St. François de Sales sur l'autorité de l'Église contre le protestantisme.

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St. François de Sales sur l'autorité de l'Église contre le protestantisme.

Message  Carolus.Magnus.Imperator. le Lun 9 Mar 2009 - 1:09

Lettre Ouverte de

saint François de Sales,

Docteur de l'Eglise,

aux Protestants

I/VI



PREMIÈRE PARTIE : DÉFENSE DE L'AUTORITÉ DE L'ÉGLISE

CHAPITRE I : Les Ministres, n'ayant pas la Mission, n'ont pas l'autorité

ARTICLE PREMIER : Les Ministres n'ont Mission ni du peuple ni des princes séculiers



Premièrement, Messieurs, vos devanciers et vous aussi avez fait une faute inexcusable, quand vous prêtiez l'oreille à ceux qui s'étaient séparés de l'Eglise, car ce n'étaient pas des personnes qualifiées comme il fallait pour prêcher. Ils portaient la parole, à ce qu'ils disaient de la part de Dieu, contre l'Eglise ; ils se vantaient de porter le libelle de divorce de la part du Fils de Dieu à l'Eglise son Epouse ancienne, pour se marier à cette jeune assemblée refaite et réformée. Mais comment pouvez-vous croire aussitôt ces nouvelles, que sans leur faire montrer leur charge et commission bien authentifiée, vous commenciez de premier abord à ne plus reconnaître cette Reine pour votre princesse, et à crier partout que c'était un adultère ? Ils crurent cela et semèrent ces nouvelles, mais qui les en avait chargés ? On ne peut s'enrôler sous aucun capitaine sans l'aveu du prince chez lequel on demeure : et comment fûtes-vous si prompts à vous enrôler sous ces premiers ministres, sans savoir si vos pasteurs étaient de vrais pasteurs ? même que vous saviez bien que vous étiez sortis de l'état dans lequel vous étiez nés et nourris. Eux, donc, sont inexcusables de ce que sans l'autorité du magistrat spirituel ils ont fait cette levée de bouclier, et vous, de les avoir suivis.

Vous voyez bien où je vais me battre ; c'est sur la faute de mission et de vocation que Luther, Zwingli, Calvin et les autres : car c'est une chose certaine que quiconque veut enseigner et tenir rang de pasteur en l'Eglise, il doit être envoyé. Saint Paul : Quomodo praedicabunt, nisi mittanbur ? : "Comme prêcheront-ils, s'ils ne sont envoyés ? " Et Jérémie : " Les prophètes prophétisent à faux, je ne les ai pas envoyés " ; et ailleurs : Non mitebam prophetas et ipsi currebant : " Je ne les envoyais point, et ils couraient ".
La mission est donc nécessaire ; vous ne le nierez pas, si vous ne savez quelque chose plus que vos maîtres.

Mais je vous vois venir en trois escadrons : car, les uns d'entre vous diront qu'ils ont eu vocation et mission du peuple et magistrat séculier et temporel ; les autres de l'Eglise ; comment cela ? parce que, disent-ils, Luther, Œcolampade, Bucer, Zwingli et autres étaient prêtres de l'Eglise comme les autres ; les autres, enfin, qui sont les plus habiles, disent qu'ils ont été envoyés de Dieu mais extraordinairement.

Voyons ce qu'il en est du premier. Comment croyons-nous que le peuple, et les princes séculiers, aient appelé Calvin, Brence, Luther, pour enseigner la doctrine que jamais il n'avait jamais entendue ? et avant, quand ils commencèrent à prêcher et semer cette doctrine, qui les avait chargés de ce faire ? Vous dites que le peuple dévot vous a appelés, mais quel peuple ? Car, ou il etait catholique, ou il ne l'etait pas : s'il était catholique, comment vous eut-il appelé et envoyé prêcher ce qu'il ne croyait pas ? et cette vocation de quelque bien petite partie du peuple hors catholique, comme pouvait-elle contrevenir à tout le reste qui s'y opposa ? et comment une partie du peuple pouvait-elle donner autorité sur l'autre partie, afin que vous pouviez délier les âmes de l'ancienne obéissance ? car un peuple ne peut donner l'autorité que sur soi-même. Il eut donc fallu ne point prêcher sinon là où vous étiez appelés du peuple, ce que, si vous l'eussiez fait, vous n'auriez pas eu tant de suite. Mais disons voir, quand Luther commença, qui l'appela ? Il n'y avait encore point de peuple qui pensait aux opinions qu'il a soutenues, comment donc l'eut-il appelé pour les prêcher ? S'il n'était pas catholique, qu'était-il donc ? luthérien ? non pas, car je parle de la première fois ; quoi donc ? Qu'on réponde donc, si l'on peut. Qui a donné l'autorité aux premiers d'assembler les peuples, dresser des compagnies et bandes à part ? Ce n'est pas le peuple, car ils n'étaient pas encore assemblés.

Mais, ne serait-ce pas tout brouiller de permettre à chacun de dire ce que bon lui semblerait ? A ce compte chacun serait envoyé ; car il n'y a si fou qui ne trouve des compagnons, témoins les Trithéistes, Anabaptistes, Libertins, Adamites. Il faut se ranger à l'Ecriture, en laquelle on ne trouvera jamais que les peuples aient pouvoir de se donner des pasteurs et prédicateurs.



À suivre !

Carolus.Magnus.Imperator.

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Re: St. François de Sales sur l'autorité de l'Église contre le protestantisme.

Message  Carolus.Magnus.Imperator. le Lun 9 Mar 2009 - 21:39

ARTICLE II : Les Ministres n'ont pas reçu Mission des Evêques catholiques

Plusieurs donc de notre âge, voyant leur chemin coupé de ce côté-là, ils se sont jetés de l'autre, et disent que les premiers maîtres réformateurs, Luther, Bucer, Œcolampade, ont été envoyés par les évêques qui les firent prêtres, et vont ainsi enchaînant leur mission à celle des Apôtres.

Véritablement c'est parler français, et réellement, que de confesser que leur mission ne peut être coulée des Apôtres à leurs ministres que par la succession de nos évêques et par l'imposition de leurs mains : la chose est telle sans doute. On ne peut pas faire sauter cette mission si haut que des Apôtres elle soit tombée entre les mains des prédicateurs de ce temps sans avoir été touchée par un des Anciens et de nos devanciers : il eut fallu une bien longue sarbacane en la bouche des premiers fondateurs de l'Eglise, pour avoir appelé Luther et les autres sans que ceux qui étaient entre deux s'en fussent aperçus, ou bien (comme dit Calvin à une autre occasion et mal à propos), que ceux-ci eussent eu les oreilles bien grandes : il fallait bien qu'elle fût conservée entière si ceux-ci devaient la trouver. Nous avouons donc que la mission était derrière nos évêques, et principalement dans les mains de leur chef, l'Evêque romain. Mais nous nions formellement que vos ministres en aient eu aucune communication pour prêcher ce qu'ils ont prêché, parce que :

1 - Ils prêchent des choses contraires à l'Eglise en laquelle ils ont été ordonnés prêtres : donc, ou ils errent ou l'Eglise qui les a envoyés, et, par conséquent, ou leur Eglise est fausse ou celle de laquelle ils ont pris la mission.
Car d'une Eglise fausse il ne peut sortir une vraie mission : si c'est leur Eglise qui est fausse, moins ils ont mission ; car en une Eglise fausse ne peut être une vraie mission. Comme que ce soit donc, ils n'ont point eu de mission pour prêcher ce qu'ils ont prêché : puisque si l'Eglise en laquelle ils ont été ordonnés était vraie, ils sont hérétiques d'en être sortis et d'avoir prêché contre sa créance ; et si elle n'était vraie, elle ne leur pouvait donner mission.

2.- Outre cela, quoiqu'ils eussent eu mission en l'Eglise Romaine, ils ne l'ont pas eue pour en sortir et distraire de son obéissance ses enfants : certes, le commissaire ne doit pas excéder les bornes de sa commission, ou c'est pour néant.

3 - Luther, Œcolampade ou Calvin n'étaient pas évêques ; comment donc pouvaient-ils communiquer quelque mission à leurs successeurs de la part de l'Eglise romaine, qui proteste en tout et par tout qu'il n'y a que les évêques qui peuvent envoyer, et que cela n'appartient aucunement aux simples prêtres ? En quoi saint Jérôme même a mis la différence qui est entre le simple prêtre et l'évêque, en l'épître à Evagrium ; et saint Augustin et Epiphane mettent Arius en compte avec les hérétiques parce qu'il tenait de contraire.

Carolus.Magnus.Imperator.

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Re: St. François de Sales sur l'autorité de l'Église contre le protestantisme.

Message  Invité le Mar 10 Mar 2009 - 1:14

Voilà ce que dit Saint François de Salle comme nous le rapporte ci-dessus très à propos notre ami Karl :

Car d'une Eglise fausse il ne peut sortir une vraie mission : si c'est leur Eglise qui est fausse, moins ils ont mission ; car en une Eglise fausse ne peut être une vraie mission.

Et voici l’analyse du Site Sedevac Marchiset – Schoonbroot :

« 1965-1990, c’est la période de l’effondrement du sacerdoce catholique, 1970-1990, la Providence dans sa Sagesse infinie suscite une œuvre de restauration du sacerdoce catholique, afin de préserver les trésors que Jésus-Christ a confié à son Eglise, la foi dans son intégrité, la grâce divine par Son sacrifice et Ses sacrements, et les pasteurs destinés à la dispensation de ces trésors de vie divine. 1970, les Constitutions de cette Fraternité sacerdotale, sous le patronage de Saint Pie X, sont approuvées par l’autorité diocésaine de Fribourg, par Mgr Charrière.
1971, les mêmes constitutions reçoivent une lettre officielle de louanges de la part du Préfet de la S.C. pour le Clergé, le cardinal Wright.
Manifestation évidente de la bénédiction sur l’œuvre à laquelle Dieu va confier l’Arche d’Alliance du Nouveau testament. » (paroles d’une vidéo sur leur site…pourri)


La Frate qui prouve qu’elle le fruit de la PROVIDENCE DANS SA SAGESSE INFINIE parce que les Constitutions …., sous le patronage de Saint Pie X, sont approuvées par l’autorité diocésaine de Fribourg, par Mgr Charrière.

Vous dites cela à un cheval de bois et il vous met une ruade !

Ces gens-là prétendent que l’église conciliaire est une fausse église mais l’évêque qui agi dans son unité fait une œuvre divine et la preuve qu’elle est divine c’est que ses constitution sont approuvées par cette même église.

Je ne sais comment exprimé mon indignation et je crois que cela est bien inutile parce que les faits parlent d'eux-mêmes.

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Re: St. François de Sales sur l'autorité de l'Église contre le protestantisme.

Message  Eric le Mar 10 Mar 2009 - 2:29

CLEMF a écrit :
Vous dites cela à un cheval de bois et il vous met une ruade !
Laughing
Et voici l’analyse du Site Sedevac Marchiset – Schoonbroot :
« 1965-1990, c’est la période de l’effondrement du sacerdoce catholique, 1970-1990, la Providence dans sa Sagesse infinie suscite une œuvre de restauration du sacerdoce catholique, afin de préserver les trésors que Jésus-Christ a confié à son Eglise, la foi dans son intégrité, la grâce divine par Son sacrifice et Ses sacrements, et les pasteurs destinés à la dispensation de ces trésors de vie divine. 1970, les Constitutions de cette Fraternité sacerdotale, sous le patronage de Saint Pie X, sont approuvées par l’autorité diocésaine de Fribourg, par Mgr Charrière.
1971, les mêmes constitutions reçoivent une lettre officielle de louanges de la part du Préfet de la S.C. pour le Clergé, le cardinal Wright.
Manifestation évidente de la bénédiction sur l’œuvre à laquelle Dieu va confier l’Arche d’Alliance du Nouveau testament. » (paroles d’une vidéo sur leur site…pourri)
Quelle bande de guignols !!!
Ils encensent et louent Marcel pour son œuvre sainte qui va directement à l'encontre des prescriptions solennelles de SON pope Montini ...
Et que nous dit la doctrine catholique ???
Dénier son obéissance à l'autorité légitime, (celle que reconnaissait, comme telle, Marcel) ce n'est pas liberté, mais rébellion; ce n'est pas franchise, mais insolence; qui abuse de sa liberté jusqu'à manquer de respect mérite justement de la perdre .
(La doctrine catholique, abbé Sepiéter, 1927)
Bien sûr ... Marcel ne savait pas !!! drunken

SINON ...
Il me semble que Saint François de Sales est en passe de devenir le PIRE cauchemar des "semis sédévacs" !!!
Laughing Twisted Evil

Eric

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Re: St. François de Sales sur l'autorité de l'Église contre le protestantisme.

Message  Carolus.Magnus.Imperator. le Mar 10 Mar 2009 - 2:48

N'oublions pas non plus la suite ...

Comme que ce soit donc, ils n'ont point eu de mission pour prêcher ce qu'ils ont prêché : puisque si l'Eglise (en l'occurence la FSSPX - Conciliaire) en laquelle ils ont été ordonnés était vraie, ils sont hérétiques d'en être sortis et d'avoir prêché contre sa créance ; et si elle n'était vraie, elle ne leur pouvait donner mission.

Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil

Carolus.Magnus.Imperator.

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Re: St. François de Sales sur l'autorité de l'Église contre le protestantisme.

Message  Carolus.Magnus.Imperator. le Mar 10 Mar 2009 - 19:47

ARTICLE III : Les Ministres n'ont pas la Mission extraordinaire

Ces raisons sont si vives, que les plus assurés des vôtres ont pris parti ailleurs qu'en la mission ordinaire, et ont dit qu'ils étaient envoyés extraordinairement de Dieu, parce que la mission ordinaire avait été gâtée et abolie, quand et quand la vraie Eglise, sous la tyrannie de l'Antichrist. Voici leur plus assurée retraite, laquelle,
parce quelle est commune à toutes sortes d'hérétiques, mérite d'être attaquée à bon escient et ruinée sans dessus dessous. Mettons donc notre dire par ordre pour voir si nous pourrons forcer cette leur dernière barricade.

Je dis, donc :

1. - que personne ne doit alléguer une mission extraordinaire qui ne la prouve par des miracles. Car, je vous prie, à quoi en serions nous, si ce prétexte de mission extraordinaire était recevable sans preuve ? Ne serait ce pas un voile à toutes sortes de rêveries ? Arius, Marcion , Montanus, Massalius, ne pourraient-ils pas être reçus à ce grade de réformateurs en prêtant le même serment ?

2. - Jamais personne ne fut envoyé extraordinairement qui ne prit cette lettre de créance de la divine Majesté. Moïse fut envoyé immédiatement de Dieu pour gouverner le peuple d'Israël ; il voulut savoir le nom de qui l'envoyait, et quand il eut appris ce nom admirable de Dieu, il demanda des marques et patentes de sa commission : ce que notre Dieu trouva si bon, qu'il lui donna la grâce de trois sortes de prodiges et de merveilles, qui furent comme trois attestations, en trois divers langages, de la charge qu'il lui donnait, afin que qui n'entendrait l'une n'entendit l'autre. Si donc ils allèguent la mission extraordinaire, qu'ils nous montrent quelques œuvres extraordinaires, autrement nous ne sommes pas obligés de les croire. Vraiment Moïse montre extraordinairement bien la nécessité de cette preuve à qui veut parler extraordinairement ; car, ayant à demander le don d'éloquence à Dieu, il ne le demande qu'après avoir le pouvoir des miracles, montrant qu'il est plus nécessaire d'avoir l'autorité de parler que d'en avoir la promptitude. La mission de saint Jean-Baptiste, quoiqu'elle ne fut du tout extraordinaire, ne fut-elle pas authentifiée par sa conception, sa nativité, et même par sa vie tant miraculeuse, à laquelle Notre Seigneur donna si bon témoignage ? Mais quant aux Apôtres, qui ne sait les miracles qu'ils faisaient et le grand nombre de ceux-ci ? Leurs mouchoirs, leur ombre servaient à la prompte guérison des malades et à chasser le diable : Par les mains des Apôtres étaient faits beaucoup de signes et merveilles parmi le peuple (Actes, 5 :12) et que ce fut en confirmation de leur prédication, saint Marc le dit tout ouvertement, dans les dernières paroles de son Evangile, et saint Paul, aux Hébreux. Comment donc se voudront excuser et relever de cette preuve pour leur mission ceux qui en notre âge en veulent avancer un d'extraordinaire ? Quel privilège ont-ils plus qu'apostolique et mosaïque ? Que dirais-je de plus ? Si notre Souverain Maître, consubstantiel au Père, duquel la mission est si authentique qu'elle présuppose la communication de même essence, lui-même, dis-je, qui est la source vive de toute mission ecclésiastique, n'a pas voulu s'exempter de cette preuve de miracles, quelle raison y a-t-il que ces nouveaux ministres soient crus à leur seule parole ? Notre Seigneur allègue fort souvent sa mission pour mettre sa parole en crédit : " Comme mon Père m'a envoyé, je vous envoie " (Jean, 20 : 21) ; " Ma doctrine n'est point mienne, mais de Celui qui m'a envoyé " (Jean, 7 : 16) ; " Et vous me connaissez, et savez d'où je suis, et ne suis point venu de par moi-même " . Mais aussi, pour donner autorité à sa mission, il met en avant ses miracles, mais plutôt atteste que, s'il n'eut fait des œuvres que nul autre n'a faite parmi les Juifs, ils n'eussent point eu de péché de ne croire point en lui ; et ailleurs il leur dit : " Ne croyez-vous pas que mon Père est en moi et moi en mon Père ? Au moins, croyez-le par les œuvres " (Jean, 14 :11-12).
Qui sera donc si osé que de se vanter de mission extraordinaire, sans produire quand et quand des miracles, il mérite d'être tenu pour imposteur : or est-il que ni vos premiers ni derniers ministres n'ont fait aucun miracle : ils n'ont donc point de mission extraordinaire. Passons outre.

Carolus.Magnus.Imperator.

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Re: St. François de Sales sur l'autorité de l'Église contre le protestantisme.

Message  Invité le Mar 10 Mar 2009 - 23:26

Ad Patres a dit :

Il me semble que Saint François de Sales est en passe de devenir le PIRE cauchemar des "semi-sédévacs" !!!

Je me permets de donner une éthymologie au mot « Semi-sedevacs » mais puisque c’est Ad Patres qui est l’auteur de ce mot si riche de sens, il pourra me reprendre ou compléter à volonté.

Semi-sedevacs n’identifient pas les partisans de la Thèse Matérialiter- formaliter parce que ceux-ci ont inventé pour leur secte un successeur de Saint Pierre sans bras, ni jambe, ni tête…ils ont inventé une espèce de cadavre de pape qui convient d’ailleurs tout à fait à la « papauté » de leur secte puante. Une espèce de machin de « pape » qui ne mérite même pas que l’on perde un instant à cela et notre mépris de leur « pape » sera à la hauteur du sérieux qu’ils donnent à leur invention délirante !

Semi-sedevacs ne veut pas dire non plus demi-sedevacs car cela ne viserait qu’un type de semi sedevacs qui seraient sedevacs à 50%. Il faudrait dire alors demi-sedevacs.

Dans semi-sedevacs, il y a sedevacs…ce qui signifie que TOUS les semi-sedevacs affirment que Ratzinger n’est pas pape.

On devrait être heureux et dire à tous les semi-sedevacs : « tu es mon frère » puisque sur ce forum, il s’agit bien, entre autre, de dire, de prouver, d’affirmer que Ratzinger n’est pas pape.

Pourquoi alors Ad Patres, Karl, Gratis pro Deo, Philothée, Crux fidelis et beaucoup d’autres de ce forum (excusez-moi de ne pas tous vous nommer) ne sont pas du tout satisfaits du semi-sedevacantisme ?

C’est précisément parce que nous avons vécu ce semi-sedevacantisme, que nous en avons vu et mesurer les dangers et que nous ne voulons SURTOUT pas être semi-sedevacantistes. Nous considérons que c’est un obstacle ABSOLU pour être catholique, pour connaître et adhérer à la vraie Eglise.

Quel est alors le dénominateur commun des semi-sedevacantistes, entre celui qui est sedevacantiste à 1% et celui qui l’est à 99% ?

Le semi-sedevacantiste à 1%) est celui qui ôte le « pape» régnant à l’église conciliaire et qui garde soit tout le reste

Le semi-sedevac à 99 % est celui n’accorde à l’église conciliaire juste le tout petit peu de droit divin qu’elle n’a pas, ce qui fait qu’il n’est plus catholique car il est impossible de l’être en partageant des droits divins entre deux églises différentes quand bien même l’une d’elle serait catholique.

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Re: St. François de Sales sur l'autorité de l'Église contre le protestantisme.

Message  Carolus.Magnus.Imperator. le Mer 11 Mar 2009 - 18:56

St. François de Sales enchaîne alors avec ce que l'on pourrait appeler : une excellente réfutation avant la lettre du lefebvrisme ...

Lisez bien attentivement.

Je dis, secondement, que jamais aucune mission extraordinaire ne doit être reçue, étant désavouée de l'autorité ordinaire qui est en l'Eglise de Notre Seigneur. Car,

1.- nous sommes obligés d'obéir à nos pasteurs ordinaires sous peine d'être publicains et païens (Matthieu, 18 :17). Comment donc pourrions-nous ranger nous sous autre discipline que la leur ? Les extraordinaires seront tenus pour néant, puisque nous serions obligés de ne pas les entendre, dans le cas où, comme j'ai dit, elles seraient désavouées des pasteurs ordinaires.

2. Dieu n'est point auteur de divisions, mais d'union et de concorde (I Corinthiens, 14 : 33), principalement entre ses disciples et ministres ecclésiastiques, comme Notre Seigneur montre clairement en la sainte prière qu'il fit à son Père dans les derniers jours de sa vie mortelle (Jean, 17 : 11 et 21). Comment donc autoriserait-il deux sortes de pasteurs, l'un extraordinaire, l'autre ordinaire ? Quant à l'ordinaire qu'elle soit autorisée cela est certain ; quant à l'extraordinaire, nous le présupposons : ce seraient donc deux Eglises différentes, qui est contre la plus pure parole de Notre Seigneur, qui n'a qu'une seule épouse, qu'une seule colombe, qu'une seule parfaite (Cantiques, 6 : 8.) . Et comment pourrait être le troupeau uni, conduit par deux pasteurs inconnus l'un de l'autre, à divers repaires, à divers huchements (appels) et redans (retranchements), et dont l'un et l'autre voudraient tout avoir ? Ainsi serait l'Eglise, sous diversité de pasteurs ordinaires et extraordinaires, tirassëe (tiraillée) ça et là en diverses sectes. Et quoi ? Notre Seigneur est-il divisé (1 Corinthiens, 1 : 13) , ou en lui-même ou en son corps qui est l'Eglise ? Non, pour vrai, mais, au contraire, il ni a qu'un Seigneur (Ephésiens, 4 : 5), lequel a bâti son corps mystique avec une belle variété de membres très bien agencés, assemblés et serrés comtement, par toutes les jointures de la sousministration mutuelle; de façon que de vouloir mettre en l'Eglise cette division de troupes ordinaires et extraordinaires, c'est la ruiner et perdre. Il faut donc revenir à ce que nous disions, que jamais la vocation extraordinaire n'est légitime quand elle est désavouée de l'ordinaire.



Existe-t-il une réfutation plus tranchée du lefebvrisme ... What a Face

Carolus.Magnus.Imperator.

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Re: St. François de Sales sur l'autorité de l'Église contre le protestantisme.

Message  Eric le Mer 11 Mar 2009 - 22:24

avant la lettre
Laughing
Karl der Große a écrit :
Existe-t-il une réfutation plus tranchée du lefebvrisme ... What a Face
Cher Karl, si c'est le cas je ne la connais pas !

Oui, ce texte de Saint François de Sales est, encore une fois, excellent; il tue la Frat dans l'œuf même !!!

Eric

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Re: St. François de Sales sur l'autorité de l'Église contre le protestantisme.

Message  Carolus.Magnus.Imperator. le Sam 21 Mar 2009 - 18:03

3. Et de fait, ou me montrera jamais une vocation légitime extraordinaire qui n'ait été reçue par l'autorité ordinaire ? Saint Paul fut appelé extraordinairement (Actes, 9 : 6), mais ne fut-il pas approuvé et autorisé par l'ordinaire, une (Actes, 9 : 7) et deux (Actes, 13 : 3) fois ? et la mission reçue par l'autorité ordinaire est appelée mission du Saint-Esprit (Actes, 13 : 4). La mission de saint Jean-Baptiste ne peut pas se bien dire extraordinaire, parce qu'il n'enseignait rien contre l'Eglise mosaïque, et parce qu'il était de la race sacerdotale (Luc 1, 8.) : si est-ce néanmoins que la rareté de sa doctrine fut avouée par l'ordinaire magistrat de l'Eglise judaïque, en la belle légation qui lui fut faite par les prêtres et les lévites (Jean 1 : 19 et suiv.), la teneur de laquelle présuppose une grande estime et réputation en laquelle il était tenu par eux ; et les Pharisiens mêmes, qui étaient assis sur la chaire de Moise, ne venaient-ils pas en grand nombre à son baptême (Matthieu, 3 : 5-7) tout ouvertement, sans scrupule ? C'était bien recevoir sa mission à bon escient. Notre Seigneur même, qui était le Maître, ne voulut-il pas être reçu de Siméon (Luc, 2 : 28 et 34) qui était prêtre, comme il appert en ce qu'il bénit Notre-Dame, et même pour sa Passion, qui était l'exécution principale de sa mission, ne voulut-il pas avoir le témoignage prophétique du grand Prêtre qui était pour lors (Jean, 11 : 51) ?

4. Et c'est ce que saint Paul enseigne, quand il ne veut que personne s'attribue l'honneur pastoral sinon celui qui est appelé de Dieu, comme Aaron (Hébreux, 5 : 4) : car la vocation d'Aaron fut faite par l'ordinaire, Moïse, si que Dieu ne mit sa sainte parole en la bouche de Aaron immédiatement, mais Moïse, auquel Dieu fit ce commandement (Exode, 4 : 15) : " Tu lui parleras et tu mettras les paroles dans sa bouche ; et je serai en ta bouche et en la sienne ". Que si nous considérons les paroles de saint Paul, nous apprendrons même.

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Re: St. François de Sales sur l'autorité de l'Église contre le protestantisme.

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