Nos devoirs envers notre propre vie

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Nos devoirs envers notre propre vie

Message  Monique le Dim 5 Avr 2009 - 4:46

La santé et la vie du corps sont d'une grande valeur pour la vie de l'âme et le salut éternel.


Le corps en effet est la demeure créée par Dieu pour l'âme immortelle ; de l'état du corps dépend souvent celui de l'âme.

Le corps pétri de limon était d'abord une demeure inhabitée : Dieu créa alors l'âme pour l'y faire habiter. S. Paul appelait son corps une tente qu'il serait bientôt obligé de quitter.

L'âme est donc l'habitant du corps, et comme une maison malsaine rend le corps malade, ainsi un corps malsain rend l'âme malade.

Il en est de nous comme d'un œuf; si la coquille est lésée, le poussin qu'elle renferme sera en souffrance, de même une lésion du corps atteint l'âme qui l'habite.

Les anciens déjà disaient : Une âme saine dans un corps sain .

Le corps n'est pas notre propriété, mais la propriété de Dieu (I. Cor. VI, 13), et non pas seulement, parce que Dieu l'a créé, mais parce que Jésus-Christ l'a racheté au prix de son sang précieux (ibid. 9; or nous sommes tenus de respecter la propriété d'autrui. Nous ne sommes que les locataires de cette demeure où Dieu a placé notre âme, et nous n'avons par conséquent pas le droit de la détériorer ni de la détruire ; nous ne pouvons en user que comme on use du bien d'autrui (S. Bern.), par conséquent nous ne pouvons pas faire de notre corps ce que nous voulons, mais ce que Dieu veut. (Galura).


François Spirago
Catéchisme Catholique, 1903.
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Message  Monique le Mar 14 Avr 2009 - 18:48

Notre corps est en outre l'instrument de l'âme, qui nous a été confié par Dieu afin que nous amassions des mérites pour la vie éternelle.


On peut abuser du corps comme de tout instrument, aussi S. Paul exhortait-il les fidèles à ne pas faire de leurs membres des instruments d'iniquité. (Rom. IV, 13).

Le corps est un de ces talents dont Dieu nous demandera compte un jour. (S. Matth. XXV, 19). ''Nous rendrons compte, dit le célèbre curé Kneipp, de la manière dont nous aurons traité notre corps, qui est la demeure de l'âme immortelle et l'instrument au moyen duquel nous avions à accomplir nos devoirs d'état."

A Ste Gertrude, Jésus lui-même fit cette révélation : ''A la résurrection des morts les corps recevront une récompense spéciale, une gloire et une perfection plus grandes pour les soins qu'on lui aura donnés en vue de mon service."
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Re: Nos devoirs envers notre propre vie

Message  Monique le Mer 15 Avr 2009 - 22:20

Nous sommes donc tenus à la conservation de notre santé et de notre vie, par la propreté, la tempérance, l'ordre, le travail et l'emploi des remèdes nécessaires en cas de maladie.


La santé est plus précieuse que d'immenses richesses (Eccli, XXX, 16), car mieux nous conservons notre santé et notre vie, plus nous pourrons amasser de ces trésors, que ne dévorent ni la rouille ni les mites, que les voleurs ne peuvent ni déterrer ni enlever (S. Matth. VI, 20).

En nous abrégeant la vie par insouciance nous diminuons le temps des semailles pour la vie éternelle. Si nous ménageons nos habits pour les faire servir plus longtemps, à plus forte raison devons-nous ménager le corps, qui est le vêtement de l'âme.

L'aigle défend son aire non pas à cause de l'œuf en lui-même, mais à cause de l'aiglon qu'il renferme, ainsi devons-nous protéger notre corps qui est l'enveloppe de notre âme. La propreté est donc un devoir rigoureux : propreté du corps lui-même, du linge, des vêtements, de l'habitation, du lit ; pureté de l'air dans les appartements, qu'on ne saurait trop fréquemment aérer.

La propreté est la moitié de la santé. — Il faut ensuite observer la tempérance dans le boire et le manger; elle est un des meilleurs moyens pour entretenir la santé et prolonger la vie. Après dix jours de vie frugale, Daniel et ses compagnons à la cour de Nabuchodonosor avaient une mine plus florissante que les autres jeunes gens. (Dan. I).

Beaucoup d'hommes illustres, tels que S. Paul, S. Grégoire-le-Grand et S. Basile avaient une santé chétive ; la tempérance développa leurs forces au point de les rendre capables d'une activité extraordinaire.

Il faut en outre de l'ordre, dans les repas, dans le lever et le coucher, (1) dans le travail, etc. Maintenez l'ordre et l'ordre vous maintiendra. (S. Aug.) Ne restez jamais sans travailler; le travail ne sert pas seulement à gagner le pain quotidien, il conserve aussi la santé, en favorisant le fonctionnement régulier de l'organisme, en aiguisant l'appétit, etc. Le sang se corrompt par l'oisiveté comme l'eau par l'immobilité. Toutefois le travail ne doit pas excéder nos forces : une fleur arrosée modérément croît, noyée d'eau, elle périra; de même un travail modéré entretient la santé, un travail excessif la ruine. (Plutarque)

Le travail du dimanche sans nécessité grave est donc un péché non seulement contre le 3e, mais aussi contre le 5e commandement. Enfin en cas de maladie nous sommes tenus à employer les remèdes nécessaires ; par conséquent en cas de maladie grave à consulter le médecin et suivre ses prescriptions. Honorez le médecin, dit l'Ecriture, à cause de la nécessité, car le Tout-puissant l'a créé (Eccli. XXXVIII, 1); le Très-haut a fait germer les remèdes de la terre et l'homme sage ne les repousse pas. (Ib. 4). On est dispensé d'avoir recours au médecin par manque de ressources ou quand il faudrait subir une opération incertaine et cruelle.


1) 6 à 8 heures de sommeil suffisent pour un tempérament sain.
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Message  Monique le Jeu 16 Avr 2009 - 21:04

Toutefois le souci de notre santé et de notre vie ne doit pas aller jusqu'à l'oubli de notre salut.


Les biens temporels, donc aussi la vie et la santé sont à poursuivre, non pas pour eux-mêmes, comme un but, mais seulement dans leur rapport avec la vie éternelle.

N'aimez pas votre corps, dit S. Bernard, de façon à faire croire que vous êtes devenu tout chair; aimez-le, mais aimez encore plus votre âme." L'esprit de Dieu ne reste pas dans un homme, qui est devenu tout chair (Gen. VI, 3), c.-à-d. qui n'a que des sentiments charnels. L'amour des choses de la chair est une mort... est l'ennemi de Dieu. (Rom. VIII, 6, 7).

Plus le corps est flatté et orné, plus l'âme est négligée et ruinée. (S. Aug.).

Aussi le Christ nous exhorte-t-il à ne pas exagérer nos soucis pour la nourriture et le vêtement, car le Père céleste sait que nous en avons besoin, et aura beaucoup plus soin de nous, hommes, que des fleurs des champs qu'il revêt de leurs couleurs, des oiseaux du ciel qu'il nourrit quoiqu'ils ne travaillent pas. (S. Matth. VI, 25).
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Message  Monique le Ven 17 Avr 2009 - 4:13

Nous sommes tenus d'éviter tout ce qui pourrait nuire à notre santé ou nous enlever la vie. On pèche donc en s'exposant présomptueusement à un danger de mort, en nuisant à sa santé ou en se tuant.


Ceux-là s'exposent criminellement au danger de mort qui donnent des spectacles périlleux ou qui sont imprudents:
Les danseurs de corde, les écuyers de cirque, les dompteurs de bêtes féroces
à moins qu'ils ne prennent des précautions extraordinaires — vivent en état de péché : ces métiers sont donc immoraux et condamnables. La plupart de ces forains sont peu religieux et beaucoup d'entre eux ont déjà payé leur témérité de leur vie.

On peut pécher gravement par témérité dans les exercices de gymnastique et de sport. Que d'excursionnistes, d'aéronautes trop audacieux ont eu des accidents mortels ; Les combats de taureaux, qui sont le plaisir national et qui devraient plutôt être nommés le vice national de l'Espagne, ont déjà coûté la vie à des milliers de personnes. (1)

L'imprudence aussi est un péché. Beaucoup de gens ont été écrasés par un train de chemin de fer, parce que malgré son approche, ils ont encore voulu traverser la voie ; d'autres ont été frappés par la foudre, parce que pendant un orage ils se sont réfugiés sous un arbre ou placés à une fenêtre ouverte, malgré les avertissements de l'expérience et de la science.

En temps d'épidémie, il ne faut pas visiter les malades sans prendre de précautions ou sans y être appelé par ses devoirs d'état, les médecins, les infirmiers, etc., qui peuvent compter sur une protection spéciale de la Providence.

On est coupable aussi de négliger certaines règles, certaines précautions p. ex. en prenant des bains (2) trop froids, en usant de boissons trop fraîches, même glacées, en maniant des armes à feu, en sautant de trains en marche ou en y montant, en travaillant sur des tour? ou des toits, en nettoyant des fenêtres à des étages supérieurs, en touchant des conduites électriques.

Il y a des enfants mal élevés qui s'accrochent à l'arrière des toitures et qui souvent payent de leur vie cette mauvaise et coupable habitude. C'est une folie et un crime de parier qu'on engloutira telle ou telle quantité notable d'aliments ou de boissons. Il faut donc être prudent et réfléchi, et ne jamais exposer sa vie témérairement.


1. Les spectateurs ne sont-ils pas au moins aussi coupables que les acteurs?
2. Alexandre et Frédéric Barberousse moururent à la suite d'un bain pris imprudemment.
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Message  Monique le Lun 20 Avr 2009 - 23:13

On nuit d'une manière coupable à sa santé par l'excès des plaisirs, par certains abus dans le vêtement, par l'usage immodéré de certains aliments ou boissons antihygiéniques.


Il faut compter parmi les plaisirs excessifs, la danse, le jeu prolongé, surtout pendant la nuit, l'usage immodéré du tabac, la boisson en grande quantité. '' L'intempérance a fait mourir beaucoup d'hommes." (Eccli. XXXVII, 34).

Les modes coupables dans le vêtement. Telle est p. ex. celle du corset; ce serrement insensé de la taille empêche le développement et le fonctionnement du corps, et provoque des désordres organiques très graves, qui ont souvent amené une mort subite. (Curé Kneipp, Dr Virchow).

La presse a aussi fréquemment enregistré des accidents causés par des chaussures trop étroites : phlébites, varices, inflammations du pied qui ont nécessité des amputations. C'est la punition de la vanité.

Parmi les boissons dangereuses et nuisibles dès qu'on en use trop fréquemment, il faut compter au premier rang l'alcool, puis le café et le thé. Ces substances ne renferment aucun aliment, mais des éléments toxiques; elles ne nourrissent pas, elles ne produisent qu'une excitation passagère : en user fréquemment, c'est s'exposer à perdre ses forces et à dépérir (1). Le café, dont l'usage s'est tant répandu dans ces derniers temps, est en grande partie cause de la nervosité de la génération actuelle. Il en est de même du thé, mais c'est surtout l'alcool qui fait les ravages les plus épouvantables dans le corps et dans l'âme.


1. L'habitude de prendre le café est nuisible surtout aux enfants ; il arrive à ces enfants ce qui arrive à une maison bâtie avec de mauvais matériaux, qui s'écroule avant le temps. Mgr, Kneipp dit : « Si j'avais assez d'argent, j'achèterais tout le café existant pour qu'on n'en plante plus, afin de sauver la jeunesse. » L'usage du laitage, du pain, des légumes secs est beaucoup plus hygiénique et économique.

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Re: Nos devoirs envers notre propre vie

Message  Monique le Mar 21 Avr 2009 - 23:19

Le suicide est généralement commis par des hommes sans foi, plongés dans la misère ou le péché, qui désespèrent du secours et de la miséricorde de Dieu : souvent aussi, par des personnes irresponsables et par conséquent innocentes.


C'est poussé par l'extrémité du danger que Saül, blessé et entouré d'ennemis, se jeta sur la pointe de son épée. (I. Rois XXXI). Le geôlier de S. Paul à Philippes voyant les portes de la prison ouverte, se désespéra et voulut se tuer de son glaive. (Act. Ap. XVI, 27). Judas se désespéra à cause de la gravité de son crime et se pendit. (S. Matt. XXVII).

La presse ne rapporte que trop souvent le suicide de gens qui ont perdu leur fortune dans quelque tripot, comme celui de Monaco, qui ont été déçus dans un amour coupable, ou qui ont commis des fautes pour lesquelles ils craignent de sévères châtiments.

A notre époque des malheureux se suicident pour des bagatelles. Il est vrai que beaucoup de suicides sont provoqués par l'aliénation mentale, par des maladies nerveuses qui enlèvent la responsabilité; il faut donc se garder de juger témérairement les tristes victimes du suicide.

Toutefois la cause principale et la plus fréquente de ce crime, c'est le manque de religion, l'absence de foi en la vie future, en un Dieu qui aide le malheureux et pardonne au pécheur repentant.

L'augmentation du nombre des suicides est proportionnelle à la diminution des convictions religieuses; c'est un fait d'expérience.
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Re: Nos devoirs envers notre propre vie

Message  Monique le Jeu 23 Avr 2009 - 1:24

Le suicide est généralement commis par des hommes sans foi, plongés dans la misère ou le péché, qui désespèrent du secours et de la miséricorde de Dieu : souvent aussi, par des personnes irresponsables et par conséquent innocentes.


Les Anciens déjà regardaient ce crime comme déshonorant : on coupait au suicidé la main avec laquelle il s'était tué, et on l'enterrait séparément (S. Isid.). L'Eglise refuse aux suicidés la sépulture ecclésiastique, excepté à ceux qui étaient atteints dans leurs facultés mentales; mais ceux-là mêmes sont ensevelis le moins solennellement possible. Ce refus n'est pas une affirmation de damnation, il est uniquement l'expression de l'horreur contre cet acte et un moyen pour en détourner les autres.

L'homme n'est pas le propriétaire, mais seulement l'usufruitier de sa vie ; Dieu seul en est le maître, il la donne et la reprend quand il veut. (Deut. XXXII, 39). Le suicide est donc un attentat impudent aux droits de Dieu, un mépris de Dieu par le refus dédaigneux du plus précieux de ses dons.

Le suicide est une rapine contre le genre humain tout entier, auquel le criminel devrait d'abord rendre tout ce qu'il en a reçu (Mgr Gaume) ; il est aussi une injustice contre la famille que l'on précipite dans le déshonneur et souvent dans la misère, une cruauté inouïe contre soi-même et un horrible scandale. Le suicide, dit Lactance, est un crime plus horrible que le meurtre qui peut au moins être châtié par la société.

Le suicide n'est donc pas un acte d'héroïsme, au contraire, un acte de lâcheté, comme la désertion devant l'ennemi ; il y aurait beaucoup plus d'héroïsme à supporter les difficultés de la vie. Chaque chrétien comprendra en outre que le suicide ne conduit pas au bonheur, ni ne délivre des maux, mais qu'il précipite le malheureux dans la véritable misère de l'enfer.

La presse mondaine excuse souvent le suicidé en disant : X a expié sa faute par la mort : maxime impie, car le suicide n'expie rien, au contraire, ce n'est qu'une faute ajoutée à d'autres!
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Re: Nos devoirs envers notre propre vie

Message  Monique le Lun 27 Avr 2009 - 23:32

Il est permis, il est même très méritoire de sacrifier sa santé ou sa vie, quand cela est nécessaire pour obtenir la vie éternelle ou que par là on puisse sauver la vie de l'âme ou du corps de ses semblables.


Les martyrs ont tous préféré, plutôt que de pécher, sacrifier leur vie terrestre pour s'assurer la vie éternelle, selon cette parole du Sauveur:'' Celui qui conservera sa vie la perdra, et celui qui aura perdu sa vie pour l'amour de moi la retrouvera." (S. Matth. X, 39). C'est d'après cette maxime qu'ont agi dans l'Ancien-Testament Eléazar, les 7 frères Macchabées; dans le Nouveau, S. Laurent, S. Maurice etc.

Les missionnaires dans les pays païens vivent en perpétuel danger de mort, et presque tous voient leur santé ruinée par le climat et les travaux : S. François-Xavier, l'Apôtre des Indes, était souvent si fatigué par la prédication et l'administration du baptême que le soir il ne pouvait plus ni parler, ni remuer le bras. Néanmoins les missionnaires ne pèchent pas, au contraire, ils amassent de grands mérites; il en est de même des médecins, des infirmiers qui visitent et soignent des personnes atteintes de maladies contagieuses.

S. Louis de Gonzague et S. Charles Borromée moururent de la peste qu'ils avaient contractée en soignant les pestiférés. Il est permis aussi de s'exposer à la mort pour un acte de sauvetage, en cas d'incendie, de chute à l'eau etc.; pour défendre la patrie en cas de guerre. Jésus-Christ lui-même nous en a donné l'exemple en se sacrifiant à la croix pour le salut du monde.

Une âme est d'une valeur si grande que pour la sauver, il faut sacrifier non seulement les biens terrestres, mais la vie." (S. Vinc. de P.) Naturellement il faut avoir l'intention de faire la bonne action et non pas d'en profiter pour se suicider, ce qui serait un crime: la mort n'est pas voulue directement, elle n'est admise que comme conséquence.

FIN
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