Le domaine de la foi et des moeurs.

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Re: Le domaine de la foi et des moeurs.

Message  Sandrine le Sam 4 Juil 2009 - 22:49

Diane a écrit:
Gérard a écrit:

Puis-je vous demander si, pour vous, le Mariage civil serait un sacrilège si l'Eglise l'interdisait ?
Il me semble que ma question est légitime puisque l'Eglise a condamé le mariage civil comme un grave attentat contre le Sacrement.

Oui, le Mariage civil serait un sacrilège si l'Église l'interdisait!

Mais l'Église permet le mariage civil et ce n'est qu'une formalité, il n'y a donc aucune faute pour les époux, puisque ce faisant ils obéissent à l'Église!

cheers

Sandrine

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Re: Le domaine de la foi et des moeurs.

Message  Eric le Sam 4 Juil 2009 - 22:58

Eric a écrit:
Catherine a écrit:
Désolée, mais je crois mon catéchisme plutôt que VOUS et VOTRE opinion... Suspect
... DÉLIRANTE ! (pour compléter la phrase de Catherine)

Mon pauvre Gérard !
Voyez-vous, le problème que vous avez c'est que vous vous opposez opiniâtrement à ce qui est la base, LE B.A.BA, de ce que doit croire, savoir et connaître un catholique = LE CATÉCHISME !
Shocked

Et vous voudriez que l'on vous prenne au sérieux ?!
Pauvre... pauvre... pauvre Gérard ! Sad

Eric

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Re: Le domaine de la foi et des moeurs.

Message  Diane le Dim 5 Juil 2009 - 1:30

Sandrine a écrit:
continuez-vous de soutenir l'opinion de Diane?

Je soutiens le post de Diane qui cite le catéchisme saint Pie X !

Pour le reste : Sleep


En effet pour le reste Sleep

Diane

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Re: Le domaine de la foi et des moeurs.

Message  gabrielle le Dim 5 Juil 2009 - 2:09

Gérard a écrit:Non seulement l'Eglise n'a jamais dit qu'elle était infaillible dans ses lois mais elle précise au Canon 18 qu'une loi peut être "douteuse ou ou obscure !


Quelle argumentation affraid

Ce canon ne signifie pas que le droit canon puisse porter en son sein une loi mauvaise pour la foi des fidèles...

Le doute ne regarde que l'interprétation des termes de la loi !

R.P. Augustine, A COMMENTARY ON THE NEW CODE OF CANON LAW, t.1, p.97 a écrit:

Can. 18

Quand les termes sont douteux et obscures, l'interprète doit avoir recours aux textes parallèles du Code, et étudier le but et les circonstances de la loi et l'intention du législateur.


R.P. Goupil, S.J., LA RÈGLE DE LA FOI, p.68, °37 a écrit: 37. — A. L’Église est infaillible dans ses lois disciplinaires.

Ce qu’est la loi disciplinaire. Il s’agit ici expressément non pas des lois divines, par exemple l’unité du mariage, mais des lois ecclésiastiques, c’est-à-dire portées par l’Église de sa propre autorité, par exemple le célibat ecclésiastique, la sanctification du dimanche, etc. Il s’agit non pas de lois particulières et restreintes par exemple à un pays, comme peuvent l’être certaines fêtes d’obligation, mais de lois générales, universelles, au moins pour toute une branche de l’Église, ainsi le Code de Droit canonique pour toute l’Église latine. Il est clair que la même autorité de l’Église qui a porté ces lois, peut les modifier ou les abroger ; toutes sont donc réformables.

Comment la loi disciplinaire participe à la vérité dogmatique. Une loi n’est de soi, à proprement parler, ni vraie ni fausse ; elle n’affirme expressément ni ne nie rien ; elle ordonne ou défend de faire quelque chose. Donc, elle ne tombe pas de soi sous les définitions du Magistère ; elle appartient au pouvoir de juridiction. Toutefois un décret disciplinaire enferme un décret dogmatique. En effet, quand l’Église édicte une loi, elle affirme implicitement que cette loi est juste, ce qui implique deux conditions : a) que cette loi est conforme à la règle divine de la foi et des moeurs, et par suite, si quelque doctrine touchant la foi ou les moeurs est incluse en cette loi ecclésiastique, cette doctrine est infailliblement vraie. Ainsi l’Église ordonne d’offrir des prières pour les défunts ; on peut conclure infailliblement que la prière des vivants est utile aux âmes du Purgatoire. b) C’est-à-dire encore que cette loi juste tend au bien de la société. Il est donc impossible qu’une loi universelle de l’Église soit dommageable à la société chrétienne. Nous ne prétendons pourtant pas que la loi ecclésiastique, bonne généralement, ne puisse avoir des inconvénients particuliers ; mais nous disons que par elle le bien commun est procuré, et qu’elle offre toujours plus d’avantages que d’inconvénients. Nous ne disons pas que la loi ecclésiastique soit en chaque cas la meilleure ni la plus opportune, et c’est pourquoi il est permis d’en poursuivre respectueusement la modification ou même l’abrogation ; mais nous disons que, telle quelle, elle est utile au bien des âmes. Enfin il est possible qu’une loi bonne tourne au détriment d’un particulier, qui se rend coupable en enfreignant la loi ; mais ce préjudice vient de sa malice et non de la loi elle-même, selon cette parole de saint Paul : « Ainsi le précepte qui devait conduire à la vie, s’est trouvé pour moi conduire à la mort » (Rom. vii, 10).

Preuves. L’Écriture. Au livre des Actes xv, 28, les Apôtres édictent une loi disciplinaire et ils déclarent qu’elle émane de l’Esprit-Saint aussi bien que d’eux-mêmes : « Il a paru bon au Saint-Esprit et à nous, etc. »

Les documents ecclésiastiques. Le Concile de Trente frappe d’anathème « ceux qui disent que les cérémonies, les ornements et tout l’appareil extérieur dont l’Église se sert dans la célébration de la Messe sont plus propres à exciter l’impiété qu’à aider la piété » (Sess. XXII, ch. v, c. 7). À toutes les arguties contre ces rites de la Messe, – saint Thomas d’Aquin oppose « l’usage de l’Église qui ne peut errer, puisqu’elle est instruite par l’Esprit-Saint » (IIIa q. lxxxiii, a. 5, sed contra).

La raison théologique. Dans l’Église, le pouvoir de magistère et celui de gouvernement ne peuvent être réellement disjoints ; l’un implique l’autre ; ce sont les mêmes qui enseignent et qui gouvernent, et ils enseignent parce qu’ils gouvernent (n. 7). Or une loi disciplinaire universelle émane du suprême pouvoir de juridiction ; donc la même loi, en tant qu’elle enferme une doctrine, émane aussi du suprême pouvoir de Magistère qui est infaillible. Par conséquent un décret pratique, qui inclurait une profession de l’erreur, équivaudrait à une définition doctrinale erronée, ce qui est impossible.

Note. On voit aisément que la question présente appartient à l’objet mixte du Magistère. En effet, le fait qu’une loi disciplinaire concorde avec la règle divine de la foi et des moeurs, se ramène à l’objet principal (vérité révélée) ; que cette loi soit présentement utile au bien commun, c’est une question de fait qui appartient à l’objet secondaire (fait dogmatique). Cet ensemble constitue l’objet mixte.

Conclusion: Aucune loi ne peut porter un préjudice à la foi. Aucune loi ne peut ordonner une chose contraire à la foi.

Sleep Sleep Sleep

J'ai piqué le texte à CMI.... Very Happy Very Happy Sa bibliothèque est une mine d'or et CMI un trésor cheers

Promis, je recommencerai plus avec un grand post bounce bounce c'est mon chant du cygne Je sors Arrow Arrow Arrow Arrow Arrow

gabrielle

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Re: Le domaine de la foi et des moeurs.

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