re: Les Martyrs

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