Saint Thomas More

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Saint Thomas More

Message  Diane le Lun 18 Mai 2009 - 16:35


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Re: Saint Thomas More

Message  Diane le Lun 18 Mai 2009 - 16:36


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Re: Saint Thomas More

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Re: Saint Thomas More

Message  Diane le Lun 18 Mai 2009 - 16:37


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Re: Saint Thomas More

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Re: Saint Thomas More

Message  Diane le Lun 18 Mai 2009 - 16:38


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Re: Saint Thomas More

Message  Diane le Lun 18 Mai 2009 - 16:38


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Re: Saint Thomas More

Message  Diane le Lun 18 Mai 2009 - 16:40


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Re: Saint Thomas More

Message  Diane le Lun 18 Mai 2009 - 16:42



Thomas More (7 février 1478, Londres – 6 juillet 1535, Londres), fut un juriste, historien, philosophe, théologien et homme politique anglais de la Renaissance.

Sir Thomas More est devenu Saint Thomas More puisqu'il a été béatifié par l'Église catholique en 1886 et canonisé en 1935.


Dernière édition par Rosa Mystica le Lun 18 Mai 2009 - 22:48, édité 1 fois

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Re: Saint Thomas More

Message  Diane le Lun 18 Mai 2009 - 16:46

Biographie



Thomas More est le fils du juge et chevalier John More. Il étudie à l'université d'Oxford à partir de 1496, puis dans une école de droit, New Inn, et à Lincoln's Inn ; parmi ses maîtres, John Colet et Érasme deviendront ses amis. Inscrit à vingt-et-un ans au barreau des avocats, il enseigne le droit jusqu'en 1510. Il devient l'avocat des marchands de la City et est élu juge (under-sheriff) en 1510 par les habitants de Londres.

Il fait vers 1508 une longue retraite à la chartreuse de Londres, puis épouse Jane Colt en 1505, dont il a trois filles et un fils. Selon Érasme, « Il préféra être un mari chaste plutôt qu'un moine impudique ». Au décès de sa femme en 1511, il se remarie avec Alice Middleton, veuve et mère de deux enfants. Il sera réputé pour l'éducation de haut niveau qu'il faisait donner à ses enfants, filles comme garçons.

Membre du Parlement à partir de 1504, il s'élève contre les taxes demandées par le roi Henri VII pour la guerre d'Écosse. Le roi fait emprisonner John More ; Thomas More se retire en France (1508).

L'avènement d'Henri VIII en 1509 marque le début d'une brillante carrière politique. Le roi le prend comme maître des requêtes, puis à son Conseil privé, et l'envoie en missions diplomatiques et commerciales aux Pays-Bas (1515), où il rédige L'Utopie, puis à Calais (1517). Il est nommé en 1521 trésorier de la Couronne, et en 1525 chancelier de Lancastre, c'est-à-dire conseiller et ministre sans portefeuille. Il fait partie de la délégation qui négocie en 1529 la paix avec l'Espagne.

Il est élu en 1523, contre son gré, speaker du Parlement.
La même année, il commence à participer à la polémique contre les thèses de Luther, ce pour quoi son ami l'évêque Tunstal le mandate en 1528 : il rédigera sept livres en anglais jusqu'en 1533.

Il accède en 1529 à la plus haute charge, celle de Chancelier du Royaume, premier laïc nommé à ce poste. En tant que Chancelier, il fait emprisonner quarante personnes acquises aux idées de Luther. En 1531, Il fait appliquer la sentence rendue contre Richard Bayfield condamné à être brûlé vif à Smithfield ; cinq autres condamnations suivent.

Mais la volonté du roi d'épouser Anne Boleyn, dont il s'est épris en 1527, se heurte au refus du pape d'annuler son mariage avec Catherine d'Aragon, ce qui amène Henri VIII à rompre avec Rome. Ce schisme est à l'origine de l'Église anglicane.

En 1530, More refuse de signer une lettre des dirigeants religieux et des aristocrates anglais demandant au pape d'annuler le mariage d'Henri et de Catherine. En 1531, il présente sans succès sa démission après avoir été obligé de prêter un serment déclarant le roi Chef Suprême de l'Église d'Angleterre "autant que le Christ l'autorise". En 1532, il demande à nouveau au roi de le relever de ses fonctions, prétendant qu'il était malade et souffrait de vives douleurs à la poitrine. Cette fois, Henri accepte sa requête.

En 1533, More refusa d'assister au couronnement d'Anne Boleyn comme reine d'Angleterre. En pratique, ce n'était pas un acte de trahison, More ayant écrit au roi en reconnaissant la royauté d'Anne et exprimant son désir de voir le roi heureux, mais son amitié avec l'ancienne reine, Catherine d'Aragon, le retenait d'assister au triomphe d'Anne, ce qui fut interprété comme une insulte envers elle.

Peu après, More fut accusé d'avoir accepté des pots-de-vins, mais en l'absence de toute preuve, ces charges furent rapidement abandonnées. En 1534, il fut accusé d'avoir comploté avec Elizabeth Barton, une nonne qui avait émis des prophéties mettant en cause le divorce du roi. More produisit une lettre dans laquelle il ordonnait à Barton de ne pas interférer dans les affaires de l'État.

Le 13 avril de la même année, More dut passer devant une commission et jurer allégeance à l'Acte de Succession du Parlement. More reconnut le droit du Parlement de déclarer Anne légitime reine d'Angleterre, mais il refusa de prêter serment à cause d'une préface anti-papale affirmant l'autorité du Parlement en matière de religion, et niant l'autorité du pape.

« [...] l'évêque de Rome et du Saint-Siège, allant à l'encontre du grand et inviolable droit donné par Dieu aux empereurs, roi et princes concernant la succession de leurs héritiers, a jugé bon, dans les temps passés, de choisir qui lui plairait, pour hériter des royaumes et des domaines d'autres hommes, ce que vos plus humbles sujets, spirituels et temporels, abhorrent et détestent au plus haut point. »

Quatre jours après, il fut emprisonné à la tour de Londres, où il écrivit son Dialogue du réconfort dans les tribulations. Le 1er juillet 1535, More fut présenté à des juges, parmi lesquels se trouvait le nouveau Lord Chancelier, Sir Thomas Audley, ainsi que les père, frère et oncle d'Anne Boleyn. Il fut accusé de haute trahison pour avoir nié la validité de l'Acte de Succession. More pensait qu'il ne pourrait être reconnu coupable s'il ne niait pas explicitement que le roi était à la tête de l'Église, aussi refusa-t-il de répondre à toute question demandant son opinion sur le sujet. Thomas Cromwell, alors le plus puissant des conseillers du roi, demanda au Solicitor General, Richard Rich, de témoigner que More avait, en sa présence, nié que le roi était le légitime dirigeant de l'Église. Ce témoignage était presque certainement un parjure (Richard Southwell et Mr Palmer, témoins de l'entretien, ont nié avoir entendu les détails de cette conversation), mais le jury décida néanmoins de déclarer More coupable de trahison (Treason Act 1534).

Avant l'énoncé de sa sentence, More parla librement de sa croyance que « aucun homme temporel ne peut être à la tête de la spiritualité ». Il fut condamné à être pendu, traîné et éviscéré (hanged, drawn and quartered), mais le roi commua cette sentence en décapitation. L'exécution eut lieu le 6 juillet. Quand il arriva au pied de l'échafaud, il dit à l'officier qui se trouvait présent: « Je vous en prie, je vous en prie, Monsieur le lieutenant, aidez-moi à monter, pour la descente, je me débrouillerai. » . Il déclara sur l'échafaud qu'il mourait « bon serviteur du Roi, et de Dieu en premier ». Il déclara également à l'exécuteur que sa barbe était innocente de tout crime, et ne méritait pas la hache, il la positionna ensuite de telle manière qu'elle ne soit pas touchée.

Le corps de More fut enterré à la tour de Londres, dans une tombe anonyme de la chapelle St Peter ad vincula. Sa tête fut exhibée sur le pont de Londres. Sa fille Margaret Roper la récupéra, probablement en soudoyant quelque soldat, avant qu'elle ne soit jetée dans la Tamise. On pense que le crâne repose dans le tombeau des Roper, à St Dunstan, Cantorbéry, mais des chercheurs pensent qu'il pourrait se trouver dans la tombe qu'il avait fait ériger de son vivant, à la vieille église de Chelsey. Cependant, il est plus problable que la tête de More repose auprès de sa fille.

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Re: Saint Thomas More

Message  Eric le Mer 9 Sep 2009 - 19:54



SAINT THOMAS MORE
Martyr
(1487-1535)

Saint Thomas More naquit à Londres, le 7 février 1478. Son père remplissait la fonction de juge, dans la capitale. Thomas passa quelques-unes de ses premières années en qualité de page, au service du cardinal Morton, alors archevêque de Cantorbéry et chancelier d'Angleterre. A l'âge de quatorze ans, il alla étudier à Oxford où il fit de sérieuses études juridiques et suivit les conférences sur la Cité de Dieu, de saint Augustin.

En 1501, Thomas More était reçu avocat et élu membre du Parlement trois ans plus tard. Après quelques années de mariage, il perdit sa femme et demeura seul avec ses quatre enfants: trois filles et un fils. Il ne se remariera que beaucoup plus tard, avec une veuve. En père vigilant, il veillait à ce que Dieu restât le centre de la vie de ses enfants. Le soir, il récitait la prière avec eux; aux repas, une de ses filles lisait un passage de l'Ecriture Sainte et on discutait ensuite sur le texte en conversant gaiement. Jamais la science, ni la vertu, ne prirent un visage austère dans sa demeure; sa piété n'en était cependant pas moins profonde. Saint Thomas More entendait la messe tous les jours; en plus de ses prières du matin et du soir, il récitait les psaumes quotidiennement.

Sa valeur le fit nommer Maître des Requêtes et conseiller privé du roi. En 1529, Thomas More remplaça le défunt cardinal Wolsey dans la charge de Lord chancelier. Celui qui n'avait jamais recherché les honneurs ni désiré une haute situation se trouvait placé au sommet des dignités humaines. Les succès, pas plus que les afflictions, n'eurent de prise sur sa force de caractère.

Lorsque Henri VIII voulut divorcer pour épouser Anne Boleyn, et qu'il prétendit devant l'opposition formelle du pape, se proclamer chef de l'Église d'Angleterre, saint Thomas More blâma la conduite de son suzerain. Dès lors, les bonnes grâces du roi se changèrent en hostilité ouverte contre lui. Le roi le renvoya sans aucune ressource, car saint Thomas versait au fur à mesure tous ses revenus dans le sein des pauvres. Le jour où il apprit que ses granges avaient été incendiées, il écrivit à sa femme de rendre grâces à Dieu pour cette épreuve.

Le 12 avril 1554, l'ex-chancelier fut invité à prononcer le serment qui reconnaissait Anne Boleyn comme épouse légitime et rejetait l'autorité du pape. Saint Thomas rejeta noblement toute espèce de compromis avec sa conscience et refusa de donner son appui à l'adultère et au schisme. Après un second refus réitéré le 17 avril, on l'emprisonna à la Tour de Londres. Il vécut dans le recueillement et la prière durant les quatorze mois de son injuste incarcération.

Comme il avait fait de toute sa vie une préparation à l'éternité, la sérénité ne le quittait jamais. Il avoua bonnement: «Il me semble que Dieu fait de moi Son jouet et qu'Il me berce.» L'épreuve de la maladie s'ajouta bientôt à celle de la réclusion. Devenu semblable à un squelette, il ne cessa cependant de travailler en écrivant des traités moraux, un traité sur la Passion, et même de joyeuses satires.

L'intensité de sa prière conservait sa force d'âme: «Donne-moi Ta grâce, Dieu bon, pour que je compte pour rien le monde et fixe mon esprit sur Toi.» Il disait à sa chère fille Marguerite: «Si je sens la frayeur sur le point de me vaincre, je me rappellerai comment un souffle de vent faillit faire faire naufrage à Pierre parce que sa foi avait faibli. Je ferai donc comme lui, j'appellerai le Christ à mon secours.»

On accusa saint Thomas More de haute trahison parce qu'il niait la suprématie spirituelle du roi. Lorsque le simulacre de jugement qui le condamnait à être décapité fut terminé, le courageux confesseur de la foi n'eut que des paroles de réconfort pour tous ceux qui pleuraient sa mort imminente et injuste. A la foule des spectateurs, il demanda de prier pour lui et de porter témoignage qu'il mourait dans la foi et pour la foi de la Sainte Église catholique. Sir Kingston, connu pour son cœur impitoyable, lui fit ses adieux en sanglotant. Il récita pieusement le Miserere au pied de l'échafaud. Il demanda de l'aide pour monter sur l'échafaud: «Pour la descente, ajouta-t-il avec humour, je m'en tirerai bien tout seul.» Il embrassa son bourreau: «Courage, mon brave, n'aie pas peur, mais comme j'ai le cou très court, attention! il y va de ton honneur.» Il se banda les yeux et se plaça lui-même sur la planche.

Béatifié par Léon XIII le 29 décembre 1886, sa canonisation eut lieu le 19 mai 1935.

Tiré de: Frères des Ecoles Chrétiennes, Vies des Saints, Edition 1932, p. 234-235 -- Marteau de Langle de Cary, 1959, tome II, p. 37-42.

Eric

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