Morts de 3 séminaristes d'Ecône !

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Morts de 3 séminaristes d'Ecône !

Message  Invité le Dim 15 Fév 2009 - 23:09

Si je me permets de vous faire connaître le rapport du drame à Ecône, c'est à cause de la charité que nous devons de prier pour le salut des âmes trépassées.

En effet nous pouvons constater que les trados comme tous les conciliaires, ont adopté le principe de justification qui vient de leur propre jugement :
Voici leur décision de mettre leurs morts aux nombre des élus:

Trois jeunes et belles âmes ont retrouvé le Père éternel

C'est pourquoi, étant donné qu'ils ne daignent pas prier pour le salut des âmes des leurs c'est à nous qu'en revient le devoir de Charité. Nous devons aussi prier pour la conversion de ce survivant dont l'âme et la foi ne sont pas revenu ni à l'Eglise catholique ni à sa doctrine catholique du salut comme quoi les épreuves que Dieu nous envoie ne servent pas toujours à notre propre correction.

Voici donc leur version des faits:

Drame d’Ecône : lettre d’un survivant
fév 13th, 2009 by Thibaud.
Ecône, le 12 février 2009, à 10h00

Chère famille, chers amis

Peut-être certains d’entre vous l’ont-ils déjà appris, sinon je tiens à vous en informer, ne serait-ce que pour remédier aux informations incomplètes, une rude épreuve a frappé hier le Séminaire d’Ecône. Trois séminaristes de 3ème année ont en effet trouvé la mort en montagne, dans une avalanche (pour ceux qui les connaissent, il s’agit de Jean-Baptiste Després (22 ans), Raymond Guérin (22 ans) et Michaël Sabak (20 ans)).

Après les examens semestriels, nous avions 4 jours de « vacances », avec sorties libres. Ce mercredi 11 février 2009, nous avions décidé, nous sept séminaristes (tous de 3ème année, tous français) de sortir pour la journée en montagne ; au programme : marche en raquettes vers un refuge, grillades, et redescente dans la soirée, pour être de retour au séminaire à 18h30. Nous sommes donc partis vers 09h00 du séminaire, avons laissé la voiture à 10h30, et de là, sommes partis en raquettes dans la neige vierge, sur un sentier qui conduisait à un grand barrage hydroélectrique, en altitude. Parvenus au sommet du barrage vers 12h45, un panneau indiquait notre refuge à encore 1h20 de marche, de marche normale. Mais le sentier qui y conduisait était recouvert d’1m50 de neige, et était vierge de toute trace, si bien qu’il nous fallait nous-même faire la trace en raquettes. Ce sentier surplombait le lac, à 50 m au-dessus de lui. Nous étions deux à ne pas vouloir y aller, fatigués, affamés… aussi marchions-nous en retrait par rapport aux autres, 50 m derrière eux. A un moment, le sentier contournait un rocher en surplomb du lac, et ils disparurent à nos yeux. L’un d’eux pourtant, voulant savoir ce que nous faisions, est revenu sur ses pas, et réapparut de derrière le rocher. Nous échangeâmes quelques mots, et tous deux le rejoignîmes. Alors, regardant vers le groupe qui nous précédait, nous ne vîmes que les traces qui s’arrêtaient, à 40 m de nous, une traînée d’avalanche, et en contrebas, la glace du lac brisée avec les restes de l’avalanche, mais nous ne distinguions rien d’autre, la réverbération de la neige nous aveuglant, et le tout se trouvant à 100m de nous. Nous comprîmes aussitôt, tous trois, le drame qui venait de se dérouler. Voyant que nous ne pouvions en aucun cas leur venir en aide, nous repartîmes en direction du barrage, il était 13h. Après quelques minutes de course difficile, nous atteignions la « maison des gardiens du barrage ». La porte était ouverte, la maison déserte, et près de la porte, un téléphone : la Providence. J’appelais alors au 112, et le centre de secouristes de montagne me répondit immédiatement. Quatre personnes étaient alors dans l’avalanche, peut-être dans le lac même. En un temps record(15 mn), 2 « alouettes III »arrivaient sur les lieux, et au bout d’1/2 h, ramenaient un de mes meilleurs amis, Eric Peron : celui-ci n’avait pas perdu connaissance, et, totalement sous la neige, avait avec son bras ménagé une poche d’air devant sa bouche, ce qui le sauva. Peu après, il s’aperçut que la neige était plus blanche au-dessus de lui : devinant qu’il était proche de la surface, (il avait les pieds dans l’eau du lac, et était bloqué jusqu’à la ceinture) il ménagea un puits avec son bras libre, qui atteint la surface de la neige en effet, et il eut la présence d’esprit de défaire son écharpe, et de la jeter par le puits. Les sauveteurs la virent, et avec les chiens, le dégagèrent. Il leur indiqua un confrère, Raymond, dont il voyait les pieds : celui-ci était déjà mort. Nous, de la maison du gardien, nous vîmes donc Eric arriver, puis Raymond ; Eric marchait et semblait bien, mais Raymond était couché, nous ne fûmes avertis que plus tard qu’il était mort. Vers 15h, on nous emmena en hélicoptère (c’était mon baptême de l’air…) à la base des sauveteurs, à Sion, où la police nous prit en charge. Eric était déjà à l’hôpital, et allait bien, sans aucune fracture. On nous retînt très longtemps au centre de police, pour l’enquête du drame. En tant que le plus âgé des témoins, on me fit faire un long rapport, que les deux autres confirmèrent. Entre-temps nous avions appris que Raymond était décédé, et que Jean-Baptiste et Michaël n’étant toujours pas retrouvés, ils n’avaient plus de chance de s’en sortir. Le soir, à 19h, on nous amena au centre funéraire, où se trouvait déjà Eric, auprès du corps de Raymond. A 20h30 nous étions ramenés tous quatre au séminaire. Les recherches ont été arrêtées pendant la nuit, et ont repris ce matin.

Voilà le récit du drame. Ici tout le monde est sous le choc. Trois jeunes et belles âmes ont retrouvé le Père éternel. Quatre miraculés (puisque si nous n’avions pas hésité, nous tombions tous dans l’avalanche, et, personne ne pouvant donner l’alerte, les recherches auraient commencé à 19h, trop tard pour nous sept. Les voies de Dieu sont impénétrables) remercient le Seigneur pour la vie qu’Il a daigné leur laisser, et pleurent la mort de leurs amis. Je vous demande instamment vos prières pour ces âmes défuntes, pour leurs familles rudement éprouvées, et pour vous unir à notre gratitude envers la miséricorde céleste, de nous avoir laissé la vie.
Je vous embrasse tous très fort,
Benoît

Requiescant in Pace

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Re: Morts de 3 séminaristes d'Ecône !

Message  Bruno le Dim 15 Fév 2009 - 23:46

...celui-là est mon frère a écrit:Si je me permets de vous faire connaître le rapport du drame à Ecône, c'est à cause de la charité que nous devons de prier pour le salut des âmes trépassées.

En effet nous pouvons constater que les trados comme tous les conciliaires, ont adopté le principe de justification qui vient de leur propre jugement :
Voici leur décision de mettre leurs morts aux nombre des élus:

Trois jeunes et belles âmes ont retrouvé le Père éternel

C'est pourquoi, étant donné qu'ils ne daignent pas prier pour le salut des âmes des leurs c'est à nous qu'en revient le devoir de Charité. Nous devons aussi prier pour la conversion de ce survivant dont l'âme et la foi ne sont pas revenu ni à l'Eglise catholique ni à sa doctrine catholique du salut comme quoi les épreuves que Dieu nous envoie ne servent pas toujours à notre propre correction.
Sans vouloir aucunement accréditer la secte traditionaliste, je me permets de faire remarquer à ...celui-là est mon frère, que le séminariste ne dit pas tout à fait cela.

Il faut prendre garde de ne pas déformer les paroles des autres en leur faisant dire ce qu'ils ne disent pas, car alors, au lieu de servir la vérité, on risque au contraire de se discréditer.

Il semble que vous fassiez abstraction de ces paroles du séminariste, pourtant claires:

Je vous demande instamment vos prières pour ces âmes défuntes, pour leurs familles rudement éprouvées, et pour vous unir à notre gratitude envers la miséricorde céleste, de nous avoir laissé la vie.
Il ne faut pas oublier que le jeune homme qui a écrit ces lignes quelques heures après le drame, est encore sous le choc.

Ceci dit, bien entendu, nous prierons pour le repos éternel de ces âmes.
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Re: Morts de 3 séminaristes d'Ecône !

Message  Invité le Lun 16 Fév 2009 - 0:05

Joseph me dit:

Il semble que vous fassiez abstraction de ces paroles du séminariste, pourtant claires:

Je vous demande instamment vos prières pour ces âmes défuntes, pour leurs familles rudement éprouvées, et pour vous unir à notre gratitude envers la miséricorde céleste, de nous avoir laissé la vie.

Est-ce que des paroles contradictoires peuvent être claires ?

Si on assure que les personnes décédées ont rejoint le Père Eternel, les demandes de prières ne peuvent avoir pour but le salut de ces âmes défuntes. Le séminariste survivant demande donc des prières pour ces âmes non pas pour qu'elles soient sauvées mais pour que Dieu leur accorde une plus grande félicité que ce qu'ils ont déjà mérité ou pour que ces âmes prient dans le paradis pour les vivants...mais il ne peut pas demander des prières pour leur salut puisqu'il assure qu'il est déjà acquis.
C'est vrai qu'il parle sous le choc comme vous le signalez mais c'est précisément dans ces cas que la bouche parle de l'abondance du coeur et que l'on peut savoir avec moins de doute la pensée de celui qui s'exprime.

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Re: Morts de 3 séminaristes d'Ecône !

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