Devoirs à l'égard de la vie de notre prochain

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Devoirs à l'égard de la vie de notre prochain

Message  Monique le Mer 29 Avr 2009 - 4:36

Nous sommes tenus d'éviter tout ce qui pourrait ruiner la santé ou la vie du prochain.


On pèche donc quand on hait son prochain, qu'on nuit à sa santé, qu'on le provoque en duel ou accepte une provocation de sa part, qu'on le tue injustement et intentionnellement.

Haïr son prochain, c'est pour ainsi dire le tuer dans sa volonté; aussi la haine pousse-t-elle souvent à l'homicide.

Haïr, c'est méditer une vengeance : on constate ce désir de tuer chez Esaû à l'égard de Jacob, chez les fils de Jacob à l'égard de Joseph, chez Saûl vis-à-vis de David. Il n'y a pas de différence, dit Salvien, entre celui qui tue et celui qui hait, car auprès de Dieu l'intention est comptée comme acte; d'où la parole de Saint Jean.(I, ch III, 15):'' Celui qui hait son frère est un assassin. ''

Déjà Jésus dans le serment: sur la montagne avait assimilé la haine à l'homicide. (S. Matth. V, 22). La haine réfléchie est un péché d'ordinaire grave, car il est rare qu'on souhaite au prochain un mal de peu d'importance.

Détester les défauts ou les actes mauvais de quelqu'un, ce n'est pas encore le haïr ; car cette aversion peut se concilier avec l'amour de la personne.


François Spirago
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Re: Devoirs à l'égard de la vie de notre prochain

Message  Monique le Jeu 30 Avr 2009 - 23:38

On nuit à la santé de son prochain par les disputes et les rixes, la falsification des denrées, les plaisanteries dangereuses et les imprudences volontaires.


Les disputes excitent le prochain, lui enlèvent le calme et le contentement intérieurs, nécessaires à la santé. Les disputes provoquent souvent l'effusion du sang. (Eccli. XXVIII, 13).

Les rixes causent habituellement des blessures, comme on le voit dans de nombreux procès.

La falsification des denrées est un péché très répandu de nos jours: on mêle des substances nuisibles à la farine, au beurre, au lait, aux épices, au café, au vin, à la bière, au miel etc., ou bien on vend des produits artificiels sans valeur nutritive pour des produits naturels. Ces fraudeurs sont au fond des homicides, qui méritent bien les sévérités du code : au Moyen-âge on les brûlait quelquefois, ou les ensevelissait vivants avec leurs denrées falsifiées. (Chron. de Nuremberg 1456).

Certaines plaisanteries dangereuses sont très coupables, comme les crocs en jambe, le retrait d'une chaise, etc. Il y a aussi des imprudences qui causent la mort du prochain ou au moins des accidents graves : lancer des pierres au hasard, aller en voiture on en vélocipède à un train trop rapide dans les rues ou sur les routes fréquentées, tirer au hasard à la chasse, laisser les petits enfants sans surveillance, couvrir les toits sans un signal qui avertisse les passants, laisser la nuit des voitures sur les routes sans les éclairer, etc.
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Re: Devoirs à l'égard de la vie de notre prochain

Message  Monique le Lun 4 Mai 2009 - 21:06

Le duel n'est pas autre chose qu'un homicide frappé par l'Eglise de la peine de l'excommunication et du refus de la sépulture ecclésiastique. (Conc. Tr. 25,19).


Le défi ainsi que l'acceptation sont également soumis à cette peine : il est nom moins défendu de coopérer d'une façon quelconque ou de servir de témoin. (Pie IX, 12 oct. 1869).

Dire que l'adversaire accorde la permission de le tuer est une excuse insensée, car personne ne peut accorder un droit que lui-même ne possède pas. Tout catholique est donc tenu de refuser le duel, même au risque de passer pour lâche d'après le préjugé militaire ou mondain, ou de perdre même une place élevée. (Benoît XIV). On provoque ordinairement en duel pour rétablir son honneur par la blessure ou la mort de son adversaire, et l'on convient du lieu, du jour, de l'heure du combat ainsi que des armes.

Le duelliste est doublement homicide, car il a l'intention de tuer son adversaire et s'expose au danger d'être tué. Le duel est une immense folie, car sous prétexte de sauver son honneur, on le perd auprès des gens véritablement honnêtes, chez lesquels on passe avec raison pour l'esclave des passions les plus basses, de l'orgueil, de la haine, de la cruauté.

L'honneur n'a d'ailleurs aucun rapport avec la force physique et l'adresse dans le maniement des armes, sinon le plus fort et le plus adroit serait toujours le plus honorable. Dans les pays civilisés il y a des tribunaux pour venger l'honneur des citoyens, c'est par eux qu'il faut se faire rendre justice. Cela n'est encore que le point de vue de la raison, mais si au point de vue chrétien, on veut acquérir des mérites devant Dieu, il faut d'après les enseignements et l'exemple de Jésus ne pas se venger, et souffrir l'injustice avec patience: c'est l'héroïsme le plus sublime qu'on puisse imaginer.

Les plus grands hommes de guerre ont toujours interdit le duel de la façon la plus rigoureuse. Gustave-Adolphe permit un jour à deux officiers de se battre : à l'heure convenue il apparut avec un piquet de soldats et dit: ''Battez-vous, si vous voulez; mais malheur à vous, si l'un de vous tombe, je ferai décapiter le survivant séance tenante. On se figure aisément le résultat de cette intervention."
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Re: Devoirs à l'égard de la vie de notre prochain

Message  Monique le Mer 6 Mai 2009 - 0:44

Tuer son prochain avec préméditation et injustement, est un péché qui crie vengeance contre Dieu ; il s'appelle assassinat.


Caïn était un assassin, et Dieu lui-même déclara que le sang d'Abel criait vengeance contre le ciel. (Gen. IV).

Le meurtrier dépouille l'homme du bien terrestre le plus précieux ; il lui enlève la possibilité d'acquérir des mérites et de se préparer à la mort.

Celui qui cause la mort de son prochain sans préméditation n'est pas coupable d'assassinat, mais rarement il sera sans péché grave d'homicide par imprudence.

Le bourreau qui exécute un condamné au nom de l'autorité ne commet pas d'homicide, parce qu'il n'agit pas injustement.
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Re: Devoirs à l'égard de la vie de notre prochain

Message  gabrielle le Mer 6 Mai 2009 - 1:40

Marie des Anges a écrit:Tuer son prochain avec préméditation et injustement, est un péché qui crie vengeance contre Dieu ; il s'appelle assassinat.


Le bourreau qui exécute un condamné au nom de l'autorité ne commet pas d'homicide, parce qu'il n'agit pas injustement.

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Re: Devoirs à l'égard de la vie de notre prochain

Message  Sandrine le Mer 6 Mai 2009 - 8:45

Torquemada a écrit:
Marie des Anges a écrit:Tuer son prochain avec préméditation et injustement, est un péché qui crie vengeance contre Dieu ; il s'appelle assassinat.


Le bourreau qui exécute un condamné au nom de l'autorité ne commet pas d'homicide, parce qu'il n'agit pas injustement.

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Re: Devoirs à l'égard de la vie de notre prochain

Message  Monique le Mer 6 Mai 2009 - 23:30

Gratis pro Deo a écrit:
Torquemada a écrit:
Marie des Anges a écrit:Tuer son prochain avec préméditation et injustement, est un péché qui crie vengeance contre Dieu ; il s'appelle assassinat.


Le bourreau qui exécute un condamné au nom de l'autorité ne commet pas d'homicide, parce qu'il n'agit pas injustement.

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Re: Devoirs à l'égard de la vie de notre prochain

Message  Monique le Mer 6 Mai 2009 - 23:36

On commet un péché plus grave que l'homicide, quand on ruine la vie de l'âme du prochain, soit par séduction soit par scandale.


Vous êtes le meurtrier de celui que vos paroles induisent au mal ; le scandale est un meurtre (S. Aug.) plus grave même que le meurtre corporel, parce que la vie de l'âme est plus précieuse que celle du corps. Le meurtre le plus horrible est celui de l'âme.

Si mille corps étaient tués, le mal ne serait pas aussi grand que la chute en enfer d'une seule âme. Et si le sang d'Abel a crié si violemment vengeance à Dieu contre son frère, plus violent sera le cri du sang d'une âme contre celui qui l'aura livré à la mort éternelle, plus terrible sera sa malédiction contre celui qui l'aura précipitée dans ce malheur. (S. thom. Villen.).

La séduction et le scandale sont encore un si grand péché, parce que le vice se transmet à d'autres comme un fleuve toujours grossissant, car celui qui a été séduit en séduira encore d'autres.

L'âme séduite en séduira d'autres, comme l'oiseau pris par l'oiseleur et le poisson pris par le pêcheur servent d'appâts pour de nouvelles captures. (S. Ephr.).

La séduction ressemble à une avalanche, petite au début, puis toujours plus grande, qui à la fin entraîne des masses énormes de neige dans l'abîme. Le scandale est comme un ferment qui peu à peu pénètre toute la pâte.
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Re: Devoirs à l'égard de la vie de notre prochain

Message  Monique le Sam 9 Mai 2009 - 4:48

La séduction est la tentative de porter quelqu'un au péché.


Eve séduisit Adam. Le séducteur ressemble au démon dont les ruses firent tomber nos premiers parents au paradis dans la désobéissance contre Dieu. Le séducteur agit avec la même ruse que le pêcheur à la ligne ou l'oiseleur qui se sert de glu et de pièges. (S. Ephr.).

Les persécuteurs cherchaient presque tous par leurs caresses, leurs menaces ou les tortures à porter les martyrs à l'apostasie, à la transgression de la volonté de Dieu.

On commet aussi le péché de séduction en détournant quelqu'un du bien, par ex. de l'accomplissement d'un devoir ou d'une générosité. — Les séductions les plus habituelles sont celles qui portent à l'immoralité ou à la révolte : œuvre toute diabolique, quoique le démon ne se manifeste pas, car s'il se montrait, les hommes auraient horreur du mal. Il fait faire cette œuvre par ses suppôts et n'arrive que plus facilement à ses fins. (Origène).

Aujourd'hui les jeunes filles surtout sont tenues à beaucoup de prudence quand elles cherchent à se placer dans les grandes villes ou à l'étranger. Il existe de véritables agences pour leur offrir un avenir brillant et les précipiter ensuite dans un abîme de honte et de misère.
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Message  Monique le Mar 12 Mai 2009 - 5:23

Le scandale consiste dans des paroles, des actes ou des missions qui heurtent le prochain et peuvent le faire tomber dans le péché.


On donne du scandale p. ex. en se montrant en public en état d'ivresse, en proférant des paroles inconvenantes ou blasphématoires, en exposent des images déshonnêtes, en faisant jouer des pièces de théâtre légères, en éditant des livres mauvais, en raillant dans les journaux les vérités de la foi. On fournit par là au prochain l'occasion de faire de même. Cela s'observe surtout chez les enfants qui imitent facilement le mal qu'ils voient chez leurs parents ou les grandes personnes.

Donner du scandale, c'est creuser une fosse où le prochain peut facilement tomber à son détriment; c'est ressembler à une maison qui en s'écroulant fait tomber les maisons adjacentes.

Le scandaleux est plus méchant que le démon, car il fait damner ses frères, ce que le démon ne fait pas. Le scandale est le plus grand péché contre la charité du prochain.

Il y a toutefois des hommes mauvais qui se scandalisent des actions les plus nobles ; les Juifs se scandalisaient de Jésus. Dans ces cas, c'est un scandale reçu et non pas donné, et le péché est du côté de celui qui se scandalise. Ce sont des hommes dont Jésus disait à ses Apôtres qu'il ne faut pas s'en occuper. '' Laissez-les, disait-il, ce sont des aveugles et des conducteurs d'aveugles." (S. Matth. XV, 14).

Jésus nous enseigne la gravité du scandale donné par ces paroles: '' Il vaudrait mieux qu'on lui (au scandaleux) attachât une meule au cou et le jetât dans la mer " (ib. XVIII); il annonce en outre qu'au dernier jour il fera réunir par ses anges ceux qui ont donné du scandale, pour les jeter dans la fournaise où il y aura des pleurs et des grincements de dents, (lb. XIII).

Le scandale peut par exception n'être que véniel quand le mauvais exemple ne porte que sur des choses légères ou quand on n'a pu prévoir le mal de l'âme du prochain.
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Re: Devoirs à l'égard de la vie de notre prochain

Message  Monique le Mer 13 Mai 2009 - 5:51

Les actions commandées par Dieu ne doivent jamais être omises, parce que d'autres s'en formaliseraient; il faut toutefois instruire ces âmes faibles pour éviter le scandale.


Une bonne action ne peut jamais être un vrai scandale, au contraire, elle est un sujet d'édification. C'est celui qui se scandalise qui commet un péché, car il faut être vicieux pour se scandaliser du bien. (Tert.).

Il vaut mieux permettre ce scandale que de trahir la vérité. (Id.).

Jésus savait que les Juifs se scandaliseraient de ses guérisons au jour du sabbat, il ne les a pas omises pour cela; mais il les instruisit en leur disant : '' Qui d'entre vous ayant une brebis qui vienne à tomber dans une fosse aux jours de sabbat ne la prendra pas pour l'en retirer? Or combien un homme est-il plus excellent qu'une brebis ? Il est donc permis de faire du bien les jours de sabbat." (S. Matth. XII, 10).

En règle générale, les lois humaines n'obligent pas au point de forcer à subir un dommage grave, car Jésus dit que son joug est doux et son fardeau léger. (S. Matth. XI). Le mieux serait d'agir immédiatement après s'être expliqué; une action énergique coupe souvent court à toutes les réclamations.
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Re: Devoirs à l'égard de la vie de notre prochain

Message  Monique le Ven 15 Mai 2009 - 3:01

Il est permis de blesser, même de tuer le prochain, quand un malfaiteur menace par des voies de fait notre vie ou un objet absolument indispensable à la vie et que nous ne puissions pas nous défendre autrement. Cela s'appelle le droit de légitime défense.


Un acte commis dans ce cas n'est pas coupable, car il n'a pas pour but la mort du prochain, mais la conservation de notre vie; or les actions tirent leur valeur morale de leur but direct et non pas d'une conséquence non voulue. (S. Th.)

Mais ce doit être un acte de défense, non de vengeance; si l'on peut fuir, il faut avoir recours à ce moyen, et s'il suffit de blesser l'agresseur, il n'est pas permis de le tuer. La circonstance que l'agresseur est fou ne change rien au droit.

Les femmes surtout peuvent en user contre ceux qui attenteraient à leur pureté. (S. Ant.).

On peut aussi en user pour protéger le prochain, comme le fit Moïse qui tua un Egyptien pour sauver un Juif de ses attaques. (Ex. II).

On ne peut tuer celui qui attaque notre propriété que quand celle-ci est absolument nécessaire à la vie, car alors c'est proprement sa vie que l'on défend.

On ne pourrait pas p. ex. tuer un voleur qui nous enlèverait un habit. (Innoc. XI).

On n'est pas non plus en cas de légitime défense quand on est seulement insulté. (Id.).
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Re: Devoirs à l'égard de la vie de notre prochain

Message  Monique le Mer 20 Mai 2009 - 0:48

La puissance civile aussi a le droit de condamner à mort les criminels, et les soldats peuvent tuer les ennemis en cas de guerre.


La puissance civile tient le glaive comme représentante de Dieu; S. Paul dit qu'elle ne le tient pas en vain, mais pour le châtiment de celui qui fait le mal. (Rom. XIII, 14).

L'autorité de la société est celle de Dieu même; c'est lui et non pas elle qui exécute, comme ce n'est pas le glaive qui frappe, mais la main qui le tient. (S. Aug.).

Evidemment la peine de mort ne doit pas être prononcée arbitrairement, mais seulement quand elle est absolument indispensable au maintien de l'ordre dans la société. La peine de mort n'est en somme que l'exercice du droit de légitime défense de la société. On peut couper un membre pour sauver le corps, ainsi peut-on retrancher un criminel de la société pour la sauver. (S. Th. Aq.).

Il va sans dire que le crime doit être prouvé, car il vaut mieux laisser le crime impuni que de châtier un innocent. (Trajan).

La peine de mort n'a naturellement pas pour but l'amendement du coupable, ni comme but direct l'inspiration d'une salutaire terreur, car on aurait pour cela d'autres moyens. C'est une erreur de croire que l'Eglise soutient la légitimité de la peine de mort par attachement à la peine du talion : Oeil pour oeil, etc. Cette maxime est juive, elle n'est pas chrétienne ; l'Eglise a toujours eut horreur de l'effusion du sang et souhaite à tout pécheur le délai le plus long possible pour se préparer à la mort ; elle enseigne seulement que la peine de mort n'est pas contraire au droit divin.

La carrière militaire n'est pas interdite par Dieu, car l'Evangile n'ordonne ou ne conseille nulle part aux soldats de quitter le service; il leur dit seulement de se contenter de leur solde et de ne faire violence à personne. L'état militaire n'est pas condamné par Dieu, car beaucoup de soldats furent en faveur auprès de lui : David, le centurion Corneille auquel Dieu envoya. S. Pierre à Césarée, Abraham qui fut béni au nom du Seigneur par Melchisédech après une expédition guerrière. (Gen. XIV). Le soldat ne doit pas être cruel contre ceux qui sont hors de combat, ce qui serait en outre un crime contre le droit des gens.
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Re: Devoirs à l'égard de la vie de notre prochain

Message  Monique le Ven 22 Mai 2009 - 1:58

Celui qui a nui injustement à la vie corporelle ou spirituelle de son prochain, est rigoureusement tenu de réparer autant que possible le dommage causé.


S'il a blessé le prochain, il est tenu de lui payer les frais de médecin, le dommage causé à sa fortune ; s'il l'a tué, il est tenu à dédommager ses ayant-droit. S'il l'a séduit ou scandalisé, il est tenu de réparer les conséquences fâcheuses par le bon exemple, la prière, les bons conseils, etc. ; s'il refuse ou néglige cette réparation, le péché ne sera jamais remis, malgré toutes les absolutions.

Dans la plupart des cas hélas ! il est impossible de réparer complètement le meurtre des corps et des âmes.

L'hérétique Bérenger avait raison de dire sur son lit de mort : "Bientôt je paraîtrai devant le tribunal de Dieu ; mes péchés à moi, j'en espère le pardon, car j'en ai fait une sévère pénitence, quant aux péchés de ceux que j'ai séduits, je crains d'être perdu, car je ne vois pas de moyen de réparer le mal que j'ai fait."

Tuer un homme en état de péché mortel, c'est un crime irréparable comme le scandale qui a précipité une âme en enfer.

Il ne faut donc pas s'étonner que Dieu ait appelé le meurtre un crime qui crie vengeance contre lui et que Jésus ait dit : " Malheur à celui par qui le scandale arrive. " (S. Luc XVII, 1).
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Re: Devoirs à l'égard de la vie de notre prochain

Message  Monique le Dim 24 Mai 2009 - 4:21

Des motifs qui doivent nous détourner d'attenter à nôtre vie et à celle du prochain


Attenter à sa propre vie (vie et santé), c'est s'attirer de graves douleurs et de sévères châtiments de Dieu.

La presse mentionne quotidiennement des accidents — blessures ou décès arrivés à des gens qui exposent témérairement leur vie: dompteurs d'animaux, touristes insensés, jockeys aux courses, toréadors aux combats de taureaux etc.

On sait aussi quelles terribles maladies engendrent la plupart des vices.

Même des saints comme S. Grégoire-le-Grand, S. Bernard ont douloureusement expié les imprudences de leurs mortifications. Que de suicidés qui ne meurent pas tout de suite, mais vivent encore quelque temps dans d'atroces souffrances.
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Re: Devoirs à l'égard de la vie de notre prochain

Message  Monique le Mer 27 Mai 2009 - 5:39

Les attentats contre la vie du prochain provoquent d'horribles remords, sont souvent châtiés dès cette vie par une mort violente et dans l'éternité par l'enfer.


Après le meurtre d'Abel, Caïn ne trouve plus de repos sur la terre (Gen. IV, 16) et c'est le sort de beaucoup d'assassins. La plupart d'entre eux meurent de mort violente, soit sur l'échafaud, soit par le suicide, soit par un assassinat.

Quiconque aura répandu le sang de l'homme sera puni par l'effusion de son propre sang (Gen. IX, 6.) : celui qui se sert du glaive, périra par le glaive (Jésus à Pierre). Dieu en effet se plaît quelquefois à appliquer la peine du talion ; Aman le favori du roi de Perse, Assuérus, avait obtenu l'autorisation de faire massacrer tous les Juifs du royaume en un jour : lui-même fut pendut à la potence qu'il avait préparée pour Mardochée. (Esth. III).

Saül qui avait souvent attenté à la vie de David et avait fait exécuter injustement le grand-prêtre avec 80 autres prêtres se suicida. (I. Rois XXII—XXXI). Pharaon avait fait noyer dans le Nil tous les petits enfants mâles des Hébreux, et lui-même avec tous ses combattants fut submergé par la mer Rouge. (Ex. XIV).

La mort de Jésus fut terriblement vengée en Judas, en Pilate, et en tout le peuple juif au siège de Jérusalem où périt près d'un million de Juifs. Presque tous les persécuteurs de l'Eglise moururent de mort violente : Néron se suicida, Julien l'Apostat tomba dans une bataille, etc. ; Antiochus qui avait fait martyriser Eléazar et les frères Macchabées fut dévoré vivant par les vers.

Les deux larrons au Calvaire eurent les os brisés, comme eux l'avaient fait dans leurs meurtres. Les homicides n'entreront pas dans le royaume de Dieu (Gal. V, 19), ils auront leur part dans l'étang rempli de soufre brûlant. (Apoc. XXI, Cool.

Les mêmes châtiments ont souvent atteint des assassins d'âmes, des hommes qui ont enlevé aux âmes la vie de la foi par leurs discours ou leurs écrits. Arius creva pendant une procession, et J.-J. Rousseau mourut subitement.
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Re: Devoirs à l'égard de la vie de notre prochain

Message  Monique le Ven 29 Mai 2009 - 4:24

Celui qui hait son prochain perd le repos de l'âme et la grâce de Dieu ; ses prières ne sont pas exaucées et il est en danger d'être damné.


Celui qui est animé de l'esprit de haine et de vengeance, n'a plus de repos; son âme est comme en ébullition et il semble qu'un bourreau l'écorche sans cesse. (S. J. Chr.).

La haine fait perdre la grâce de Dieu. '' On ne peut pas être en union avec le Christ et en discorde avec son frère. ''(S. Aug.)

Si les pacifiques sont des enfants de Dieu, ceux qui sèment la discorde, sont certainement des fils du Satan. (S. Grég. Naz.).

Le feu de la haine est inextinguible comme celui de l'enfer, ceux en qui il brûle prouvent par là qu'ils sont les fils de l'enfer. (S. Laur. Just).

Une blessure est inguérissable tant que l'arme n'en est pas éloignée, de même la prière du chrétien est réprouvée par Dieu, tant que le dard de la haine est fixé dans son cœur. (S. Aug).
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Re: Devoirs à l'égard de la vie de notre prochain

Message  Monique le Mar 2 Juin 2009 - 18:59

Celui qui hait son prochain perd le repos de l'âme et la grâce de Dieu ; ses prières ne sont pas exaucées et il est en danger d'être damné.


C'est pour cela que Jésus a dit: '' Si, lorsque vous présentez votre offrande à l'autel, vous vous souvenez que votre frère a quelque chose contre vous, laissez-là votre don devant l'autel et allez-vous réconcilier auparavant avec votre frère, et puis vous reviendrez offrir votre don." (S. Matth. V, 23).

Quiconque, avait encore dit Jésus, se mettra en colère contre son frère, méritera d'être condamné par le Jugement. (Ib. 22).

Il faut réprimer les sentiments de haine sur le champ : le soleil ne doit pas se coucher sur notre colère. (Ephés. IV, 26). Quand on remet immédiatement une luxation, le membre reprend facilement sa position normale : si au contraire, on néglige le traitement, il risque de rester dans sa fausse position.

Ainsi en est-il de l'inimitié ; la réconciliation immédiate coûte peu de peine, mais quelque temps après, aveuglés par la colère, nous avons honte d'accorder le pardon: il faut donc se hâter de la réprimer. (S. J. Chrys.).

Si nous savions notre maison infectée de serpents, nous nous hâterions de la débarrasser ; or la haine et l'inimitié ne sont que des serpents, et nous n'en purifierions pas notre cœur qui est le temple de Dieu ! ! (S. Aug.)


FIN

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